Ambert

commune française du département du Puy-de-Dôme From Wikipedia, the free encyclopedia

Ambert (/ɑ̃.bɛʁ/) est une commune française située dans le département du Puy-de-Dôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle est l'une des quatre sous-préfectures du département avec Issoire, Riom et Thiers.

Faits en bref Administration, Pays ...
Ambert
Ambert
La mairie ronde (ancienne halle aux grains).
Blason de Ambert
Héraldique
Image illustrative de l’article Ambert
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
(sous-préfecture)
Arrondissement Ambert
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Ambert Livradois Forez
(siège)
Maire
Mandat
Guy Gorbinet
2020-2026
Code postal 63600
Code commune 63003
Démographie
Gentilé Ambertois
Population
municipale
6 517 hab. (2023 en évolution de −2,31 % par rapport à 2017)
Densité 108 hab./km2
Population
unité urbaine
7 382 hab. (2023)
Géographie
Coordonnées 45° 33′ 01″ nord, 3° 44′ 33″ est
Altitude Min. 514 m
Max. 1 365 m
Superficie 60,48 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Ambert
(ville-centre)
Aire d'attraction Ambert
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton d'Ambert
(bureau centralisateur)
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Ambert
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Ambert
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Ambert
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Ambert
Liens
Site web ville-ambert.fr
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    Deuxième plus grande ville du parc naturel régional Livradois-Forez derrière Thiers, Ambert est connue pour sa gastronomie locale notamment avec la fourme d'Ambert autrefois produite dans les jasseries du Forez en période d'estive. En son centre-ville constitué en partie de maison à colombages médiévales trône un hôtel de ville à l'architecture circulaire.

    Géographie

    Localisation

    La commune est située dans le sud-est du département du Puy-de-Dôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle faisait partie de l'ancienne région administrative de l'Auvergne.

    Par la route, Montbrison se trouve à 45 km à l’est, Thiers à 53 km au nord, Issoire à 58 km à l'ouest, Saint-Étienne à 73 km au sud-est, Le Puy-en-Velay à 72 km au sud et Clermont-Ferrand à 80 km au nord-ouest[1].

    Ambert se situe dans la plaine du même nom, entourée à l'est par les monts du Forez et à l'ouest par les monts du Livradois.

    Représentations cartographiques de la commune
    Carte OpenStreetMap
    Carte topographique
    Carte de la commune avec localisation de la mairie.

    Communes limitrophes

    Ses communes limitrophes sont : Bertignat, La Forie, Grandrif, Job, Marsac-en-Livradois, Le Monestier, Saint-Ferréol-des-Côtes, Saint-Martin-des-Olmes, Thiolières et Valcivières.

    Géologie et relief

    Carte montrant les principaux grabens du rift ouest-européen : LG=Graben de Limagne, BG=Bresse Graben, URG= Fossé rhénan, LRG=Lower Rhine Graben, HG=Hessian Grabens & EG=Eger Graben.

    Le graben d'Ambert-Arlanc est un fossé d'effondrement du Massif central qui fait partie d'un système plus vaste, le rift ouest-européen, ensemble de grabens qui traverse l'Europe occidentale. Ces fossés orientés SSO-NNE se sont formés durant le Cénozoïque à l'avant de la chaîne alpine qui est spatialement et temporellement connectée au rift, une grande partie des grabens étant disposés concentriquement autour du front alpin. Au cours de ce rifting lent, les trois grands fossés parallèles du Massif central (le fossé de la Limagne, le fossé de Roanne-Montbrison et le fossé de la Bresse) et le bassin d'Ambert sont envahis par un lac alimenté par un système d'écoulement fluviatile ou torrentiel d'escarpements de failles bordières[2].

