Ahmad Baba al-Timbukti

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Ahmed Baba, né Abu Al-'abbas Ahmed Ibn Ahmed Al-Massufi le à Araouane (Empire songhaï) et mort le , est un savant, juriste et auteur berbère sanhadja.

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 70 ans)
TombouctouVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Père
Ahmad b. Ahmad b. 'Umar b. Muhammad Aqit b. 'Umar b. 'Ali b. Yahya (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Naissance, Décès ...
Ahmad Baba al-Timbukti
L’échelle dans l’obtention des marchés du Soudan : Ahmad Baba répond aux questions d’un Marocain sur l’esclavage, Tombouctou, 1615
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 70 ans)
TombouctouVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Père
Ahmad b. Ahmad b. 'Umar b. Muhammad Aqit b. 'Umar b. 'Ali b. Yahya (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
Nayl al-Ibtihadj bi Tatriz al-Dibadj (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Auteur prolifique, il prend position contre la traite orientale du commerce transsaharien. Emprisonné à Fès pour des accusations de sédition, il continue d'écrire durant son déjour, notamment la biographie de Cheikh Abdelkrim El Maghili. Le centre d'étude des manuscrits du désert à Tombouctou porte son nom depuis sa création en 1970 par le gouvernement malien avec l'aide de l'UNESCO.

Biographie

Ahmad Baba est né le à Araouane[1], dans une famille berbère sanhadjienne[2]. Son père était le maître Ahmad bin al-Hajj Ahmad bin Umar bin Muhammed Aqit. Il étudie à Tombouctou avec son frère et son oncle, mais en particulier Mohammed Baghyou, un malinké. Il couvre l'ensemble du champ d'études islamiques de l'époque : langue, rhétorique, fiqh, tafsir, etc. Il obtient sa licence d'enseignement et effectue des recherches historiques et commence à produire ses propres textes. Selon Joseph Ki-Zerbo, il aurait écrit plus de 700 ouvrages et sa bibliothèque comprenait 1600 références[1]. Il est l'auteur d'un dictionnaire biographique des lettrés du Soudan occidental[3].

Il n'y a pas d'autre traces de son activité jusqu'en 1594, date à laquelle il est déporté au Maroc à la suite d'accusations de sédition après l'invasion marocaine du Songhaï. Il reste à Fès jusqu'à la mort d'Ahmed al-Mansour. Son successeur, Zaidan el-Nasir, l'autorise à retourner dans son pays[4]. Il revient à Tombouctou le [5].

Postérité

Il s'insurge contre la traite orientale, qu'il considère comme « une des calamités de notre époque »[6]. Sa critique ne porte pas tant sur la pratique de l'esclavage que les critères sur lesquels il se fonde. Il prône plutôt un esclavage fondé sur la religion plutôt que sur l'ethnie.

La majorité de ses textes sont rédigés durant son séjour au Maroc, notamment la biographie de Muhammad Abd al-Karim al-Maghili, un érudit et juriste responsable d'une grande partie du droit religieux traditionnel de la région[7].

Les textes Tarikh El-Fettach (Traduction Houdas, 1913) et Nozhet-Elhâdi (traduction Houdas, 1889), apportent des références essentielles à l'étude d'Ahmed Baba

Le centre d'étude des manuscrits du désert à Tombouctou porte son nom depuis sa création en 1970 par le gouvernement malien avec l'aide de l'UNESCO[8].

Citation

« Ô toi qui vas à Gao fais un détour par Tombouctou. Murmure mon nom à mes amis et porte leur le salut parfumé de l'exilé qui soupire après le sol où résident sa famille, ses amis, ses voisins »[9].

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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