Achicourt

commune française du département du Pas-de-Calais From Wikipedia, the free encyclopedia

Achicourt est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Achicouriens. La commune est membre de la communauté urbaine d'Arras. La commune s’inscrit dans les « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages.

Faits en bref Administration, Pays ...
Achicourt
Achicourt
Le moulin d'Achicourt.
Blason de Achicourt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Intercommunalité Communauté urbaine d'Arras
Maire
Mandat
Patrick Lemaire
2023-2026
Code postal 62217
Code commune 62004
Démographie
Gentilé Achicouriens
Population
municipale
7 873 hab. (2023 en évolution de +0,95 % par rapport à 2017)
Densité 1 325 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 16′ 27″ nord, 2° 45′ 37″ est
Altitude Min. 60 m
Max. 101 m
Superficie 5,94 km2
Type Grand centre urbain
Unité urbaine Arras
(banlieue)
Aire d'attraction Arras
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton d'Arras-3
Législatives 2e circonscription du Pas-de-Calais
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Achicourt
Géolocalisation sur la carte : France
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Achicourt
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
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Achicourt
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Voir sur la carte administrative des Hauts-de-France
Achicourt
Liens
Site web achicourt.fr
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Au milieu du XVIIIe siècle, la Société du Duc de Guînes y a creusé un puits et recherché, sans succès, la houille. À la suite des destructions subies pendant la Première Guerre mondiale, la commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918. Sur le territoire communal se trouve le Achicourt Road Cemetery, cimetière militaire britannique de la Première Guerre mondiale.

Géographie

Localisation

Localisée dans le sud-est du département du Pas-de-Calais, La ville d'Achicourt est limitrophe, au nord, de la commune d'Arras (chef-lieu d'arrondissement et préfecture du Pas-de-Calais).

La citadelle d'Arras est à proximité immédiate de la commune, 15 ha de terrains autrefois militaires constitués de bois sont situés sur son territoire. Il est heureux pour les habitants d'Achicourt que cette citadelle se soit appelée « La belle inutile », ils n'ont plus eu à subir les méfaits d'un siège depuis la prise d'Arras par Louis XIV.

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de cinq communes. Les communes limitrophes sont Agny, Arras, Beaurains, Dainville et Wailly.

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 5,94 km2 ; son altitude varie de 60 à 101 mètres[1].

Hydrographie

Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie[2].

La commune est traversée par la rivière le Crinchon, un affluent en rive-droite de la Scarpe (et donc un sous-affluent de l'Escaut) qui prend sa source à Bailleulmont et se jette dans la rivière Scarpe au niveau de la commune de Saint-Nicolas[3].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[6] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[7]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 744 mm, avec 12,1 jours de précipitations en janvier et 8,9 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Wancourt à 8 km à vol d'oiseau[10], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 711,4 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,7 °C, atteinte le [Note 2].

Davantage d’informations Mois, jan. ...
Statistiques 1991-2020 et records station ARRAS (62) - alt : 74 m, lat : 50°15'20"N, lon : 2°52'12"E
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,3 1,4 3,4 5,1 8,4 11,2 13,1 13,1 10,7 7,9 4,4 1,9 6,8
Température moyenne (°C) 3,8 4,3 7,2 10 13,3 16,2 18,4 18,4 15,4 11,5 7,2 4,3 10,8
Température maximale moyenne (°C) 6,2 7,2 11 14,9 18,1 21,2 23,6 23,7 20,1 15,2 9,9 6,7 14,8
Record de froid (°C)
date du record
−14,7
19.01.24
−13,3
07.02.1991
−9,4
13.03.13
−4,4
20.04.17
−1,3
07.05.1997
2,3
05.06.1991
5,1
31.07.15
4,4
02.08.15
0,5
30.09.18
−4
24.10.03
−8,6
24.11.1998
−12,8
29.12.1996
−14,7
2024
Record de chaleur (°C)
date du record
14,9
09.01.15
18,2
26.02.19
24,3
31.03.21
26,8
20.04.18
30,5
12.05.1998
34,4
18.06.22
41,7
25.07.19
37,6
06.08.03
34,6
15.09.20
29,3
01.10.11
19,9
07.11.15
16,1
07.12.00
41,7
2019
Précipitations (mm) 56,7 48,7 50,2 42,7 61 60,9 64,9 62,9 57,6 65,4 64 76,4 711,4
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
25,2
23.01.1990
35,8
14.02.1990
31,3
05.03.12
28
26.04.03
48,6
30.05.16
46,5
29.06.21
97,4
03.07.05
45,6
22.08.11
43,6
11.09.08
46,2
28.10.1990
40,2
13.11.10
46,8
02.12.00
97,4
2005
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Source : « Fiche 62873001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
6,2
1,3
56,7
 