    Hydrographie

    La commune est traversée, en dehors de la zone urbanisée, par le cours de la Dore, affluent de l'Allier. Le ruisseau de Valeyre, le ruisseau du Cros, le ruisseau de la Portette, le ruisseau de Thiolières, le ruisseau de Saint-Pardoux, le ruisseau de Macharoux, le ruisseau de Lagat, le ruisseau de Gourre et le ruisseau de la Sagne traversent également la commune. Il y a en plus des ruisseaux qui servent de limite à la commune : le ruisseau des Allebasses, le Batifol, le ruisseau des Escures, le ruisseau de Jailloux et le ruisseau de la Ravanie. Ambert dispose aussi d'un plan d'eau à l'ouest du centre-ville[Carte 1],[Carte 2].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[5] et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à 1 200 mm, bien répartie dans l’année[6]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 814 mm, avec 9,3 jours de précipitations en janvier et 7,1 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 10,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 860,2 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −22,1 °C, atteinte le [Note 1].

    Davantage d’informations Mois, jan. ...
    Statistiques 1991-2020 et records station AMBERT (63) - alt : 555 m, lat : 45°31'00"N, lon : 3°44'33"E
    Records établis sur la période du au
    Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
    Température minimale moyenne (°C) −1,9 −1,9 −0,1 2,5 6,3 9,6 11,2 10,7 7,4 5,3 1,4 −1,2 4,1
    Température moyenne (°C) 2,3 3,1 6,1 8,9 12,8 16,6 18,6 18,2 14,3 11,1 6 3 10,1
    Température maximale moyenne (°C) 6,5 8,1 12,3 15,4 19,4 23,7 26 25,8 21,2 16,8 10,5 7,1 16,1
    Record de froid (°C)
    date du record
    −17,4
    20.01.17
    −21
    05.02.12
    −22,1
    01.03.05
    −9
    08.04.03
    −3,8
    06.05.02
    −0,7
    04.06.01
    1,5
    17.07.00
    −0,2
    30.08.1998
    −2,5
    14.09.1996
    −10
    31.10.1997
    −13,2
    22.11.1998
    −19,8
    30.12.05
    −22,1
    2005
    Record de chaleur (°C)
    date du record
    20,3
    30.01.02
    23,1
    18.02.1998
    27,2
    17.03.04
    28,6
    13.04.24
    32,6
    22.05.22
    39,6
    27.06.19
    38,5
    07.07.15
    39,9
    24.08.23
    35,9
    04.09.23
    32,2
    08.10.23
    25
    08.11.15
    17,7
    05.12.06
    39,9
    2023
    Précipitations (mm) 58,7 47,5 47,2 65,1 90,3 78,6 89,7 86,9 80,6 76,8 80,5 58,3 860,2
    Record de pluie en 24 h (mm)
    date du record
    29
    24.01.1994
    25,2
    17.02.1995
    31,5
    23.03.17
    61,4
    26.04.1998
    64,6
    17.05.1999
    71,6
    24.06.05
    116,5
    22.07.04
    136,5
    24.08.09
    67,6
    01.09.11
    67,2
    21.10.08
    82,4
    12.11.1996
    81,6
    01.12.03
    136,5
    2009
    Fermer
    Source : « Fiche 63003004 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
    Diagramme climatique
    JFMAMJJASOND
     
     
     
    6,5
    −1,9
    58,7
     
     
     
    8,1
    −1,9
    47,5
     
     
     
    12,3
    −0,1
    47,2
     
     
     
    15,4
    2,5
    65,1
     
     
     
    19,4
    6,3
    90,3
     
     
     
    23,7
    9,6
    78,6
     
     
     
    26
    11,2
    89,7
     
     
     
    25,8
    10,7
    86,9
     
     
     
    21,2
    7,4
    80,6
     
     
     
    16,8
    5,3
    76,8
     
     
     
    10,5
    1,4
    80,5
     
     
     
    7,1
    −1,2
    58,3
    Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Ambert est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1].

