André Caplet

compositeur et chef d'orchestre From Wikipedia, the free encyclopedia

André Caplet, né le au Havre et mort le à Neuilly-sur-Seine, est un compositeur et chef d'orchestre français.

Naissance

Rue Robert de la Villehervé (d) (Le Havre)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
André Léon CapletVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Naissance, Décès ...
André Caplet
Portrait photographique d’Elmer Chickering, en 1910.
Biographie
Naissance

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Décès
Sépulture
Nom de naissance
André Léon CapletVoir et modifier les données sur Wikidata
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Sépulture au cimetière de Montmartre.
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Biographie

André Caplet étudie la composition dans sa ville natale avant d’effectuer de brillantes études au Conservatoire de Paris, sous la direction de Paul Vidal pour le solfège et l'accompagnement[1], Xavier Leroux pour l'harmonie et de Charles Lenepveu pour la composition, qui aboutissent rapidement à un premier prix d'harmonie en 1898[2], puis au Grand prix de Rome[3], qui lui a été décerné en , devant Maurice Ravel, avec une cantate intitulée Myrrha, ce qui a été à l’origine de leur amitié et de leur collaboration. Le véritable maitre, ou plutôt l’initiateur, de Caplet n’est autre que Claude Debussy. L’admiration affectueuse que vouait Caplet à ce dernier se reflète dans ses œuvres, notamment le Miroir de Jésus, qu’il a dirigé lui-même aux Concerts Colonne[3].

Son tempérament ne lui permettant pas de se plier à la discipline de la la villa Médicis, il quitte l’École, et avant la fin de son séjour, pour voyager à travers l’Europe musicale. Un long séjour en Allemagne développe ses qualités latentes de chef d’orchestre[4]. Il compose des œuvres vocales et religieuses, telles que la Messe des petits de Saint-Eustache-la-Forêt (1919), Pie Jesu (1919) et Le Miroir de Jésus (1923). Compositeur doublé d’un chef d'orchestre, il crée le Martyre de Saint-Sébastien de Debussy en 1911. Appelé à diriger aux États-Unis, il dirige l'opéra de Boston de 1910 à 1914[5], dont la première américaine de L'Enfant prodigue de Debussy, le avec la soprano Alice Nielsen[6].

André Caplet et Claude Debussy André Caplet et Claude Debussy en 1914.

En 1914, nommé chef de l'orchestre de l'Opéra de Paris, il révèle, lors des premières représentations du Châtelet, la partition du Martyre de Saint Sébastien, sur l’expresse volonté de Claude Debussy lui-même[3]. Au moment de la déclaration de la Première Guerre mondiale, bien qu'exempté du service militaire, il s’engage. Sous le feu ennemi, il reprend la composition de mélodies, dont certaines, d’inspiration religieuse[7]. Lorsqu’il est gazé, sa santé l'empêche de continuer sa carrière de chef d'orchestre, alors qu'il était considéré comme l'un des meilleurs de son époque au niveau international[8]. Dès lors, il se consacre essentiellement à l'orchestration (La Boîte à joujoux, Jet d'eau, Clair de lune de Claude Debussy) et à la composition avec une dominante religieuse (Messe à trois voix, La Part à Dieu, Le Miroir de Jésus : Mystères du Rosaire[9]). Il est également l'auteur de Légende, qui comporte une partie significative de saxophone[10].

Ses œuvres instrumentales ont mis en musique des thèmes populaires persans, Salammbô de Flaubert (1902), le Conte fantastique d'après Le Masque de la mort rouge d’Edgar Allan Poe et la Suite persane pour double quintette à vent. On a encore de lui un Epithalame, pour violoncelle et orchestre, des morceaux religieux, des chœurs, des trios pour voix de femmes et orchestre, des mélodies sur des poèmes de Rémy de Gourmont et des ballades françaises de Paul Fort. Il a, en outre, mis en musique plusieurs fables de La Fontaine, et écrit des exercices vocaux dont le recueil s’intitule ; Le Pain quotidien[3].

