Al-Qaïda dans la péninsule Arabique

organisation terroriste From Wikipedia, the free encyclopedia

Al-Qaïda dans la péninsule Arabique (AQPA), qui se fait appeler Ansar al-Charia à partir de 2011[3] pour ses activités au Yémen, est une organisation terroriste islamiste, d'idéologie salafiste djihadiste, active principalement au Yémen et ayant une forte influence en Europe.

ObjectifsÉtablissement d'un califat islamique
Instauration de la charia
StatutActif
Date de formation1998 (AQY)
(AQPA)
Faits en bref Idéologie, Objectifs ...
Al-Qaïda dans la péninsule Arabique
تنظيم القاعدة في جزيرة العرب
Image illustrative de l’article Al-Qaïda dans la péninsule Arabique

Idéologie Salafisme djihadiste, panislamisme
Objectifs Établissement d'un califat islamique
Instauration de la charia
Statut Actif
Fondation
Date de formation 1998 (AQY)
(AQPA)
Pays d'origine Drapeau du Yémen Yémen
Actions
Mode opératoire Terrorisme, lutte armée, guérilla, attentat, attentat-suicide
Zone d'opération Drapeau du Yémen Yémen
Drapeau de l'Arabie saoudite Arabie saoudite Drapeau de la France France
Organisation
Chefs principaux Nasser Al-Wahishi (2009-2015)
Qassem al-Rimi (en) (2015-2020)
Khalid Batarfi (en) (2020-2024)
Saad bin Atef al-Awlaki (depuis 2024)
Membres 1 000 (en 2014)[1]
4 000 (en 2016)[1]
3 000 (en 2021)[2]
Allégeance Al-Qaïda
Sanctuaire Yémen
Répression
Considéré comme terroriste par ONU, États-Unis
Insurrection djihadiste au Yémen
Guerre civile yéménite
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Carte de la situation actuelle de la guerre civile du Yémen.
  • Territoire contrôlé par les loyalistes.
  • Territoire contrôlé par les Houthis.
  • Territoire contrôlé par la Résistance nationale yéménite.
  • Territoire contrôlé par Al-Qaïda dans la péninsule Arabique (AQPA).

Historique

Anwar al-Awlaqi.

AQPA est issu de la fusion, en , des composantes saoudienne et yéménite d'Al-Qaïda et a réaffirmé son allégeance à Oussama ben Laden dont le père Mohamed, originaire du Yémen, avait émigré en Arabie saoudite[4].

Les militants d'Al-Qaïda en Arabie saoudite ayant été chassés du pays par le gouvernement, ils ont trouvé refuge au Yémen. AQPA est placée sur la liste officielle des organisations terroristes des États-Unis[5][source insuffisante] depuis le , et sur celle de l'ONU depuis le [6],[7].

Les objectifs d'AQPA sont similaires à ceux d'Al-Qaïda puisqu'il s'oppose à la dynastie Al Saoud qui est accusée d'avoir « autorisé les infidèles à souiller le sol sacré » de l'Arabie saoudite[8].

Le grand public découvre l'existence d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique le lorsqu'un Nigérian, Umar Farouk Abdulmutallab, ayant séjourné au Yémen tente de faire détoner des explosifs cachés dans ses sous-vêtements lors d'un vol entre Amsterdam et Détroit.

Le , deux colis piégés sont découverts dans des avions de fret avant leur arrivée aux États-Unis[9]. Les colis étaient en provenance du Yémen et le , AQPA revendique être à l'origine de ces envois[10].

Depuis , et après la révolution au Yémen qui a conduit au départ du président Saleh, l'armée yéménite a entamé des offensives (en) contre Al-Qaïda ayant entraîné environ 230 morts. Le groupe islamiste, qui prenait de l'ampleur depuis la révolution du fait de la fragilisation de l'État, avait promis de se venger. Le groupe est donc soupçonné d'avoir commis l'attentat-suicide du  (en), perpétré par un soldat infiltré, et qui a causé la mort de près de 100 soldats et fait 300 blessés lors de la préparation d'un défilé militaire[11].

Le , l'organisation revendique l'attentat contre le journal Charlie Hebdo commis l'avant-veille[12],[13].

Le , un des cadres d'AQPA, Harith Al-Nadhari est abattu par un drone, dans la province de Chabwa, dans le sud-est du Yémen[14].

L'organisation publie le magazine Inspire et émet des conseils à l'intention de ses sympathisants en Europe[4]. Elle émet depuis le la revue Sada al-Malahim (qui signifie en arabe « L'écho des batailles »)[15],[16].

En 2015, le commandement d'AQPA est décimé par les frappes de drones, de nombreux chefs sont tués[17]. Le , Nasser Al-Wahishi, le chef d'AQPA, est tué à son tour par un drone. Sa mort est confirmée par al-Qaïda le et Qassem al-Rimi (en) est désigné pour lui succéder[18].

Au cours de la guerre civile yéménite, des centaines de membres d'AQPA ont été recrutés par des milices soutenues par l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, dans le but de les incorporer au front contre les Houthis[19]. En , une longue enquête de CNN accuse la coalition menée par l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis d'avoir transféré des armes de fabrication américaine à des milices yéménites et à Al-Qaïda dans la péninsule Arabique. Cette stratégie aurait pour but selon la chaîne d'« acheter la loyauté de milices ou de tribus, de renforcer les acteurs armés choisis et d’influencer le complexe paysage politique »[20].

Leur chef est tué par une frappe de drone américain le [21]. Sa mort est officialisée par l'organisation le et il est remplacé par Khalid Batarfi (en)[22].

À la mi-, AQPA sort un exemplaire de Sada al-Malahim, dans lequel elle menace de raser une « ambassade suédoise » et d'attaquer « un ministère à Paris », au motif que la Suède et la France sont à « la tête » de « la guerre contre l'islam et les musulmans parmi les pays de l'Union européenne »[23],[24]. Le gouvernement français ne réagit pas mais le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin fait savoir qu'il prend cette menace terroriste au sérieux[25].

Le , AQPA annonce la mort de son chef, Khalid Batarfi, sans en citer les causes[26],[27]. Saad bin Atef al-Awlaki est nommé à sa succession[28],[29].

Intrusion locale

Par ailleurs, à la suite de leurs revers militaires, le groupe terroriste cherche à amadouer la population, en tissant des liens avec les tribus locales, en évitant les châtiments corporels publics, en tolérant la consommation de la drogue du khat, en payant des dédommagements aux membres des tribus tués par leurs membres et en se substituant aux services publics, comme les œuvres caritatives ou les constructions de routes[30].

Violations des droits de l'homme

Le groupe terroriste a souvent enrôlé des enfants soldats[31].

Références

Voir aussi

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