11e Panzerdivision
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La 11e Panzerdivision, surnommée la Gespensterdivision (« Division fantôme », mot à mot « la division des fantômes »), était une division blindée de la Wehrmacht durant la Seconde Guerre mondiale. Elle a été créée le .
| 11e Division Panzerdivision | |
| Création | |
|---|---|
| Dissolution | Mai 1945 |
| Pays | |
| Branche | Wehrmacht |
| Type | Division d'infanterie motorisée |
| Rôle | Infanterie mobile |
| Fait partie de | District militaire (Wehrkreis) VIII |
| Surnom | Gespensterdivision |
| Guerres | Seconde Guerre mondiale |
| modifier |
|
Emblèmes divisionnaires
Organisation
La division est constituée à partir de la 11e Schützenbrigade (brigade de chasseurs), qui a fourni la composante d’infanterie motorisée, tandis que le 15e Panzer-Regiment était transféré de la 5e Panzerdivision pour former le noyau blindé de la nouvelle unité.
Des bataillons de motocyclistes, de reconnaissance et de chasseurs de chars provenant de la 231e division d’infanterie lui sont affectés.
Des unités de transmissions de la 311e division d’infanterie, une unité de génie de la 209e division d’infanterie et un bataillon de chasseurs d'un régiment de la 4e division d’infanterie sont venus étoffer les effectifs de la division.
Commandants
| Début | Fin | Grade | Nom |
|---|---|---|---|
| General der Panzertruppen | Ludwig Crüwell | ||
| Generalleutnant | Günther Angern | ||
| General der Panzertruppen | Hans-Karl Freiherr von Esebeck | ||
| Generalleutnant | Walter Scheller | ||
| General der Panzertruppen | Hermann Balck | ||
| General der Infanterie | Dietrich von Choltitz | ||
| Generalleutnant | Johann Mickl | ||
| Generalleutnant | Wend von Wietersheim | ||
| - | Generalmajor | Horst Freiherr Treusch und Buttlar-Brandenfels (en) |
Ordre de batailles
Juin 1941
- 33.Panzer-Regiment
- 11.Schützen-Brigade
- 61.Kradschützen-Bataillon
- 61.Panzerjäger-Abteilung
- 231.Aufklärungs-Abteilung
- 119.Artillerie Regiment
- 85.Nachrichten-Bataillon
- 86.Pionier-Bataillon
- 71.Flak-Battalion
- 2/21.Panzer Luftwaffe Oberservation Staffel
Juillet 1943
- 15.Panzer-Regiment
- 111.Panzergrenadier-Regiment
- 110.Panzergrenadier-Regiment
- 4.Panzergrenadier-Regiment
- 61.Panzerjäger-Abteilung
- 11.Aufklärungs-Abteilung
- 76.Panzer-Artillerie-Regiment
- 277.Heeres-Flak-Bataillon
- 209.Panzer-Pioneer-Bataillon
- 89.Panzer-Nachrichten-Bataillon
- 61.Feldersatz-Battalion
Mars 1945
Après les pertes qu'elle a subies lors de la bataille des Ardennes, la division ne comptent plus que 4 000 hommes et seulement une trentaine de chars de combat, stationnés près de Dusseldorf.
Théâtres d'opérations
- Avril 1941
-
- À la veille de l'opération Barbarossa, la 11e Panzerdivision avait une force totale de 143 blindés :
- 44 PzKpfw II ;
- 24 PzKpfw III (37 mm) ;
- 47 PzKpfw III (50 mm) ;
- 20 PzKpfw IV ;
- 8 PzBef (chars de commandement).
- Opération Barbarossa
- Bataille de Moscou
- À la veille de l'opération Barbarossa, la 11e Panzerdivision avait une force totale de 143 blindés :
-
- Participe à l'opération Fall Blau au sein de la 4. Panzerarmee.
- Hiver 1942-1943
- Participe aux combats défensifs sur la Tchir puis dans la région de Rostov et enfin sur Donetz lors de la contre-offensive d'hiver soviétique.
- Troisième bataille de Kharkov
En réserve générale, la 11e Panzer, reconstituée au moyen de recrues italiennes, yougoslaves, polonaises, etc., est entraînée en Aquitaine[1] jusqu'au début juillet.
- Août-
- Après le débarquement de Provence, la mission de la 11e Panzer rameutée dans la région d'Avignon est de couvrir les unités à pied et à cheval de la XIXe Armée allemande qui bat en retraite en remontant la vallée du Rhône. À compter du , elle se heurte au 6e corps d'armée américain et à l'armée française du général de Lattre[2]. Pendant cette période, la 11e Panzer mène des combats contre la Résistance française, notamment à Mouleydier en Dordogne[3].
- Bataille de Montélimar
- Bataille de la Coucourde
- Bataille de Livron sur Drôme
- Bataille de Meximieux
- Bataille de Montrevel-en-Bresse
- Bataille d'Arracourt
- Bataille de Juvelize
- Bataille du Lomont en Franche-Comté
- Libération de Nancy
- Bataille des Ardennes
Crimes de guerre
Une colonne de la 11e Panzerdivision est accusée d'avoir perpétré un crime de guerre à l'encontre de six hommes, arrêtés puis fusillés dans le village de Montferrier-sur-Lez le :
« Le 24 août 1944, vers 16 h, un long convoi de véhicules blindés légers traverse le village. Descendu du Limousin, passé par l'Aveyron, il emprunte les routes secondaires, sous couvert des platanes, pour se protéger des attaques incessantes de la chasse alliée. Cette colonne allemande appartenait à la 11e division de panzers faisant partie de la 19e armée sous les ordres du général Wiese.
Vers 18 h, route de Mende, les soldats de tête arrêtent cinq cyclistes et un camion venant de la distillerie. Comme beaucoup d'autres, ces hommes vont devenir des victimes innocentes de la folie guerrière. Alors qu'ils ne demandaient qu'à rentrer chez eux, tout près de là. Ils n'ont évidemment rien à se reprocher, si ce n'est d'être là où il ne faut pas, au mauvais moment.
Durant deux heures, ces patriotes sont humiliés, demeurent aux mains des Allemands mais espèrent qu'ils auront la vie sauve. Hélas, à l'heure où les villes du Sud sont libérées les unes après les autres, les Allemands en fuite continuent de faire des exemples çà et là. Sans raison.
Vers 20 h, les six otages sont froidement exécutés. Cette scène effroyable se déroule au bord de la route, à hauteur du carrefour de Fescau, contre le mur du bâtiment situé en face de l'actuelle boulangerie. Jean Coste, de Montferrier, avait 44 ans ; René Guérin, de Saint-Christol, 36 ans ; Pierre Sutra, de Montpellier, 39 ans ; André Thibal, de Castelnau, 38 ans ; Louis Long, de Montpellier, 33 ans. Le dénommé Charbonnel, lui, avait 37 ans. »
Les combats de Montélimar mettront à rude épreuve ce rassemblement hétéroclite « d’éléments étrangers (Russes, Ukrainiens, Cosaques, Italiens, Polonais…) »[4]. La bataille des Ardennes achèvera de détruire cette division blindée.