Alexandre Allegret-Pilot
homme politique français
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Alexandre Allegret-Pilot, né le à Annecy, est un homme politique et haut fonctionnaire français.
| Alexandre Allegret-Pilot | |
Alexandre Allegret-Pilot en 2024. | |
| Fonctions | |
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| Député français | |
| En fonction depuis le (1 an, 8 mois et 14 jours) |
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| Élection | 7 juillet 2024 |
| Circonscription | 5e du Gard |
| Législature | XVIIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | AD/UDR |
| Prédécesseur | Michel Sala |
| Conseiller municipal de Fillière | |
| En fonction depuis le (6 ans et 7 jours) |
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| Élection | 15 mars 2020 |
| Maire | Christian Anselme |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Annecy (France) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | LR (2022-2024) UDR (depuis 2024) |
| Diplômé de | Université d'Aix-Marseille ESSEC Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ENA |
| Profession | Haut fonctionnaire |
| modifier |
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Il est élu député en dans la cinquième circonscription du Gard, en tant que candidat de l'UDR d'Éric Ciotti soutenu par le Rassemblement national.
Biographie
Études
Alexandre Allegret-Pilot étudie au lycée du Parc puis à l'ESSEC (promotion 2013)[1] et à l'École nationale d'administration[2] (2017-2019, promotion Molière)[3].
Il est également diplômé en sciences de l'environnement et en biologie[4].
En 2014, il cofonde le cabinet de conseil 4A[5].
Il est haut fonctionnaire au ministère des Finances en charge des entreprises en difficulté[4].
Parcours politique
Il est élu conseiller municipal de la commune de Fillière (Haute-Savoie) lors des élections municipales de 2020, sur la liste « Plus loin, ensemble » du maire sortant Christian Anselme[6],[7].
Il est à la tête d'une liste divers droite lors des élections sénatoriales de 2020 en Haute-Savoie, sans obtenir d'élu[8].
Il se présente aux élections départementales de 2021 avec Anne de Beauchesne dans le canton d'Annecy-3 pour la liste Haute-Savoie libertés. Ils récoltent 8,92 % des voix exprimées[9],[10],[11].
Alexandre Allegret-Pilot est élu député de la 5e circonscription du Gard au sein de l'alliance formée par le parti d'Éric Ciotti, les Républicains à droite, et le Rassemblement national[12] lors des élections législatives de 2024 avec 51,58 % des voix face au candidat du Nouveau Front populaire et député sortant Michel Sala[13],[14],[15]. Sa suppléante est Nina Rafati[16].
Détail des fonctions et mandats
Mandats électifs
- Élu municipal sur la commune de Fillière (Haute-Savoie) depuis 2020[6].
- Depuis le : député de la 5e circonscription du Gard.
Controverses
Publications outrancières sur les réseaux sociaux
Son compte X est supprimé le , après la résurgence de publications datant de 2023 et 2024 dans lesquelles il qualifie la parité femmes-hommes de « régression » et l'inscription de l'IVG dans la Constitution de « mascarade », écrit « les nazis n'avaient pas leurs médecins ? » sous un article de Mediapart sur des médecins qui suivent des enfants transgenres, et tient des propos xénophobes. Il dénonce une « instrumentalisation » de ses propos et annonce porter plainte pour « diffamations et menaces »[4],[17],[18],[19]. Toujours sur les réseaux sociaux, en commentaire d'un tweet de l'écologiste Sandrine Rousseau, il écrit : « La peine de mort, allez ! »[20].
Le , il publie sur X/Twitter une carte statistique contestée censée représenter la répartition du quotient intellectuel dans le monde. Cette carte, apparue dans les années 2000, est issue de l'ouvrage controversé IQ and Global Inequality (en) (faisant suite à IQ and the Wealth of Nations) de Richard Lynn et Tatu Vanhanen, dont les conclusions, rejetées par la communauté scientifique, établissent un lien entre génétique et intelligence. Selon Libération, il s'agit d'un « visuel bien connu des sphères de l’extrême droite racialiste, censé démontrer l’infériorité intellectuelle des populations africaines et moyen-orientales ». Quelques jours plus tard, la plateforme restreint l’accès à cette publication en France, à la suite de signalements d’utilisateurs[21],[22].
Soupçon d'escroquerie
Le , Le Monde révèle qu'Alexandre Allegret-Pillot a autorisé le , en tant que chef de la mission de restructuration des entreprises au ministère de l’Économie, un prêt d'un montant de 1,3 million d'euros à une société inexistante dénommée Vitis Gallica. Il prétend avoir appliqué une décision de Bruno Le Maire, ce que celui-ci dément[23]. Engagé alors dans la campagne législative, il est censé être en congé de ses fonctions au ministère. En outre, la procédure à l'octroi des aides n'aurait pas été respectée[24]. L’arrêté relatif au versement de l'aide est abrogé quelques jours plus tard par les services du ministère[25],[23], et Le Monde affirme que ce versement s'inscrit dans une tentative d'abus d'un vigneron de l'Ain en difficulté financière, dont Alexandre Allegret-Pilot aurait tenté de s'accaparer les parts de la société en contrepartie du versement de ce prêt[26].
Le ministère de l’Économie et des Finances saisit le procureur de la République au titre de l'article 40 du code de procédure pénale et procède à la vérification de plusieurs autres dossiers gérés par Alexandre Allegret-Pilot[26],[27].
Un recours en cassation est également formé pour demander l'annulation de l'élection législative dans la 5e circonscription du Gard par Nordine Tria, candidat sans étiquette dans la circonscription, estimant qu'Alexandre Allegret-Pilot était inéligible en raison des fonctions qu'il exerçait[28],[29].
Accusation d'infraction au code électoral
Une plainte est déposée à l'encontre d'Alexandre Allegret-Pilot après les élections par Michel Sala, député sortant de sa circonscription, qui l’accuse d’avoir enfreint le code électoral et relayé des contenus mensongers à son encontre durant la campagne[30].
Incitation au cyberharcèlement
Le , après la couverture des obsèques de Jean-Marie Le Pen par la journaliste du Monde Ivanne Trippenbach, Alexandre Allegret-Pilot appelle les utilisateurs de X à harceler en ligne cette dernière[31],[32]. « Lâchez-vous. « Qui vit par l'épée périra par l'épée » » écrit-il sur X après que la journaliste a été l'objet de messages d’insultes et des menaces de mort[33]. Le , Mediapart révèle que la Ligue des droits de l'Homme réclame auprès de justice l’ouverture d’enquêtes le concernant, en raison d'une dizaine de plaintes et mains courantes déposées par des opposants politique, en un an et demi de mandat de l’élu[34].