Albert Edelfelt

peintre et illustrateur finlandais (1854-1905) From Wikipedia, the free encyclopedia

Albert Edelfelt, né le à Porvoo où il est mort le , est un peintre finlandais.

Décès
(à 51 ans)
Porvoo
Période d'activité
Faits en bref Naissance, Décès ...
Albert Edelfelt
Albert Edelfelt photographié par Daniel Nyblin.
Naissance
Décès
(à 51 ans)
Porvoo
Sépulture
Période d'activité
Nom de naissance
Albert Gustaf Aristides Edelfelt
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Lieux de travail
Paris, Haikko Manor (d), HelsinkiVoir et modifier les données sur Wikidata
Mouvement
Famille
Père
Mère
Alexandra Augusta Brandt (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Ellen Edelfelt (d)
Annie Edelfelt (d)
Berta Edelfelt (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Ellan de la Chapelle (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Erik Edelfelt (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Œuvres principales
Vue de la sépulture.
Fermer

Il est l'un des premiers artistes finlandais à étudier à Paris, où il entre dans l'atelier de Jean-Léon Gérôme en 1874. Sous l'influence de son maître, il est d'abord peintre d'histoire, avant de se tourner vers le naturalisme à partir de 1880. Il obtient très vite un grand succès au Salon pour ses scènes populaires finlandaises, puis pour ses portraits. Sa carrière atteint son apogée avec le Portrait de Louis Pasteur, exposé en 1886, qui lui assure une notoriété internationale. Il retourne s'installer en Finlande en 1891, et la fin de sa carrière est marquée par des œuvres patriotiques.

Influencé par Jules Bastien-Lepage et, dans une certaine mesure, par l'impressionnisme, son style mêlant naturalisme et modernité assure son succès. Il est proche de Pascal Dagnan-Bouveret, John Singer Sargent et Henri Gervex.

Son influence sur les artistes finlandais est importante : à la suite de son succès, Paris devient le nouveau centre artistique pour ses compatriotes, tels Akseli Gallen-Kallela, Magnus Enckell, Helene Schjerfbeck, et il permet à son pays d'avoir un pavillon indépendant de celui de la Russie à l'Exposition universelle de 1900.

Biographie

Jeunesse et études

Albert Edelfelt est le premier enfant d'une famille suédo-finlandaise. Son père Carl Albert, architecte issu de la noblesse suédoise, vit en Finlande depuis l'âge de 14 ans et sa mère, Alexandra Brandt, est la fille d'un marchand aisé de Porvoo[1]. Il naît en 1854 au manoir de Kiiala, propriété de sa mère sur la commune de Porvoo. Il hérite de ses parents un goût prononcé pour les arts, et sa mère l'initie tôt à la poésie de Johan Ludvig Runeberg[1]. Son père meurt en 1869, laissant sa famille dans une situation financière compliquée ; mais sa mère parvient à lui donner une bonne éducation ainsi qu'à ses trois sœurs[1]. Son intérêt pour le dessin attire rapidement l'attention et il commence à suivre des leçons à l'Association des arts de Finlande en 1869, avec le sculpteur Carl Eneas Sjöstrand[2], puis en 1870 il prend des cours privés avec Bernhard Reinhold (de), un portraitiste allemand temporairement installé en Finlande[1].

Le Billet doux, 1874, localisation inconnue.

Entré à l'université au printemps 1871 pour étudier le latin, le grec et l'histoire, il arrête rapidement et suit les cours de dessins d'Adolf von Becker[1] et de Berndt Lindholm[2]. Il se fait remarquer à l'exposition annuelle de l'Association des arts de Finlande en 1872 et, grâce à une bourse de l'État, va étudier à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers en , où il gagne un prix au bout de cinq mois[1].

Peu de temps après, en , il est admis à l'École des beaux-arts de Paris dans l'atelier de Jean-Léon Gérôme. Il est, avec Gunnar Berndtson, un des premiers artistes finlandais à venir étudier à Paris dans les années 1870[3]. Il s'y lie d'amitié avec d'autres jeunes artistes, notamment Jules Bastien-Lepage, Pascal Dagnan-Bouveret, Henri Gervex et John Singer Sargent[4].