 
 
7,2
1,4
48,7
 
 
 
11
3,4
50,2
 
 
 
14,9
5,1
42,7
 
 
 
18,1
8,4
61
 
 
 
21,2
11,2
60,9
 
 
 
23,6
13,1
64,9
 
 
 
23,7
13,1
62,9
 
 
 
20,1
10,7
57,6
 
 
 
15,2
7,9
65,4
 
 
 
9,9
4,4
64
 
 
 
6,7
1,9
76,4
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Paysages

La commune s’inscrit dans les « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[13].

Ces « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », qui concernent 238 communes, sont constitués de 80,36 % de cultures, de 8,01 % d'espaces artificialisés avec les communes principales de Cambrai, Caudry, Bapaume et Avesnes-le-Comte, de 7,25 % de prairies naturelles, permanentes, de 3,19 % de forêts et de milieux semi-naturels, 0,77 % de friches industrielles, de 0,38 % de cours d'eau et plan d'eau et de 0,04 % d’espaces industriels. Ces paysages sont dominés par les « grandes cultures » de céréales et de betteraves industrielles qui représentent 70 % de la surface agricole utilisée (SAU)[14].

Milieux naturels et biodiversité

Non loin de la citadelle d'Arras, s'étend l'espace naturel dit la Bassure. Cette zone basse, humide et prairiale a longtemps été destinée à la culture maraîchère[15]. Elle est située dans l'ancien lit d'inondation du Crinchon. Elle fait depuis peu l'objet d'une gestion différenciée, avec l'aide d'herbivores (chèvres, zébus nains, petits ânes, alpagas et des moutons d'Ouessant) appartenant à la société Ecozone[15].
Cet espace semi-naturel est intégré dans la trame verte et bleue locale (maillage de corridors biologiques) reliant les milieux naturelsou à renaturer de Wailly à Fampoux, dans la TVB de la communauté urbaine d'Arras (CUA). La Bassure joue notamment un rôle de « zone tampon » pour la trame bleue de l'Arrageois, le long de la Scarpe et du Crinchon (via l'ancien réseau de fossés de drainage creusés pour le maraîchage)[15]. Ce réseau se remplit en cas de crue, et contribue à épurer et infiltrer l'eau, contribuant à la recharge des nappes superficielles.
La Bassure est aussi un lieu de promenade et de loisir avec un sentier pédestre, des jardins familiaux (vingt-huit jardiniers) et des zones de pâturage[15].

Espèces faunistiques et floristiques

L’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense plusieurs espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont certaines sont protégées et d’autres menacées et quasi-menacées[16].

Urbanisme

Typologie

Au , Achicourt est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[17]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Arras[Note 4], une agglomération intra-départementale regroupant 15 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 5],[18],[19]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Arras, dont elle est une commune du pôle principal[Note 6],[19]. Cette aire, qui regroupe 163 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[20],[21].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (51,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (52,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (40,4 %), zones urbanisées (39,5 %), zones agricoles hétérogènes (11,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (6,5 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,6 %)[22]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Logement

En 2021[Note 7], le nombre total de logements dans la commune était de 3 929, alors qu'il était de 3 707 en 2015 et de 3 410 en 2010[Insee 1] , soit une progression du nombre total de logements de 15,2 % depuis 2010.

Parmi ces 3 929 logements, 93,5 % étaient des résidences principales, (soit 3 673 logements), 0,6 % des résidences secondaires et 6,0 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 71,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 28,6 % des appartements[Insee 2].

