Alexis Legrand
haut fonctionnaire et personnalité politique française
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Alexis Legrand, né le à Paris et mort le [1] à Uriage-les-Bains (Isère), est un haut fonctionnaire français, député de la Manche. À la tête de l'administration des ponts-et-chaussées et des mines sous la monarchie de Juillet, il chercha à imprimer aux travaux publics une impulsion qu’ils n’avaient pas reçue jusqu’alors.
| Alexis Legrand | ||
| Fonctions | ||
|---|---|---|
| secrétaire de la commission des canaux placée auprès de Becquey | ||
| – (9 ans) |
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| secrétaire du Conseil général des ponts-et-chaussées | ||
| – (3 ans) |
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| Prédécesseur | Barnabé Brisson | |
| Successeur | Augustin Fresnel | |
| secrétaire général du ministère des Travaux publics | ||
| – (1 mois et 14 jours) |
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| Prédécesseur | Laubry ( - ) | |
| Successeur | emploi supprimé à la suite de la suppression du ministère | |
| chargé provisoirement de l’administration des ponts-et-chaussées et des mines | ||
| – (2 ans et 1 jour) |
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| Prédécesseur | Simon Bérard ( - ) |
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| directeur général des ponts et chaussées et des mines | ||
| – (13 ans, 6 mois et 10 jours) |
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| Successeur | emploi laissé vacant jusqu'à la nomination de Franqueville en 1855 | |
| vice-président de la section de l'Agriculture, du Commerce et des Travaux publics au Conseil d’État | ||
| – (2 mois) |
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| Prédécesseur | de Fréville | |
| président de la section de l'Agriculture, du Commerce et des Travaux publics au Conseil d’État | ||
| – (6 mois) |
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| Successeur | au décès de Legrand Baude assure l'interim Bethmont (1849-1851) |
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| député de la Manche | ||
| – (16 ans) |
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| Sous-secrétaire d’État aux Travaux publics | ||
| – (8 ans, 7 mois et 2 jours) |
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| Biographie | ||
| Nom de naissance | Baptiste Alexis Victor Legrand | |
| Date de naissance | ||
| Lieu de naissance | Paris | |
| Date de décès | (à 57 ans) | |
| Lieu de décès | Uriage | |
| Nature du décès | accident de santé (Thermes d'Uriage) | |
| Sépulture | Cimetière du Père-Lachaise 73ème division 2ème section |
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| Nationalité | Française | |
| Père | Pierre Jean Legrand | |
| Mère | Marie Anne Legros | |
| Conjoint | Marie Françoise Anasthasie de Roux (1808 - 1859) | |
| Enfants | Marie Victorine (1827 - 1897) Marie Céline (1829 - 1923) Marie Emeline (1831 - 1832) Marie Alexis Arthur (1833 - 1916) Maire Georges (1835 - 1837) Marie Victor Anatole (1840 - 1929) |
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| Profession | inspecteur général des ponts-et-chaussées Conseiller d’État |
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| Religion | catholique | |
| Résidence | Paris Viroflay |
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| légion d'honneur (grand officier) ordre de Léopold (grand officier) ordre des Saints-Maurice-et-Lazare (commandeur) ordre du christ de Portugal (commandeur) |
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Biographie
De l'union de Pierre Jean Legrand, maître boulanger à Paris, et de Marie Anne Legros, naissent Baptiste Alexis Victor Legrand et Émilie Ferming Legrand. Alexis et Émilie perdent très jeune leur père. Leur mère se remarie avec Pierre Raboin, propriétaire ; de cette seconde union, naît René Joseph Auguste Raboin[2].
Boursier, Alexis Legrand effectue de brillantes études au Lycée impérial, sous les auspices des professeurs Castel et Luce de Lancival, et obtient, en 1806, cinq premiers prix au concours général. Après avoir suivi le cours préparatoire d'admission à l'École polytechnique, il y est reçu le [3]. Il rejoint ensuite l'École des ponts-et-chaussées en 1811 où, lors de sa scolarité, il est envoyé en mission dans les Pyrénées-Orientales () et l'Ombrone ().
Alexis Legrand se marie à l'église de la Madeleine le avec Marie Françoise Anasthasie de Roux[note 1], fille mineure de Pierre Honoré Marie de Roux, député[4], et de Anne Marie Catherine Sophie de Roux, décédée. Par ce mariage, Legrand accède à une riche famille de négociants marseillais[5]. De cette union naissent six enfants ; Marie Victorine, Marie Céline, Marie Émeline, Marie Alexis Arthur, Marie Georges et Marie Victor Anatole.