Sa première œuvre importante produite à Paris, Le Billet doux, lui fait remporter le prix Ducat de l'Association des arts de Finlande. Il voyage à Rome avec le marchand d'art Victor Hoving en 1876, puis reprend ses études dans l'atelier de Gérôme jusqu'en 1878[5].

Peinture d'histoire et orientalisme (1877-1880)

Ses premières œuvres sont principalement des peintures d'histoire. Blanche de Namur, inspirée du conte Neuf pièces d'argent de Zacharias Topelius[5], est exposée au Salon de 1877 et y reçoit un franc succès. L'intimité entre les deux personnages est inhabituelle pour la peinture d'histoire française de l'époque[5] et le tableau est reproduit par plusieurs éditeurs[6]. L'année suivante, après un été passé en Finlande en compagnie d'Adolf von Becker[1], il peint Le Duc Karl insultant le corps de Klas Fleming, une composition dramatique qui rappelle Le Pape Formose et Étienne VI de Jean-Paul Laurens[6]. Le tableau est peint sur les conseils de Gérôme, après une étude précise des costumes d'époque, comme pour Blanche de Namur[7]. Il s'intéresse peu aux grands thèmes bibliques et mythologiques et son réalisme le rapproche d'Ernest Meissonier[8]. Enfin, en 1879, Edelfelt peint Le Village incendié, qui représente un épisode d'une révolte paysanne ayant eu lieu en 1596[7]. Au Salon, il reçoit un succès encore plus grand que les deux tableaux précédents[7]. Son intérêt pour le plein air apparaît déjà, puisqu'il avait prévu de composer la toile d'après des paysages peints sur le motif en 1878, mais est resté insatisfait du résultat et s'est résolu à composer en atelier[7].

Entre 1878 et 1883, Edelfelt peint plusieurs tableaux typiques de l'orientalisme, dont Gérôme est un grand représentant. En 1878, il fait poser sa modèle Antonia Bonjean pour La Señorita, qui reprend l'archétype des femmes espagnoles véhiculé par les orientalistes[9]. Influencé par le Voyage en Espagne de Théophile Gautier, il finit par visiter le pays d'avril à  : Madrid, l'Alhambra, Séville, Cordoue et Tolède. Il est principalement marqué par l'Andalousie et rapporte de son voyage plusieurs toiles représentant de jeunes danseuses gitanes[9].

Succès à Paris (1880-1891)

Réalisme et plein air

À la fin des années 1870, le genre historique est en déclin, et Edelfelt se tourne à partir de 1878 vers le plein air et le réalisme de Jules Bastien-Lepage[2]. Au printemps 1879, dans une résidence d'été de sa mère à Haikko, il compose Convoi funéraire d'un enfant[1]. Le tableau reçoit une médaille de troisième classe au Salon de 1880[2],[10], faisant d'Edelfelt le premier Finlandais à recevoir une telle récompense[1]. Cette toile composée en plein air marque un tournant dans sa production[11] et le fait connaître plus largement[8]. Elle reçoit les louanges de la critique, et notamment de Jean-Baptiste Pasteur[8], par l'intermédiaire duquel Edelfelt rencontre Louis Pasteur en 1881[12]. Son succès va grandissant : l'année suivante, il gagne une médaille de deuxième classe pour son Service divin au bord de la mer, qui est acheté par l'État français pour le musée du Luxembourg[13],[14], une première pour une œuvre finlandaise[15]. La toile, influencée par les nouvelles tendances françaises, apparaît révolutionnaire pour le public finlandais habitué à l'École de Düsseldorf[15], et Edelfelt participe à la diffusion du style de Bastien-Lepage[16],[17].

Paris sous la neige, 1887, Helsinki, Galerie nationale de Finlande.

