Allen Tate
poète, essayiste, critique littéraire américain
From Wikipedia, the free encyclopedia
Allen Tate, né John Orley Allen Tate le à Winchester dans le comté de Clark de l'état du Kentucky et mort le à Nashville dans le Tennessee, est un poète, romancier, essayiste, critique littéraire et un professeur d'université américain.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
John Orley Allen Tate |
| Nationalité | |
| Domicile |
Riverview (en) |
| Formation |
Conservatoire de musique de Cincinnati Université Vanderbilt |
| Activité | |
| Conjoints |
Caroline Gordon Isabella Stewart Gardner (en) |
| A travaillé pour |
Southwestern College de Memphis Bibliothèque du Congrès Université de Caroline du Nord Université de Princeton Université du Minnesota (1951-1968) |
|---|---|
| Religion |
Catholique |
| Membre de | |
| Mouvement | |
| Genre artistique | |
| Distinction |
|
Biographie
Jeunesse et formation
John Orley Allen Tate est le troisième fils de John Orley Tate, un homme d'affaires, et d'Eleanor Parke Custis Varnell[1],[2],[3].
Il commence dans un premier temps à se vouer à son amour de la musique, il pratique le violon et se perfectionne au conservatoire de musique de Cincinnati de 1916 à 1917. Il s’avère que s'il avait du talent, il n'avait pas le génie nécessaire pour envisager une carrière de musicien, c'est ainsi qu'il s'inscrit à l'université Vanderbilt de 1918 à 1922 où il obtient son Bachelor of Arts (licence), il y fait la connaissance de son condisciple Robert Penn Warren, devenu un ami proche qui lui fait intégrer le groupe de poètes sudistes The Fugitives mené par John Crowe Ransom[2],[3],[4],[5].
Durant ses études, il étudie les poèmes de Baudelaire, Tristan Corbière, Mallarmé, Gérard de Nerval, Rémy de Gourmont, etc[4],[6].
Carrière
En 1922, il fonde et dirige la revue The Fugitive, dont il est rédacteur en chef jusqu'en 1925. Le groupe des Fugitives valorisait le Sud agraire contre le Nord industriel[2],[7],[8]
Allen Tate se désolidarise des membres du groupe qui manifestaient une sympathie pour Mussolini ou Hitler, mais si Allen Tate soutient la démocratie contre le fascisme, en revanche il reste ambigu quant à la question raciale malgré ses évolutions[9],[10].
Parallèlement à ses activités de rédacteur en chef de The Fugitive, il emménage à New York en 1924, pour un séjour de quatre ans. Il travaille comme pigiste pour l'hebdomadaire The Nation, et écrit des articles pour la revue de poésie Hound and Horn[11].
De 1928 à 1930, grâce à une Bourse Guggenheim[12] il va en Europe, de retour au Tennessee, en 1930, il prend la direction de la revue conservatrice The American Review[3].
Il commence sa carrière de professeur d'université en 1934, d'abord au Southwest Tennessee Community College (en)[13], au Woman's College de l'université de Caroline du Nord, puis à l'université de Princeton pour enfin rejoindre l'université du Minnesota où il enseigne de 1951 à sa retraite en 1968[1],[2],[3],[14].
En 1943, il est nommé consultant puis poète lauréat à la Bibliothèque du Congrès chargé de la section poésie. Lors de son exercice de cette fonction, il crée le Quarterly journal of the Library of Congress qui fait le point sur les acquisitions et l'actualité de la bibliothèque[1],[2],[3],[4],[15].
En 1950, il se convertit au catholicisme[1],[14].
Disciple de Thomas Ernest Hulme[16] et très influencé par T.S. Eliot, William Butler Yeats il devient théoricien au sein du mouvement littéraire New criticism. En 1954, il reçoit le prix de Rome américain en littérature pour l'ensemble de son œuvre[4],[5].
Vie privée
En 1924, il épouse la romancière Caroline Gordon dont il se sépare en 1959 pour épouser la poète Isabella Gardner dont il divorce également, pour épouser en troisièmes noces en 1966 l'une de ses étudiantes, Helen Heinz[2],[4],[14].
Archives
Ses archives sont déposés et consultables auprès de la Bibliothèque Firestone de l'université de Princeton[17].
