Alexandre de Châteauneuf-Randon
général et homme politique français (1757-1827)
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Alexandre Paul de Châteauneuf-Randon, dit Châteauneuf-Randon, né le 19 octobre 1757 à Tarbes (généralité d'Auch et Pau, actuel département des Hautes-Pyrénées)[1], mort le 22 octobre 1827 à Épervans (département de Saône-et-Loire)[2], est un homme politique de la Révolution française et du Premier Empire.
| Préfet des Alpes-Maritimes | |
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| Député de la Lozère | |
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| Député aux États généraux de 1789 | |
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| Gouverneur militaire de Strasbourg (d) |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Alexandre Paul Guérin de Chateauneuf-Randon du Tournel |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Famille | |
| Enfant |
Aldebert de Châteauneuf-Randon (d) |
| Parentèle |
Anne-Guérin de Châteauneuf-Randon (d) (arrière-grand-père paternel) |
| Arme | |
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| Grade |
Biographie
Sa famille est l'une des plus anciennes de la noblesse du Gévaudan. Son père est Guillaume de Châteauneuf-Randon et sa mère Paule de Launay. Il est marquis de Joyeuse et comte de Châteauneuf-Randon.
Il choisit une carrière militaire, qui le mène à Paris au service de la maison du comte d'Artois, (le futur Charles X, roi de France). Il a été lieutenant-général des armées du Roi[3]. Puis, au début de la Révolution française, il est colonel de la « légion des Alpes ci-devant légion du Midi » également appelée « légion de Montesquiou ».
Mandat à la Constituante
En mars 1789, Alexandre de Châteauneuf-Randon prend part à la réaction des cahiers de doléances de la noblesse de la sénéchaussée de Mende[4]. En mai, il est élu représentant suppléant de la noblesse pour la sénéchaussée de Mende aux États généraux[5].
Le 1er septembre 1789, Châteauneuf-Randon est admis à siéger en remplacement de Jean-Joseph d'Apcher, démissionnaire[6]. Le 4 mai 1791, il vote en faveur du rattachement du Comtat Venaissin à la France[7].
Mandat à la Convention
La monarchie constitutionnelle mise en application de la constitution du 3 septembre 1791 prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En septembre 1792, Alexandre de Châteauneuf-Randon est élu député du département de la Lozère, le deuxième sur cinq, à la Convention nationale[8].
Il siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine[9] :
L'Assemblée a décrété, à l'unanimité, Louis convaincu de conspiration ; la loi le condamne à la mort. Les considérations politiques n'ont été invoquées que par le fanatisme et la superstition. Heureusement le règne en est passé. On parle d'une faction ; je n'y crois pas : si je pouvais y croire, je ne la verrai que du côté de ceux qui mettent tant de méchanceté à supposer des partis. Mais si quelque ambitieux osait attaquer la liberté, les bras du peuple sont levés, et je briguerai l'honneur de porter les premiers coups. Je vote pour la mort de Louis le dernier.
Le 13 avril 1793, il vote contre la mise en accusation de Jean-Paul Marat[10] :
Je partage avec mes collègues de la Montagne, l'indignation de que nous éprouvons tous sur la manière précipitée, passionnée et injuste avec laquelle l'on a présenté le rapport et le décret d'accusation contre Marat : en conséquence, je dis non...
Le 28 mai, il vote contre le rétablissement de la Commission des Douze[11].
Le 21 août 1793, aux côtés de Georges Couthon et d’Étienne-Christophe Maignet (députés du Puy-de-Dôme), il est envoyé en mission dans le département du Rhône-et-Loire et près l'armée des Alpes.
Il est nommé par Bonaparte préfet des Alpes-Maritimes le 13 frimaire an X (), et prend ses fonctions au plus tôt le 29 pluviôse an X (), date de fin de fonction de son prédécesseur. Il est relevé à la suite de difficultés avec son secrétaire général Capelle le 21 ventôse an XI (), qui l'emporte grâce à ses appuis auprès du ministre de l'Intérieur Chaptal[12]. Son successeur est le préfet Dubouchage, qui est nommé le 26 ventôse an XI (). Chateauneuf-Randon se retire à Ispagnac.
En 1808, il écrit au ministre de la Guerre Clarke pour offrir ses services, mais ses demandes restent sans réponse. Il est mis à la retraite en 1811.
Il est emprisonné pour dettes du au [13].
Au retour de Louis XVIII, il demande la croix de chevalier de l'ordre de Saint-Louis, sans succès.
Il meurt criblé de dettes le .