Bien qu'Edelfelt juge très négativement l'impressionnisme dans un article au journal Finsk Tidskrift en 1877[18], les influences de ce mouvement ne sont pas complètement absentes de son travail, particulièrement dans son traitement de la lumière[19]. Dans un nouvel article au Finsk Tidskrift, en 1884, il reconnaît les apports de l'impressionnisme à l'art[20], mais il ne l'apprécie pas pour autant : sa toile Les Jardins du Luxembourg est exposée à la galerie Georges Petit durant l'Exposition internationale de peinture et de sculpture de 1887[21], aux côtés d’œuvres de Monet, Pissarro ou encore Morisot, ce qui lui déplaît fortement[22]. La composition mouvementée et l'absence de hiérarchisation des personnages donnent un effet d'instantanéité assimilable à l'impressionnisme, mais la touche lisse et sophistiquée l'en éloigne franchement[21]. Le style d'Edelfelt, à la fois traditionnel et incluant des touches de modernité, assure son succès[22]. Philippe de Chennevières, directeur des Beaux-Arts de Paris à partir de 1873, parle de « l'effet général impressionniste » pour désigner cette influence visible chez un certain nombre d'artistes[23], comme Giuseppe De Nittis, Jules Bastien-Lepage, Henri Gervex et John Singer Sargent[20]. Une autre toile exposée chez Georges Petit au même moment, Paris sous la neige, peinte depuis l'atelier parisien d'Edelfelt avenue de Villiers ou de son appartement rue d'Offémont, présente un point de vue inhabituel lui aussi propre à l'impressionnisme[20].

Portraits

Edelfelt se fait connaître à partir de 1880 pour ses portraits, et en envoie un chaque année au Salon[24]. Sa manière caractéristique de rendre la personnalité du modèle assure son succès de portraitiste à la mode[24], qui culmine après Louis Pasteur, présenté au Salon de 1886, dont le retentissement est international[24]. Il représente ses modèles non pas dans une attitude classique, mais occupés et dans leurs milieux habituels[19], une idée déjà développée par Bastien-Lepage dans son Portrait d'Albert Wolff (1881) et Manet pour le Portrait d'Émile Zola (1868)[25].

Louis Pasteur (1885)

Edelfelt fut un grand ami de Louis Pasteur, qui manifesta un vif intérêt pour l'art dans son adolescence et resta proche toute sa vie du milieu artistique[12]. Son fils Jean-Baptiste, qui écrivait des critiques d'art dans des revues et avait noté favorablement Convoi funéraire d'un enfant, les fait se rencontrer en 1881[12]. La correspondance du jeune artiste est un témoin important pour étudier la personnalité de Pasteur[13].

Le portrait est commencé à la mi-, et Edelfelt pense dès le départ à représenter Pasteur dans son environnement de travail[13]. Le modèle participe à la composition, comme le révèle une lettre d'Edelfelt, qui écrit à sa mère que Pasteur a remplacé un petit flacon qu'il tenait dans sa main par un plus grand, contenant un morceau de moelle épinière prélevée sur un lapin atteint de la rage[26],[13],[25]. Il aurait dit à Edelfelt que ce détail « n'est pas encore bien compris, mais aura une grande importance dans le futur »[12]. Au moment où est réalisé le tableau, les expériences de Pasteur pour un éventuel vaccin contre la rage sont inconnues du grand public ; l'année suivante, des centaines de malades se pressent pour être vaccinés[12].

Finalement, trois tableaux représentant Pasteur sont exposés au Salon de 1886 : Louis Pasteur par Edelfelt, Louis Pasteur accompagné de sa petite-fille par Léon Bonnat, et Le laboratoire de M. Pasteur par Lucien Laurent-Gsell. La toile d'Edelfelt jouit du plus grand succès dans la presse[13], et il reçoit de nombreuses commandes de portraits[1]. Pour son portrait de Pasteur, il reçoit une médaille d'or et une médaille d'honneur à l'Exposition universelle de 1889, et est nommé chevalier de la Légion d'honneur[1],[19]. Bien qu' Edelfelt ait voulu offrir le tableau à Pasteur[22], il est acheté par l'État français dès 1886[19],[22]. Il est conservé au musée d'Orsay depuis 1986[27].

Une copie réalisée avec l'aide d'Helene Schjerfbeck est conservée à Paris à l'Institut Pasteur[22]. Bert Hansen note que ce portrait novateur a été rapidement reproduit dans la presse, et a eu une grande postérité dans la représentation archétypale des scientifiques, comme pris sur le vif et absorbés dans leur travail[13].

Engagement patriotique (1891-1905)

Installé à Paris depuis 1874, Albert Edelfelt reste attaché à la Finlande, où il passe ses étés dès 1878[21]. Il y retourne durablement en 1891  bien qu'il conserve son atelier avenue de Villiers et reste proche du milieu parisien[2].