Enfin, dans ses dernières années, il est souvent monté au pupitre des associations symphoniques, en particulier les Concerts Pasdeloup qui, pendant un temps, l’ont eu pour chef-adjoint, avec Rhené-Baton. Cette dernière période de sa carrière a été la plus active, comme si l’approche de sa fin le poussait inconsciemment à se dépenser avec une ardeur accrue. L’une des figures les plus vivantes de la jeune école, il disparait en pleine maturité, frappé presque subitement par une congestion pulmonaire, des suites d’une affection chronique de la poitrine, contractée au contact des gaz du front[3]. De Geneviève Perruchon (1886-1955), épousée le , il a eu un fils. Il a eu une brève liaison avec Isadora Duncan[11].

Lors de ses obsèques, sur la demande formelle du Général Mangin, la Marche de Douaumont, qu’il avait rapportée de la tourmente, a accompagné son cercueil[1]. Il repose dans la 22e division du cimetière de Montmartre. Une partie de ses partitions manuscrites originales est conservée par la Bibliothèque municipale du Havre.

Jugements

« Hier, pour la première fois, j’ai entendu deux mélodies d’André Caplet sur des vers de Georges Jean-Aubry [...] Ce Caplet est un artiste. Il sait trouver l’atmosphère sonore et, avec une jolie sensibilité, a le sens des proportions ; ce qui est beaucoup plus rare qu’on ne le croit, à notre époque de musique bâclée, ou hermétique comme un bouchon[7] ! »

 Claude Debussy, 1908

Catalogue des œuvres

Musique vocale

Voix et piano

  • Green (P. Verlaine), 1902
  • Il était une fois (J. Richepin), 1903
  • Poème de mai (A. Silvestre), 1902
  • Dans la fontaine (P. Gravollet), 1903
  • Papillons (P. Gravollet), 1903
  • Le Livre rose (P. J. Pain), 1898–1901
    • 1. Le Livre où je veux lire
    • 2. Premier Prix
    • 3. Les Pleurs de bébé
    • 4. Le Furet du bois, Mesdames
  • Chanson d'automne (A. Silvestre), 1900
  • Paroles à l'absente (G. Jean-Aubry), 1908
    • 1. Préludes
    • 2. Ce sable fin et fuyant
    • 3. Angoisse
  • Le Vieux Coffret (R. de Gourmont), 1914–1917
    • 1. Songe
    • 2. Berceuse
    • 3. In una selva oscura
    • 4. Forêt
  • En regardant ces belles fleurs (Charles d’Orléans),
  • Nuit d'automne (H. de Régnier),
  • Prière normande (J. Hébertot), 1916
  • Solitude (J. Ochse), 1915
  • La Croix douloureuse (R. P. Lacordaire) 1918
  • Détresse ! (H. Charasson),
  • Trois Fables (La Fontaine), 1919
    • 1. Le Corbeau et le Renard
    • 2. La Cigale et la Fourmi
    • 3. Le Loup et l'Agneau
  • Le Pain quotidien, (15 exercices), 1920
  • Cinq Ballades françaises (P. Fort) 1920
    • 1. Cloche d'aube
    • 2. La Ronde
    • 3. Notre chaumière en Yvelines
    • 4. Songe d'une nuit d'été
    • 5. L'Adieu en barque
  • L'Hymne à la naissance du matin (d’après Paul Fort), 1920
  • La Cloche fêlée (C. Baudelaire), 1922
  • La Mort des pauvres (C. Baudelaire), 1922
  • La Part à Dieu (chanson populaire), 1925

Voix et orgue

  • Pie Jesu, 1919
  • Panis angelicus, 1919
  • Pater noster, 1919
  • Tu es sacerdos, 1920
  • Les Prières, 1914-1917

Voix et flûte

Voix et harpe

  • Quand reverrai-je, hélas ! (Du Bellay),
  • Sonnet « Doux fut le trait » (Ronsard), 1924