    Elle appartient à l'unité urbaine d'Ambert[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant trois communes, dont elle est ville-centre[Note 3],[I 2],[I 3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Ambert, dont elle est la commune-centre[Note 4],[I 3]. Cette aire, qui regroupe 29 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 4],[I 5].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (48,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (48,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (48,2 %), prairies (36,5 %), zones urbanisées (6,6 %), zones agricoles hétérogènes (5,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,9 %), milieux à végétation arbustive ou herbacée (0,2 %)[11]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Voies de communication et transports

    Voies routières

    Ambert est située au carrefour des routes départementales 90672 km du Puy-en-Velay vers le sud, 55 km de Thiers et à 91 km de Vichy vers le nord) et 99660 km d'Issoire par les monts du Livradois ; à 45 km de Montbrison et 75 km de Saint-Étienne par les monts du Forez). Ambert est la seule sous-préfecture du Puy-de-Dôme à ne pas être desservie par l'autoroute.

    Il existe d'autres routes départementales traversant Ambert :

    Ligne ferroviaire

    La gare d'Ambert
    La gare d'Ambert.

    Ambert possède une gare sur la ligne de Saint-Germain-des-Fossés à Darsac qui n'est plus exploitée par la SNCF depuis le milieu des années 1980. La ligne est toutefois empruntée par les trains de l’association AGRIVAP qui assurent des circulations touristiques entre Ambert et La Chaise-Dieu pendant la haute saison[12].

    Le chemin de fer est arrivé sur la commune le avec la mise en service de la gare d'Ambert par la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM)[13].

    Transports en commun

    Ambert est accessible par cinq lignes interurbaines gérées par la région Auvergne-Rhône-Alpes[14] :

    Davantage d’informations Réseau, Ligne ...
    Réseau Ligne Tracé
    Cars Région Puy-de-Dôme P02Arlanc – Ambert – ThiersClermont-Ferrand
    P03Vichy – Thiers – Ambert – Arlanc
    P13Vertolaye – Ambert
    P15Valcivières – Ambert
    Cars Région Haute-Loire H27Ambert – La Chaise-DieuLe Puy-en-Velay
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    Toponymie

    L'ouvrage collectif Ambert et son église : 1471-1971[15] avançait, en 1971, dans le premier article du recueil, signé M. Tartas et intitulé « Le Pays d'Ambert », l'origine celtique, voire gauloise, du nom « Ambert », dérivé selon l'auteur d'une variante « Ambertitus » dans laquelle importerait le suffixe « -rito » ou « -ritu », qui signifierait « le gué fréquenté ».

    Dans son Guide de l'Auvergne mystérieuse[16], Annette Lauras-Pourrat (fille d'Henri Pourrat), reprend cette hypothèse et rapporte que le nom d'Ambert dériverait d'Amberitus qui aurait signifié, à l'époque gallo-romaine, le gué sur la rivière (la Dore).

    Cette hypothèse est à rapprocher des éléments indiqués par Xavier Delamarre dans son Dictionnaire de la langue gauloise[17]. Ce dictionnaire donne comme équivalent, pour le mot gaulois « ambe », le mot « rivière », et pour le mot gaulois « ritus », le mot « gué », ce qui validerait l'expression « gué de la rivière ». Cette hypothèse était également avancée par l'anthroponymiste et toponymiste Marie-Thérèse Morlet, dans son Dictionnaire étymologique des noms de famille[18]. Jacques Lacroix confirme également l'idée d'un gué sur une rivière en langue gauloise[19].

    Selon Ernest Nègre, Ambert proviendrait du nom de personne germanique romanisée Ambertus : Ambert en 1095[20].

    Son nom est en auvergnat, langue régionale autrefois parlée localement, Embèrt en graphie classique[21],[22],[23],[24] et Ember ou Embar en écriture auvergnate unifiée[25],[26].

    Histoire

    Dolmen de Boisseyre.

    Selon une thèse non attribuée citée par Annette Lauras-Pourrat[16], les Ambertois pourraient être « les Ambivareti dont César rapporte la dissidence d'avec les Arvernes et qui, même après Alésia, demeurèrent insoumis », ajoutant que ce nom pourrait être associé à « ceux qui sont défendus de toute part » (par les montagnes)[27].