Les scènes finlandaises qu'il peint dès la fin des années 1870, comme Le Village incendié ou Le Convoi funéraire d'un enfant, font de lui un artiste original aux yeux des critiques français, qui soulignent le caractère nordique de ses œuvres cultivé par l'artiste[21],[23]. À part Les Jardins du Luxembourg, toutes ses grandes compositions représentent des sujets finlandais[22], expression de son patriotisme renforcé par la russification de la Finlande dans les années 1890[28].

Il a alors un intérêt nouveau pour le paysage[29]. Coucher de soleil sur les collines de Kaukola est l'un des premiers qu'il peint, suivant un point de vue en plongée typique de la peinture de paysage finlandaise[29]. Le format vertical, cependant, est une nouveauté qui se diffusera au tournant du XXe siècle[29]. L’œuvre a un grand succès et est utilisée pour illustrer un ouvrage sur l'histoire du pays, La Finlande au XIXe siècle décrite et illustrée par une réunion d'artistes et d'écrivains finlandais, traduit en français en 1894[29].

De 1894 à 1900, il réalise une série d'illustrations pour les poèmes de Runeberg Récits de l'enseigne Stål, qui traitent de l'histoire de la Finlande[30], dont fait partie Soldats finlandais pendant la guerre de 1809[31]. En 1904, il réalise sa dernière œuvre importante, des fresques pour l'université d'Helsinki, représentant l'inauguration de l'université de Turku en 1640[32]. Elles ont été détruites pendant la Seconde Guerre mondiale[32].

Vie privée

Dans sa jeunesse, Edelfelt a plusieurs compagnes : sa modèle Antonia Bonjean en 1878-1879, Sophie Manzey, puis Virginie de 1880 à 1883[1], dont il a fait des portraits. Il aurait eu deux enfants d'elle et aurait envisagé de l'épouser[1].

Il se marie finalement avec une connaissance d'enfance, la baronne Ellan de la Chapelle, en 1888. Leur fils Erik, né la même année, est mort en 1910[1]. Les époux sont peu épanouis et, à la fin des années 1890, le peintre fréquente des maîtresses : la veuve d'un colonel turc, une modèle russe, puis Madame Durand[1].

Utilisation des langues au sein de la famille Edelfelt

En interne et au sein de leur cercle social en Finlande, la famille Edelfelt a socialisé en leur langue maternelle, le suédois. À Paris et à Saint-Pétersbourg, les gens socialisaient principalement en français, mais aussi en suédois avec les colonies finlandaises et nordiques dans les villes.

Le français est rapidement devenu la deuxième langue la plus forte d'Edelfelt et de sa femme Ellan[33]. Comme la plupart des personnes de la classe éduquée en Finlande à l'époque, les deux époux avaient une bonne maîtrise de la langue allemande.

Le manoir de son épouse, Saaris, était situé en Finlande finnoise — Ellan maîtrisait donc aussi le finnois. La nourrice de leur fils Erik a lui parlé finnois, mais il a ensuite eu une gouvernante anglophone, ce qui lui a fait oublier au moins temporairement son finnois.

Bien que la Finlande faisait partie de l'Empire russe à l'époque, la connaissance d'Edelfelt de la langue russe était élémentaire. Edelfelt ne parlait le russe que sous forme de phrases isolées ; même lors de ses brefs fiançailles avec la Russe Sophie Manzey, il n'a pas appris la langue[33].

Proximité avec la cour impériale de Russie

Dès 1878 et l'exposition de Le Duc Karl insultant le corps de Klas Fleming, Edelfelt est nommé membre honoraire de l'Académie des arts de Saint-Pétersbourg, où il voyage en 1881 pour rencontrer le grand-duc Vladimir[1]. La famille impériale lui commande alors plusieurs portraits de leurs enfants. Le tableau Garçons jouant sur la plage, qui jouit d'un grand succès à l'Exposition internationale de la galerie Georges Petit en 1885, est acheté par l'impératrice de Russie[11]. En 1896, il participe au sacre de Nicolas II, dont il peint deux portraits[30]. Mais il refuse par deux fois, en 1897 et en 1898, de devenir professeur à l'Académie de Saint-Pétersbourg[30].

