Agny
commune française du département du Pas-de-Calais
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Agny est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Agugnois. Sa population est de 1 871 habitants au recensement de 2023. La commune est membre de la communauté urbaine d'Arras. La commune s’inscrit dans les « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages.
| Agny | |||||
La mairie. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Pas-de-Calais | ||||
| Arrondissement | Arras | ||||
| Intercommunalité | Communauté urbaine d'Arras | ||||
| Maire Mandat |
Pascal Dutoit 2020-2026 |
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| Code postal | 62217 | ||||
| Code commune | 62013 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Agugnois | ||||
| Population municipale |
1 871 hab. (2023 |
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| Densité | 309 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 15′ 39″ nord, 2° 45′ 37″ est | ||||
| Altitude | Min. 65 m Max. 98 m |
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| Superficie | 6,05 km2 | ||||
| Type | Ceinture urbaine | ||||
| Unité urbaine | Arras (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Arras (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Arras-3 | ||||
| Législatives | 2e circonscription du Pas-de-Calais | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | http://agny.fr/ | ||||
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À la suite des destructions subies pendant la Première Guerre mondiale, elle est décorée de la croix de guerre 1914-1918. Sur le territoire communal se trouve le cimetière militaire d'Agny (Agny Military Cemetery), cimetière militaire britannique de la Première Guerre mondiale.
Géographie
Localisation
Agny est située dans l'Artois, dans les Hauts-de-France, à 5 km au sud-ouest d'Arras.
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de cinq communes. Les communes limitrophes sont Achicourt, Beaurains, Ficheux, Mercatel et Wailly.
Géologie et relief
La superficie de la commune est de 6,05 km2 ; son altitude varie de 65 à 98 mètres[1].
Agny est situé à environ 70 mètres d'altitude[2]. Son sol est composé de craie, un type de roche sédimentaire calcaire blanche qui fut notamment exploitée pour l'édification de bâtiments. Le sol est également composé de silex et d'argile. L'argile a été utilisée pour la fabrication des briques servant à la construction de bâtiment ainsi que pour la décoration des façades, au XXe siècle[3].
Hydrographie
Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie[4].
La commune est drainée par la rivière le Crinchon, un affluent en rive-droite de la Scarpe (et donc un sous-affluent de l'Escaut) qui prend sa source à Bailleulmont et se jette dans la rivière Scarpe au niveau de la commune de Saint-Nicolas[5].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[8] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[9]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 746 mm, avec 11,8 jours de précipitations en janvier et 0,9 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Wancourt à 8 km à vol d'oiseau[12], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 711,4 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14,7 °C, atteinte le [Note 2].
Paysages
La commune s’inscrit dans les « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[15].
Ces « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », qui concernent 238 communes, sont constitués de 80,36 % de cultures, de 8,01 % d'espaces artificialisés avec les communes principales de Cambrai, Caudry, Bapaume et Avesnes-le-Comte, de 7,25 % de prairies naturelles, permanentes, de 3,19 % de forêts et de milieux semi-naturels, 0,77 % de friches industrielles, de 0,38 % de cours d'eau et plan d'eau et de 0,04 % d’espaces industriels. Ces paysages sont dominés par les « grandes cultures » de céréales et de betteraves industrielles qui représentent 70 % de la surface agricole utilisée (SAU)[16].
Urbanisme
Typologie
Au , Agny est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[17]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Arras[Note 4], une agglomération intra-départementale regroupant 15 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 5],[18],[19]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Arras, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[19]. Cette aire, qui regroupe 163 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[20],[21].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (89,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (81,8 %), zones urbanisées (11,7 %), zones agricoles hétérogènes (6,5 %)[22]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Voies de communication et transports
Le territoire de la commune est traversé, du nord au sud par la ligne de chemin de fer de Paris à Lille.
Le 4 décembre 1947, la voie ayant été déboulonnée sur 30 mètres, l'express Paris-Lille déraille entraînant la mort de 20 passagers[23].
