Afonso Costa
homme politique portugais
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Afonso Costa (né Afonso Augusto da Costa), né le à Seia et mort le à Paris), est un avocat, un professeur universitaire spécialisé en droit et homme d'État portugais. Costa était républicain anticlérical et franc-maçon. Dans ses années d'universitaire, il se confesse socialiste, faisant même de lui un des plus célèbres socialistes de la chaire en Europe[1]. Il est le fondateur de la faculté de droit de Lisbonne et son premier directeur.
| Afonso Costa | ||
| Fonctions | ||
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| Président du Ministère portugais | ||
| – (7 mois et 16 jours) |
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| Président | Bernardino Machado | |
| Prédécesseur | António José de Almeida | |
| Successeur | Sidónio Pais | |
| – (3 mois et 15 jours) |
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| Président | Bernardino Machado | |
| Prédécesseur | José de Castro | |
| Successeur | António José de Almeida | |
| – (1 an et 1 mois) |
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| Président | Manuel de Arriaga | |
| Prédécesseur | Duarte Leite | |
| Successeur | Bernardino Machado | |
| Ministre de la Justice | ||
| – (10 mois et 29 jours) |
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| Chef du gouvernement | Teófilo Braga | |
| Prédécesseur | Manuel Joaquim Fratel | |
| Successeur | Diogo Tavares | |
| Ministre des Finances | ||
| – (2 ans et 12 jours) |
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| Président | Bernardino Machado | |
| Chef du gouvernement | Lui-même António José de Almeida Lui-même |
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| Prédécesseur | Vitorino Guimarães | |
| Successeur | António dos Santos Viegas | |
| – (1 an et 1 mois) |
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| Président | Manuel de Arriaga | |
| Chef du gouvernement | Lui-même | |
| Prédécesseur | António Vicente Ferreira | |
| Successeur | Tomás António da Guarda Cabreira | |
| Ministre de la guerre (par intérim) | ||
| – (1 mois et 25 jours) |
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| Président | Bernardino Machado | |
| Chef du gouvernement | Lui-même | |
| Prédécesseur | José Norton de Matos | |
| Successeur | José Norton de Matos | |
| Biographie | ||
| Nom de naissance | Afonso Augusto da Costa | |
| Date de naissance | ||
| Lieu de naissance | Seia | |
| Date de décès | (à 66 ans) | |
| Lieu de décès | 8e arrondissement de Paris | |
| Nationalité | portugaise | |
| Parti politique | Parti républicain | |
| Conjoint | Alzira Coelho de Campos de Barros Abreu | |
| Profession | avocat | |
| Religion | athéisme | |
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| Présidents du Ministère portugais | ||
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Principal dirigeant du Parti républicain portugais, il est l'un des grands artisans de l'implantation de la république au Portugal et l'une des figures dominantes de la Première République. Il est président du Ministère (Premier ministre) à trois reprises. Son bilan politique se résume souvent à sa loi de séparation des Eglises et de l'Etat en 1911 : celle-ci est une copie de la loi française de 1905, mais dans un sens anticlérical à la René Goblet[2]. Son implication dans l'élaboration de la Constitution de 1911 est également à mentionner, son action ayant été déterminante pour consacrer pour la première fois le contrôle judiciaire de constitutionnalité[3].
Biographie
Il a été Premier ministre du Portugal à trois reprises. La première fois, il a été appelé par le président Manuel de Arriaga à former un gouvernement, en tant que chef du Parti républicain démocrate. Ce mandat (qu’il combine avec le rôle de ministre des Finances) dure du 9 janvier 1913 au 9 février 1914[4]. Il reprend le pouvoir, en tant que Premier ministre et ministre des Finances, du 29 novembre 1915 au 16 mars 1916.
À la suite d’une nouvelle instabilité politique, Costa est à nouveau Premier ministre, du 25 avril 1917 au 8 décembre 1917, dans un gouvernement d’unité nationale surnommé l’Union sacrée, pour soutenir l’entrée du Portugal dans la Première Guerre mondiale. Après le coup d’État militaire de Sidónio Pais en décembre 1917, Costa s’exile à Paris et, bien qu’il retourne parfois brièvement au Portugal, il n’y vécut plus jamais, même après l’assassinat de Pais en 1918.
En tant que professeur de droit et figure anticléricale de la Première République, Costa est devenu le principal adversaire de Salazar et de ses lieutenants (les cathédocrates). Il fut souvent la cible doctrinale des professeurs de droit salazaristes, qui le surnommaient "Belzébuth"[5]. Exilé à Paris, il fait partie des fondateurs de la "Ligue de Paris", en opposition à la dictature militaire puis à l'Etat Nouveau portugais,