Avec l'épouse d'Alexandre III, née au Danemark sous le nom de princesse Dagmar, Edelfelt communiquait selon la coutume de l'époque dans sa langue maternelle, le suédois, Dagmar répondant en danois. Avec les autres membres de la cour impériale, Edelfelt et sa femme Ellan parlaient français[33].

Décoration

Influence sur les artistes finlandais

Edelfelt (à droite), Louis Sparre et Akseli Gallen-Kallela peignant à Imatra en 1893.

Cette proximité avec la cour de Russie n'empêche pas Edelfelt d'être un défenseur de l'autonomie de la Finlande, ce que soulignent ses œuvres à caractère nationaliste dans la fin de sa carrière[7]. Son succès à l'étranger lui permet d'élever son pays sur la scène artistique[7] et incite de nombreux artistes finlandais à étudier à Paris, dont Helene Schjerfbeck (artiste qui fera une copie du portrait de Louis Pasteur, qu'Edelfelt achèvera d'ailleurs), Aukusti Uotila (fi) et Amélie Helga Lundahl dans les années 1880, Akseli Gallen-Kallela, Magnus Enckell, Ellen Thesleff et Eero Järnefelt dans les années 1890[34].

Son importance dans le milieu artistique finlandais trouve son apogée en 1900 alors qu'il devient commissaire du département finlandais à l'Exposition universelle[30], dans un pavillon indépendant de celui de la Russie. Edelfelt a sans doute eu un rôle dans les négociations pour le pavillon, grâce à ses relations dans le milieu artistique français[32] ou à sa proximité avec la famille impériale russe[1].

Il a en outre une influence directe sur plusieurs jeunes artistes : il est proche d'Akseli Gallen-Kallela dès 1883[35] ; Juho Rissanen intègre l'atelier d'Ilia Répine en 1897-1898 grâce à son aide[36] ; Magnus Enckell, qui lui montre ses dessins en 1887, entre sur ses conseils à l'Association des arts de Finlande[37], et c'est lui qui hérite de son atelier avenue de Villiers à sa mort[38].

Postérité

À Paris, en 2022, le Petit Palais présente une exposition d'environ quatre-vingt toiles d'Edelfelt, avec catalogue[39].

Œuvres

Cf. avertissement[40].