    La ville fut une baronnie, chef-lieu du Livradois. Elle était du diocèse de Saint-Flour, de l'intendance de Riom, élection d'Issoire, et siège d'une maréchaussée. Elle jouissait d'une charte de privilèges datée de juillet 1239 et octroyée par Guillaume de Bassie, seigneur de Livradois[28].

    Jusqu'au XVe siècle, le bourg d'Ambert était morcelé en trois quartiers spécifiques, correspondant à une division ternaire de la société : un quartier marchand, un quartier ecclésiastique et monastique, et un quartier « seigneurial ». Ils sont réunis à la construction de l'enceinte fortifiée dite des 19 tours (aujourd'hui disparue).

    Maison à colombages du XVe siècle, place des Minimes.

    Au XVIe siècle, la ville fut éprouvée par les suites du massacre de la Saint-Barthélemy. Des Huguenots, commandés par le capitaine Merle, s'emparent de la ville en 1574, firent subir des pillages, des massacres et autres sévices à la population majoritairement catholique. La ville fut ensuite reprise par les catholiques.

    Il existe dans la ville une tour Mandrin.

    Ambert est chef-lieu de district de 1790 à 1795.

    Les Hospitaliers

    La commanderie de Ligonne des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem est marquée comme telle sur les cartes de Cassini. Elle est à l'origine composée, en plus de la maison du commandeur, d'une chapelle et d'un vaste domaine terrien. Le commandeur de Ligonnes perçoit le cens[29]. Elle deviend par la suite un membre de la commanderie de Courtesserre au sein du grand prieuré d'Auvergne avec les commanderies de Tallende, de Vivic, de Chantadu, de Chambon, de Saint-Jean de Billon et de Ferreyrol[29],[30],[31].

    Les papetiers d'Ambert

    Les origines de la papeterie livradoise datent de la deuxième moitié du XVe siècle selon les historiens[32] ; une étude complète est réalisée dans un ouvrage de Michel Boy et Jean-Louis Boithias.

    Pendant trois siècles, cette industrie du papier prospére, les maîtres-papetiers d'Ambert fabriquent du papier d'excellente qualité qu'ils vendent aux imprimeurs de Lyon puis à Paris. Les premiers tirages de l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers de Diderot et d'Alembert, sont imprimés en 1751 sur du papier d'Ambert[33]. On produit aussi des cartes à jouer[28].

    Plusieurs familles de papetiers font tourner les moulins qui ont gardé leurs noms dans les trois vallées de La Forie, Valeyre et Chadernolles.

    Une légende[33], créée au XIXe siècle par la famille Montgolfier, voudrait donner aux papeteries d'Ambert une origine remontant aux Croisades. « Jean Montgolfier croise en 1147. Il est capturé et fait prisonnier par les Turcs. Il besogne trois ans à Damas dans un Khaghidkaneh (moulin à papier) sur les rives du Nahrbarada. Il s'enfuit avec deux compagnons. Ils emportent dans leurs bagages quelques échantillons de la Charta Damascena (feuille du papier de Damas) et dans leurs têtes les secrets de sa fabrication. De retour à Ambert, près de la Forie, au bord du Batifol, ils achètent un vieux moulin à farine qu'ils convertissent en moulin à papier[34]. » Pourtant comme d'autres familles de papetiers d'Ambert, les Montgolfier ne sont connus comme fabricants de papier qu'avec le dernier quart du XVIe siècle[33].

    Au début du XIXe siècle la concurrence est l'une des causes du déclin de la papeterie livradoise.

    Dès le XVIIe siècle, Ambert a aussi pour spécialité les métiers du tissage : la passementerie, les rubans, les tresses et les lacets, la broderie. La fabrication d'épingles, et de petits objets en bois : dés à jouer au XVIIIe siècle et chapelets à partir de la seconde moitié du XIXe siècle.

    Blason Blasonnement :
    D'azur, à la croix d'argent cantonnée de quatre trèfles d'or.
    Commentaires : On rencontre cependant D’azur au gammadion d’argent, écartelé de trèfles de sinople.

