André Emlinger

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André Emlinger (né à Belfort le et décédé le à Tarbes) fut un militaire et un chef d'entreprise dans la région des Hautes-Pyrénées.

Faits en bref Informations, Nationalité ...
André Emlinger
Image illustrative de l’article André Emlinger
Informations
Nationalité Française
Naissance
Belfort
Décès (à 95 ans)
Tarbes
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Origine et famille

La famille Emlinger serait originaire d'un village appelé Emlingen[1] situé dans le Haut-Rhin. Ceci n'est qu'une hypothèse, sachant qu'à aucun moment de l'histoire ce patronyme apparaît à Emlingen dans un document officiel[2].

Son père sous-officier fut ami de Jules Peugeot (cousin éloigné) avec qui ils montèrent un atelier où on commença à carrosser les véhicules hors séries de Peugeot. Son oncle, Étienne de Saint-Maixent fut à l'origine de la TSF de la tour Eiffel. Il se maria deux fois, et eut deux enfants (Pierre et Jacqueline).

Études

Il obtient le certificat d'études, puis rejoint les jésuites, à Lons-le-Saunier. Enfin il obtient une capacité en droit à la Sorbonne et poursuivit des études de droit mais celles-ci furent stoppées par le début de la 2e guerre mondiale.

Carrière sportive

André Emlinger, dès l'âge de 13 ans, participait aux championnats de France de gymnastique. Puis il acquit une bonne réputation d'athlète régional en course à pied sur 800 et 1 500 mètres pour être classé ensuite parmi l'élite de l'athlétisme parisien. Sur les conseils de Le Hanvic et Bacquet, il deviendra entraîneur d'athlétisme. Sa carrière sportive a été influencée directement par Élie Mercier premier directeur de l'Institut national des sports qui est devenu l'Institut national du sport et de l'éducation physique. Il deviendra par la suite entraîneur national. C'est à cette même époque qu'il rédigea des articles pour le journal L'Auto futur journal L'Équipe.

  • Champion de France junior d'athlétisme (avec l'association sportive Montbéliardaise)(1926)
  • A appartenu à l'équipe d'athlétisme du F.C Sochaux 1927[3]
  • 1er au 1 500 m des internationaux à Paris en 1929 (avec l'AS Montbéliard)
  • Champion de France des petites motocyclettes (1929)
  • Entraîneur de l'équipe de cross-country du 8e RTM qui devint championne de France en 1936
  • Entraîneur de Barlier recordman de France de saut en longueur avec 7,32 m en 1936

Parcours militaire

Première incorporation au 21e colonial, régiment d'infanterie de la marine (1929). En 1933 il fut affecté au 35e RI de forteresse à Belfort avec le grade de sergent-chef, passe par la suite du grade d'adjudant-chef à sous-lieutenant. Puis il fut muté au 171 RIF à Altkirch avec le grade d'officier d'état major. Il fut nommé par la suite au commandement du quartier général du secteur fortifié d'Altkirch. Enfin avant l'attaque allemande de mai-, il fut affecté au commandement d'une compagnie de mitrailleuses, au 44e Corps d'Armée sous le commandement du général Daille avec le grade de lieutenant.

Captivité

En , il est fait prisonnier par les Allemands et il est envoyé dans un camp dénommé l'Oflag XVII-A [4],[5]. Dans sa baraque, il retrouve Xavier Chodron de Courcel, Jules Rêve, De Laruelle, l'abbé Baron, et le cardinal Del Chiaro. Il tente plusieurs évasions de 1942 à 1943. En 1945, les Allemands évacuent le camp ce qui permettra à lui-même et ses amis (De Courcel et le commandant Pradier) de quitter le camp. Il reviendra en France le .

Carrière militaire d'après-guerre : l'école nationale d'EPM (entraînement physique militaire)

Après la Seconde Guerre mondiale, il reçoit un ordre de mission[6] du ministère de la guerre signé par Edmond Michelet, afin de rédiger la nouvelle méthode d'éducation physique et sportive de l'armée. Il est alors nommé directeur technique de l'école du Hameau à Pau. En 1946, le ministre des armées félicite personnellement André Emlinger car il « a rédigé et mis au point à l'école nationale d'EPM de PAU un mémento d'entraînement physique militaire d'une grande valeur technique[7], qui permettra désormais l'unité de doctrine de l'entraînement Physique militaire dans l'Armée »[8]. Après cela, André Émile Emlinger refuse d'être sous-secrétaire d'État aux sports sur proposition de son ami[9] Pierre Métayer, ministre de la Guerre, et du colonel Clayeux, directeur des sports. Ainsi, il préfère retourner à la vie civile, et ne pas s'orienter vers une destinée politique. En 1967, il fera partie des cadres de la Protection civile des Hautes-Pyrénées en qualité de commandant de la 1re compagnie d'Hébergement des Hautes-Pyrénées [10].