Davantage d’informations Titre, Technique ...
TitreTechniqueFormatDate CollectionImage
Autoportraithuile sur toile50 × 40,5 cm1874Musée d'Art Ateneum
Étude de femme nuehuile sur toile80 × 64,5 cm1874Musée d'Art Ateneum
Académie masculine, de doshuile sur toile73 × 54 cm1874Musée d'Art Ateneum
Portrait de Jean-Léon Gérômecrayon11,5 × 6,5 cmvers 1875Musée d'Art Ateneum
Portrait d'Ellen Edelfelt, sœur de l'artistehuile sur toile56,5 × 44,5 cm1876Musée d'Art Ateneum
La Leçon d'escrimehuile sur toile76 × 54 cm1877collection particulière
Blanche de Namur, reine de Suède, et le prince Håkon (La Reine Blanche)Huile sur toile96,5 × 75,5 cm1877Musée d'Art Ateneum
L'Artiste Aukusti Uotila (fi)(étude pour Charles insulte le cadavre de son ennemi Clas Eriksson Fleming, 1597)huile sur toile27 × 22 cm1878Musée d'Art Ateneum
Le Jardin du Musée de Cluny à Parishuile sur toile19 × 31 cm1878Musée d'Art Ateneum
Le Duc Charles insulte le cadavre de son ennemi Clas Eriksson Fleming, 1597huile sur toile157 × 202 cm1878Musée d'Art Ateneum
Le Village incendié : épisode de la révolte des paysans finlandais en 1596 (étude)huile sur toile20 × 33,5 cm1878-1879Musée d'Art Ateneum
Le Village incendié : épisode de la révolte des paysans finlandais en 1596huile sur toile128 × 202,5 cm1879Musée national de Finlande
Jeune Femme rousse tenant un éventail japonaishuile sur panneau55,5 × 45,5 cm1879collection Niemistö
Le Convoi d'un enfanthuile sur toile120 × 204 cm1879Musée d'Art Ateneum
En route pour le baptêmehuile sur toile73,5 × 100,5 cm1880collection particulière
Portrait d'Alfred Koechlin-Schwartzhuile sur toile115 × 98 cm1880Galerie Elstir à Paris
Parisienne lisanthuile sur toile81 × 100 cm1880Musée d'Art Ateneum
Espagnol appuyé contre un mur (étude)aquarelle sur papier29,5 × 23 cm1881Musée d'Art Ateneum
Meilleurs amis (Portrait de la sœur de l'artiste, Berta Edelfelt et de Capi)huile sur panneau41 × 31,5 cm1881Musée de l'Ermitage
Portrait du peintre Pascal Dagnan-Bouverethuile sur toile98 × 80 cm1881Musée Georges-Garret
Service divin au bord de la mer (étude)huile sur toile22 × 33,5 cm1881Musée d'Art Ateneum
Service divin au bord de la merhuile sur toile122 × 180 cm1881Musée d'Orsay
Service divin au bord de la mer (étude)huile sur toile38 × 57,5 cm1881collection particulière
Service divin au bord de la mer (étude)encre et crayon sur papier21 × 27,5 cm1881Musée d'Art Ateneum
Service divin au bord de la mer (étude pour Le Pasteur)encre et crayon sur papier21 × 21,7 cm1881Musée d'Art Ateneum
Portrait de Jean-Baptiste Pasteurhuile sur toile66 × 54 cm1881Musée Pasteur
Sous le Directoirehuile sur toile70 × 64 cm1881collection particulière
Virginie au chapeau noirhuile sur toile24 × 19 cm1881Musée national de Finlande
Mikhaïl et Ksenia enfants du tsar Alexandre IIIaquarelle sur papier29,5 × 23 cm1881-1882Musée d'Art Ateneum
Mikhaïl et Ksenia enfants du tsar Alexandre IIIhuile sur toile76 × 62 cm1882collection particulière
Jeune Femme de profilpastel sur papier62,5 × 49 cm1882Musée d'Art Ateneum
Vieille Paysanne finlandaisehuile sur toile83 × 60,5 cm1882Musée d'Art Ateneum
Sous les bouleaux IIhuile sur toile59 × 81,5 cm1882collection particulière
Portrait d'Alexandra Edelfelt, mère de l'artistehuile sur toile81,5 × 60 cm1883Musée d'Art Ateneum
La Parisienne (Virginie)huile sur toile73,5 × 92,5 cm1883Musée d'art de Joensuu (fi)
Le Long du rivage (Annie Edelfelt (fi) et son chien)huile sur toile45,5 × 58 cm1883Musée d'Art Ateneum
Portrait d'Annie Edelfelt (fi), sœur de l'artistehuile sur panneau16 × 11,5 cm1883Musée d'Art Ateneum
En mer, Golfe de Finlandehuile sur toile165 × 152 cm1883Musée des Beaux-Arts de Göteborg
