Abasa

80e sourate du Coran From Wikipedia, the free encyclopedia

Abasa (arabe : سُورَةُ عَبَسَ, français : Il s’est renfrogné) est le nom traditionnellement donné à la 80e sourate du Coran, le livre sacré de l'islam. Elle comporte 42 versets. Rédigée en arabe comme l'ensemble de l'œuvre religieuse, elle fut proclamée, selon la tradition musulmane, durant la période mecquoise.

Titre originalسُورَةُ عَبَسَ, Abasa
Titre françaisIl s’est renfrogné
Ordre traditionnel80e sourate
Ordre chronologique24e sourate
Faits en bref Informations sur cette sourate, Titre original ...
80e sourate du Coran
Il s’est renfrogné
Le Coran, livre sacré de l'islam.
Le Coran, livre sacré de l'islam.
Informations sur cette sourate
Titre original سُورَةُ عَبَسَ, Abasa
Titre français Il s’est renfrogné
Ordre traditionnel 80e sourate
Ordre chronologique 24e sourate
Période de proclamation Période mecquoise
Nombre de versets (ayat) 42
Ordre traditionnel
Ordre chronologique
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Origine du nom

Bien que le titre ne fasse pas directement partie du texte coranique[1], la tradition musulmane a donné comme nom à cette sourate Il s’est renfrogné[2], en référence au contenu des premiers versets :

« 1. Il fronça les sourcils puis se détourna,

2. alors que vint à lui l'aveugle »

Historique

[8]Il n'existe à ce jour pas de sources ou documents historiques permettant de s'assurer de l'ordre chronologique des sourates du Coran. Néanmoins selon une chronologie musulmane attribuée à Ja'far al-Sâdiq (VIIIe siècle) et largement diffusée en 1924 sous l’autorité d’al-Azhar[3],[4], cette sourate occupe la 24e place. Elle aurait été proclamée pendant la période mecquoise, c'est-à-dire schématiquement durant la première partie de l'histoire de Mahomet avant de quitter La Mecque[5]. Contestée dès le XIXe par des recherches universitaires[6], cette chronologie a été revue par Nöldeke[7],[8], pour qui cette sourate est la 17e.

Les sourates de la fin du Coran sont généralement considérées comme appartenant aux plus anciennes. Elles se caractérisent par des particularités propres. Elles sont brèves, semblent issues de proclamations oraculaires (ce qui ne signifie pas, pour autant, qu’elles en sont des enregistrements), elles contiennent de nombreux hapax[9]...

Pour Nöldeke et Schwally, la quasi-totalité des sourates 69 à 114 sont de la première période mecquoise. Neuwirth les classe en quatre groupes supposés être chronologiques. Bien que reconnaissant leur ancienneté, certains auteurs refusent de les qualifier de « mecquoise », car cela présuppose un contexte et une version de la genèse du corpus coranique qui n’est pas tranchée. Cette approche est spéculative[10].

En effet, ces textes ne sont pas une simple transcription sténographique de proclamation mais sont des textes écrits, souvent opaques, possédant des strates de composition et des réécritures. Cela n’empêche pas ces sourates de fournir des éléments contextuels (comme l’attente d’une Fin des Temps imminente chez les partisans de Mahomet). Ces textes sont marqués par une forme de piété tributaire du christianisme oriental[11].

Cette sourate est souvent interprétée dans le contexte de la vie de Mahomet. Selon les auteurs de l'ouvrage Le Coran des historiens, le récit, « plein d’invraisemblances », aurait été inventé pour donner un contexte à un récit qu'ils qualifient d'allusif et très obscur[12].

Interprétations

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • G. Dye, "Sourate 80", Le Coran des Historiens, 2019, p. 1973 et suiv.
  • R. Paret, Der Koran. Kommentar und konkordanz, 1980[Note 1].

Liens externes


Notes et références

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