Ader-Nordmann

maison de vente aux enchères française From Wikipedia, the free encyclopedia

Ader-Nordmann est une maison de ventes aux enchères française. Elle fait partie du groupe Drouot.

Personnages clésFernand Lair-Dubreuil

Étienne Ader
Rémi Ader
David Nordmann
Xavier Dominique
Elsa Joly-Malhomme

Faits en bref Création, Personnages clés ...
Ader
logo de Ader-Nordmann

Création 1692[réf. nécessaire]
Personnages clés Fernand Lair-Dubreuil

Étienne Ader
Rémi Ader
David Nordmann
Xavier Dominique
Elsa Joly-Malhomme

Forme juridique Société à responsabilité limitée
Siège social Paris
3 rue Favart 75002
Drapeau de la France France
Direction David Nordmann
Xavier Dominique
Activité EnchèreVoir et modifier les données sur Wikidata
Filiales
  • 20 rue de Chartres à Neuilly-sur-Seine
  • 20 avenue Mozart à Paris 16
  • Ader Entreprises & Patrimoine
Effectif 22 salariés
Site web https://www.ader-paris.fr/
Fermer

Cette maison est fondée à 1692 à Paris. Sous l’impulsion des commissaires-priseurs Fernand Lair-Dubreuil, Étienne Ader et Rémi Ader, elle connaît une grande importance au XXe siècle.[réf. nécessaire]

Histoire

Le premier office

En 1691, Louis XIV réforme la fonction d’huissier-priseur en lui réservant le monopole des ventes publiques. L’année suivante, en 1692, est institué le tout premier office préexistant à la future maison de ventes Ader.[réf. nécessaire]

XXe siècle

Mise en place de la dynastie Ader

En 1931, Maurice Ader prend la tête de l'office à la suite du commissaire-priseur Ambroise Lair-Dubreuil. Il décède prématurément la même année, et c'est son frère, Etienne, qui prend sa suite en 1933[1].

En 1950, l’étude française de Maître  Étienne Ader réalisait un chiffre d’affaires en matière de ventes d’œuvres d’art équivalent aux ventes cumulées de Christie’s et Sotheby’s à la même date[2]. Parmi les ventes remarquables dirigées par Etienne Ader, on retient les collections David David-Weill (1974), André Lefèvre, Hugo Cahen D’Anvers (1934)[3], ou encore Henri Beraldi (1934).

Ader-Picard-Tajan

La forte augmentation de l’activité de l’étude mène Étienne Ader puis Rémi Ader à s’associer à d’autres confrères : Jean-Louis Picard, Antoine Ader et Jacques Tajan. La structure, désormais connue sous le nom d'Ader-Picard-Tajan, devient la plus importante maison de ventes aux enchères du XXe siècle. Elle domine le Marché de l’art français pendant plus de 20 ans.[réf. nécessaire] Son activité s’étend à Monaco, Genève, Bruxelles, Tokyo ou encore New York.

XXIe siècle

Après la chute du marché de l’art au début des années 1990, Rémi Ader reste seul à la tête de la société. Il est rejoint en 2005 par David Nordmann puis en 2017 par Xavier Dominique. La maison de ventes retrouve alors sa place parmi les 10 premières maisons de ventes françaises.[réf. nécessaire]

La commissaire-priseur Elsa Joly-Malhomme s’associe avec David Nordmann et Xavier Dominique pour créer en 2019 la première maison de ventes spécialisée dans le patrimoine des entreprises : Ader Entreprises & Patrimoine.

En 2022, la maison connait des résultats importants dans l'art du XXe siècle avec la vente de la collection de céramiques Jean et Jacqueline Lerat et celle des tables trapèzes de Jean Prouvé provenant de la résidence universitaire Jean-Zay à Antony et vendues chacune près de deux millions d'euros[4],[5].

Les commissaires-priseurs successifs de l'étude Ader

Portrait de la famille Ader. Debout de gauche à droite : Eugène, 16 ans, Maurice, 22 ans, Jean, 56 ans, Pierre, 20 ans et Étienne, 19 ans. Assis : Marie, 21 ans, Alice, 42 ans, François, 6 ans et Anne-Marie, 17 ans.

