Amou
commune française du département des Landes
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Amou en gascon (Amor en graphie IEO) /a'mu/, est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département des Landes (région Nouvelle-Aquitaine).
| Amou | |||||
La mairie et la place Saint-Pierre | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Landes | ||||
| Arrondissement | Dax | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Coteaux et Vallées des Luys (siège) |
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| Maire Mandat |
Florence Bergez 2020-2026 |
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| Code postal | 40330 | ||||
| Code commune | 40002 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | amollois | ||||
| Population municipale |
1 550 hab. (2023 |
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| Densité | 57 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 43° 35′ 39″ nord, 0° 44′ 46″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 31 m Max. 147 m |
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| Superficie | 27,25 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Coteau de Chalosse | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Landes
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
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| Liens | |||||
| Site web | www.amou.fr | ||||
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Géographie
Localisation
La commune se trouve aux confins de la Chalosse et du Béarn, limitrophe du département des Pyrénées-Atlantiques (via la commune de Bonnut). Elle occupe l'aval de la vallée du Luy de Béarn, peu avant sa confluence avec le Luy de France (sur la commune voisine de Castel-Sarrazin).
Elle est desservie par la D15 qui prend localement les noms de « Route de Dax », « Avenue de l'Océan » (au nord-ouest du bourg) puis « Avenue des Pyrénées » et enfin « Route de Sault-de-Navailles » (au sud-est). Cette route est le prolongement landais (jusqu'à Pomarez) de la D 945 des Pyrénées-Atlantiques (axe Lescar - Sault-de-Navailles). La D13 au nord du bourg permet de rejoindre, via Nassiet, Castaignos-Souslens et de reconnecter avec l'axe Orthez - Mont-de-Marsan (D 933). La route de Bonnut, au sud, permet également de rejoindre Orthez.
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Arsague, Bonnegarde, Bonnut, Brassempouy, Castel-Sarrazin, Gaujacq et Nassiet.
Hydrographie
Les terres de la commune sont arrosées par le Luy de Béarn, affluent du Luy.
Nom des ruisseaux, canaux et rivières relevés sur les planches du cadastre napoléonien d'Amou (1836)[2] :
Section A1 "Saumon" : ruisseaux de Pedepouy, de Haussette, du Castagne ; section A2 "Saumon" : ruisseau Camblat ; section B1 "Pilat" : ruisseaux de Mondicq, de Fontaine, de Loustan, de Larrère ; section B2 "Pilat" : ruisseaux Le petit Leuy, du moulin de Ganjacq, de la Pachere, de Hourquet ; rivière de Leuy de Hance ; section C1 "La Ville" : ruisseau de la Galette ; rivière : le Leuy de Béarn ; section C2 "La Ville" : ruisseaux de Bachon, de Mousquero, de Mendeyacq ; section C3 "La Ville et Bachon" : ruisseaux de Labarthe, de Lancette, de Chabragne ; section D "Mousquero" : ruisseaux de Chabraque, de Mendeyac, de Mandosse, de Pirouille ; section E "Bouqué" : ruisseaux de Nassiet à Conte, Dous Petits, de Touya ; cours d'eau de Ponchel ; section F "Loustalot" : ruisseaux de Bouqué, de Riques, de Louis, du Moulin d'Hardy ; canal du Moulin de Darricau ; section G "Labaig" : ruisseaux du Téoulé, de la Fontaine de Poureille, de Brouqueron, du Moulin de Bourdet, de Prat ; section H "Luquet" : ruisseaux de Hourquet, de Labeyrie, du Teoulé ; section J "Houssé" : ruisseaux des Druides Dandriou, de Lacoste ; section L "Jouanlanne" : ruisseaux de Lourseau, de Hourcade, de Bedere ; section M "Cabannes" : ruisseau de Pacalon.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[5] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Aquitaine, Gascogne » et « Pyrénées atlantiques »[6]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 191 mm, avec 1,2 jours de précipitations en janvier et 7,9 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Orthez à 12 km à vol d'oiseau[9], est de 14,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 211,5 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −10,7 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
Typologie
Au , Amou est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13] et hors attraction des villes[14],[15].
Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (73,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (73,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (45,6 %), forêts (22,7 %), zones agricoles hétérogènes (20,2 %), prairies (7,6 %), zones urbanisées (3,9 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Risques majeurs
Le territoire de la commune d'Amou est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée)[17]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[18].
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Luy, le Luy du Béarn et le ruisseau de l'Ourseau. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1989, 1991, 1993, 1998, 1999, 2009, 2013, 2014 et 2018[19],[17].
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[20].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 25,4 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (19,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 768 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 194 sont en aléa moyen ou fort, soit 25 %, à comparer aux 17 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[21],[Carte 2].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991 et 2002 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2020[17].
Toponymie
Amou est une forme écrite du gascon Amor qui signifie « amour ».
Les principaux lieux-dits sont : Bracq, Billaou, Biernabe, Hoursans, Latéoulère, Palai, Pébarthe et Menaout.
Latéoulère est la contraction et francisation partielle du gascon la teulèra, qui signifie « la tuilerie ».
