Achir

ancienne ville d'Algérie From Wikipedia, the free encyclopedia

Achir (en arabe : أشير) est une ancienne ville d'Afrique du Nord, associée aux débuts de la dynastie musulmane berbère des Zirides, sous suzeraineté fatimide, située dans les monts du Titteri, dans l'actuelle commune algérienne de Kef Lakhdar (wilaya de Médéa)[1].

ProtectionBien culturel protégé (Algérie) – Arrêté du 14 juillet 2007 (JORADP n°60)
Faits en bref Localisation, Pays ...
Achir
Achîr ; Yachir ; El-Menza
Image illustrative de l’article Achir
Achir, la cour du palais de Ziri
Localisation
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Médéa
Commune Kef Lakhdar
Protection Bien culturel protégé (Algérie) – Arrêté du 14 juillet 2007 (JORADP n°60)
Coordonnées 35° 56′ 15″ nord, 3° 14′ 24″ est
Altitude ~1 400 m m
Histoire
Époque Période ziride (Xe XIe siècle)
Géolocalisation sur la carte : Algérie
(Voir situation sur carte : Algérie)
Achir
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La ville est mentionnée par Ibn Khaldoun ; une citation indique qu’« Achir fut bâtie sur le flanc d'une montagne [...] appelée encore aujourd'hui la montagne de Tittery »[1]. Les reconnaissances archéologiques et les synthèses du XXe siècle conduisent à distinguer, dans ce secteur, deux ensembles principaux (Yachir/el-Achir et Benia), auxquels s’ajoute un réduit fortifié (Menzeh bent es-Soltan) dont l’identification a été discutée dès le XIXe siècle et reprise ensuite par les travaux de prospection[2],[3].


Historique

L'éponyme de la dynastie berbère Sanhadja, Ziri ibn Menad, qui héritait de la domination sur l'Ifriqya, avait été le lieutenant fidèle et actif des Fatimides. Dans leurs luttes contre les soldats d'Abu Yazid et contre les Zénètes, qui dominaient à l'ouest de Tiaret, ses interventions avaient joué un rôle décisif[réf. nécessaire]. Aussi, le Calife Fatimide al-Qaim l'avait-il autorisé à affirmer sa jeune puissance par la construction, en 935-936[4], d'une capitale qui lui servit de place forte et de magasin, Achir, sur les flancs du Kef Lakhdar à Aïn Boucif[5][réf. nécessaire]. Georges Marçais, qui a recherché sur place les vestiges des constructions zirides, a montré qu'ils révèlent les progrès du fondateur de la dynastie[5].

Achir prit rapidement de l'importance. Située dans une position géographique idéale pour une capitale, sur la frontière naturelle qui sépare les plaines du Tell occidental des montagnes kabyles de l'Est, il commandait la route qui grimpe de la côte, en suivant les crêtes, et surveillait les nomades de la plaine[réf. nécessaire]. Son essor reçut l'encouragement du calife Fatimide[réf. nécessaire]. Ziri y transporta les habitants d'autres villes, peut-être aussi les indésirables qui ne se trouvaient pas en sécurité ailleurs, puis l'entoura d'épaisses murailles[6][réf. nécessaire]. Au début du XIe siècle, Al Bakri rapporte que « l'on assure que, dans toute la région, il n'y a pas de place qui soit plus forte, plus difficile à prendre et plus propre à décourager l'ennemi », car dix hommes suffisent à défendre[7].

Place inexpugnable, mais aussi lieu d'échanges actifs entre Tell et steppe, centre intellectuel où affluaient légistes et savants, Achir fit vraiment figure de capitale et Ziri de souverain qui commandait aux contingents les plus redoutables, surveillait le Maghreb central du haut de son belvédère et frappait monnaie à son nom[réf. nécessaire]. Achir était le cœur de la puissance sanhadjienne. Aussi, quand le brusque succès du calife rendit les Zirides maîtres de l'Ifriqiya n'abandonnèrent-ils leur capitale qu'à regret. Ce fut petit à petit que les émirs emmenèrent leurs familles vers la nouvelle capitale, relâchèrent les liens qui les attachaient à Achir et firent de leur ancien domaine une marche confiée à leurs proches, jusqu'au jour où elle leur échappa[8].

