Alex De Taeye

compositeur belge From Wikipedia, the free encyclopedia

Alex De Taeye (ou Alexandre De Taeye), né à Bruxelles le et mort à Casteau le , est un organiste et compositeur belge de musique classique.

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Alexandre De Taeye
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Habanera, composition by Alexandre De Taeye, Music Departement of the Royal Library of Belgium (KBR), Becko V-9-4 Mus
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Biographie

Alexandre Robert De Taeye, né à Bruxelles le 23 octobre 1898, est le fils de Jean De Taeye, tailleur, et de Marie Louise Robert. Le , il épouse à Bruxelles Denise Thiriar qui lui donne un fils, Jean, avocat, et deux filles, Yannick et Nicole, violoniste soprano.

En 1908, il est admis au Conservatoire royal de Musique de Bruxelles. Il y suit les cours de solfège (premier prix en 1912) et de piano et d’harmonie pratique puis fréquenta les classes d’orgue, d’harmonie écrite, de contrepoint (1918) et de fugue (1920). Il travaille également à la composition avec Paul Gilson, éminent pédagogue.

Très tôt remarqué pour ses aptitudes musicales, il ne tarde pas à remporter de nombreux prix de composition : prix Agniez et celui du Cercle Tinel, consacré à la musique religieuse (Bruxelles), prix de la Société Royale d'Harmonie (Anvers), prix Salabert et la médaille d'or du Salon des musiciens français (à Paris), prix d'honneur des concours fédéraux de la Touraine (Tours), prix Hawkes (Londres) et prix UGDA (Union du Grand - Duc Adolphe) à (Luxembourg)[1]. En 1927, il remporte surtout le prestigieux Premier Grand Prix de Rome, récompensant sa composition Le Rossignol, cantate en deux tableaux pour récitante, soli, chœur et orchestre[2].

Au cours des années 1920, il compose l’accompagnement sonore de plusieurs films muets projetés à Bruxelles.

Á partir de 1929, Alex De Taeye enseigne la lecture musicale et la transposition au Conservatoire de Musique de Bruxelles. En 1940, il devient titulaire du cours d’harmonie pratique dans le même établissement et le reste jusqu’en 1950.

De 1925 à son décès en 1952, il dirige musicalement la Royale Harmonie de Frameries[3], manifestant ainsi son goût pour la musique et les fêtes populaires.

En 1931, il est directeur du Conservatoire de Mons et tout au long de sa direction, Alex De Taeye accorde une grande importance aux orientations pédagogiques qu’il expose lui-même dans un document résolument moderne pour son époque. Selon lui le Conservatoire doit travailler deux directions complémentaires : renforcer la technique musicale des élèves et parfaire leur éducation générale. On y retrouve déjà le principe des « Humanités musicales » qui ont été créées plus tard dans les conservatoires royaux du pays[4]. Il fait également partie du corps professoral du Conservatoire de Mons.  Il dira " il faut des diplômes universitaires à ceux de nos professeurs dont les cours touchent aux arts en général et à l’esthétique en soi." [5]Sous sa houlette, l'établissement est promu Conservatoire royal en 1948, au même titre que ceux de Bruxelles, Anvers, Liège et Gand.

Devenu directeur des Éditions Cranz – Bruxelles, Alex De Taeye reçoit et publie bon nombre de ses confrères. Il est également sociétaire de la Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique (Sacem). L’éclectisme de son écriture a intéressé, très vite, les grandes maisons d’édition françaises et belges de l’époque.

Lors de son dernier concert dans la grande salle du Théâtre royal de Mons., le 16 février 1952, il conduit l’Orchestre National de Belgique et accompagne Giulia Bardi, du Metropolitan Opera de New York ; il dirige notamment le Tannhäuser de Richard Wagner pour qui il avait une admiration sans borne)[6]. Le lendemain de ce concert triomphal, il décède d'une crise cardiaque à Casteau en rentrant chez lui en voiture. Il reçoit à Mons des funérailles avec les honneurs militaires et est inhumé au cimetière de Mons.

Style artistique

Alex De Taeye est un compositeur qui a laissé un catalogue multiple – plus de 150 œuvres répertoriées – pour grand orchestre symphonique, harmonie et fanfare, musique de chambre, musique instrumentale et vocale, chœurs, musique de scène et de ballet, musique religieuse et un drame lyrique (Yannick).