La commune se trouve sur la ligne 8 du réseau de bus Artis une filiale de Keolis dont la communauté urbaine d'Arras est l'autorité organisatrice[24].
Risques naturels et technologiques
Le risque sismique est faible sur l'ensemble du territoire communal (zone 2 sur 5 du zonage mis en place en mai 2011), comme dans la majorité du Pas-de-Calais[25].
Toponymie
Histoire
Le château, détruit lors de la première guerre mondiale, est représenté à l'est, ainsi qu'un moulin à vent en bois aujourd'hui disparu.

La Première Guerre mondiale : la guerre éclate en et dès septembre les troupes cantonnent sur le territoire. Bien vite, le front s'installe à Agny. Il se situe à proximité de la voie ferrée. Un site, chemin du Buisson, offre la possibilité d'appréhender le théâtre des opérations. En , un affrontement violent permet à l'armée allemande de progresser. Mais la bataille la plus cruelle a lieu le . Le 135e régiment d'Infanterie, dont une rue porte le nom, comptera à lui seul 38 officiers et 1 162 hommes tués, blessés ou disparus. Malgré l'âpreté des combats pendant le conflit, la mairie, édifiée en 1860, ne fut pas détruite.

La commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918 par décret du , distinction également attribuée à 276 autres communes du Pas-de-Calais[27].
Politique et administration
Découpage territorial
La commune se trouve dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais.
Commune et intercommunalités
La commune fait partie de la communauté urbaine d'Arras, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1998 et qui a succédé au district urbain d'Arras auquel Agny avait adhéré en 1966. Cette communauté urbaine d'Arras regroupe 46 communes et compte 109 781 habitants en 2022.
Circonscriptions administratives
La commune faisait partie depuis 1801 du canton d'Arras-Sud[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton d'Arras-3
Circonscriptions électorales
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription du Pas-de-Calais.
Élections municipales et communautaires
Traditionnellement une terre socialiste jusqu'en 2012, la tendance majoritaire de ville a évolué depuis le début des années 2010 vers la droite et l'extrême droite[28],[29],[30],[31],[32],[33],[34].
Administration municipale
Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 1 500 à 2 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal est de 19 conseillers[35].
Politique locale
Au terme des élections municipales de 2020 dans le Pas-de-Calais remportées avec quatre voix d'avance par la liste du maire sortant, de fortes tensions apparaissent au sein du conseil municipal juste élu, amenant à la démission neuf conseillers municipaux lors de sa première séance de la mandature 2020-2026[36],[37]. L'effectif du conseil municipal étant alors inférieur au minimum requis, des élections municipales complémentaires sont organisées les 4 et [38], qui voient au premier tour la large défaite de la liste menée par le maire sortant Didier Thuilot au devancée par celle de son opposant Pascal Dutoit et celle menée par Christophe Avronsart, et, au second tour, la victoire de la liste menée par Pascal Dutoit, qui obtient 15 des 19 sièges du conseil municipal[39],[40]
Liste des maires
Autres élections
Élection présidentielle de 2012
À l’élection présidentielle française de 2012, le premier tour, avec 1 274 voix exprimées (76,12 %), a vu arriver en tête François Hollande avec 388 voix (29,98 % des votants) suivi de Nicolas Sarkozy avec 296 voix (22.87 % des votants), Marine Le Pen avec 271 voix (20.94 % des votants) et Jean-Luc Mélenchon avec 145 voix (11.21 % des votants). Le second tour, avec 1 270 voix exprimées (74,71 %), a vu arriver en tête François Hollande avec 696 voix (54.80 % des votants) suivi de Nicolas Sarkozy avec 574 voix (45.20 % des votants).