Il décède à Saint-Martin d'Uriage le , aux thermes de ladite commune.
« AVIS DE FAIRE-PART. Naissances, Mariages, Décès, Obsèques, Notices nécrologiques.
M. Legrand, vice-président au conseil d'Etat, ancien sous-secrétaire d'Etat aux travaux publics, est décédé le25[26] de ce mois aux eaux d'Uriage, près Grenoble. Ses obsèques auront lieu aujourd'hui vendredi 1er septembre, à dix heures très précises du matin, en l'église Saint-Thomas-d'Aquin. Sa famille prie ceux de ses amis qui n'auraient pu être prévenus par elle, de vouloir bien considérer le présent avis comme une invitation. On se rendra directement à l'église. »
— La Presse, 1er sept. 1848, p. 4.
« Ainsi qu’on l’avait annoncé, aujourd’hui à dix heures ont eu lieu, à Saint-Thomas-d’Aquin, les funérailles de M. Legrand, ancien sous-secrétaire-d’état au ministère des travaux publics. Le corps avait été apporté à l’église dès le grand matin, et placé sur le riche catafalque qui était dressé à l'entrée du chœur. M. le ministre des travaux publics, les chefs de ce ministère, tout le corps national des ponts-et-chaussées et celui des mines, en uniformes brodés d'or, tous les membres du comité d'agriculture, du conseil d’état (dont M. Legrand était président), un grand nombre de dames et de gens du monde assistaient à ces funérailles. Un bataillon du 48e de ligne rendait les honneurs militaires au grand-officier de la Légion-d’Honneur, conformément aux statuts de l'ordre. Après les prières de l’église, le corps a été placé sur un riche corbillard, et le cortège s’est rendu, par les quais, les rues Saint-Antoine et de la Roquette, au cimetière du Père-Lachaise, où a eu lieu l'inhumation. Plusieurs discours ont été prononcés sur la tombe. »
— L'Assemblée nationale, , p. 3.
Alexis Legrand est inhumé dans un caveau sans ornements, seulement gravé d'une croix latine, portant les seules inscriptions « Legrand-Laudet-Maniel », dans la 73e division, 2e section, du cimetière parisien du Père-Lachaise[6].

- Sépulture de Legrand au Père Lachaise
Activité professionnelle
Alexis Legrand est placé, à compter du , auprès de Charles Bérigny, secrétaire du Conseil général des ponts-et-chaussées. Il est nommé aspirant ingénieur le , puis ingénieur ordinaire des ponts-et-chaussées le . Il est appelé le à assurer (1821-1830) le secrétariat de la commission spéciale des canaux instituée par Becquey auprès de lui[note 2].

Il est promu ingénieur-en-chef le . En 1828, il remplace Barnabé Brisson, décédé, au secrétariat du Conseil général des ponts-et-chaussées et, la même année, assure le secrétariat de la commission des routes et des canaux décidée et présidée par le vicomte de Martignac qui le nomme en 1829 maître des requêtes au Conseil d'État[11], [note 3].
Ingénieur en chef de première classe en 1830, il est nommé[note 4] secrétaire général du ministère de Travaux publics[18] nouvellement créé et dirigé par Guillaume Capelle ; la direction générale des ponts-et-chaussées et des mines est supprimée en tant qu'entité administrative mais son organisation interne subsiste pour former les services du nouveau ministère[19]. À la suite de la révolution de juillet 1830, le ministère des Travaux publics est supprimé et la direction général des ponts-et-chaussées et des mines réinstallée à la tête de laquelle sont nommés Baude, provisoirement, puis Bérard. Legrand reprend le secrétariat du Conseil général des ponts-et-chaussées.
Durant la vacance du gouvernement à la suite du décès de Perier en mai 1832 et dans le cadre d'une démarche visant à rompre avec le « laissez-faire » cher aux économistes libéraux au profit d'une action pro-active du gouvernement en matière de travaux publics[note 5], d'Argout, ministre du Commerce et des Travaux publics, remercie Bérard, directeur général des ponts-et-chaussées et des mines, le , promeut de faveur Legrand au grade d'inspecteur général le 8 juin[22], puis le nomme à titre provisoire chargé de l’administration des ponts-et-chaussée le [23]. C'est le premier administrateur des ponts-et-chaussées et des mines non politique contrairement avant lui de Neufchâteau, Crétet, Montalivet, Pasquier, Molé, Becquey, Capelle et Bérard. Alexis Legrand sera proposé à la députation comme candidat ministériel à l'élection partielle de Mortain (Manche) le [note 6]. Parallèlement, Legrand est nommé en 1831 conseiller d'État, fonction utile pour défendre les textes gouvernementaux au parlement en qualité de commissaire du gouvernement.