Sur les 3 673 résidences principales, 57,3 % sont occupées par des propriétaires, 41,8 % par des locataires et 0,9 % par des personnes logées gratuitement[Insee 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Achicourt en 2021 en comparaison avec celle du Pas-de-Calais et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (0,6 %) par rapport au département (6,5 %) et à la France entière (9,7 %) ainsi que d'une proportion de logements vacants (6,0 %) inférieure à celle du département (7,3 %) et de la France entière (8,1 %).

Davantage d’informations Typologie, Pas-de-Calais ...
Le logement à Achicourt en 2021
Typologie Achicourt[Insee 2] Pas-de-Calais[Insee 4] France entière[Insee 5]
Résidences principales (en %) 93,5 86,1 82,2
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 0,6 6,5 9,7
Logements vacants (en %) 6,0 7,3 8,1
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Voies de communication et transports

Deux lignes de chemin de fer coupent le territoire de la commune, l'une est la ligne Paris - Lille partageant la commune en deux, l'autre est la ligne Arras - Saint-Pol-sur-Ternoise passant à niveau sur une artère principale. Sur cette deuxième ligne subsiste encore la gare d'Achicourt, cependant les trains ne s'y arrêtent plus.

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Harcicortis en 1047 ; Harchicurt, Harcicurt in parrochia, Hadis au XIIe siècle ; Harchecourt en 1238 ; Harchicourt en 1246 ; Harcicort en 1256 ; Hachicourt en 1258 ; Hacecourt en 1261 ; Harchycort en 1267 ; Hacycourt en 1307 ; Hacicourt au XVe siècle ; Hachi-cour en 1739[23] ; Achicourt en 1793 et depuis 1801[1].

Hees est une localité rattachée à Achicourt entre 1790 et 1794[1].

Histoire

« L'histoire d'Achicourt et du Pouvoir de Hées est intimement liée à celle de la ville d'Arras, le Pouvoir de Hées s'est incrusté dans la ville, depuis la rue des Capucins jusqu'au faubourg Ronville. La moitié de ce pouvoir fait maintenant parti de la ville. »

 Marie-Thérèse Nison-Lecointe, Achicourt, Regards sur le passé

Le village d'Achicourt comprenait trois seigneuries[24] :

  • La seigneurie de Hées qui appartenait à l'abbaye de Saint-Vaast ; elle s'étendait depuis la porte Ronville jusqu'au Petit-Bapaume, de là par le Caumont, a rue du Pont de Hées, la rivière le Crinchon jusqu'au Malvaux, pour revenir à la Citadelle et les Promenades jusqu'à la porte Pugniel.
  • La seignerie de La Vigne emplacement des Promenades (ou les Allées) et une partie de la Citadelle.
  • Une seigneurie dite d'Harcicort s'étendait depuis l'église de Hées, ancienne église détruite en 1914, au milieu du vieux cimetière, jusque Agny et vers Wailly
Territoires d'Achicourt dans ses limites en 1820[25],[26].

Achicourt était au départ construit autour du centre-ville actuel. Parmi les plus vieilles familles achicouriennes des XIXe et XXe siècles, nous citerons les familles Cailleretz, Wache, Laine, Legrand, toutes descendantes des comtes d'Achicourt, et eux-mêmes d'Haricerius[27], vraisemblablement un des premiers habitants et fondateur de la ville selon la légende. La grande majorité de ces habitants cultivaient des légumes (les maraîchers), le long du Crinchon et allaient les vendre à Arras avec leurs ânes (d'où l'expression les baudets d'Achicourt).

Au milieu du XVIIIe siècle, la Société du Duc de Guînes a creusé un puits et recherché, sans succès, la houille[28].

Avec le développement du chemin de fer, un grand nombre de logements furent construits pour loger les cheminots dans le secteur du Petit Bapaume. La cité des cheminots avait son église (Saint-Christophe), ses installations sportives (piscine, stade…).