Quand, en 972, le calife fatimide Al-Mu’izz quitte le Maghreb pour l’Égypte, il confie l’administration de l’Ifriqya à Bologhine, le fils de Ziri. Celui-ci quitte Achir pour s’installer à Kaïrouan, mais il va garder des liens étroits avec Achir où sa famille va demeurer[6][réf. nécessaire]. Plus tard, Achir et sa région seront confiées aux Hammadides et quand ceux-ci déclareront leur indépendance des Zirides, ils l’incorporeront, après l’arrangement de 1017 (408 H)[9][réf. nécessaire], à leur domaine. Achir sera très convoitée et elle changera à plusieurs reprises de maître[9].

En 1048 (440 H, ≈ 1048/1049), Yusuf Ibn Hammad la prend et la pille[9]. ; en 1076, les Zénètes l’occupent[réf. nécessaire]. Reprise par les Hammadites, elle est dévastée, en 1101 (498 H, ≈ 1104/1105), par Tachfine ben Tinamer, le maître de Tlemcen[9][réf. nécessaire]. Elle est reconstruite avant d’être occupée de nouveau, cette fois par Ghazi al-Sanhadji (1184 ; 581 H, ≈ 1185/1186)[9][réf. nécessaire]. À partir de cette période, on n’entend plus parler d’Achir qui, de toute façon, a perdu depuis plusieurs années déjà son rôle de capitale[réf. nécessaire].

Descriptions du site

Chabassière (1869)

Plan du site d'Achir en 1869

Les ruines sont désignées sous le nom d’« El-Menza » et situées au sommet du Kef el-Akhdar, vers 1 500 m d’altitude, avec un accès décrit comme difficile, par un sentier partant de la dechra El-Hadj Ouel Ness[3]. Depuis le point nommé « El-Menzah », un horizon très étendu est mentionné, et la distance entre la pointe C du plan et le sommet du kef est donnée pour 440 m[10].

La description est explicitement articulée sur le plan : le seul passage d’accès est placé au point S, sous la forme d’une ouverture laissée libre après la destruction partielle du mur d’enceinte, avec accumulation de déblais et de terre[11]. La base des constructions, au pied des rochers, contient de nombreux débris de poterie, et une découverte de pierres « ayant quelque importance » est localisée au point B[11]. Dans la partie sud de la première enceinte apparente, l’extrémité d’un bastion est décrite, avec des vestiges de murs transversaux affleurant en trois lignes parallèles ; le bastion est fermé en D par une masse rocheuse taillée en escalier[11].

Le bastion est clos à l’est par le mur R, mesuré à 1,60 m de largeur en tête et environ 2,30 m à la base[11]. Dans la deuxième enceinte, la maçonnerie cesse d’être visible et un évidement taillé dans le rocher est indiqué sur 1,25 m de largeur et environ 12 m de longueur[12]. L’édifice F mesure 13 m dans l’œuvre d’est en ouest, avec deux annexes de 3,80 m ; l’épaisseur des murs est donnée pour 1,15 m, et une niche (ou coupole) fermant l’extrémité est est indiquée avec un rayon de m[12].

Une contre-enceinte H est placée à environ m en contrebas du niveau de l’édifice[12]. Au point K, un aménagement est rapproché d’une citerne recevant eaux et neiges de la partie supérieure, dont la surface est indiquée comme n’étant « pas moindre » de 2 360 m2,[12]. Au point Q (et au point E), huit marches taillées sont décrites (1,70 m de longueur, 0,30 m de largeur, 0,15 m de profondeur), et l’appareillage est caractérisé par un petit appareil d’environ 20 cm × 20 cm[12].