Élection présidentielle de 2017
À l'élection présidentielle de 2017, le premier tour, avec 1 282 voix exprimées (80,58 %), a vu arriver en tête Marine Le Pen avec 334 voix (26.05 % des votants) suivi de Emmanuel Macron avec 314 voix (24.49 % des votants), Jean-Luc Mélenchon avec 218 voix (17.00 % des votants) et François Fillon avec 179 voix (13.96 % des votants). Le second tour, avec 1 102 voix exprimées (69,26 %), a vu arriver en tête Emmanuel Macron avec 639 voix (57.99 % des votants) suivi de Marine Le Pen avec 463 voix (42.01 % des votants).
Équipements et services publics
Enseignement
La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B.
Elle administre une école primaire[43].
Justice, sécurité, secours et défense
La commune dépend du tribunal judiciaire d'Arras, du conseil de prud'hommes d'Arras, de la cour d'appel de Douai, du tribunal de commerce d'Arras, du tribunal administratif de Lille, de la cour administrative d'appel de Douai et du tribunal pour enfants d'Arras[44].
Population et société
Démographie
Les habitants de la commune sont appelés les Agugnois[45].
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[46]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[47].
En 2023, la commune comptait 1 871 habitants[Note 7], en évolution de −3,01 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 30,7 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 29,0 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 925 hommes pour 981 femmes, soit un taux de 51,47 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,5 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Économie
Revenus et fiscalité
En 2019, dans la commune, il y a 796 ménages fiscaux qui comprennent 1920 personnes pour un revenu médian disponible par unité de consommation[Note 8] de 22 960 euros, soit supérieur au revenu national qui est de 21 930 euros[51],[52].
Entreprises et commerces
Agriculture
La commune est dans l'« Artois », une petite région agricole dans le département du Pas-de-Calais[53]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 9] sur la commune est l'exploitation de grandes cultures (hors céréales et oléo-protéagineux)[Carte 2].
| 1988 | 2000 | 2010 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
| Exploitations | 23 | 12 | 8 | 6 |
| SAU[Note 10] (ha) | 581 | 442 | 407 | 253 |
Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 23 lors du recensement agricole de 1988[Note 11] à 12 en 2000 puis à 8 en 2010[55] et enfin à 6 en 2020[Carte 3], soit une baisse de 74 % depuis 1988. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 581 ha en 1988 à 253 ha en 2020[Carte 4]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 25 à 42 ha[55],[Carte 4].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Monuments
- La mairie date de 1860 et se situe au 3 rue Ferdinand Buisson. Elle est édifiée, en pierre blanche.
- Le mémorial du 135e Régiment d’infanterie d’Angers a été inauguré en 2005 en hommage aux soldats venus de l’Anjou pendant la troisième offensive de l’Artois ont eu lieu du 25 septembre au 14 octobre 1915. Les troupes françaises du 135e Régiment d’infanterie d’Angers ont pris la première ligne allemande et une partie de la seconde avant de devoir se replier. Dans les combats, on a dénombré en une demi-journée 2 500 morts, dont 1 162 pour ce seul régiment[56].
- Le monument aux morts construit en granit de Belgique est constitué d'ornements tel qu'une guirlande, d'une croix de guerre et d'une statue en fonte bronzée (modèle : Poilu "on ne passe pas"). Il commémore les conflits qui ont eu lieu pendant les Première et Seconde Guerres mondiales. Il fut acheté pour un prix de 22 000 francs[57] au marbrier arrageois Octave Bouchez[58] connu pour avoir installé de nombreux monuments aux morts dans la région d'Arras, avoir occupé plusieurs fonctions syndicales et administratives éminentes et avoir reçu plusieurs décorations pour services désintéressés rendus à la communauté (médaille d’argent de la Mutualité, médaille de bronze d’Hygiène et de Prévoyance sociale)[59].