Décorations et distinctions

Parcours professionnel

André Emlinger décide de se lancer dans les affaires et s'intéresse à la vente en gros. Il a été un des premiers à introduire le pruneau d'Agen après la guerre en 1940 en France. Par la suite il abandonne cette activité pour créer la société SICASO[15]. (société industrielle chauffage accessoires sanitaire outillage) qui exporte vers l'Espagne mais la zone de distribution de cette entreprise s'étendra principalement dans les Hautes-Pyrénées, les Pyrénées-Atlantiques, les Landes, le Pays basque, le Gers jusqu'à Auch inclus, et la Haute-Garonne. Puis A. Emlinger va étendre son activité, en créant la S.C.I Gavarnie, à vingt-neuf appartements. Principalement c'est la SICASO-Bayonne qui sera la plus réputée, intégrée dans le Forum à Bayonne. Il sera par la suite délégué régional et membre du bureau de direction de la confédération nationale des commerces de gros et président de Groupeurop et enfin président du centre de gros de Bayonne.

Le Forum de Bayonne

En 1968, André Emlinger lance l'idée d'un Centre de Gros à Bayonne. En 1974 a lieu l'inauguration du Forum[16] sur une surface de 70 000 m2 qui regroupera dix-huit entreprises dont la clientèle représente plus de dix mille détaillants, revendeurs et artisans. André Emlinger en sera le président fondateur. Il définit ainsi le forum comme « le regroupement en un même lieu de commerces de gros, réunissant le maximum de produits et permettant la réalisation et l'exploitation collectives du plus grand nombre de services communs, entraînant la rationalisant des méthodes de travail, l'augmentation de la rentabilité des entreprises et de leurs activités et la diminution des coûts de distribution »[17].

Groupeurop

André Emlinger fut le président d'honneur de Groupeurop, dont le siège était au grand hôtel à Paris (place de l'Opéra). Le but de Groupeurop est de traiter de tous les problèmes à l'échelon européen, en particulier tous ce qui concerne les problèmes économiques, la réforme de l'entreprise et l'évolution du commerce en gros. Ainsi cette société a pour finalité de rechercher les meilleures applications du commerce de gros en s'orientant vers l'exportation et l'importation pour une implantation à l'échelon mondial[18].

Confédération nationale des commerces de gros

  • Membre associé de la Chambre de commerce des Hautes-Pyrénées.
  • Délégué régional de la Confédération nationale des commerce de gros en Hautes-Pyrénées[19],[20]
  • Membre des premières assises du commerce le sous la direction du ministre du Commerce et de l'artisanat, Pierre Brousse[21].

Diverses contributions dans la ville de Bayonne et de Tarbes

  • À l'origine de la création de centre Kennedy à Tarbes en 1976 (centre de gros des Hautes-Pyréenées). Ce centre regroupera la chambre de commerce, un centre d'affaires, le marché de gros, le centre routier régional, un bureau des douanes[22].
  • Président fondateur du Forum à Bayonne
  • Magistrat consulaire du tribunal de commerce de Bayonne de 1970 à 1983. Nommé juge honoraire par le garde des Sceaux, par arrêté du [23]
  • André Emlinger est membre du Rotary-club de Tarbes en 1960. Son épouse Madeleine Emlinger est membre actif du club réservé aux épouses de rotariens, l'Inner Wheel Club.
  • Il fut conseiller de l'enseignement technologique à Tarbes de 1974 à 1978[24].

Ses contributions concernant la vie de Napoléon

André Emlinger a eu pour passion, principalement ce qui touche à la vie de Napoléon. En effet il a estimé que « ce fut l'homme qui accomplit le plus grand nombre de choses importantes, dans un laps de temps le plus court » .Il était membre du Souvenir napoléonien[25]. Il possédait la correspondance entre la duchesse d'Abrantès et de Joseph Bonaparte entre autres.

Une place a été nommée à Bayonne en son honneur (10 place André-Emlinger).

Sources et références

Voir aussi

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