Pendant la Première Guerre mondiale, une partie d'Achicourt fut détruite notamment la mairie, l'église et le moulin. Celui-ci fut reconstruit en 1994 à son emplacement initial comme la mairie après la Première Guerre mondiale. L'église Saint-Vaast, quant à elle, fut bâtie près du Crinchon, elle était située auparavant au cimetière no 1 d'Achicourt.

La commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918 par décret du , distinction également attribuée à 276 autres communes du Pas-de-Calais[29].

Les écoles détruites lors de cette guerre furent reconstruites avec le concours financier du Sénégal, la rue des écoles s'appelant rue de Dakar.

Achicourt possédait une communauté protestante qui avait un temple. Le bâtiment de ce lieu de culte existe encore mais il a été transformé.

Dans les années 1960, la ville a connu une phase de périurbanisation, avec une zone pavillonnaire et des appartements (les 4 AS) d'où la formation de deux nouveaux quartiers : le nouvel Achicourt (« Quartier du petit Bapaume » et « Quartier des 4 As ») et l'ancien Achicourt séparés par la voie ferrée Paris-Lille.

Il n'y a plus maintenant de maraîchers professionnels mais ce caractère de culture maraîchère subsiste notamment avec l'aménagement de jardins le long de la rivière dans la zone de La Bassure.

Politique et administration

La mairie d'Achicourt.

Découpage territorial

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais.

Commune et intercommunalités

La commune est membre de la communauté urbaine d'Arras qui regroupe 46 communes et totalise 109 781 habitants en 2022.

Circonscriptions administratives

La commune est rattachée au canton d'Arras-3.

Circonscriptions électorales

Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la deuxième circonscription du Pas-de-Calais.

Élections municipales et communautaires

Liste des maires

Le maire de 2008 à 2020, était Pascal Lachambre, socialiste. Il était également président de la Communauté Urbaine d'Arras. Son action à Achicourt et dans l'arrageois est vivement contestée particulièrement son programme urbanistique et le nouveau PLUI de l'arrageois pour 2020-2030. Il a été mis en cause aux élections municipales pour avoir planifié une trop forte urbanisation dans des zones naturelles préservées et calmes. Il ne s'est pas représenté et a choisi l'écologiste Didier Willemaet comme successeur[30]. C'est la liste de Jean-Paul Leblanc qui l'a emporté[31].

Élections municipales

Aux élections municipales de 2020, le divers gauche Jean-Paul Leblanc l'emporte (48 % des voix), contre Didier Willemaet (28,15 %) et la liste[32] d'Anaïs Honnart (23,58 %)[33].

  • Maire sortant : Pascal Lachambre (PS)
  • 29 sièges à pourvoir au conseil municipal (population légale 2017 : 7 799 habitants)
  • 5 sièges à pourvoir au conseil communautaire (CU d'Arras)
Davantage d’informations Tête de liste, Liste ...
Résultats des municipales de 2020 à Achicourt[34]
Tête de liste Liste Premier tour Second tour Sièges
Voix % Voix % CM CC
Jean-Paul Leblanc[35] DVG 942 38,62 1 185 48,27 22 4
Didier Wallemaet[36] DVG 682 27,96 691 28,15 4 1
Anaïs Honnart SE 581 23,82 579 23,58 3 0
Patrice Magneron SE 234 9,59 0 0
Votes valides 2 439 96,71 2 455 97,69
Votes blancs 45 1,78 35 1,39
Votes nuls 38 1,51 23 0,92
Total 2 522 100 2 513 100 29 5
Abstention 3 471 57,92 3 494 58,17
Inscrits / participation 5 993 42,08 6 007 41,83
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Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
septembre 1944 octobre 1947 Paul Bachelet PCF Employé du chemin de fer
novembre 1947 février 1955 Paul Hantz    
février 1955 mars 1959 André Lancial    
mars 1959 février 1971 Désiré Vercoutre MRP Comptable
mars 1971 février 1983
(décès)
André Lancial SE Directeur commercial
février 1983 mars 1989 Émile Sourmail DVG Agent SNCF, maire honoraire
mars 1989 mars 2008 François Ménard PS Professeur de collège
mars 2008 juillet 2020 Pascal Lachambre PS Retraité de l'enseignement
Président de la CU d'Arras
Réélu pour le mandat 2014-2020[38]
juillet 2020[39] octobre 2023
(démission)[40]
Jean-Paul Leblanc DVG Cadre retraité
Premier adjoint (2023 → )
octobre 2023[41] en cours
(au 19 octobre 2023)
Patrick Lemaire   Responsable de service à l'Inrap
Premier adjoint (2020 → 2023)
Vice-président de la CU d'Arras
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Autres élections

