Altan Tobchi

Chroniques mongoles écrites au début du XVIIe siècle From Wikipedia, the free encyclopedia

L'Altan tovch (mongol : ᠠᠯᠲᠠᠨ
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, VPMC : Altan Tobchi, cyrillique : Алтан товч ou Алтан тобчи, MNS : Altan tovch ou Altan Tobchi, ISO 9 : Altan Tovč ou Altan Tobči, littéralement : L'abrégé d'or) est une chronique mongole du XVIIe siècle écrite par Guush Luvsandanzan (en) (Гүүш Лувсанданзан) sous le titre « Эртний хаадын үндэслэсэн төр ёсны зохиолыг товчлон хураасан Алтан Товч хэмээн оршвой » (Ertnii khaadyn ündeslesen tör yosny zokhiolyg tovchlon khuraasan Altan Tovch khemeen orshvoi). Elle raconte l'histoire de l'Empire mongol, de Gengis Khan à Ligden Khan.

AuteurGüüsh Luvsandanzan
GenreChronique
LangueMongol
Faits en bref Auteur, Pays ...
altan tobchi
Image illustrative de l’article Altan Tobchi
Première page de l'édition de 1604

Auteur Güüsh Luvsandanzan
Pays Mongolie extérieure
Genre Chronique
Version originale
Langue Mongol
Version française
Date de parution XVIIe siècle
Type de média Codex
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Chroniques

Le nom Altan Tobchi désigne deux textes distincts. Le plus important est attribué à Guush Luvsandanzan (en), un « précepteur d’État » (güüshi), titre religieux bouddhique. Peu d’éléments sont connus sur sa vie ; il pourrait avoir été un traducteur bouddhiste originaire de la bannière d’Üjümüchin. Son œuvre est compilée peu après 1651[1].

Une seconde version, plus courte et anonyme, est rédigée à une époque proche. Il s’agit d’un abrégé qui supprime une grande partie des matériaux présents dans la version de Guush Lubsandanzan[1].

Contenu

Pour élaborer sa chronique, l'auteur a exploité différents types de sources écrites. Parmi celles-ci figurent : des récits mongols traditionnels non datés concernant Gengis Khan, la chute de la dynastie Yuan et les conflits entre Mongols et Oïrats ; des biligs (maximes ou paroles de sagesse) et des testaments attribués à Gengis Khan ; le texte de l'Histoire secrète des Mongols ; des ouvrages historiques tibétains, accessibles à l’auteur en tant que religieux bouddhiste ; des listes chronologiques de souverains mongols et d’empereurs de la dynastie Ming ; des généalogies de la noblesse mongole[1].

Dans son travail de compilation, l'auteur privilégie l’exhaustivité plutôt que la cohérence narrative. Il juxtapose parfois des versions contradictoires d’un même épisode, par exemple en présentant simultanément des traditions mongoles et des passages de l'Histoire secrète des Mongols. L’auteur signale parfois ces divergences, introduisant certaines affirmations par des formules prudentes telles que « il est dit que ». Cette organisation entraîne des confusions chronologiques, notamment dans le cas des conflits avec les Oïrats. Des épisodes sont parfois dissociés, attribués à des souverains différents ou placés dans un ordre incorrect. Les listes de souverains utilisées par l’auteur comportent également des erreurs de datation, bien que l’ordre des khans et leurs noms soient généralement corrects[1].

Importance

Malgré ces imperfections, l’Altan Tobchi possède une grande valeur pour l’étude de l’histoire mongole. L’ouvrage conserve en effet des matériaux rares ou autrement perdus. L’abrégé anonyme du Altan Tobchi, quant à lui, élimine la plupart des passages tirés de L’Histoire secrète des Mongols, ainsi que les sources tibétaines, les biligs et les généalogies, offrant ainsi une version plus concise de la tradition historique mongole[1].

Annexes

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