Ali Sakkat

homme politique tunisien From Wikipedia, the free encyclopedia

Ali Sakkat, né en [1] ou [2] à Tunis et mort en [3], est un homme politique tunisien.

MonarqueAhmed II Bey
PrédécesseurYounès Hadjouj
MonarqueAhmed II Bey
Faits en bref Fonctions, Ministre tunisien de la Plume ...
Ali Sakkat
Fonctions
Ministre tunisien de la Plume

(3 mois)
Monarque Ahmed II Bey
Prédécesseur Younès Hadjouj
Successeur Abdeljelil Zaouche
Ministre tunisien de la Justice

(1 an)
Monarque Ahmed II Bey
Prédécesseur Tahar Kheireddine
Successeur Salem Snadly
Maire de Tunis

(2 ans)
Monarque Ahmed II Bey
Prédécesseur Chedly El Okby
Successeur Abdeljelil Zaouche
Biographie
Date de naissance 1876 ou 1879
Lieu de naissance Tunis, Tunisie
Date de décès
Nationalité tunisienne
Conjoint Lella Lilia bent Mohamed Baccouche
Profession Fonctionnaire
Religion Islam
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Biographie

Famille et formation

Ali Sakkat naît au sein d'une famille patricienne tunisoise, descendante du prophète Mahomet[4], dont les membres se spécialisent dans l'artisanat (souks de Tunis) et le notariat[5]. Il étudie au Collège Sadiki et au lycée Carnot de Tunis[1].

Il épouse Lilia, fille du général Mohamed Baccouche. Ils ont cinq enfants[5].

Carrière politique

Il décide de suivre une carrière de fonctionnaire : il la débute comme interprète, chef de bureau et inspecteur[1] dans la Djemaïa (administration) des habous. Il gravie les échelons et se voit nommé caïd en 1913, servant dans les régions de Makthar, Téboursouk, Tajerouine et Zaghouan ; il est ensuite désigné directeur de la Djemaïa[2].

Il est maire de Tunis entre 1932 et mai 1934 avant de remplacer Tahar Kheireddine comme ministre de la Justice[2],[6]. Il est nommé ministre de la Plume en remplacement de Younès Hadjouj en juin 1935. Il est aussi membre du Cercle tunisien et du comité de la Khaldounia[1].

Retraite

En , il démissionne pour cause de maladie[7] et se retire dans une exploitation agricole acquise dans les années 1920 à Bir Halima, au pied du Djebel Zaghouan[3],[8].

Durant la Seconde Guerre mondiale, alors que la campagne de Tunisie fait rage, il sauve soixante Juifs tunisiens échappés d'un camp de travail tout proche en les cachant jusqu'à la libération du pays par les alliés[9],[8]. L'historien Robert Satloff (en), directeur du Washington Institute for Near East Policy, a mis en lumière son histoire dans un travail de recherche consistant à souligner les actes de résistance des musulmans pendant l'occupation de l'Afrique du Nord par les troupes du Troisième Reich.

Références

Annexes

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