Aamron
rappeur et entrepreneur togolais
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Aamron, précédemment Amron, de son vrai nom Tchala Essowè Narcisse, est un rappeur et entrepreneur togolais.
| Naissance | |
|---|---|
| Nom de naissance |
Tchala Essowè Narcisse |
| Surnom |
Amron (ancien) |
| Nationalité | |
| Activités |
Biographie
Influencé par le rappeur français d'origine sénégalais MC Solaar, Aamron commence le rap à quinze ans. Alors qu'il était destiné à une carrière d'avocat, il décide de se consacrer au rap. En 2009, il est révélé au public togolais par son premier single éponyme Amron. En , il sort son premier album Black Boys composé de seize titres.
La même année, il remporte le prix du meilleur tube rap et de la meilleure vidéo de l'année aux Togo Hip Hop Awards avec le clip de Black Boys. En 2011 il sort un nouveau single, Alléluia tout baigne, grâce auquel il obtient les prix du meilleur tube rap et de la meilleure vidéo de l'année aux All Music Awards[1],[2],[3].
Aamron est inculpé par la justice togolaise en , pour « incitation de la population à la révolte, diffusion de fausses nouvelles de nature à troubler l'ordre public et d'outrage envers les plus hautes autorités de l'État »[4].
Discographie partielle
Singles
- 2012 : Do it easy (feat. Mister Blaaz)
Récompenses
- 2010 : Meilleur tube rap et meilleure vidéo de l'année aux All Music Awards[5].
- 2011 : Meilleur tube rap et meilleure vidéo de l’année aux All Music Awards[6].
Démêlés judiciaires et interpellations
En , Aamron est arrêté à Lomé à la suite de plusieurs messages critiques envers le pouvoir sur les réseaux sociaux. Selon l’Agence France-Presse et d’autres médias, il est d’abord interné dans un hôpital psychiatrique, ce qui provoque une vague de manifestations début . Après une semaine sans nouvelles, il réapparaît dans une vidéo où il présente des excuses au président Faure Gnassingbé et mentionne une « dépression aggravée ». Il est libéré le , aucune procédure judiciaire n’ayant alors été engagée contre lui. Le , l’artiste participe brièvement à une marche dans son quartier, en soutien à un appel lancé par le mouvement du 6 juin, à manifester contre le gouvernement. Le , il est de nouveau interpellé et placé sous contrôle judiciaire pour « trouble aggravé à l’ordre public », « appel au soulèvement populaire » et « incitation de l’armée à la révolte ». Son avocat précise qu’il a été inculpé mais libéré le même jour. Des organisations de la société civile affirment qu’au moins sept personnes ont été tuées lors des manifestations de juin liées à ces événements[7],[8],[9].