Étéhuile sur toile49,5 × 58,5 cm1883collection particulière
Virginiehuile sur toile73,5 × 92,5 cm1883Musée d'art de Joensuu (fi)
Meilleurs Amis III Berta Edelfelt (fi) et CapiAquarelle et encre de Chine sur papier20 × 16 cm1883Musée d'Art Ateneum
Au pianohuile sur toile74 × 64,5 cm1884Musée des Beaux-Arts de Göteborg
Le Petit Bateauhuile sur toile89,7 × 106,5 cm1884Musée des beaux-arts de Philadelphie
Autoportrait en piedhuile sur panneau35 × 26,5 cmvers 1884Musée d'Art Ateneum
La Mer ouverte au large de Haikko (étude pour garçons jouant sur le rivage)huile sur toile22,5 × 30 cm1884Galerie nationale de Finlande
Enfants au bord de l'eau (étude)huile sur toile40 × 33 cm1884Musée d'Art Ateneum
Enfants au bord de l'eauhuile sur toile90 × 107,5 cm1884Musée d'Art Ateneum
Portrait de Berta Edelfelt (fi), sœur de l'artistehuile sur toile59,5 × 44,5 cm1884Musée d'Art Ateneum
Portrait de Louis Pasteur (étude)huile sur toile61 × 50,5 cm1885Musée d'Art Ateneum
Portrait de Louis Pasteurhuile sur toile155 × 127,5 cm1885Musée d'Orsay (en dépôt)
Apprentis tailleurs dans un asile d'enfants, Finlandehuile sur toile44 × 54 cm1885fondation Lauri et Lasse Reitz à Helsinki
L'Heure de la rentrée des ouvriers, Finlandehuile sur toile93,5 × 135 cm1885Musée national d'art à Copenhague
Apprentis tailleurs dans un asile d'enfants, Finlandehuile sur toile44 × 54 cm1885fondation Lauri et Lasse Reitz à Helsinki
Femme en noir, assise (Thérèse noire)huile sur toile55 × 43 cm1886Musée d'Art Ateneum
Portrait du sculpteur Ville Vallgren et de sa femme, l'artiste Antoinette Råström (fi)pastel et caséine à la détrempe116 × 139 cm1886Musée des Beaux-Arts de Göteborg
Au Jardin du Luxembourg (étude finale)huile sur panneau26 × 35 cm1886Musée d'Art Ateneum
Femme dans une barque (étude pour Jeunes Filles dans une barque)huile sur toile36,5 × 53 cm1886Musée d'Art Ateneum
Jeunes Filles dans une barquehuile sur toile33,5 × 40,5 cm1886Musée d'Art Ateneum
Jeunes filles nouant des guirlandes (étude)huile sur toile48,5 × 68 cmvers 1886Musée d'Art Ateneum
Petite Fille tricotant une chaussette huile sur toile50 × 59 cm1886Musées d'art Serlachius Gustaf et Gösta à Mänttä-Vilppula
Les Constructeurs de navireshuile sur toile135 × 93,5 cm1886collection particulière
Vue de la côte à Porvoohuile sur toile48 × 64,5 cm1886-1887Fondation Fortum Art
La Réponsehuile sur panneau29 × 37 cm1887Nationalmuseum
Devant l'église, Finlande (étude finale)huile sur toile50 × 43 cm1887Musée d'art de Turku
Devant l'église, Finlandehuile sur toile129,5 × 158,5 cm1887Musée d'Art Ateneum
Toits de Paris sous le neigehuile sur panneau46 × 37 cm1887Musée d'Art Ateneum
Au Jardin du Luxembourghuile sur toile141,5 × 186,5 cm1887Musée d'Art Ateneum
Portrait de René Vallery-Radothuile sur toile66 × 56,5 cm1888Musée Pasteur
Portrait de Marie-Louise Pasteurpastel59 × 49 cm1888Musée Pasteur
Repasseuses (étude)huile sur toile59,5 × 75,5 cm1888Musée d'Art Ateneum
Vue depuis les collines de KaukolaAquarelle sur papier48,5 × 32,5 cm1888-1889Musée d'Art Ateneum
Paysageaquarelle et gouache22,5 × 30 cmvers 1889Musée de l'Ermitage
Autoportrait en costume du XVIIe sièclehuile sur toile64,5 × 70,5 cm1889Musée d'Art Ateneum
Journée d'hiver sur la place du marché d'Helsinki (étude)huile sur panneau de bois31,5 × 41 cm1889Musée d'Art Ateneum
Le Fils de l'artiste, Erik Edelfelt (sv), dans un landauhuile sur toile46,5 × 40,5 cm1889Musée d'Art Ateneum
Image de couverture pour la revue artistique Helsingfors-Paris 1889Crayon et encre de Chine sur papier49 × 30,5 cm1889Musée d'Art Ateneum
