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Ali Lmrabet

écrivain marocain From Wikipedia, the free encyclopedia

Ali Lmrabet[1] (en arabe: علي المرابط) est un journaliste indépendant franco-marocain né à Tétouan en 1959. Rédacteur en chef du périodique Le Journal hebdomadaire[2], il se fait connaître pour ses reportages et ses grandes enquêtes. Il est le premier journaliste marocain à avoir interviewé Abraham Serfaty, Malika Oufkir, le chef du Polisario Mohamed Abdelaziz ou le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Sa ligne critique lui vaut de nombreux ennuis judiciaires. Il est exilé depuis plusieurs années à l'étranger, et interpellé à son retour au Maroc en 2026.

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علي المرابطVoir et modifier les données sur Wikidata
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Ali Lmrabet
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Prix Reporters sans frontières ()
Prix José-Couso (d) ()
Premi Veu Lliure ()Voir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

Ali Lmrabet a débuté comme correspondant, puis devient rédacteur en chef du périodique Le Journal hebdomadaire[2].

En 1998, il a eu l’audace d’interviewer le vieil opposant politique de Hassan II Abraham Serfaty et Malika Oufkir (la fille du général Mohamed Oufkir) tous deux alors exilé en France.

Il a créé l'hebdomadaire Demain, le [3], ainsi que je journal satirique Doumane, interdit depuis. En 2011, il lance la version en ligne[4].

Il est le premier reporter à avoir franchi le détroit de Gibraltar en « patéra » (été 2000), ces embarcations de fortune utilisées par les immigrés illégaux pour passer en Espagne[5].

Il s'est rendu dans les camps de réfugiés de Tindouf pour interviewer le chef du Front Polisario, Mohamed Abdelaziz[6].

Il a travaillé comme correspondant au Maghreb du quotidien espagnol El Mundo dans les années 2000[7],[8],[9],[10].

Il est nommé en 2014 par Reporters sans frontières parmi les 100 héros de l'information dans le monde[4].

Il bénéficie le du soutien de l'Association des travailleurs maghrébins de France à la suite d'une grève de la faim devant le siège des Nations unies à Genève[11],[12],[13],[14].

En 2023, l’association nationale des médias et des éditeurs soutient Driss Chahtane face aux allégations d’Ali Lmrabet[15].

Condamnations

Le , le tribunal de première instance de Rabat condamne All Lmrabet à quatre mois de prison ferme et 30 000 dirhams d’amende[16]. Le motif de cette condamnation est la publication, dans l'hebdomadaire Demain magazine, d'un article sur les Palais Royaux, où il est question de l’éventualité de la mise en vente du Palais de Skhirat ou de sa transformation en complexe touristique. Cette information a été considérée par la justice marocaine comme un outrage à la personne du roi Mohammed VI et comme une « atteinte à l'intégrité territoriale » et une « atteinte au régime monarchique ».

All Lmrabet est incarcéré le . Il est aussi condamné par la cour d'appel de Rabat, le 2003, pour avoir publié divers dessins et caricatures. Le jugement le condamne à trois ans de prison ferme, à 20 000 dirhams d'amende, ainsi qu’à l'interdiction de ses deux publications[9],[17]. Ce procès a été jugé inéquitable par l'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme, un programme conjoint de la FIDH et de l'Organisation mondiale contre la torture (OMTC)[18].

Le journaliste a mené une grève de la faim du 6 au [19].

Il refuse alors le transfèrement sanitaire vers la France qui lui avait été proposé par des responsables français[20].

Le , il bénéficie avec 32 autres condamnés politiques et militants des droits de l’homme de la grâce royale, dont Mohamed Rachid Chrii, vice secrétaire-général de la section de l'Association marocaine des droits de l'Homme, et Dkhil El Moussaoui, Ali Salem Tamek et Bazid Salek, membres la section Sahara du Forum Vérité et Justice[21],[22],[23],[24],[25].

Il a été condamné en 2005 à dix ans d'interdiction de l'exercice de la profession de journaliste pour avoir déclaré à un hebdomadaire marocain que les réfugiés saharaouis à Tindouf (Algérie), n’étaient pas des « séquestrés » et qu'ils ne voulaient pas quitter ces camps de réfugiés pour le Maroc, bien qu'ils en aient la possibilité de la faire via la Mauritanie. Cette prise de position contrevient à la version officielle marocaine qui veut que ceux-ci soient séquestrés à Tindouf. Lmrabet obtient le soutien de Reporters sans frontières[26],[27].

Le , la chambre criminelle près le tribunal de première instance d’Almeria a rejeté une plainte déposée en par Ali Lmrabet contre le correspondant de la MAP à Madrid, Said Ida Hassan[28],[29].

Le 12 juillet 2026, alors qu'il atterrit au Maroc en provenance de l'Espagne où il résidait, il est interpellé par la police marocaine, incarcéré et accusé de diffamation et diffusion de fausses nouvelles[30]. D'après son épouse contactée par le journal Libération, la raison de sa venue au Maroc était d'obtenir des documents destinés à préparer sa retraite[31]. Il est remis en liberté le 15 juillet[32] pendant l’enquête[33].

Notes et références

Liens externes

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