Agny

commune française du département du Pas-de-Calais From Wikipedia, the free encyclopedia

Agny est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Agugnois. Sa population est de 1 871 habitants au recensement de 2023. La commune est membre de la communauté urbaine d'Arras. La commune s’inscrit dans les « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages.

Faits en bref Administration, Pays ...
Agny
Agny
La mairie.
Blason de Agny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Intercommunalité Communauté urbaine d'Arras
Maire
Mandat
Pascal Dutoit
2020-2026
Code postal 62217
Code commune 62013
Démographie
Gentilé Agugnois
Population
municipale
1 871 hab. (2023 en évolution de −3,01 % par rapport à 2017)
Densité 309 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 15′ 39″ nord, 2° 45′ 37″ est
Altitude Min. 65 m
Max. 98 m
Superficie 6,05 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Arras
(banlieue)
Aire d'attraction Arras
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Arras-3
Législatives 2e circonscription du Pas-de-Calais
Localisation
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Agny
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Agny
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Agny
Liens
Site web http://agny.fr/
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    À la suite des destructions subies pendant la Première Guerre mondiale, elle est décorée de la croix de guerre 1914-1918. Sur le territoire communal se trouve le cimetière militaire d'Agny (Agny Military Cemetery), cimetière militaire britannique de la Première Guerre mondiale.

    Géographie

    Localisation

    Agny est située dans l'Artois, dans les Hauts-de-France, à km au sud-ouest d'Arras.

    Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de cinq communes. Les communes limitrophes sont Achicourt, Beaurains, Ficheux, Mercatel et Wailly.

    Géologie et relief

    La superficie de la commune est de 6,05 km2 ; son altitude varie de 65 à 98 mètres[1].

    Agny est situé à environ 70 mètres d'altitude[2]. Son sol est composé de craie, un type de roche sédimentaire calcaire blanche qui fut notamment exploitée pour l'édification de bâtiments. Le sol est également composé de silex et d'argile. L'argile a été utilisée pour la fabrication des briques servant à la construction de bâtiment ainsi que pour la décoration des façades, au XXe siècle[3].

    Hydrographie

    Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie[4].

    La commune est drainée par la rivière le Crinchon, un affluent en rive-droite de la Scarpe (et donc un sous-affluent de l'Escaut) qui prend sa source à Bailleulmont et se jette dans la rivière Scarpe au niveau de la commune de Saint-Nicolas[5].

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseau hydrographique d'Agny[Note 1].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[8] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[9]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 746 mm, avec 11,8 jours de précipitations en janvier et 0,9 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Wancourt à 8 km à vol d'oiseau[12], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 711,4 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,7 °C, atteinte le [Note 2].

    Paysages

    La commune s’inscrit dans les « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[15].

    Ces « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », qui concernent 238 communes, sont constitués de 80,36 % de cultures, de 8,01 % d'espaces artificialisés avec les communes principales de Cambrai, Caudry, Bapaume et Avesnes-le-Comte, de 7,25 % de prairies naturelles, permanentes, de 3,19 % de forêts et de milieux semi-naturels, 0,77 % de friches industrielles, de 0,38 % de cours d'eau et plan d'eau et de 0,04 % d’espaces industriels. Ces paysages sont dominés par les « grandes cultures » de céréales et de betteraves industrielles qui représentent 70 % de la surface agricole utilisée (SAU)[16].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Agny est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[17]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Arras[Note 4], une agglomération intra-départementale regroupant 15 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 5],[18],[19]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Arras, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[19]. Cette aire, qui regroupe 163 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[20],[21].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (89,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (81,8 %), zones urbanisées (11,7 %), zones agricoles hétérogènes (6,5 %)[22]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Voies de communication et transports

    Le territoire de la commune est traversé, du nord au sud par la ligne de chemin de fer de Paris à Lille.
    Le 4 décembre 1947, la voie ayant été déboulonnée sur 30 mètres, l'express Paris-Lille déraille entraînant la mort de 20 passagers[23].

    La commune se trouve sur la ligne 8 du réseau de bus Artis une filiale de Keolis dont la communauté urbaine d'Arras est l'autorité organisatrice[24].

    Risques naturels et technologiques

    Le risque sismique est faible sur l'ensemble du territoire communal (zone 2 sur 5 du zonage mis en place en mai 2011), comme dans la majorité du Pas-de-Calais[25].