    Politique et administration

    Tendances politiques et résultats

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1765 1767 Michel Vimal de Murs    
    1767 1771 Gourbeyre    
    1771 1775 Jean-Joseph Brugeron    
    1775 1780 Antoine Celeyron    
    1780 1784 Jean-Joseph Vimal-Flouvat    
    1784 1788 Antoine Peschier    
    1788 1789 Antoine-Joseph Arthaud-Blanval    
    1790   Jean-Joseph Vimal-Flouvat    
    1790 1792 Antoine-Joseph Arthuad-Blanval    
    1792 1796 Benoît Celeyron    
    1796   Jean-Joseph Vimal-Flouvat    
    1796   Jean-Joseph Lussigny    
    1796 1797 N. Crozemarie    
    1797   Jean-Joseph Lussigny    
    1797 1798 N. Crozemarie    
    1798   Etienne Maignet    
    1798 1800 André Vimal-Martin    
    1800 1803 Paul-Denis Vimal-Madur    
    1803 1806 Pierre Mathias    
    1806 1808 Paul-Denis Vimal-Madur    
    1808 1816 Pierre Touzet    
    1816 1818 Benoît-Marie Madur-Dulac    
    1818 1826 Pierre Pourrat    
    1826 1830 Henri Vimal-Dumonteil    
    1830 1834 Barthélemy Bernard    
    1834 1842 Pierre-Gabriel Messance-Vimal    
    1842 1848 Pierre-Amable Imberdis-Journet    
    1848   Pierre-Vital Coste    
    1848 1851 Michel Maisonneuve    
    1851 1866 Pierre-Amable Imberdis-Journet    
    1866 1870 Louis Armilhon    
    1870   N. Imberdis    
    1871 1884 Louis Armilhon    
    1884 1893 Philippe Féchet    
    1893 1900
    (décès)
    Antoine Ledieu-Bazin Républicain Conseiller général du canton d'Ambert (1892 → 1900)
    1901 1908 Adrien Farjon    
    1908 1932 Georges Courtial Centre droit Conseiller général du canton d'Ambert (1910 → 1932)
    1932 1938 Louis Bonnet    
    1938 1944 Raymond Lachal AD Employé de la Caisse d'épargne
    Député du Puy-de-Dôme (1932 → 1942)
    Conseiller général du canton d'Ambert (1932 → 1940)
    1944 1954
    (décès)
    Claudius Penel RGR Médecin
    Conseiller général du canton d'Ambert (1949 → 1954)
    1954 1976 Robert Lacroix RGR puis DVG Conseiller général du canton d'Ambert (1954 → 1973)
    Georges Chanoine UDF-PR Agent immobilier
    Conseiller général du canton d'Ambert (1979 → 2004)
    Jean Aulagnier UDF puis MoDem Universitaire
    Conseiller régional d'Auvergne (2004 → 2010)
    Christian Chevaleyre DVG Commerçant retraité
    Président de la CC du Pays d'Ambert (2008 → 2011)
    mars 2014 Myriam Fougère LR Inspectrice de l'Éducation nationale
    Conseillère régionale d'Auvergne-Rhône-Alpes (2015 → )
    juillet 2020 en cours Guy Gorbinet[35] DVD  
    Fermer

    Jumelages

    Équipements et services publics

    Enseignement

    Ambert dépend de l'académie de Clermont-Ferrand.

    Les élèves commencent leur scolarité à l'école maternelle Les Copains puis à l'école élémentaire Henri-Pourrat. Ils la poursuivent au collège Jules-Romains, situé dans la commune[36] et géré par le conseil départemental du Puy-de-Dôme.

    Il existe un lycée polyvalent (Blaise-Pascal), assurant les filières générales et professionnelles (dont des CAP sous statut scolaire ou par voie d'apprentissage)[37].

    Les élèves choisissant l'enseignement privé commencent à l'école primaire Saint-Joseph, puis au collège du même nom[36],[38].

    Culture

    Médiathèque Alexandre-Vialatte

    Une médiathèque intercommunale est présente à Ambert. Elle est en réseau avec les 37 médiathèques du territoire[39]. La médiathèque travaille également avec la médiathèque départementale.