Élection présidentielle de 2012 et 2017

Jumelages

Jumelages et partenariats d’Achicourt.Voir et modifier les données sur Wikidata
Davantage d’informations Ville, Pays ...
Jumelages et partenariats d’Achicourt.Voir et modifier les données sur Wikidata
VillePaysPériode
Idar-ObersteinAllemagnedepuis
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Équipements et services publics

Enseignement

La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B. Elle dispose de cinq établissements scolaires.

Elle administre une école maternelle (Michel Darras), deux écoles primaires (Léopold Bernard et Macé-Prévert), une école élémentaire (Léopold Sédar Senghor) et le département gère un collège (Adam de la Halle)[44].

Justice, sécurité, secours et défense

La commune dépend du tribunal judiciaire d'Arras, du conseil de prud'hommes d'Arras, de la cour d'appel de Douai, du tribunal de commerce d'Arras, du tribunal administratif de Lille, de la cour administrative d'appel de Douai et du tribunal pour enfants d'Arras[45].

Population et société

Démographie

Les habitants de la commune sont appelés les Achicouriens[46].

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[47]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[48].

En 2023, la commune comptait 7 873 habitants[Note 8], en évolution de +0,95 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8969691 0171 2461 3101 2891 2901 3641 371
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3511 3061 3201 2701 4061 5881 7181 7321 863
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 9472 0862 1602 0473 7043 9633 7533 6374 516
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
5 1905 1887 4337 7957 9597 6957 6757 5747 727
Davantage d’informations - ...
2014 2019 2023 - - - - - -
7 7507 9577 873------
Fermer
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[49].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 35,2 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 27,7 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 3 652 hommes pour 4 226 femmes, soit un taux de 53,64 % de femmes, largement supérieur au taux départemental (51,5 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[50]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,7 
90 ou +
1,3 
6,2 
75-89 ans
8,9 
18,1 
60-74 ans
19,7 
19,9 
45-59 ans
20,1 
17,7 
30-44 ans
16,7 
18,7 
15-29 ans
17,0 
18,7 
0-14 ans
16,3 
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Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2022 en pourcentage[51]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,6 
5,9 
75-89 ans
9,1 
17 
60-74 ans
18,4 
20 
45-59 ans
19,1 
18,9 
30-44 ans
18 
18,2 
15-29 ans
16,2 
19,5 
0-14 ans
17,5 
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Manifestations culturelles et festivités

« La Fête du Moulin » organisée par la ville a lieu tous les ans, le 4e dimanche de septembre sur le parc de la Tourelle au pied du moulin. Les arts de la rue sont mis à l'honneur.

Depuis 2023, Ashikuru, un festival manga et culture japonaise à lieu chaque année à la médiathèque et la salle Gustave Desailly. Celui ci a lieu vers la fin du mois d'Octobre[52].

Cultes

Notre-Dame de Pentecôte est la communauté catholique de la ville.

Économie

Revenus de la population et fiscalité

En 2021[Note 7], la commune compte 3 606 ménages fiscaux[Note 9], regroupant 7 811 personnes[Insee 6].

Le revenu fiscal médian par ménage, le taux de pauvreté des ménages et la part des ménages fiscaux imposés de la commune, du département du Pas-de-Calais et de la métropole sont les suivants :

  • le revenu fiscal médian par ménage de la commune est de 21 900 , supérieur à celui du département du Pas-de-Calais (20 720 ) et inférieur à celui de la France métropolitaine (23 080 )[Insee 6],[Insee 7],[Insee 8] ;
  • le taux de pauvreté des ménages de la commune est de 17 %, de 18,4 % au niveau du département et de 14,9 % au niveau de la métropole[Insee 9],[Insee 10],[Insee 11] ;
  • la part des ménages fiscaux imposés dans la commune est de 49 %, de 44,1 % au niveau du département et de 53,4 % au niveau de la métropole[Insee 6],[Insee 7],[Insee 8].