Rodet (1908)

Rodet décrit Menzeh bent es-Sultan comme un réduit/citadelle établi sur une crête, avec une enceinte suivant la ligne du rocher et des ouvrages concentrés sur les points d’accès[13]. Une tour demi-circulaire est signalée à l’extrémité nord, comportant une chambre ; une autre tour à l’ouest commande une rampe, donnée comme la voie d’accès menant à l’entrée[14].

Le corps de logis est décrit comme composé de deux bâtiments séparés par une cour intérieure[14]. Chaque bâtiment est donné pour 15 m de longueur et m de largeur, divisé par un mur de refend ; l’ensemble atteint 30 m de longueur et 15 m de largeur[14]. Une seule porte d’entrée est indiquée dans la muraille ouest, au sommet de la rampe, et l’absence de passage souterrain aux abords est explicitement mentionnée[14].

Un dispositif de stockage d’eau est décrit dans la partie sud : une citerne « régulièrement » construite, en bonne maçonnerie, avec un fût de colonne renversé au milieu[14]. Ses dimensions sont données pour 10 m de côté et environ 1,50 m de profondeur ; une capacité approximative est calculée[14]. Un puisard de 2,50 m de diamètre est également mentionné dans le calcul de contenance[14].

À proximité, une source nommée Dalia ben Azouz est située à environ 200 m au sud-est, au fond d’un ravin, et l’eau est décrite comme « fraîche »[15]. Dans la description de Benia, Rodet place la ville sur un plateau dominant, avec une enceinte appuyée sur le rocher, et donne une épaisseur d’environ m pour le mur[16]. La superficie intra-muros est estimée à environ 35 ha et une grande place demi-circulaire, en contrebas de 1,5 m à m, est signalée près du secteur nommé El-Bab[17].

Marçais (1922)

Marçais distingue trois ensembles de ruines (Menzeh, Yachir, Benia) et reprend des repères de distance situant Menzeh à 10 km au N.N.E. d’Aïn Boucif, Yachir à 12 km à l’E.N.E. et Benia à km au S.E. de Yachir[5]. Pour Yachir, un tracé de mur est suivi avec une largeur moyenne donnée à environ m ; la superficie est estimée à environ 15 ha et l’absence de vestiges monumentaux émergents est soulignée, avec rareté des débris observés[18].

Pour Benia, un fléchissement de l’escarpement à l’angle nord-est est signalé comme un point de moindre résistance, où une porte est mentionnée ; deux sources internes sont indiquées sous les noms Aïn Bahîra et Aïn Benia[19]. Des éléments architecturaux observés sont décrits : un chapiteau attribué à la mosquée, à partie inférieure cylindrique et partie supérieure carrée, avec godrons et cercles ponctués, ainsi qu’un fragment de marbre portant une bande à caractères coufiques fragmentaires[20].

Golvin (1966)

Golvin publie en 1966 des résultats issus de fouilles réalisées en 1954[21]. Le toponyme Yachir/el-Yachir est appliqué à des ruines partiellement recouvertes par les cultures, bordées au nord par la montagne et à l’est et à l’ouest par des lits d’oueds ; Benia est située à environ km au sud et présente des vestiges jugés plus lisibles, avec une muraille extérieure nettement perceptible[22]. Des points d’eau sont rapportés pour le secteur[23].

D’après une vue aérienne, Benia est décrite comme une enceinte urbaine de plan grossièrement rectangulaire, d’environ 800 m de longueur et 400 m à 450 m de largeur, dont la muraille paraît renforcée par des piliers-contreforts à intervalles réguliers[2]. Une porte en chicane est signalée sur la face ouest, et une seconde porte est indiquée comme probable sur la face nord[2]. Un quartier annexe est également décrit, la muraille montant sur un piton et épousant la crête ; au sommet, un manar est signalé, et une autre tour ronde est mentionnée à un angle de l’enceinte[2].