    Le Centre Culturel Le Bief

    De forme associative, le centre culturel propose des animations artistiques ouvertes au grand public. Une programmation annuelle d'événements est présentée, ainsi que des ateliers réguliers pour différents publics (jeunesse, aînés,...).

    Cinéma La Façade

    Un cinéma de 2 salles est situé en centre-ville d'Ambert[40].

    Population et société

    Démographie

    Les habitants sont appelés les Ambertois et les Ambertoises[41].

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[42]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[43].

    En 2023, la commune comptait 6 517 habitants[Note 5], en évolution de −2,31 % par rapport à 2017 (Puy-de-Dôme : +1,64 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    2 5405 9266 1366 9227 6508 0167 8848 0178 133
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    7 7037 6617 4467 6257 7897 7278 2117 9077 709
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    7 6487 5817 8637 0917 1166 8626 8777 0046 849
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
    7 1607 3287 6037 7227 4207 3097 0576 9756 834
    Davantage d’informations - ...
    2018 2023 - - - - - - -
    6 6346 517-------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[44] puis Insee à partir de 2006[45].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Manifestations culturelles et festivités

    • Chaque année depuis 1988, la cyclosportive Les Copains a lieu à Ambert et dans sa région en juin ; le départ se déroule au « coin » de sa mairie (ronde). La maison du vélo héberge le vélo club ambertois et le cyclo club les copains
    • Chaque année en juillet depuis 1989, le World Festival Ambert propose pendant presque une semaine un festival de musiques et danses du monde. Il s'appelait précédemment La ronde des copains du Monde et s'est progressivement ouvert aux musiques actuelles.
    • Les Fourmofolies est un évènement en août fêtant la fourme d'Ambert et les fromages AOP d'Auvergne. Biennal de 1997 à 2015, puis annuel, l'événement a été remplacé à cause de la pandémie de Covid-19 par des Petites Fourmos[46].
    • Gare d'Ambert de la ligne touristique du Livradois-Forez, exploitée par Agrivap les trains de la découverte, en saison[12].
    • Depuis 2008, la manifestation « Ambert côté jardin » se déroule en avril. Elle propose de faire découvrir le patrimoine jardiné de la ville avec un regard sur le développement durable.

    Sports et loisirs

    • Randonnée : Chemin des Papetiers.

    Économie

    Voici quelques éléments composant l'économie d'Ambert :

    • Ambert était le siège d'une chambre de commerce et d'industrie.
    • Filière bois, fromage (fourme d'Ambert), tourisme, fabrication de tresses et câbles.
    • Indissociable du bassin d'Ambert, le groupe familial Omerin, a été créé il y a plus d'un siècle (entreprise artisanale de lacets). Il est aujourd'hui un important acteur économique de la région Auvergne ainsi que le premier fabricant français de fils et câbles de sécurité incendie, le premier fabricant mondial de fils et câbles isolés silicone[47] et de fils et câbles pour conditions extrêmes (hautes et basses températures[48]).

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Patrimoine religieux

    Clocher de l'église Saint-Jean
    Clocher de l'église Saint-Jean.
    Tour de l'église Saint-Jean
    La tour de l'église Saint-Jean depuis le plan d'eau.

    Patrimoine civil

    Architecture

    Photographie représentant le théâtre d'Ambert as XIXe et XXe siècles.
    • Mairie ronde, à l'origine Halle aux grains, construite en 1816 pour libérer la nef de l'église où se faisait le commerce des céréales depuis la Révolution. En 1823 est décidée une extension verticale de l'édifice, pour héberger certains services (salle du Conseil, Contributions indirectes).
    • Gare d'Ambert (bâtiment voyageurs type PLM de 1885).
    • Caisse d'épargne et deux autres bâtiments du début du XXe siècle, construits dans un style inspiré de l'architecture des villes d'eaux, avec coupoles, etc.