Entreprises et commerces

Agriculture

La commune est dans l'« Artois », une petite région agricole dans le département du Pas-de-Calais[53]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 10] sur la commune est l'exploitation de grandes cultures (hors céréales et oléo-protéagineux)[Carte 2].

1988200020102020
Exploitations18722
SAU[Note 11] (ha)406319151167

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 18 lors du recensement agricole de 1988[Note 12] à 7 en 2000 puis à 2 en 2010[55] et en 2020[Carte 3], soit une baisse de 89 % depuis 1988. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 406 ha en 1988 à 167 ha en 2020[Carte 4]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 23 à 84 ha[55],[Carte 4].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Détail du rouet du moulin à vent Hacart.
  • Le moulin « Hacart », du nom de son ancien propriétaire, n'a pas survécu à la Première Guerre mondiale. En 1915, il fut éventré par des obus, la tempête hivernale de 1915/1916 fit tomber son toit et en 1917, il tomba littéralement en ruine.
Le souvenir de ce moulin est resté ancré dans la mémoire collective (article de presse, photos…).
La municipalité, au début des années 1990, décide sa reconstruction, la famille Hacart ayant fait don à la commune du terrain où se trouvent les anciennes fondations. Celui-ci fut inauguré en 1994.
  • Le moulin de la Tourelle, reconstruit presque à l'identique, est l'un des derniers moulins à vent ayant un droit de production (contingent de blé).
Au centre des ailes : la tête d'essieu (changée en 2000).
Sur le lieu-dit du Caumont, où se dresse l'actuel moulin, se trouvait déjà au XIVe siècle un moulin en bois sur pivot.
Vers 1800, un moulin tour en pierre y fut construit. Dans un premier temps moulin à tordre l'huile, il est devenu moulin à farine au début des années 1840.
La commune en a fait un patrimoine historique et culturel. Il est redevenu un lieu de rencontre et de découverte d'un savoir-faire pour de nombreux visiteurs.
Il n'est pas seulement le rescapé d'un temps révolu, un émouvant monument. Ses ailes flamandes entraînent, si le vent le permet, les mécanismes et régulièrement les meules qui font craquer la charpente et embaument l'air des parfums de froment.
  • L'église Saint-Christophe. La première église, en bois, est détruite par un incendie en 1982, la construction de l'actuelle, achevée en 1983, est réalisée sur les plans de l'architecte William Twitchett[56].
  • L'église Saint-Vaast. Elle est détruite lors de la Première Guerre mondiale, la construction de l'actuelle, achevée en 1925, est réalisée sur les plans des architectes Marcel Bonhomme et Jean Sourdeau[57],[58].
  • Le monument aux morts[59].
  • Le cimetière militaire britannique Achicourt Road Cemetery.

Cartes postales anciennes

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Davantage d’informations Blason, Détails ...
Blason de Achicourt Blason
D'hermine au chef de gueules[60].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
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Pour approfondir

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Bibliographie

  • Jean Michel Decelle, Paulette Gournay et Francis Perreau, Le Moulin d'Achicourt et les moulins de la région d'Arras

Ouvrages consultables aux archives départementales du Pas-de-Calais[61] :

  • Achicourt. Guide pratique.
  • J.-Y. Beaumont, Mémoires de Baudet d'Achicourt, 2011.
  • J.-M. Decelle, F. Perreau et P. Gournay, Le moulin d'Achicourt et les moulins de la région d'Arras, Achicourt, 1996
  • M.-T. Nison-Lecointe, Achicourt. Regards sur le passé, Achicourt, Imprimerie Nison-Lecointe, 1977.

Articles connexes

Liens externes

Bases de données, dictionnaires et encyclopédies

Notes et références

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