- Le cimetière militaire d'Agny. Il est inauguré par les troupes françaises et utilisé par les unités du Commonwealth et les ambulances de campagne de mars 1916 à juin 1917. Deux autres sépultures ont été faites en avril 1918 et en 1923-1924, 137 tombes ont été ramenées des champs de bataille à l'est d'Arras. Les 40 tombes françaises ont été transférées. Le cimetière militaire d'Agny contient 408 sépultures du Commonwealth de la Première Guerre mondiale, dont 118 non identifiées et cinq tombes allemandes. Le cimetière a été conçu par Sir Edwin Lutyens[60],[61]
- L'église Saint-Laurent. L'ancienne église apparaît sur une vue des albums de Charles de Croy, entre 1605 et 1610. Une nouvelle église fut bâtie en 1764. Elle fut démolie pendant la Révolution Française puis reconstruite en 1823 et à nouveau détruite pendant le conflit 1914-1918. L'une des cloches fut récupérée par les armées alliées, notamment britanniques. Elle fut installée dans l'une des principales artères d'Arras et annonça aux Arrageois la victoire de 1918 et la fin des hostilités. Aujourd'hui, la cloche est installée dans les locaux de la mairie.
- En entrant dans le bâtiment actuel, on remarque l'unique vitrail qui présente des soldats de la grande guerre, des femmes éplorées et un enfant agenouillé près d'une tombe. Dans le fond, on aperçoit l'ancienne église, en ruines. La partie inférieure comporte les noms des Agnynois morts pour la France pendant la « Grande Guerre ». En bas, à droite, apparaît le nom de l'artiste : J. Benoit, Nancy, 1931.
Carte postale de l'église avant 1914. En 1915, l'église a déjà subi de nombreux bombardements. L'église actuelle reconstruite dans les années 1920.
Patrimoine culturel
Les « niafs ». Le terme «gnaf» («gniaf») se retrouve dans plusieurs argots régionaux de France. Il est plutôt attribué de manière injurieuse ou méprisante aux cordonniers mauvais artisan ou faisant du mauvais ouvrage « Espèce de niaf ! » ou marque le mépris envers un niais (Musset 1929 tl, 1938 t4). Van Gennep note ce sobriquet de commune à Agny : « Agny lé niaff, pays des imbéciles » (1980 : 239). Dans le Bocage Bressuirais, « gnaf » est également le sobriquet du cochon, et «gnaf gnaf » est le bruit que fait entendre le cochon en mangeant Dans le Nord, « gnaffer » qualifie les aboiements étouffés du chien, les cris du chien blessé ou battu (Wartburg FEW Vil : 1). En Anjou, dans un récit de la tradition, des chiens poursuivent un savetier, qui s'est emparé de la dépouille d'un animal mort, en l'accompagnant de leurs aboiements : « gniafe ! gniafe ! »[62].
Personnalités liées à la commune
- Philip Edward Thomas, poète, essayiste et romancier britannique, 1878-1917, enterré au Agny Military Cemetery. Philip Edward Thomas est généralement considéré comme un poète de guerre. En 1915, il s'enrôle dans l'armée britannique pour combattre lors de la Première Guerre mondiale et est tué au combat lors de la bataille d'Arras en 1917[63].
- Edwin Lutyens, architecte britannique, 1869-1944, a conçu le Agny Military Cemetery[60].
Héraldique
Au XVIe siècle, la seigneurie appartenait à un conseiller de Charles Quint, Jean Caullier. Elle fut ensuite acquise par la Maison de Hangests puis celle de Mailly.
Au XVIIIe siècle, Agny avait pour seigneur le comte de Guînes et de Souastre.
Les armoiries adoptées par la commune sont contre vairées d'or et d'azur. Une couronne murale à trois tours rappelle la monarchie et la croix de guerre 1914-1918 y est visible. Elles sont flanquées d'œillette et de colza azur symbolisant le travail des maraîchers.
Pour approfondir
Bibliographie
- Le six-six a la Guerre 1914-1918, Historique du 66e RI, Jérôme Charraud, 1919, « Paris ».
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Dossier Insee relatif aux rattachements de la commune, [lire en ligne]
- La commune sur le site des archives départementales du Pas-de-Calais, [lire en ligne]
- La commune sur Remonter le temps, sur le site de l’IGN, [lire en ligne][Note 12]
- « Agny » sur Géoportail.
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.