Dès 1923, Alex De Taeye publie ses premières œuvres pour orchestre : Les esquisses symphoniques et un diptyque Paysages wallons – Paysages flamands, suivies, en 1924, d’un triptyque dramatique, Les Croix de Bois, inspiré par le célèbre récit de guerre de Roland Dorgelès. Il y dépeint la guerre des tranchées, 1914 – 1918, en une grande fresque dramatique qui lui vaut le prix Émile Agniez, remis par le roi Albert Ier en 1927. L’œuvre a été transcrite pour grand orchestre d’harmonie[7].

Son drame lyrique Yannick, en deux tableaux, est créé sur les scènes de l’Opéra royal de Gand et de l’Opéra royal de Liège en 1934. Yannick est un drame lyrique sur un livret-poème de Fernand Beissier, drame d’atmosphère angoissante, de climat rude et de lyrisme rendu par une riche orchestration[8].

Le langage harmonique de Alex De Taeye prend toute sa plénitude dans sa Fantaisie rhapsodie (1937) et ses Deux mouvements symphoniques (1941).

Hommages et distinctions

Le , la ville organise une cérémonie d'hommage à Alex De Taeye avec remise au Conservatoire de Mons d'un buste de bronze à son effigie, œuvre du sculpteur André Hupet[1].

La fille d'Alex de Taeye, Nicole, a créé une fondation en 1992 pour perpétuer la connaissance et la diffusion de ses œuvres. La fondation est gérée par sa petite-fille, Nicole de Taeye et son petit-fils, Jean-Pierre Hiard. Un site internet et une page facebook lui sont dédié.

La décoration suivante lui a été décernée :

Catalogue de ses compositions

Orchestre

  • Á la cour de Diane, reine des bois : Orchestre de chambre – 00:15:15
  • Air de ballet : Orchestre – 1931 00:02:15
  • Andalouse : Orchestre – 1929 00:02:15
  • Aspiration : Orchestre – 1930 00:04:00
  • Ce soir poignant d’avril : Orchestre – 1930 00:00:00
  • Chanson italienne : Orchestre – 1931 00:03:10
  • Circenses : Orchestre – 1929 00:03:20
  • Cortège des Bacchantes : Orchestre – 1929 00:05:00
  • De profundis clamavi : Soli, chœur mixte à 4 voix, orgue et petit orchestre ad lib. – 00:04:30
  • Épilogue : Orchestre – 1929 00:03:30
  • Esquisses symphoniques : Orchestre – 1923 00:13:00
  • Fantaisie rhapsodique : Orchestre – 1938 00:13:00
  • Fatalité : Orchestre – 1929 00:03:50
  • Graziella : Orchestre 00:03:30
  • Inapaisement : Orchestre 00:03:00
  • La loi d’amour : Orchestre – 1927 00:02:15
  • Le rossignol : Soprano et orchestre – 1927 – 00:50:00
  • Les croix de bois : Orchestre  00:00:00 - D’après le roman de Roland Dorgelès
  • Lettre à papa : Chœur d’enfants et orchestre – 1940 – 00:05:00
  • Mon cœur s’apaise : Soprano et orchestre – 00:05:00
  • Mouvements symphoniques : Orchestre – 1938 00:22:00
  • Par un clair matin : Orchestre – 1929 00:04:30
  • Yannick : Opéra – 1935 – 01:05:00
  • Yannick : Prélude – Interlude : Opéra – 1935 00:10:00

Harmonie ou fanfare

  • Cortège festival : Harmonie ou fanfare pure – 00:08:00
  • Fanfare d’inauguration : Fanfare – 00:04:30
  • Fanfare funèbre : Fanfare – 00:04:30
  • Le chant des Belges : Choeur d’Hommes et orchestre d’harmonie – 00:00:00
  • Ode à Terpsichore : scène de ballet : Arrangement pour harmonie
  • Paysages wallons :  Op. 11, 1925 – harmonie militaire

Carillon

  • L’âme des clochers : Carillon et orchestre – 00:12:00

Chœur

  • A Sainte Cécile : Chœur mixte et piano – 00:05:00
  • De profundis clamavi : Soli, choeur mixte à 4 voix, orgue et petit orchestre ad lib. – 00:04:30
  • Fleur d’épine : Soli, choeur mixte et 2 pianos – 00:35:00
  • L’âme des clochers : Chœur à 4 voix mixtes et piano – 1940 – 00:12:00
  • Lettre à papa : Chœur d’enfants et piano – 1940 – 00:05:00
  • Reflets : Choeur de Femmes a cappella – 00:04:00
  • Sancta Maria : Soli, choeur mixte à 4 voix et orgue – 00:05:30
  • Un prisonnier : Chœur à deux voix d’hommes avec accompagnement de piano –  1941
  • Yannick : Choeur mixte et piano – 1935 – 01:05:00