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes Agni en 1154 ; Aigni en 1171 ; Aingni en 1261 ; Aignis en 1300 ; Aingny en 1364 ; Aigny en 1509 ; Agny en 1720[26] ; Agny en 1793 et Agny depuis 1801[1].

    Histoire

    Le château, détruit lors de la première guerre mondiale, est représenté à l'est, ainsi qu'un moulin à vent en bois aujourd'hui disparu.

    Carte de Cassini du secteur vers 1750.

    La Première Guerre mondiale : la guerre éclate en et dès septembre les troupes cantonnent sur le territoire. Bien vite, le front s'installe à Agny. Il se situe à proximité de la voie ferrée. Un site, chemin du Buisson, offre la possibilité d'appréhender le théâtre des opérations. En , un affrontement violent permet à l'armée allemande de progresser. Mais la bataille la plus cruelle a lieu le . Le 135e régiment d'Infanterie, dont une rue porte le nom, comptera à lui seul 38 officiers et 1 162 hommes tués, blessés ou disparus. Malgré l'âpreté des combats pendant le conflit, la mairie, édifiée en 1860, ne fut pas détruite.

    Le château d'Agny incendié par les Allemands en 1915.

    La commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918 par décret du , distinction également attribuée à 276 autres communes du Pas-de-Calais[27].

    Politique et administration

    Découpage territorial

    La commune se trouve dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais.

    Commune et intercommunalités

    La commune fait partie de la communauté urbaine d'Arras, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1998 et qui a succédé au district urbain d'Arras auquel Agny avait adhéré en 1966. Cette communauté urbaine d'Arras regroupe 46 communes et compte 109 781 habitants en 2022.

    Circonscriptions administratives

    La commune faisait partie depuis 1801 du canton d'Arras-Sud[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

    Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton d'Arras-3

    Circonscriptions électorales

    Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription du Pas-de-Calais.

    Élections municipales et communautaires

    Traditionnellement une terre socialiste jusqu'en 2012, la tendance majoritaire de ville a évolué depuis le début des années 2010 vers la droite et l'extrême droite[28],[29],[30],[31],[32],[33],[34].

    Administration municipale

    Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 1 500 à 2 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal est de 19 conseillers[35].

    Politique locale

    Au terme des élections municipales de 2020 dans le Pas-de-Calais remportées avec quatre voix d'avance par la liste du maire sortant, de fortes tensions apparaissent au sein du conseil municipal juste élu, amenant à la démission neuf conseillers municipaux lors de sa première séance de la mandature 2020-2026[36],[37]. L'effectif du conseil municipal étant alors inférieur au minimum requis, des élections municipales complémentaires sont organisées les 4 et [38], qui voient au premier tour la large défaite de la liste menée par le maire sortant Didier Thuilot au devancée par celle de son opposant Pascal Dutoit et celle menée par Christophe Avronsart, et, au second tour, la victoire de la liste menée par Pascal Dutoit, qui obtient 15 des 19 sièges du conseil municipal[39],[40]

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    mars 1977 mars 2011[41] Pierre Berquez PS Démissionnaire
    avril 2011[41] octobre 2020 Didier Thuilot[41] DVG Mandat écourté par la démission d'une partie du conseil municipal
    octobre 2020 en cours
    (au 22 octobre 2020)
    Pascal Dutoit   Ingénieur et cadre technique d'entreprise[42]
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    Autres élections

    Élection présidentielle de 2012

    À l’élection présidentielle française de 2012, le premier tour, avec 1 274 voix exprimées (76,12 %), a vu arriver en tête François Hollande avec 388 voix (29,98 % des votants) suivi de Nicolas Sarkozy avec 296 voix (22.87 % des votants), Marine Le Pen avec 271 voix (20.94 % des votants) et Jean-Luc Mélenchon avec 145 voix (11.21 % des votants). Le second tour, avec 1 270 voix exprimées (74,71 %), a vu arriver en tête François Hollande avec 696 voix (54.80 % des votants) suivi de Nicolas Sarkozy avec 574 voix (45.20 % des votants).