Peu avant les élections du 21 juin, Legrand est nommé le directeur général des ponts-et-chaussées et des mines[26].
« C'est avec peine que nous avons lu l'ordonnance par laquelle M. Legrand est nommé directeur-général des ponts et chaussées. Il n'est point ici question de la personne de ce fonctionnaire, qui réunit au plus haut degré les connaissances nécessaires à cette spécialité, mais bien du titre lui-même qui annonce un retour évident vers les allures de la restauration. (…) Par quelle fatalité veut-on toujours nous reporter en arrière, quand la nation entière veut bien, certainement, quoique d'un pas mesuré, aller en avant ! Sans doute que, dans cette circonstance, comme dans bien d'autres, on a le désir de placer le directeur des ponts et chaussées sur une ligne plus élevée que les directeurs des douanes et de la loterie ; l'amour-propre est donc la cause unique de ce changement. (…) la direction des ponts et chaussées n'est, et ne doit être, qu'une branche du ministère de l'intérieur, comme la direction des communes, celle des travaux publics, etc., etc.; et, sous ce rapport, le ministre seul est placé administrativement au-dessus de celui qui exerce cet emploi. (…) M. Legrand, directeur, rendait assurément au pays, par ses lumières, son zèle et son expérience, tous les services que pourra rendre désormais M. Legrand, directeur-général. »
— Le Constitutionnel, , p. 1.
« M. Legrand vient d’être nommé directeur-général des ponts et chaussées. Nous ne sommes pas pour ces places vulgairement appelées marche pied de ministère, et bien que nous reconnaissions à M. Legrand toutes les connaissances et même les droits à cette suprématie dans cette spécialité des travaux publics, nous nous occuperons prochainement de ces nouvelles créations de places qui rappellent la restauration, et ce, lors de la discussion que nous voulons soutenir sur le mode d’administration des travaux publics. »
— Le Locateur, , p. 3.
À la suite de la nomination de Dufaure (centre gauche) en qualité de ministre des Travaux publics le dans le ministère Soult[note 7], figurant comme un des trois seuls politiques du cabinet essentiellement composé de techniciens et d'obligés du maréchal Soult, Legrand est nommé sous-secrétaire d’État aux Travaux publics le 18 mai[29].
Écarté de la direction générale des ponts-et-chaussées et des mines le , Legrand est nommé vice-président, puis président en février 1848, de la section de l'Agriculture, du Commerce et des Travaux publics au Conseil d'État[30], [note 8]. Dans ses nouvelles fonctions, il continue à prendre une part active au développement des Travaux publics par des avis du Conseil sur des textes législatifs et réglementaires.
« M. Legrand, ainsi que nous l'avons annoncé, est enlevé à ses fonctions de sous-secrétaire d'État au ministère des travaux publics et de directeur-général des ponts-et-chaussées, et nommé à celles de président du comité des travaux publics au conseil d'Etat. C'est une quasi-destitution. On se demande ce qui lui a valu cette disgrâce. M. Legrand avait été en quelque sorte élevé dans l'administration des ponts-et-chaussées ; il avait été, sous la Restauration, le bras droit de M. Becquey et il avait toujours dirigé cette administration depuis 1830 ; homme spécial avant tout, étranger à toutes les luttes de parti, il avait conservé son poste sous tous les ministères qui s'étaient succédé (sic) depuis le gouvernement de juillet, à quelque couleur politique qu'ils appartinssent. D'où vient donc le coup qui le frappe aujourd'hui ? Serait-ce que M. Legrand, qui jadis avait énergiquement soutenu le principe de l'exécution des chemins de fer par l'Etat, se montrait tuteur trop vigilant des intérêts publics vis-à-vis des compagnies concessionnaires ? M. Jayr l'aurait-il trouvé d'un rigorisme incommode ? Nous l'ignorons. Mais ce que nous savons, c'est que toutes les administrations des compagnies de chemins de fer ont accueilli avec une véritable joie la destitution de M. Legrand, et qu'il a même été question d'un banquet en l'honneur de M. Jayr, qui les a débarrassés de cet importun défenseur des droits de l'Etat. Il est certain qu'on a lieu de s'étonner de voir le ministère se priver des services d'un homme dont personne n'a jamais révoqué la probité en doute au moment où tout le monde se plaint de voir les grandes compagnies peser si fort sur les décisions gouvernementales, et où M. Guizot lui-même reconnaît l’abus des influences. »
— Le Constitutionnel, , p. 1.
