Achéron
rivière
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L’Achéron (en grec ancien : Ἀχέρων / Akhérōn ; latin : Achĕrōn / Achĕruns ; grec moderne : Αχέροντας (Achérondas)) est un fleuve côtier d'Épire, en Grèce. Il se jette dans la mer Ionienne à huit kilomètres de Párga, dans la baie de Phanari (« du fanal »). Il est aussi appelé (à l'époque moderne) Phanariotikos (Φαναριώτικος (Fanariótikos) et Mavropotamos (Μαυροπόταμος (Mavropótamos), « fleuve obscur / noir »).
| Achéron Phanariotikos, Mavropotamos | |
L'Achéron en Épire. | |
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| Caractéristiques | |
|---|---|
| Longueur | 58 km |
| Bassin | 763 km2 |
| Débit moyen | 23,5 m3/s |
| Cours | |
| Source | Mont Tomaros (en) et massif du Souli |
| · Coordonnées | 39° 28′ 19″ N, 20° 40′ 39″ E |
| Embouchure | Mer Ionienne |
| · Localisation | Ammoudia (en) (Dème de Fanári, nome de Préveza) |
| · Coordonnées | 39° 14′ 10″ N, 20° 28′ 34″ E |
| Géographie | |
| Pays traversés | |
| Régions traversées | Épire |
| Sources : (el) « Αχέροντας », sur Υπουργείου Αγροτικής Ανάπτυξης & Τροφίμων (Ministère du développement rural et de l'alimentation). | |
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Dans l'Antiquité, il remplissait le lac Achérousia au nord de l'actuelle Préveza, progressivement transformé en marais (Αχερουσία έλος (Acherusía élos) : marais achérontiques) puis asséché dans les années 1930.
Mythe

Dans la mythologie grecque, l'Achéron est une branche de la rivière souterraine du Styx, sur laquelle Charon transportait en barque les âmes des défunts vers les Enfers. Il reçoit deux affluents en sens contraire : le Cocyte et le Phlégéthon.
En tant que dieu fleuve, il est fils d'Hélios (le Soleil) et de Gaïa (la Terre)[1] et est marié à la nymphe Orphné. Il est le père d'Ascalaphe.
Zeus le précipita aux Enfers pour avoir étanché la soif des Titans. Charon manœuvre sa barque sur l'Achéron qui charrie d'énormes blocs de rochers. Il est représenté sous l'apparence d'un vieil homme aux vêtements humides, appuyé sur une urne noire, d'où sort une eau bouillonnante[2],[3].
Il est marié à la nymphe Orphné, également appelée Gorgyra, qui donnera naissance à leur fils Ascalaphe[4],[5].
Sources antiques
- Pseudo-Apollodore, Bibliothèque [détail des éditions] [lire en ligne] (I, 5, 3).
- Homère, Odyssée [détail des éditions] [lire en ligne] (X, 513).
- Nonnos de Panopolis, Dionysiaques [détail des éditions] [lire en ligne] (IV, 152).
- Ovide, Métamorphoses [détail des éditions] [lire en ligne] (V, 539).
- Pseudo-Platon, Axiochos (371b).