Œuvres
Recueils de poésie
- Mr. Pope And Other Poems, New York, Minton, Balch & Co (1re éd. 1928), 52 p. (OCLC 792794258),
- The Swimmers, And Other Selected Poems, New York, Scribner, , 212 p. (ISBN 9780684123332, lire en ligne),
- Collected Poems, 1919-1976, New York, Farrar, Straus and Giroux, (réimpr. 1989, 2007, 2014), 240 p. (ISBN 9780374125394, lire en ligne),
- Poems 1922-1947, Goldstein Press, , 224 p. (ISBN 978-1-4067-4543-6),
Romans
- Stonewall Jackson : The Good Soldier, New York, Minton, Balch & Company, (réimpr. 1957, 1965, 1991, 2014), 356 p. (OCLC 1015560666, lire en ligne),
- Jefferson Davis : His Rise and Fall, New York, Minton, Balch & Company, (réimpr. 1948, 1957, 1969, 1992, 1998, 2006), 342 p. (OCLC 868984135, lire en ligne),
- The Fathers, Athens, Ohio, Swallow Press (réimpr. 1961, 1984, 1988, 1996, 2016) (1re éd. 1938), 307 p. (ISBN 9780804001083, lire en ligne),
Essais
- Reactionary Essays on Poetry and Ideas, New York, Charles Scribner's Sons (réimpr. 1966, 1968) (1re éd. 1936), 240 p. (OCLC 645374630, lire en ligne),
- Reason In Madness : Critical Essays, New York, G.P. Putnam's Sons (réimpr. 1941, 1964, 1968, 1988) (1re éd. 1938), 256 p. (ISBN 9780836909258, OCLC 903838437, lire en ligne),
- Princeton Verse Between Two Wars : An Anthology, Princeton, New Jersey, Princeton University Press (réimpr. 1969) (1re éd. 1942), 112 p. (OCLC 776559232, lire en ligne),
- On The Limits Of Poetry, Selected Essays : 1928 1948, New York, Swallow Press (réimpr. 1969, 1970) (1re éd. 1948), 408 p. (ISBN 9780836914849, OCLC 504528179, lire en ligne)[18],
- The man of letters in the modern world : Selected essays, 1928-1955, New York, Londres, Meridian Books (réimpr. 1955, 1958, 1960, 1964) (1re éd. 1953), 360 p. (OCLC 254547215, lire en ligne),
- Collected Essays, Denver, Colorado, Alan Swallow, , 604 p. (OCLC 463176457, lire en ligne),
- Six American Poets from Emily Dickinson to the Present : An Introduction, Minneapolis, Minnesota, University of Minnesota Press (réimpr. 1969, 1971) (1re éd. 1965) (OCLC 4419908, lire en ligne),
- T.S.Eliot : The Man and His Work, New York, Delacorte Press, , 440 p. (ISBN 9780140213041, lire en ligne),
- Essays of Four Decades, Chicago, Swallow Press, , 660 p. (ISBN 9780804001014, lire en ligne)[19],
- The Translation Of Poetry, Washington, district de Columbia, Library of Congress, , 40 p. (ISBN 9780844400150),
- The Poetry Reviews Of Allen Tate, 1924 1944, Baton Rouge, Louisiane, Louisiana State University Press, , 214 p. (ISBN 9780807110577, lire en ligne),
Mémoires
- Memoirs and Opinions, 1926-1974, Chicago, Swallow Press, , 248 p. (OCLC 643646871, lire en ligne),
- Memories and essays : old and new 1926-1974, Carcanet Press, , 225 p. (ISBN 978-0-85635-203-4),
Correspondances
- The Literary Correspondence of Donald Davidson and Allen Tate, University of Georgia Press Athens, , 442 p. (ISBN 978-0-8203-0339-0),
- The Lytle-Tate Letters : The Correspondence of Andrew Lytle and Allen Tate, University Press of Mississippi, , 395 p. (ISBN 978-0-87805-326-1),
- Cleanth Brooks and Allen Tate : Collected Letters, 1933-1976, University of Missouri Press, , 312 p. (ISBN 978-0-8262-1207-8, lire en ligne),
- The Republic of Letters in America : The Correspondence of John Peale Bishop and Allen Tate, University Press of Kentucky, , 240 p. (ISBN 978-0-8131-5541-8),
Éditeur
- Allen Tate (dir.), The Language of Poetry, Princeton, New Jersey, Princeton University Press, (réimpr. 1960), 150 p. (OCLC 1470642, lire en ligne),
- Allen Tate (dir.), A Southern Vanguard: The John Peale Bishop Memorial Volume, Prentice-Hall, (réimpr. 2018), 331 p. (ISBN 9780836917260),
Regards sur son œuvre
Prix et distinctions (sélection)
- 1928 : obtention d'une bourse de la fondation J.S. Guggenheim[20].
- 1943 : élection à la charge de Poète lauréat de la bibliothèque du Congrès,.
- 1954 : lauréat du prix de Rome américain en littérature.
- 1957 : lauréat du Bolligen Prize[21],[5].
- 1966 : élection à la charge de chancelier de l'Academy of American Poets, poste qu'il occupera jusqu'en 1979[22].