Alexander Shirvanzade
écrivain arménien (1858-1935)
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Alexander Movsesyan (en arménien : Ալեքսանդր Շիրվանզադե), connu sous le nom de plume Shirvanzade, né le et mort le , est un romancier et un dramaturge arménien.
| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture |
Aleksandr Şirvanzadənin qəbri (d) |
| Nom dans la langue maternelle |
Ալեքսանդր Մինասի Շիրվանզադե |
| Nom de naissance |
Ալեքսանդր Մինասի Մովսիսյան |
| Nationalité | |
| Domicile |
Paris (- |
| Activités |
| Genre artistique |
Récit (en) |
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| Distinctions |
Biographie
Alexander Movsesyan naît le à Chamakhi. Son père, Minas, était tailleur.
Il fréquenta l'école du diocèse arménien, avant de suivre deux années d'études russes. Après la faillite de l'entreprise familiale, le jeune Alexander doit subvenir aux besoins de sa famille et, en 1875, part pour Bakou afin d'occuper un poste de commis dans l'administration d'État. Il y vit dans la famille de sa tante, au sein du milieu intellectuel possédant une riche bibliothèque et recevant la presse de l'époque. Le célèbre acteur Hovhannes Abelian grandit dans cette même famille. Les frères d'Abelyan devinrent également célèbres : l'un comme personnalité publique, l'autre comme dramaturge. En 1878, Shirvanzade commençe à travailler comme comptable dans une compagnie pétrolière. Durant cette période, sa passion pour la littérature s'intensifie et il commence à lire de la littérature russe en plus de la littérature arménienne. Cet amour le mena à un nouveau poste : en 1881, il devint responsable de la salle de lecture de la bibliothèque nouvellement créée.
À 17 ans, il part pour Bakou afin de gagner sa vie, travaillant comme commis et comptable. Tout en lisant, Shirvanzade fait ses premiers essais littéraires. Il est publié dans des journaux arméniens tels que Mschak et Megu Hayastani. Il tente d'écrire un roman sur une ville pétrolière, mais le détruit, n'en laissant qu'une partie, Incendie dans la raffinerie de pétrole, qui devient sa première œuvre publiée (Mschak, 1883). En 1883, il s'installe à Tiflis, centre de la vie culturelle arménienne.
De 1886 à 1891, il travaille pour l'hebdomadaire Ardzagank et y fait publier ses romans Namus et Arambi. Son roman Arsen Dimaksyan parait dans la revue Murch. Il accéda à la célébrité avec son roman Chaos, publié en 1898, qui dépeint la vie dans une grande ville.
Durant le génocide arménien perpétré en Turquie entre 1894 et 1896, Shirvanzade, membre du parti Hunchak, publie des articles dans la presse pour défendre les Arméniens et, afin de collecter des fonds pour les victimes, se rend en Russie. Il est cependant arrêté par les autorités tsaristes et emprisonné à la prison de Metekhi. En 1898, il s'exile à Odessa pendant deux ans, où il poursuit son œuvre littéraire.
En 1905-1910, il vit à Paris.
Il accueille favorablement la Révolution d'Octobre de 1917 et, en 1926, il retourna en Arménie soviétique, où il vivra jusqu'à sa mort.
Admiratif des réalisations de l'Arménie soviétique, il fut l'un des fondateurs de la littérature arménienne soviétique. Il participe au Premier Congrès des écrivains soviétiques en 1934.
En 1925, le réalisateur Amo Bek-Nazarov porte à l'écran son roman Namus (Honneur).
Il repose au Panthéon du parc Komitas.