    Élection présidentielle de 2017

    À l'élection présidentielle de 2017, le premier tour, avec 1 282 voix exprimées (80,58 %), a vu arriver en tête Marine Le Pen avec 334 voix (26.05 % des votants) suivi de Emmanuel Macron avec 314 voix (24.49 % des votants), Jean-Luc Mélenchon avec 218 voix (17.00 % des votants) et François Fillon avec 179 voix (13.96 % des votants). Le second tour, avec 1 102 voix exprimées (69,26 %), a vu arriver en tête Emmanuel Macron avec 639 voix (57.99 % des votants) suivi de Marine Le Pen avec 463 voix (42.01 % des votants).

    Équipements et services publics

    Enseignement

    La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B.

    Elle administre une école primaire[43].

    Justice, sécurité, secours et défense

    La commune dépend du tribunal judiciaire d'Arras, du conseil de prud'hommes d'Arras, de la cour d'appel de Douai, du tribunal de commerce d'Arras, du tribunal administratif de Lille, de la cour administrative d'appel de Douai et du tribunal pour enfants d'Arras[44].

    Population et société

    Démographie

    Les habitants de la commune sont appelés les Agugnois[45].

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[46]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[47].

    En 2023, la commune comptait 1 871 habitants[Note 7], en évolution de −3,01 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    6087217989171 0031 0071 0061 0521 053
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 0171 1001 0861 0751 0661 0721 1011 0551 034
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 0471 0641 070728837857834831885
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
    1 0331 0831 2911 2321 9631 9541 8451 8711 958
    Davantage d’informations - ...
    2015 2020 2023 - - - - - -
    1 9381 8911 871------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[48].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des âges

    En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 30,7 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 29,0 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.

    En 2018, la commune comptait 925 hommes pour 981 femmes, soit un taux de 51,47 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,5 %).

    Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[49]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,5 
    90 ou +
    0,7 
    3,6 
    75-89 ans
    7,3 
    22,1 
    60-74 ans
    23,6 
    20,9 
    45-59 ans
    21,4 
    18,8 
    30-44 ans
    19,4 
    14,4 
    15-29 ans
    11,3 
    19,6 
    0-14 ans
    16,2 
    Fermer
    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2022 en pourcentage[50]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,5 
    90 ou +
    1,6 
    5,9 
    75-89 ans
    9,1 
    17 
    60-74 ans
    18,4 
    20 
    45-59 ans
    19,1 
    18,9 
    30-44 ans
    18 
    18,2 
    15-29 ans
    16,2 
    19,5 
    0-14 ans
    17,5 
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    Économie

    Revenus et fiscalité

    En 2019, dans la commune, il y a 796 ménages fiscaux qui comprennent 1920 personnes pour un revenu médian disponible par unité de consommation[Note 8] de 22 960 euros, soit supérieur au revenu national qui est de 21 930 euros[51],[52].

    Entreprises et commerces

    Agriculture

    La commune est dans l'« Artois », une petite région agricole dans le département du Pas-de-Calais[53]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 9] sur la commune est l'exploitation de grandes cultures (hors céréales et oléo-protéagineux)[Carte 2].

    1988200020102020
    Exploitations231286
    SAU[Note 10] (ha)581442407253

    Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 23 lors du recensement agricole de 1988[Note 11] à 12 en 2000 puis à 8 en 2010[55] et enfin à 6 en 2020[Carte 3], soit une baisse de 74 % depuis 1988. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 581 ha en 1988 à 253 ha en 2020[Carte 4]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 25 à 42 ha[55],[Carte 4].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Le monument aux morts.