Coucher de soleil sur les collines de Kaukolahuile sur toile116,5 × 83 cm1889-1890Musée d'Art Ateneum
Couple et autres personnes à l'Exposition de la Société nationale des beaux-artsIllustration, genre affiche, insérée dans le texte d'une lettre? × ?cmvers Galerie nationale de Finlande
Le Christ et Marie Madeleine, une légende finlandaisehuile sur toile216 × 152 cm1890Musée d'Art Ateneum
Mouillage à Copenhaguehuile sur toile95 × 150 cm1890bureau du président de la République de Finlande (collection d'art impériale)
Paysage provençal ou de Bordigherahuile sur toile55 × 45 cm1891Musée Pasteur
Rivage à Haikko en automneAquarelle sur papier45,5 × 31,5 cmvers 1892Musée d'Art Ateneum
Paysage d'hiver au parc Kaivopuisto, Helsinki (journée de décembre) huile sur toile54 × 81 cm1892Musée d'Orsay
Portrait de l'écrivain Juhani Ahohuile sur toile32 × 22 cm1892Musée d'Art de Turku
Larin Paraske (Incantation)huile sur toile71 × 106 cm1893Musée d'Art d'Hämeenlinna
Solveig IIhuile sur toile82 × 55 cm1893Musée des beaux-arts de Helsinki
Chagrinhuile sur toile107,5 × 89,5 cm1894Musée d'Art Ateneum
L'Île de Särkkähuile sur toile63 × 91 cm1894Musée d'Art Ateneum
Autoportraithuile sur toile50 × 40,5 cm1874Galerie nationale de Finlande
Portrait du docteur Émile Roux faisant son courshuile sur toile131 × 93 cm1895Musée Pasteur
Esquisse pour la revue La Finlande pittoresqueAquarelle et crayon sur papier31,5 × 49,5 cm1895-1896Musée d'Art Ateneum
Portrait d'Ellan Edelfelt (fi), femme de l'artistehuile sur toile100 × 60 cm1896Musée d'Art Ateneum
La Marche du régiment de Porigouache sur papier54 × 41,2 cm1897-1900Musée d'Art Ateneum
Notre Pays (illustration pour la page de titre de ce poème dans Les Récits de l'enseigne Stål de Johan Ludvig Runeberg)encre de chine et gouache sur papier31 × 23,5 cm1897-1900Musée d'Art Ateneum
Porvoo depuis la colline de Näsinmäki huile sur bois23 × 34 cm1898Musée d'Art Ateneum
Proposition de couverture pour la revue Ateneum (fi) publiée par Wentzel Hagelstam (fi)encre de Chine et gouache sur papier25 × 27 cm1898Musée d'Art Ateneum
Pêcheurs finlandaishuile sur toile86 × 146 cm1898Musée d'Art Ateneum
Le Port de Nyländska Jaktklubben (fi) à Helsinkihuile sur toile125 × 175,5 cm1899Musée d'Art Ateneum
Portrait de madame Pasteur en deuilhuile sur toile107 × 90 cm1899Musée Pasteur
Vue sur HaikkoHuile sur toile124,5 × 175 cm1899Musée d'Art Ateneum
La Mort de Wilhelm von Schweringouache37,5 × 30,5 cm1900Galerie nationale de Finlande
Portrait de Camille Vallery-Radothuile sur toile111 × 69 cm1901Musée Pasteur
Portrait de la cantatrice Aino Acktéhuile sur toile200,5 × 90 cm1901Musée d'Art Ateneum
Aino Ackté en Alceste sur les rives du Styxhuile sur toile101 × 60 cm1902Musée d'Art Ateneum
Portrait du professeur Johan Wilhelm Runeberg (fi), doyen de la faculté de médecine d'Helsinkihuile sur toile132 × 89 cm1902Musée de l'université d'Helsinki
Autoportrait au bureauencre de chine sur papier36 × 27 cm1902-1903Musée d'Art Ateneum
La Villa d'été de l'artiste à Haikkohuile sur toile64 × 53,5 cm1905Musée d'Art Ateneum
Au parc de Saint-Cloudhuile sur toile65 × 81,5 cm1905Musée d'Art Ateneum
Le Cottage des Karlsson (sa dernière œuvre)aquarelle gouache et crayon sur carton30 × 47 cm1905Musée d'Art Ateneum
Georg Carl von Döbeln sur le champ de bataille, la nuit (illustration pour le poème Döbeln à la Bataille de Jutas (fi))encre de chine et gouache sur papier31,5 × 17,5 cm?Musée d'Art Ateneum
Portrait de Jean-Baptiste Pasteureau forte20,7 × 14,8 cm?Musée d'Art Ateneum
Enfant de profilDessin sur un éventail? × ?cm?Musée Pasteur
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