Ali Rabeh
maire de Trappes
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Ali Rabeh, né le à Poissy (France), est un homme politique franco-marocain, maire de Trappes depuis 2020 et co-coordinateur national de Génération.s de 2024 à 2025
| Ali Rabeh | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Co-coordinateur national de Génération.s | |
| – (1 an, 6 mois et 1 jour) |
|
| Avec | Hella Kribi-Romdhane |
| Élection | 28 février 2024 |
| Prédécesseur | Arash Saeidi |
| Successeur | Benjamin Lucas-Lundy |
| Maire de Trappes | |
| En fonction depuis le (4 ans, 5 mois et 7 jours) |
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| Élection | |
| Réélection | |
| Coalition | Union de la gauche G·s-EÉLV-PCF-LFI |
| Prédécesseur | Lui-même |
| – (1 an, 1 mois et 15 jours) |
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| Élection | 28 juin 2020 |
| Coalition | G·s-EÉLV-PCF |
| Prédécesseur | Guy Malandain |
| Successeur | Lui-même |
| 10e vice-président de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines[a] | |
| En fonction depuis le (5 ans, 8 mois et 11 jours) |
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| Élection | 11 juillet 2020 |
| Circonscription | Trappes |
| Président | Jean-Michel Fourgous |
| Adjoint au maire de Trappes[b] | |
| – (6 ans, 2 mois et 29 jours) |
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| Élection | 30 mars 2014 |
| Maire | Guy Malandain |
| Prédécesseur | Jacques Monquaut |
| Successeur | Ayoub El Amrani |
| Conseiller municipal de Poissy | |
| – (6 ans et 8 jours) |
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| Élection | 16 mars 2008 |
| Maire | Frédérik Bernard |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Poissy (France) |
| Nationalité | Française Marocaine |
| Parti politique | PS (2006-2017) G·s (depuis 2017) |
| Syndicat | UNEF (2003-2007) |
| Diplômé de | Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines |
| Maires de Trappes | |
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Situation personnelle
Jeunesse
Ali Rabeh naît le [1] à Poissy[2], où il grandit sur la place Corneille au sein d'une famille d'immigrés marocains arrivés en France à la fin des années 1960[3],[4]. Son père, originaire d'El Jadida, travaille comme ouvrier dans les usines Chrysler, puis Peugeot Poissy tandis que sa mère, femme au foyer, élève une fratrie de six enfants[1],[5].
Ali Rabeh possède la double nationalité franco-marocaine[6].
Formation
Ali Rabeh prépare une licence d'informatique à l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines avant de se réorienter vers un master en carrières publiques et métiers du politique[4],[7], qu'il obtient en 2012.
Vie privée
Ali Rabeh est marié avec une femme bretonne travaillant dans un établissement et service d'accompagnement par le travail pour les personnes en situation de handicap[8]. Le couple est parent d'une fille née en 2022[9].
Carrière
Il dit avoir participé à sa première manifestation le à Paris, pour protester contre la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour, qu'il qualifie rétrospectivement de « salissure sur la République »[3],[4]. Il rejoint l'UNEF l'année suivante[1],[4].
Début 2003, il milite activement contre le projet de loi du ministre de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche Luc Ferry qui prévoit de décentraliser 100 000 postes non enseignants de l’Éducation nationale pour les affecter aux collectivités territoriales. C'est lors des mobilisations contre les réformes Ferry qu'il fait la connaissance de Benoît Hamon, son futur mentor, et de Mathieu Hanotin[4].
En 2006, avec d'autres cadres locaux de l'UNEF, il contribue à mobiliser l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines dans le mouvement contre le contrat première embauche pendant près de cinq mois. C'est dans le sillage de celui-ci qu'il adhère au Mouvement des jeunes socialistes afin, dit-il, de « pouvoir aborder d’autres sujets que la vie étudiante »[3]. Il en devient immédiatement le responsable départemental pour les Yvelines[4].
Le , il anime, en compagnie de Yannick Trigance et Bernard Castagnède, un débat organisé par le Parti socialiste à Rambouillet sur le thème « Quel avenir pour les jeunes aujourd'hui ? »[10].
Au terme des élections municipales de 2020, il est élu maire de la commune le .
Le , lors de la réunion d'installation du nouveau conseil de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, sous la présidence de Jean-Michel Fourgous (LR), Ali Rabeh est élu dixième vice-président délégué à l’économie sociale et solidaire[11] pour
Le , l'association de financement du parti politique national « avec Ali Rabeh » est agréée[12].
Le , lors du premier tour des élections municipales, la liste qu'il mène remporte le scrutin avec 55,61 % des voix[13].
Polémiques et accusations
Accusation de fraude électorale
En , Ali Rabeh, alors candidat à la mairie de Trappes (Yvelines), a été accusé d’irrégularités électorales après avoir distribué, par l’intermédiaire de son association Cœur de Trappes, environ 15 000 masques chirurgicaux (certains portant sa photo) pendant la pandémie de Covid-19, sans que ces dépenses soient incluses dans ses comptes de campagne[14],[15].
En conséquence, le tribunal administratif de Versailles, puis le Conseil d’État, ont invalidé l’élection municipale de , au motif de « propagande électorale illégale » et de violation du code électoral. Malgré cela, lors de l’élection partielle organisée ensuite, Ali Rabeh a été réélu maire en [16].
Mise en cause par Jordan Bardella
Le , au lendemain de sa réélection à la tête de la mairie de Trappes, le président du parti d'extrême droite Rassemblement national publie un communiqué critique dans lequel il demande sa révocation et la mise sous tutelle de la commune[17]. Le , Jordan Bardella est mis en examen à la suite d'une plainte pour diffamation de l'intéressé visant ce passage du communiqué : « Alors que le gouvernement reste passif devant la constitution de Républiques islamiques en miniature, il est urgent d'interrompre cette conquête de nos territoires »[18].
Résultats électoraux
Élections départementales
Élections municipales
Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.