    Monuments

    • La mairie date de 1860 et se situe au 3 rue Ferdinand Buisson. Elle est édifiée, en pierre blanche.
    • Le mémorial du 135e Régiment d’infanterie d’Angers a été inauguré en 2005 en hommage aux soldats venus de l’Anjou pendant la troisième offensive de l’Artois ont eu lieu du 25 septembre au 14 octobre 1915. Les troupes françaises du 135e Régiment d’infanterie d’Angers ont pris la première ligne allemande et une partie de la seconde avant de devoir se replier. Dans les combats, on a dénombré en une demi-journée 2 500 morts, dont 1 162 pour ce seul régiment[56].
    • Le monument aux morts construit en granit de Belgique est constitué d'ornements tel qu'une guirlande, d'une croix de guerre et d'une statue en fonte bronzée (modèle : Poilu "on ne passe pas"). Il commémore les conflits qui ont eu lieu pendant les Première et Seconde Guerres mondiales. Il fut acheté pour un prix de 22 000 francs[57] au marbrier arrageois Octave Bouchez[58] connu pour avoir installé de nombreux monuments aux morts dans la région d'Arras, avoir occupé plusieurs fonctions syndicales et administratives éminentes et avoir reçu plusieurs décorations pour services désintéressés rendus à la communauté (médaille d’argent de la Mutualité, médaille de bronze d’Hygiène et de Prévoyance sociale)[59].
    • Le cimetière militaire d'Agny. Il est inauguré par les troupes françaises et utilisé par les unités du Commonwealth et les ambulances de campagne de mars 1916 à juin 1917. Deux autres sépultures ont été faites en avril 1918 et en 1923-1924, 137 tombes ont été ramenées des champs de bataille à l'est d'Arras. Les 40 tombes françaises ont été transférées. Le cimetière militaire d'Agny contient 408 sépultures du Commonwealth de la Première Guerre mondiale, dont 118 non identifiées et cinq tombes allemandes. Le cimetière a été conçu par Sir Edwin Lutyens[60],[61]
    • L'église Saint-Laurent. L'ancienne église apparaît sur une vue des albums de Charles de Croy, entre 1605 et 1610. Une nouvelle église fut bâtie en 1764. Elle fut démolie pendant la Révolution Française puis reconstruite en 1823 et à nouveau détruite pendant le conflit 1914-1918. L'une des cloches fut récupérée par les armées alliées, notamment britanniques. Elle fut installée dans l'une des principales artères d'Arras et annonça aux Arrageois la victoire de 1918 et la fin des hostilités. Aujourd'hui, la cloche est installée dans les locaux de la mairie.
    En entrant dans le bâtiment actuel, on remarque l'unique vitrail qui présente des soldats de la grande guerre, des femmes éplorées et un enfant agenouillé près d'une tombe. Dans le fond, on aperçoit l'ancienne église, en ruines. La partie inférieure comporte les noms des Agnynois morts pour la France pendant la « Grande Guerre ». En bas, à droite, apparaît le nom de l'artiste : J. Benoit, Nancy, 1931.

    Patrimoine culturel

    Les « niafs ». Le terme «gnaf» («gniaf») se retrouve dans plusieurs argots régionaux de France. Il est plutôt attribué de manière injurieuse ou méprisante aux cordonniers mauvais artisan ou faisant du mauvais ouvrage « Espèce de niaf ! » ou marque le mépris envers un niais (Musset 1929 tl, 1938 t4). Van Gennep note ce sobriquet de commune à Agny : « Agny lé niaff, pays des imbéciles » (1980 : 239). Dans le Bocage Bressuirais, « gnaf » est également le sobriquet du cochon, et «gnaf gnaf » est le bruit que fait entendre le cochon en mangeant Dans le Nord, « gnaffer » qualifie les aboiements étouffés du chien, les cris du chien blessé ou battu (Wartburg FEW Vil : 1). En Anjou, dans un récit de la tradition, des chiens poursuivent un savetier, qui s'est emparé de la dépouille d'un animal mort, en l'accompagnant de leurs aboiements : « gniafe ! gniafe ! »[62].

    Personnalités liées à la commune

    • Philip Edward Thomas, poète, essayiste et romancier britannique, 1878-1917, enterré au Agny Military Cemetery. Philip Edward Thomas est généralement considéré comme un poète de guerre. En 1915, il s'enrôle dans l'armée britannique pour combattre lors de la Première Guerre mondiale et est tué au combat lors de la bataille d'Arras en 1917[63].
    • Edwin Lutyens, architecte britannique, 1869-1944, a conçu le Agny Military Cemetery[60].

    Héraldique

    Au XVIe siècle, la seigneurie appartenait à un conseiller de Charles Quint, Jean Caullier. Elle fut ensuite acquise par la Maison de Hangests puis celle de Mailly.

    Au XVIIIe siècle, Agny avait pour seigneur le comte de Guînes et de Souastre.

    Les armoiries adoptées par la commune sont contre vairées d'or et d'azur. Une couronne murale à trois tours rappelle la monarchie et la croix de guerre 1914-1918 y est visible. Elles sont flanquées d'œillette et de colza azur symbolisant le travail des maraîchers.

    « Contre-vairé d'or et d'azur. »

    Pour approfondir

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    Bibliographie

    • Le six-six a la Guerre 1914-1918, Historique du 66e RI, Jérôme Charraud, 1919, « Paris ».

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Related Articles

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