Une ligne est–ouest discernable sur la photographie est indiquée comme pouvant correspondre à une voie principale ; près de l’intersection des axes, un édifice est identifié comme une mosquée, et l’existence de sources à l’intérieur de l’enceinte est également indiquée[24]. Les éléments de fondation, de peuplement et de chronologie relèvent de la section « Histoire »[22].

Pour le palais fouillé, plusieurs mesures ponctuelles sont données : intervalles entre piliers compris entre 2,60 m et 1,40 m, et différences de niveau de sol de 1,0 m à 1,50 m dans certaines salles[25]. Des couloirs atteignent environ 1,50 m de large et sont franchis par des portes de 0,95 m ; ils conduisent à des réduits de m × m et m × 3,10 m[25]. Des chambres sont dimensionnées à 6,50 m × 3,92 m et 7,85 m × 3,10 m, et un bassin carré est associé à une profondeur indiquée à 0,30 m[25].

La cour centrale est décrite comme bordée d’un trottoir de 0,70 m sur les côtés et de 0,95 m au nord, avec une hauteur moyenne de 0,25 m ; une galerie au sud est donnée à 2,25 m de large et associée à une allée de douze colonnes (bases conservées, avec fûts et chapiteaux recensés)[25]. Dans la restitution proposée, le prolongement des murs du rez-de-chaussée conduit à des cellules d’environ m de large et m de profondeur[26].

Architecture comparée

Les rapprochements et comparaisons mentionnés ci-dessous sont ceux discutés par Golvin dans son étude ; les références bibliographiques « classiques » (Godard, Creswell, Marçais, etc.) sont reprises de sa bibliographie et de ses notes, telles qu’elles apparaissent dans le manuscrit publié en 1966[27].

Golvin rattache l’organisation générale du palais d’Achir à des schémas de plan du Proche-Orient : cour centrale, axe porte–cour–salle d’apparat et enceinte fortifiée sont rapprochés de modèles sassanides, notamment Firuz Abad[28],[29]. Ces analogies sont ensuite mises en relation avec des palais omeyyades en Syrie[28],[30]

Le dispositif d’entrée fait l’objet d’une comparaison métrique avec le porche de la grande mosquée de Mahdia[31]. L’entrée d’Achir est donnée pour 9,27 m de largeur avec une avancée de 3,30 m (porte 2,15 m aux fondations), tandis que Mahdia est donnée pour 7,50 m de largeur et 2,50 m d’avance (porte 2,90 m)[31],[32],[33]. Une hauteur restituée « peut-être supérieure à 11 m » est proposée dans la discussion[31]

Les circulations internes sont discutées à partir de l’accès indirect par impasse puis chicane, rapproché d’un héritage mésopotamien (Dār al-Imāra de Kufa)[34],[35]. Une alternative est évoquée par comparaison avec certaines maisons romaines à accès décalé[34],[36]. Le thème de la porte en avant-corps est également mis en relation avec des dispositifs almoravides, notamment au Tasghimout des Mesfouia[34],[37].

Les rapprochements se prolongent vers l’Occident islamique avec le Castillejo de Monteagudo (Murcie), décrit comme un rectangle de 61 m × 38 m à entrées axiales protégées par un avant-corps[38],[39]. Une salle en saillie précédée d’une longue antisalle est rapprochée de la salle principale du palais d’Achir[38]. Dans la restitution volumétrique, des merlons percés d’archères sont rapprochés de Kairouan et de Sfax[40],[41]. Des culs-de-four en « coquille » sont rapprochés d’exemples observés à la Qalʿa des Banū Ḥammād[40],[42].

Galerie


Annexes

Protection et statut légal

Le site d’Achir bénéficie d’une protection juridique au titre du patrimoine culturel national algérien. Cette protection s’appuie sur des actes de classement et sur le cadre législatif en vigueur.