« M. Legrand, vice-président du comité des travaux publics au conseil d'Etat, a cessé aujourd'hui ses fonctions de sous-secrétaire d'Etat au ministère des Travaux publics. La retraite de ce fonctionnaire accroit démesurément les charges du ministre des travaux publics. Par un arrêté du 25 décembre, M. Jayr prend la signature de presque toutes les affaires, et autorise les chefs de division à ne signer que les expéditions tout-à-fait sans importance. Si nous en croyons quelques personnes bien informées, le poste que vient de quitter M. Legrand serait définitivement promis à M. de Goulard, député. Toutefois l'entrée en fonctions de ce député n'aurait lieu qu'après le vote de l'adresse. Ce qui, du reste, tend à faire croire que l'emploi de sous-secrétaire d'Etat n'est point supprimé au département des travaux publics, c'est que le logement contigu à l'hôtel, du ministre, et occupé jusqu'à ce jour par M. Legrand, ne reçoit aucune autre destination . »
— Le Constitutionnel, , p. 3.
Sans méconnaître ni gêner l'entreprise privée dont il voulait cependant empêcher les monopoles, Legrand croyait à la nécessité d'une grande impulsion donnée par l’État et le Trésor dans la réalisation des travaux publics. Sensible au progrès technique, il donna une impulsion majeure au développent des voies ferrées[note 9] sans toutefois renoncer à la poursuite du réseau de navigation intérieure initié par le plan Becquey. Son action ne négligea pas l'amélioration du réseau routier (routes royales, routes départementales et vicinales, « routes stratégiques » de l'ouest, ponts en pierre ou suspendus), des bacs, des ports et des phares. Outre les aspects techniques, Legrand renouvela la législation relative à son administration (expropriation pour cause d'utilité publique, police des chemins de fer, police des routes, révision de la loi du 21 avril 1810 relative aux mines, loi sur l'exécution des grandes lignes de chemins de fer...).
Activité politique
L'activité politique de Legrand en qualité de député de la circonscription de Mortain, ou plus largement du département de la Manche, est inexistante[36]. En outre, il ne participe à aucun débat dans l'hémicycle outre ceux relatifs aux Travaux publics (routes, canaux, chemins de fer, ports, dessèchement, irrigation, mines...) en qualité de commissaire du gouvernement puis en qualité de sous-secrétaire d'État aux Travaux publics. Le poids de son activité professionnelle et la nécessaire neutralité à observer entre les diverses sollicitations locales le tenaient à distance du jeu politique et des conflits d'intérêt[note 10].
| date | membres du collège | votants | participation | nb de voix | nb voix/votants |
|---|---|---|---|---|---|
| 27 décembre 1832 | 270 | 161 | 59,6 % | 94 | 58,4 % |
| 21 juin 1834 | 322 | 292 | 90,7 % | 166 | 56,8 % |
| 4 novembre 1837 | 322 | 235 | 73,0 % | 196 | 83,4 % |
| 2 mars 1839 | 326 | 277 | 85,0 % | 183 | 66,1 % |
| 15 juin 1839[38] | 324 | 179 | 55,2 % | 158 | 88,3 % |
| 9 juillet 1842 | 338 | 265 | 78,4 % | 144 | 54,3 % |
| 1er août 1846 | 399 | 357 | 89,5 % | 238 | 66,7 % |
| 15 janvier 1848 | 399 | 225 | 56,4 % | 215 | 95,6 % |
À la suite de la démission pour raison de santé du député Leverdays[39], Legrand est présenté en décembre 1832 à la députation comme « candidat constitutionnel » pour lui succéder, face au candidat de « l'opposition » Chardel.
« A Mortain, département de la Manche, le ministère présente pour candidat M. Legrand, administrateur des ponts et chaussées. Les électeurs indépendants lui apposeront M. Jourdan dont l’honorable caractère et les opinions libérales ne se sont point démentis dans le cours d’une longue carrière administrative. On dit que M. Chardel, ancien député de la Seine, se met aussi sur les rangs. Nous espérons que les électeurs patriotes sauront s’entendre pour déjouer les efforts du parti ministériel »
— Journal du commerce, , p. 2.
