Alain Bénard
personnalité politique française
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Alain Bénard, né le à Saint-Paul (La Réunion), est un homme politique français.
| Alain Bénard | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Conseiller régional de La Réunion | |
| – (5 ans, 11 mois et 13 jours) |
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| Élection | 28 mars 2004 |
| Maire de Saint-Paul | |
| – (8 ans, 10 mois et 5 jours) |
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| Prédécesseur | Joseph Sinimalé |
| Successeur | Huguette Bello |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Alain Robert Bénard |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Saint-Paul |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | RPR, UMP, LR |
| Père | Paul Bénard |
| Profession | Professeur d'histoire-géographie |
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Membre de l'Union pour un mouvement populaire et d'un parti appelé Identité et République, il est maire de sa commune natale de 1999 à 2008. Il a été membre de la commission permanente du conseil régional de La Réunion et président du Territoire de la Côte Ouest, une structure intercommunale dans l'ouest de l'île.
Parcours politique
Alain Bénard a été candidat malheureux de la droite dans la deuxième circonscription de La Réunion lors des élections législatives de 1993, face à Paul Vergès, et de 2002, face à Huguette Bello.
En , il est élu maire de Saint-Paul à la suite de la condamnation de Joseph Sinimalé[1]. Il est réélu en 2001[2].
Depuis quelques années, il est un acteur convaincu de la démocratie participative : il la perçoit comme un moyen de survie pour « le savoir vivre ensemble réunionnais ». À ce titre, il se rapproche de son ancien directeur de cabinet devenu maire du Tampon, Didier Robert. Lui aussi prône l'action participative.
Le , la commission nationale d'investiture de l'UMP lui accorde l'investiture pour les élections municipales partielles de Saint-Paul[3].
La liste qu’il conduit aux élections municipales de 2020 à Saint-Paul obtient 14,6 % des suffrages au premier tour. Pour le second tour, il est à la tête d'une liste d'union en alliance avec Joseph Sinimalé et Jean-François Nativel[4].
Peu après, il se porte candidat à l'élection législative partielle organisée dans la deuxième circonscription de La Réunion[5]. Il est largement battu au premier tour, recueillant 5,41 % des suffrages exprimés[6]. Contrairement aux autres responsables de la droite à La Réunion, qui soutiennent Audrey Fontaine (divers droite), il appelle au vote blanc ou nul en vue du second tour, portant un regard très critique sur le scrutin et les deux candidates en lice[7].
Ouvrages
Affaires judiciaires
Condamnation pour achat de voix
À la suite d'un dépôt de plainte par Huguette Bello, constituée en partie civile, après son accession à la mairie de Saint-Paul, une enquête est ouverte pour achat de voix dans le cadre de la campagne des élections municipales de 2008. Des factures d'eau ayant été réglées par la mairie en échange de voix, pour un total de plus de 570 000 euros[8], Alain Bénard et son frère sont condamnés en première instance à 3 000 euros d'amende pour atteinte à la sincérité du scrutin.
Le parquet de Saint-Denis décide de faire appel, et la sanction est alourdie en deuxième instance : Alain Bénard écopera finalement d'un an de prison avec sursis et de trois ans d'inéligibilité. Sa demande de pourvoi en cassation est rejetée[9].
Condamnation pour provocation publique à la discrimination
À la suite d'un signalement au parquet par le Conseil Réunionnais du Culte Musulman et l'Association Musulmane de La Réunion pour des propos à caractère raciste jugés « extrêmement violents et choquants »[10] visant les musulmans réunionnais et postés en sur les réseaux sociaux, Alain Bénard est visé par une plainte pour provocation publique à la discrimination en raison de l’origine, de l’ethnie, de la nation, de la race ou de la religion. L'accusation dénonce en outre des propos non isolés, de nombreux messages similaires[11] et la republication de posts émanant des sphères d'extrême droite[10]. Il est condamné le à trois mois de prison avec sursis et 3000 euros d'amende[12].