    Musées

    Place Saint-Jean
    Place Saint-Jean.
    • Mus'énergie, « le musée de la force motrice et de l’énergie au service de l’homme », anciennement « Musée de la machine agricole et à vapeur » (créé par l'association AGRIVAP).
    • Maison de la fourme d'Ambert[50] et des fromages, gérée par l'association Fromage et patrimoine.
    • Manufacture d'images, regroupant, juste à côté de la Maison de la fourme d'Ambert, les bureaux de Centre culturel Le Bief, des ateliers de typographie, de sérigraphie, de gravure et de lithographie, une arthothèque, une salle d'exposition et un atelier de façonnage, et des locaux mutualisés avec la Maison de la fourme.
    • Proche de la ville se trouve l'École 1900 qui présente une rétrospective de l'école de la Troisième République[51]. Elle illustre aussi l'histoire d'une époque et d'une région avec ses coutumes.

    Industrie

    Moulin à papier
    Moulin à papier et musée Richard de Bas.
    • Le moulin à papier de Richard-de-Bas situé dans le vallon de Laga dont le ruisseau alimente la roue du moulin, témoigne d'une industrie présente dans la région depuis le XIVe siècle ; toujours en activité, il produit des feuilles de papier selon les techniques ancestrales[52].

    Patrimoine culturel

    Gastronomie

    • Le fromage appelé la fourme d'Ambert, AOC depuis 1972 (fourme d'Ambert et de Montbrison) et 2002 (fourme d'Ambert).

    Ambert dans la littérature et au cinéma

    Ambert est, avec Issoire, l'une des deux sous-préfectures victimes des canulars arbitraires et anarchisants des sept héros des Copains, roman de Jules Romains paru en 1913. Le choix s'était porté sur ces deux villes, car sur une carte de France, elles lorgnaient d'un mauvais œil les sept amis. Yves Robert en tira en 1964 un film du même nom (Les Copains), dont la musique fut le célèbre titre de Georges Brassens, Les Copains d'abord. Les copains décident de s'y donner rendez-vous, devant la façade de la mairie, chose difficile puisque la mairie est… ronde.

    Le réalisateur français Claude Berri réalise en 1990 une partie du tournage du film Uranus dans la ville d'Ambert.

    Patrimoine naturel

    Personnalités liées à la commune

    Arts vivants et audiovisuels

    Arts décoratifs, figuratifs et littéraires

    • Théophile Gautier (fils) (1836-1904), littérateur français, sous-préfet d'Ambert.
    • Pierre de Nolhac (1859-1936), écrivain et académicien, né à Ambert.
    • Jules Romains (1885-1972) a choisi Ambert comme cadre pour Les Copains, en 1922. La première mention d'Ambert, dans le roman, est faite dans le chapitre initial, « Le Repas », dans les termes suivants : « Mais la vue était soudain envahie par une carte de France. Le papier en semblait résistant. Deux barres de bois noir, une en haut, une en bas, lui donnaient de la rigidité. Une simple ficelle la suspendait à un clou. Bénin n’avait rien avancé que de vrai. Cette carte figurait quatre-vingt-six départements, et on ne sait combien de villes qui faisaient de l’œil. Les copains trouvèrent ça admirable.
      — Des yeux ! cria Bénin, il y en a plus que dans le bouillon du pauvre, plus que sur la queue du paon. Il tendit le bras.
      — Issoire ! Ambert !
      Tous, au fond d’eux-mêmes, furent d’avis qu’effectivement Issoire et Ambert avaient un drôle d’air.
      — Qu’allons-nous répondre, messieurs, à ce défi ? Issoire et Ambert narguent notre assemblée. La chose n’en restera pas là. »
    • Henri Pourrat (1887-1959), écrivain, né à Ambert où il passa presque toute sa vie.
    • Jeanne Lichnerowicz, dite Claude Dravaine, (1888-1957), écrivain-romancière originaire d'Ambert. C'est sous son nom de plume qu'elle écrit l'histoire de ses ancêtres papetiers, dans son ouvrage Nouara, Chroniques d'un antique village papetier (1927). Situé au-dessus du village de Valeyre, Nouara fut l'une des plus grosses fabriques de papier des trois vallées papetières autour d'Ambert au XVIIIe siècle. Le moulin[55] est encore en grande partie visible de nos jours ; il est situé sur le Sentier des papetiers.
    • Les frères Angeli : Jean Angeli, dit Jean l'Olagne (1886-1915), ami de Henri Pourrat avec lequel il écrit en 1912 La Colline Ronde, dont son frère François Angeli (13 février 1890 - 30 mai 1974) réalisa les illustrations.
    • Antoine Sylvère (1888-1963), auteur de Toinou et de Le légionnaire Flutsch. Il a pris une part active dans un réseau de résistance lors de la Seconde Guerre mondiale ; il a participé à la libération de Montauban. Son fils est mort en . Sa belle-fille a été déportée, elle est morte à Ravensbrück.
    • Alexandre Vialatte (1901-1971), chroniqueur et écrivain, Ambertois d'adoption, mais issu de familles ancrées dans le terroir du Livradois.
    • Jean-Claude Mourlevat (né à Ambert en 1952), écrivain.