Voici une liste des différents commissaires-priseurs qui se sont succédé à la tête de la maison de vente aujourd'hui connue sous le nom d'Ader :

  • Michel Saignet (prise de fonction en 1692)
  • Sébastien Dupré (prise de fonction en 1708)
  • Jean-Baptiste Dupré (prise de fonction en 1747)
  • Dupré-Desmarais (prise de fonction en 1751)
  • François Graux (prise de fonction en 1767)[6]
  • Louis-François Boileau (prise de fonction en 1781)[7]
  • Antoine-Claude Balbastre (prise de fonction en 1802)[7]
  • Henry Pinart (prise de fonction en 1828)[8]
  • Nicolas Ridel (prise de fonction en 1833)[7]
  • Saturnin Pouchet (prise de fonction en 1854)[9]
  • Eugène Escribe (prise de fonction en 1858)[10]
  • Georges Duchesne (prise de fonction en 1890)[11]
  • Fernand Lair-Dubreuil (prise de fonction en 1900)[12]
  • Maurice Ader (prise de fonction en 1931)[13]
  • Étienne Ader (prise de fonction en 1933)[14]
  • Ader-Picard-Tajan (société civile de commissaires-priseurs, créée en 1972)
  • Rémi Ader (indépendant en 1994)[15]
  • David Nordmann (prise de fonction en 2004)
  • Xavier Dominique (prise de fonction en 2017)

Lieux

La maison de vente aux enchères est située rue Favart à Paris, au cœur du quartier des antiquaires et proche de l’Hôtel Drouot. D’abord située au 6, l’étude déménage au 12 en 1956. Après la dissolution de la société Ader Picard Tajan, l’étude est temporairement transférée rue Saint-Marc pour revenir en 2009 au 3 de la rue Favart. Une salle des ventes est aménagée au rez-de-chaussée. Elle a également ouvert des études dans le 16e arrondissement de Paris et à Neuilly.

Ventes notables

XIXe siècle

Page du catalogue des diamants, perles et pierreries des Joyaux de la Couronne
  • Bibliothèque du marquis de Bruyères-Chalabre, maison de vente Silvestre - rue des Bons-Enfants, 6 - et -
  • Vente après décès de Frédéric Chopin, 42 rue de Jeuneurs,
  • Vente après départ de Victor Hugo, rue de la Tour d'Auvergne, 2
  • La liquidation d’environ 100 000 bouteilles et 57 fûts de vins provenant des caves des châteaux des Tuileries, de Fontainebleau et de Compiègne, porte Jean Goujon, Louvre, [16]
  • Diamants, bijoux et argenterie de Sarah Bernhardt, hôtel Drouot, [17]
  • Diamants, perles et pierreries provenant de la collection dite des joyaux de la Couronne, palais des Tuileries, pavillon de Flore (salle des États), [18]
  • Collection des frères Goncourt, hôtel Drouot, 15 - [19]

XXe siècle

Titre gravé du catalogue de la vente de la collection Jacques Doucet

XXIe siècle

Polémique

Vente des biens de Rifaat al-Assad

En , de nombreux objets de mobilier et de décoration ayant appartenu à Rifaat al-Assad  oncle de Bachar el-Assad, frère de Hafez el-Assad et ex-vice-président syrien  sont mis en vente par la maison Ader. Ces objets meublaient son hôtel particulier de l'avenue Foch, acquise par détournement de fonds publics syrien, qui a été saisie par l’État français à la suite d’une décision de justice en 2022 et dont la valeur devra être rendue au peuple syrien selon le mécanisme de restitution des biens mal acquis. Le mobilier et les objets se trouvant dans l'hôtel particulier n'ont en revanche pas été saisis, ils font l'objet d'un vide juridique. Leur vente, qui a rapporté 1,6 million d’euros le premier jour, et aurait atteint plus de 3 millions au total, semble avoir bénéficié aux membres du clan Assad, entourage de Rifaat  qui a quitté la France en 2022 pour échapper à une peine d'emprisonnement  ce qui, pour les associations anti-corruption, est une défaite considérable. La maison Ader, qui conserve 25% de la somme des ventes, assure respecter la loi, et n'a pas révélé l'identité de ses clients, vendeurs comme acheteurs[50],[51],[52].

Préemptions

Parmi les nombreux objets ou manuscrits proposés à la vente par l'étude Ader et acquis par les institutions, on note : quatre lettres autographes de Charles de Gaulle aux Archives de France (2010), une Bible enluminée du XVIIIe siècle au Louvre Abu Dhabi (2013), une dague Algue de Sarah Bernhardt au musée du Petit Palais (2014), une miniature indienne du Haut-Penjab au musée Guimet (2015), des carnets de jeunesse de Jean-Émile Laboureur à l’INHA (2015), un dessin d’Ephraim Moses Lilien au musée d’Art et d’histoire du judaïsme (2015)[53], deux toiles de Toshio Bando au Musée Cernuschi (2025)[54].

Notes et références

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