Musique de chambre

  • Aubade à l’aimée : Violon, violoncelle et piano – 00:02:45
  • Badinage : Violon, violoncelle et piano – 00:02:20
  • Douleur : Violon, violoncelle et piano – 00:03:30
  • Mélodie : Violon, violoncelle et piano – 1926 – 00:03:00
  • Sourire d’avril : Violon, violoncelle et piano – 00:03:00
  • Trio en ut : Violon, violoncelle et piano – 00:23:00

Cordes

  • Canzonetta : Violon et piano – 00:03:00
  • Chanson d’Arlette : Violon et piano – 00:03:00
  • Humoresque : Violon et piano – 00:03:00
  • Méditation : Violon et orgue
  • Romance : Violon et piano – 00:08:00
  • Romance n°2 : Violon et piano – 00:07:00
  • Intermezzo – caprice : Violoncelle et piano – 00:03:00
  • Viole et tambourin : Violoncelle et piano – 00:03:00
  • Chant d’Orient : Violoncelle (ou cor anglais) et piano – 1944 – 00:03:00
  • Rouse de pierrot : Sérénade pour cello solo
  • Chant d’amour : Instrument de cuivre, bois ou cordes et piano – 00:03:00

Instruments à vents

  • Chant élégiaque : Clarinette solo en si bémol et piano – 00:05:00
  • Chant d’amour : Instrument de cuivre, bois ou cordes et piano – 00:03:00
  • Chant d’Orient : Cor anglais et piano –1944 – 00:03:00
  • Pièce concertante : Trompette chromatique en Sib ou en Ut bugle ou piston
  • Scène Agreste : Flûte et piano – 00:07:00

Voix

  • A l’enfant qui ne veut dormir… : Mélodie pour voix moyennes ou graves – 1944
  • A mi-voix : Voix moyenne et piano – 1927 – 00:01:45
  • A mon fils : Voix moyenne et piano 00:03:00
  • Bénis ceux qui chantent : Voix moyenne et piano – 00:00:00
  • Ce soir poignant d’avril : Voix basse et piano – 00:00:00
  • Chansons naïves : Voix moyenne et piano- 00:03:00
  • Dix vocalises modernes : Voix élevée et piano – 00:00:00
  • En mai : Mélodie pour voix moyennes – 1942
  • Été : Voix moyenne et piano – 00:03:00
  • Inapaisement : Voix moyenne et piano – 00:03:00
  • La cloche du soir : Voix moyenne et piano- 00:03:00
  • La loi d’amour : Voix élevée et piano – 1926 –00:03:00
  • La loi d’amour : Chant et piano – 1927 – 00:02:15
  • Le rossignol : Soprano et orchestre – 1927 – 00:50:00
  • Mariannie : Voix élevée et piano  – 00:00:00
  • Mais moi je suis t’un garçon : Chanson enfantine à une ou deux voix (ad libitum)
  • Mon coeur s’apaise : Soprano et orchestre – 00:05:00
  • Nocturne : Voix élevée et piano  – 00:00:00
  • Paysage : Voix moyenne et piano – 00:00:00
  • Pourquoi ? : Voix moyenne et piano – 00:00:00
  • Quiétude : Voix moyenne et piano – 00:00:00
  • Sagesse : Mélodie pour voix moyennes
  • Soir sur l’Etna : Voix élevée et piano – 00:03:00
  • Soir sur les Landes : Voix moyenne et piano- 00:03:00
  • Trois chansons enfantines : Une ou deux voix ad libitum et piano – 00:00:00
  • Vaine attente : Voix moyenne et piano – 00:03:00
  • Yannick : Opéra – 1935 – 01:05:00
  • Yannick : Prélude – Interlude : Opéra – 1935 00:10:00

Piano

  • Caprice romantique : Piano – 1927 – 00:06:00
  • Près d’un Berceau : Piano – 1950 – 00:03:10
  • Scherzo : Piano – 00:05:30
  • Scherzo con brio : Piano – 1927 – 00:05:30
  • Solitude : Piano – 1950 – 00:03:15
  • Sonate : Piano – 00:24:00
  • Sonatille : Piano – 1950 –  00:03:30
  • Sonatine op. 182 : Piano –  00:10:00
  • Trois pièces : Piano à 4 mains –  1942 – 00:13:15

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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