Legrand en ballottage au premier tour du scrutin est élu au second tour[40].
« M. Legrand, conseiller-d’état, directeur des ponts-et-chaussées, candidat constitutionnel, a obtenu 83 voix ; M Chardel, 69. Un scrutin de ballottage a dû avoir lieu entre ces deux candidats. »
— Le Bonhomme Richard, , p. 3.
En 1834 Legrand, « candidat constitutionnel », est réélu.
« Les nouvelles reçues aujourd'hui de tous les points de la France donnent une nouvelle et éclatante preuve de l'esprit de sagesse et de modération qui anime le corps électoral. Presque partout le parti de l'ordre et de la monarchie constitutionnelle l'a emporté. »
— Journal des débats politiques et littéraires, , pp. 1-2.
Il en est de même en novembre 1837[41] et en mars 1839[42].
Une élection partielle est organisée le 15 juin 1839 à la suite de la nomination de Legrand en qualité de sous-secrétaire d'État des Travaux publics.
« Mortain.— Le collège de cet arrondissement est convoqué pour le 15 juin, à l’effet de nommer un député, en remplacement de M. Legrand, nommé sous secrétaire d’état des travaux publics. »
— Le Temps, , p. 2.
Legrand est réélu en 1842 comme « candidat conservateur »[43] et en 1846 comme « candidat ministériel »[44].
Une nouvelle élection partielle est organisée en janvier 1848 par suite de la nomination de Legrand au Conseil d’État fin 1847.
« Par suite de la mort de M. Terme et de la nomination de M. Legrand aux fonctions de vice-président du comité de l’agriculture, du commerce et des travaux publics du conseil d’Etat, deux ordonnances royales, en date des 21 et 22 de ce mois, ont convoqué pour le 15 janvier prochain le 5e collège électoral du Rhône à Villefianche, et le 7e collège électoral de la Manche à Mortain, à l’effet d’élire chacun un député. »
— L'Aube, , p. 3.
Distinctions honorifiques
Sources
- Annales des ponts-et-chaussées.
- Archives de Paris (registre journalier des inhumations - cimetière du Père Lachaise).
- Archives nationales (Pierrefitte, Paris CARAN) :
- dossier personnel de l’ingénieur Legrand (F1422622) ;
- contrat de mariage des parents d'Alexis Legrand, (MC/ET/LXXI/65) ;
- contrat de mariage d'Alexis Legrand, (MC/ET/XIV/693) ;
- contrat de mariage de Marie Victorine Sophie Legrand, fille d'Alexis, (MC/ET/II/1050) ;
- inventaire après décès de M. Legrand, (MC/ET/II/1055)[45].
- Archives parlementaires, recueil complet des débats législatifs et politiques des Chambres françaises de 1800 à 1860, Deuxième série, Tome LV, Paris, Paul Dupont éditeur, 1884.
- Léon Aucoc, Le Conseil d’État avant et depuis 1789…, Paris, imprimerie nationale, 1876
- base Sycomore, Assemblée nationale (base de données des députés français depuis 1789).
- Alexandre Corréard (dir), Journal du génie civil, Tomes III et IV, Paris, chez Alexandre Corréard, 1829.
- Amable Charles Franquet comte de Franqueville, Souvenirs intimes sur la vie de mon père, Paris, 1878.
- Villemain, « Legrand (Baptiste-Alexis-Victor) », in Dr Hoefer (dir), Nouvelle biographie générale..., Tome XXX, Paris, Firmin-Didot, 1859.
- Nathalie Montel, Écrire et publier des savoirs au XIXe siècle. Une revue en construction : les Annales des ponts et chaussées (1831-1866), Rennes, PUR, 2015.
- Retronews (la base de la presse de la BNF).
- Adolphe Robert, Edgar Bourloton et Gaston Cougny (dir), Dictionnaire des parlementaires français..., Tome quatrième, Paris, Bourloton éditeur, 1891.
- Ravinet, Code des Ponts et chaussées et des mines :
- Tome cinquième, supplément, Paris, 1836 ;
- Tome huitième, second supplément, Paris, 1840.
- [Louis] Tisseron de L. [Lamathière] et C. V. [Charles Villagre], M. Legrand, député de la Manche, sous-secrétaire d'État des travaux publics, directeur des Ponts-et-chaussées, s.l. s.d. [circa 1847].