Pébarthe est la contraction du gascon pé de barta, qui signifie « au pied de la barthe », la barthe étant le nom donné en Gascogne aux milieux embroussaillés des bords des cours d'eau.
La place de la Técouère, qui accueille le marché dominical, devrait peut-être son nom à la présence de petites hauteurs, que l'on nomme « tucs » en gascon, « tucoêre » étant alors le lieu où se trouvent les tucs. Une autre interprétation serait de faire remonter ce nom au latin « Aquae are » : terre au bord de l'eau[22].
Histoire
Amou est un ancien village médiéval, aujourd'hui chef-lieu de canton.
Un bras du Luy a été canalisé pendant au moins un siècle à proximité sud du bourg pour desservir un moulin. Ce bras figure sur le cadastre napoléonien de 1836[2]. Il passait en bordure des maisons de la place de la Técouère. Il aurait été comblé sur ordre du maire du village par des prisonniers de guerre allemands durant la Seconde Guerre mondiale[23].
En 2023, un projet de réaménagement de la place Saint-Pierre, devant la mairie, fait l'objet d'une opposition : une partie de la population est opposée à l'abattage du grand cèdre, âgé de 65 ans[24],[25],[26]. Le cèdre est néanmoins abattu le 4 septembre au petit matin[27]. Le réaménagement de la place est débuté en 2024 pour un montant de 650 000 €[28] et terminé début 2025.
- Grand cèdre vu depuis le café des Halles
- Cèdre devant le café et la mairie
- abattage du cèdre
- Place St-Pierre réaménagée
Héraldique
| Blasonnement :
De gueules à l’arc posé en barre, à la d’une flèche posée en bande et brochante, le tout d’or[29],[30].
Commentaires : Devise : « amou que soy » (je suis amour) |
Politique et administration
Liste des maires
Démographie
Les habitants sont nommés les Amollois[33].
| L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[35]. En 2023, la commune comptait 1 550 habitants[Note 3], en évolution de +0,65 % par rapport à 2017 (Landes : +6,41 %, France hors Mayotte : +2,36 %). |
Économie
Manifestations culturelles
- Carnaval d'Amou, en février ou mars, inscrit à l'Inventaire du patrimoine culturel immatériel en France.
- Le festival Chansons et Mots d'Amou, tous les ans en août, prend place dans les arènes. La première édition s'est déroulée en 2012.
- La veille de Noël, les habitants d'Amou font la Haille : rassemblement traditionnel d'une famille ou de voisins autours d'un feu pour partager un apéritif festif.

Haille de Noël, quartier de l'école
Lieux et monuments
- Arènes Jean-Lafittau.
- Château d'Amou du XVIIe siècle inscrit.
- Église Saint-Pierre d'Amou du XIIe siècle inscrite.

L'église Saint-Pierre.
Personnalités liées à la commune
- Jean Goze (1749-?), homme politique et religieux, est né dans la commune.
- Pierre Richet (1904-1983), médecin militaire, combattant de la Seconde Guerre mondiale et de la guerre d'Indochine, premier secrétaire général de l'Organisation de coopération et de coordination pour la lutte contre les grandes endémies, pionnier de la lutte contre l'onchocercose, est ihnumé à Amou.
- René Baillé (?-?), enfant d'Amou, est moniteur de gymnastique à l'Étoile Amolloise, puis adjudant-chef de la Garde républicaine où il crée en 1938 la section spéciale de gymnastique[38].
- Jean-Marie Jouaret (1942-), né à Castets (Landes), est joueur international et capitaine de l'équipe France de basket-ball, il a joué à l'Étoile amolloise de 1959 à 1961.
- Jean-Jacques Darmaillacq (?-), maire durant 29 ans ayant obtenu la Légion d'honneur.
- Félicien Taris (1983-), comédien et producteur, ancien participant à l'émission de télé-réalité LoftStory sur M6, a vécu à Amou et porté les couleurs du club de basket l'Étoile Amolloise.
- Marion Laborde (1986-),
médaille d'argent de basket-ball aux Jeux olympiques 2012 de Londres, a débuté à l'Étoile Amolloise.
Galerie
- Le Luy de Béarn.
- La Grange Autrement.
- La place Saint-Pierre avant sa rénovation
- L'école privée Jeanne-d'Arc.
- La maison Margot (avenue du Château).
- La maison Baigthosse, rue Panecau.
- La rue Panecau avec la maison natale de Bertrand Ducournau.
Voir aussi
Bibliographie
- Jean-Marie Jouaret, Petite histoire partielle et partiale de la Fédération sportive et culturelle de France (1948-1998), t. 1, Paris, FSCF (à compte d’auteur, imp. Déja-Glmc), , 1189 p. (ISBN 2-9528387-0-4)
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Archives conservées par : archives départementales des Landes (E dépôt 2, FRAD040_E_DEPOT_2_0001.pdf)
- Ressources relatives à la géographie :
- Amou sur le site de l'Institut géographique national
- Amou sur le site de l'Insee
- Pays Adour Chalosse Tursan
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.