Classement national

Le site est inscrit sur l’inventaire général des biens culturels immobiliers par l'arrêté du 14 juillet 2007 (JORADP no 60 du 26 septembre 2007)[43]. Dans cette liste, l’inscription concerne « Achir (Achir le palais de Ziri et le Menzeh Bent es Soltan) », rattachée à la commune de Kef Lakhdar (wilaya de Médéa)[43]. Le bien classé comprend notamment :

  • le Palais de Ziri ;
  • le site du Menzeh Bent es-Soltan.

Cadre législatif

La protection du site s’inscrit dans le cadre de la loi no 98-04 du 15 juin 1998 relative à la protection du patrimoine culturel[44]. Ce cadre législatif soumet les interventions sur les biens culturels protégés (notamment les travaux, aménagements et modifications de l’état des lieux) aux procédures et autorisations prévues par la réglementation[44].

Gestion et conservation

L’inscription du site figure également dans la base du ministère de la Culture et des Arts, au sein de la liste générale des biens culturels protégés pour la wilaya de Médéa[45]. L’Office national de gestion et d’exploitation des biens culturels protégés (OGEBC) est un établissement public placé sous tutelle du ministère et régi par un décret exécutif fixant ses statuts[46]. Un plan de protection et de mise en valeur peut préciser le périmètre et les prescriptions de protection, notamment pour prévenir les risques d’empiètement urbain[réf. nécessaire].

Bibliographie

  • Lucien Golvin, Le Maghrib central à l'époque des Zirides. Recherche d'archéologie et d'histoire, Publications du Gouvernement général de l'Algérie/Éditions Arts et métiers graphiques, Paris, 1957
  • Rachid Bourouiba, Cités disparues Tahert, Sedrata, Achir, Kalaa des Beni-Hammad, Ministère de l'Information , Alger, 1979
  • Chabassière et Berbrugger, « Le Kef el-Akhdar et ses ruines », Revue africaine : journal des travaux de la Société historique algérienne, vol. 13, no 74, , p. 116-121 (lire en ligne, consulté le )
  • Capitaine Rodet, « Les ruines d’Achir », Revue africaine : journal des travaux de la Société historique algérienne, vol. 52, , p. 86-104 (lire en ligne, consulté le )
  • Georges Marçais, « Recherches d’archéologie musulmane (I) : Achîr », Revue africaine : journal des travaux de la Société historique algérienne, vol. 63, , p. 21-38 (lire en ligne, consulté le )
  • Lucien Golvin, « Le Palais de Zīrī à Achîr (Dixième Siècle J. C.) », Ars Orientalis, Freer Gallery of Art (Smithsonian Institution) ; Department of the History of Art (University of Michigan), vol. 6, , p. 47-76 (lire en ligne, consulté le )
  • Charles André Julien, Histoire de l'Afrique du Nord: Tunisie, Algérie, Maroc: De la conquête arabe à 1830, rev. et mise à jour par R. Le Tourneau, Payot, (lire en ligne)

Références citées par Golvin (1966)

  • André Godard, L’art de l’Iran, Paris, Arthaud,
  • K. A. C. Creswell, Early Muslim Architecture, Oxford, Oxford University Press,
  • Georges Marçais, L’architecture musulmane d’Occident, Paris, Arts et métiers graphiques,
  • Georges Marçais, La Qalʿa des Banū Ḥammād, Paris, Arts et métiers graphiques,
  • Henri Saladin, Tunisie, Paris, Laurens,
  • Ernst Herzfeld, Archaeological History of Iran, Oxford, Oxford University Press,
  • Axel Boëthius, The Golden House of Nero, Ann Arbor, University of Michigan Press,
  • Henri Terrasse, La mosquée almohade de la Koutoubia, Paris, Larose,
  • Leopoldo Torres Balbás, La arquitectura musulmana en España, Madrid, Instituto Diego Velázquez,

Articles connexes

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Liens externes

Notes et références

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