    Industrie et invention

    Politique

    Sciences

    • Michel Rolle (1652-1719), mathématicien et géomètre, né à Ambert.

    Sports

    • Aboubacar Sidiki Camara dit « Titi Camara », né en 1972, ancien footballeur international guinéen, a évolué au Ambert FCUS de 1987 à 1989.
    • Simon Dufour (né à Ambert en 1979), nageur plusieurs fois champion de France.

    Religieux et prélat

    Société civile et autres

    • Claude Vorilhon, dit Raël (né en 1946), fondateur et gourou de la secte dite « Mouvement raëlien » ; bien que né à Vichy, il a passé toute son enfance et adolescence au sein de sa famille à Ambert.

    Voir aussi

    Bibliographie

    Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

    • Michel Boy et Jean-Louis Boithias, Moulins, papiers et papeterie d'Auvergne, Champetières, Éditions des Monts d'Auvergne, , 607 p. (ISBN 978-2-36654-019-2) Document utilisé pour la rédaction de l’article
    • Pierre-Claude Reynard, Histoires de papier : la papeterie auvergnate et ses historiens, Presses universitaires Blaise Pascal, , 410 p. (ISBN 978-2-84516-178-8, OCLC 422147617, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
    • Jean-Pierre Chambon, « Quelques étymologies ambertoises », Revue de Linguistique Romane, Strasbourg, Société de linguistique romane, vol. 48, , p. 73-98 (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
    • Jean-Pierre Chambon, « Quelques noms de lieux de la région d'Ambert », Chroniques historiques d'Ambert et de son arrondissement, Ambert, Groupe de recherches archéologiques et historiques du Livradois-Forez, (SUDOC 253186595). Document utilisé pour la rédaction de l’article
    • Jean-Pierre Chambon, « Problèmes d'édition, d'interprétation et d'exploitation linguistique d'un texte dialectal : notes sur un fragment de comédie en patois d'Ambert du XVIIe siècle », Revue de linguistique romane, Strasbourg, Société de linguistique romane, vol. 54, (SUDOC 253186439). Document utilisé pour la rédaction de l’article
    • L. Duchamp et Joseph Gagnaire, « Au sujet de l’élément de chapelet trouvé lors des fouilles de la chapelle des Pénitents d’Ambert », Chroniques historiques du Livradois-Forez, Ambert, no 13,
    • Michel Boy, « L’ancienne Chapelle des Pénitents blancs d’Ambert (1640-1870) », Chroniques historiques du Livradois-Forez, Ambert, no 20,
    • Henri Ponchon, « La grève des ouvrières en chapelets de la région d’Ambert : novembre 1911-mars 1912 à travers les journaux », Chroniques historiques du Livradois-Forez, Ambert, no 26,
    • Henri Ponchon, « L’exportation des chapelets d’Ambert », Chroniques historiques du Livradois-Forez, Ambert, no 27,

    Articles connexes

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    Notes et références

    Related Articles

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