Voix et orchestre

  • Myrrha, scène lyrique pour trois voix solistes et orchestre (F. Beissier d'après Sardanapale de Lord Byron), 1901 - Grand Prix de Rome
  • Il était une fois (J. Richepin)
  • Paroles a l'absente (G. Jean-Aubry), 1908
    • 1. Préludes
    • 2. Angoisse
  • Le Vieux Coffret (R. de Gourmont)
  • La Croix douloureuse (R. P. Lacordaire)
  • Détresse ! (H. Carasson)
  • Hymne à la naissance du matin (P. Fort),
  • Les Prières pour voix, harpe et quatuor à cordes, 1914–1917
    • 1. Oraison dominicale
    • 2. Salutation angélique
    • 3. Symbole des apôtres
  • Le Miroir de Jésus (Henri Ghéon) pour voix solo, chœur à 3 voix, harpe et quatuor à cordes, 1923

Musique chorale

  • Inscriptions champêtres pour trois voix a cappella (R. de Gourmont),
  • Messe à trois voix, dite des petits de Saint-Eustache la Forêt, a cappella 1919-1920
    • 1. Kyrie eleison
    • 2. Gloria
    • 3. Sanctus
    • 4. Agnus Dei
    • 5. O Salutaris
  • Été (V. Hugo), pour chœur mixte et orchestre, 1899
  • Pâques citadines (C. Spinelli), pour chœur mixte et orchestre, 1920

Musique instrumentale

Harpe

Piano

  • Menuet dans le style ancien, 1897
  • Prélude pour piano à quatre mains, 1899
  • Deux pièces, 1900
  • Do, ré, mi, fa, sol dans tous les tons (petites pièces faciles) pour piano à quatre mains, 1901
  • Un tas de petites choses pour piano à quatre mains, 1919

Musique de chambre

  • Rêverie et Petite Valse pour flûte et piano, 1897
  • Quintette pour piano, flûte, hautbois, clarinette et basson, 1898-1899
    • 1. Allegro
    • 2. Adagio
    • 3. Scherzo
    • 4. Finale
  • Suite persane pour 2 flûtes, 2 hautbois, 2 clarinettes, 2 bassons, et 2 cors, 1900
    • 1. Scharki (allegretto)
    • 2. Nihavend (andantino)
    • 3. Iskia Samaisi (vivo)
  • Feuillets d'album pour flûte et piano, 1901
  • Élégie pour violoncelle et piano, 1903
  • Allégresse pour violoncelle et piano, 1903
  • Septuor pour cordes vocales et instrumentales (quatuor à cordes et trois voix de femmes), 1909
  • Sonate pour piano, voix, violoncelle, 1919
  • Épiphanie pour violoncelle et piano (réduction de la version pour orchestre), 1923
  • Improvisations pour violoncelle et piano d'après Le Pain quotidien, 1923
  • Conte fantastique d'après Le Masque de la mort rouge d'Edgar Allan Poe pour harpe et quatuor à cordes, 1924
  • Sonata da chiesa pour violon et orgue, 1924
    • 1. Calme
    • 2. Intérieur
    • 3. Alléluia

Orchestre

  • Suite d'orchestre (sur des mélodies populaires persanes), 1900
  • Légende (suite symphonique pour saxophone et orchestre), 1905
  • Le Masque de la mort rouge pour harpe chromatique principale et orchestre à cordes, 1908
  • Marche solennelle pour le centenaire de la Villa Médicis, 1903
  • Salammbô, poème symphonique, 1902
  • Marche héroïque de la Ve Division pour musique militaire, 1917
  • Épiphanie, fresque musicale pour violoncelle et orchestre, 1923

Arrangements

Réductions pour piano

  • Images (Debussy)
1. Rondes de printemps
2. Gigues
3. Iberia
  • La Mer (Debussy)
  • Le Martyre de Saint Sébastien, voix et piano (Debussy)
  • La Mer, pour 2 pianos, 6 mains (Debussy)

Orchestrations

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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