André Jolly

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Le baron André Jolly, lieutenant-général, membre du Gouvernement provisoire de Belgique, est né à Bruxelles le et mort dans cette même ville le .

Successeur
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Nationalité
Faits en bref Baron Jolly (d), 30 janvier 1846 - 3 décembre 1883 ...
André Jolly
Titre de noblesse
Baron Jolly (d)
-
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Biographie
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Le Gouvernement provisoire de Belgique en 1830.

Biographie

Origines et début de carrière

André-Edouard Jolly, né à Bruxelles, dans le département de la Dyle, le , durant la période française de l'histoire de la Belgique. Il est le fils d'Hubert Jolly, fabricant de savon, et d'Annette Vangaver. Le , il épouse à Termonde Élizabeth Armytage Dudley qui lui donne deux fils, Oscar Jolly et de Ferdinand Jolly, généraux dans l'armée belge.

Après ses premières classes à l’Académie dirigée par W. Brown, à Saint-Josse-ten-Noode, il achève ses études au lycée impérial de Bruxelles. Le , il rejoint les forces armées du Royaume uni des Pays-Bas et entre à l’École d’artillerie et du génie (nl) de Delft et en sort trois ans plus tard avec le grade de sous-lieutenant. Il reste attaché à l’école pendant un an en qualité d’assistant. Il tient ensuite successivement garnison à Termonde, Bruxelles et Nimègue. Lors de son mariage en 1823, il quitte l’armée et vient s’installer à Bruxelles où il s’adonne avec un certain succès aux beaux-arts. En 1829 et au début de 1830, il expose ses œuvres à Gand, Liège et Bruxelles.

Révolution belge

Lorsque la révolution belge éclate avec les émeutes d'août 1830 à Bruxelles, il est nommé officier à la 3e section de la garde bourgeoise. Pendant les Quatre Jours de Bruxelles, qui commencent le , Jolly joue un rôle de tout premier plan : il préside ce jour-là une première autorité constituée. Le lendemain, il forme avec Charles Rogier et Emmanuel Van der Linden d'Hooghvorst la Commission administrative. Bien qu’aidés par des hommes très dévoués, Jolly et ses deux compagnons assument une tâche écrasante. Surchargés, ils s’adjoignent, le , d’autres collaborateurs. Cette nouvelle assemblée prit le nom de gouvernement provisoire de Belgique.

Avec la victoire du , tout en restant membre du gouvernement provisoire, il est revêtu des fonctions de commissaire général de la guerre ; il garde celles-ci jusqu’au , sauf deux jours pendant lesquels il est remplacé par le général Goethals. Il assume la mission importante et particulièrement difficile d’organiser les futures forces armées belges, qui s'engagent dans la guerre belgo-néerlandaise.

Deuxième carrière militaire

Promu colonel du génie le , il est nommé un mois plus tard aide de camp du régent. En mars 1831, il rejoint le parti orangiste et défend la candidature du prince Guillaume d'Orange au trône de Belgique[1]. Quand, le , à l’arrivée de Léopold Ier, le baron Surlet de Chokier se retire, Jolly est muté au Palais royal. Le , il est appelé au commandement du quartier-général du roi. C’est en cette qualité qu’il suit les opérations de la malheureuse campagne des Dix-Jours. Ayant donné sa démission, Jolly quitte momentanément le service actif le .

Civil, il se tourne à nouveau vers les beaux-arts. Il occupait depuis 1831 le poste de secrétaire de la commission chargée de prendre les mesures nécessaires pour l’exécution du monument à élever place des Martyrs. Il s’acquitte consciencieusement de cette tâche. Dans un autre domaine, il participe avec dévouement, d’abord comme membre, ensuite comme président, à la commission organisatrice du Salon de Bruxelles, exposition d’art qui s’ouvre en septembre 1833. Il y expose d’ailleurs deux de ses œuvres, dont l’une fut acquise par le gouvernement et l’autre par le Musée de la ville de Bruxelles. En , il devient membre artiste de l’Académie royale des beaux-arts d'Anvers.

Le , un arrêté royal lui accorde sa réadmission dans les cadres de l’armée. Après avoir exercé quelque temps les fonctions de directeur de la 3e division des fortifications, il est nommé le directeur du dépôt de la Guerre, fonction qu’il occupe jusqu’en septembre 1842. Il mett tout en œuvre pour jeter les bases fondamentales d’une carte détaillée de la Belgique.

En 1837, il se présente, pour le district de Malines, comme candidat à la Chambre des représentants, mais il ne fut pas élu.

Dès que l’échange des ratifications relatives au traité des XXIV articles a lieu à Londres le , Jolly fait partie de la commission mixte de délimitation, d’abord en qualité de commissaire démarcateur, puis dès le , comme président de cette commission. C’est à ce titre qu’il signe, au nom de la délégation belge, la convention des limites entre la Belgique et le Grand-duché de Luxembourg à Maastricht le , ainsi que celle entre la Belgique et les Pays-Bas, conclue dans cette même ville le .

Ajoutons qu’il n’abandonne pas pour autant le pinceau, puisque, entre 1840 et 1843, il expose des toiles à Amsterdam et à La Haye.

Entre-temps, il avait également été nommé général-major le et désigné pour prendre le commandement militaire de la province d'Anvers, fonctions qu’il occupe jusqu’au , date à laquelle il prend le commandement d’une brigade d’infanterie.

Le roi, voulant le récompenser pour l’énorme travail fourni lors des négociations pour la fixation de la frontière entre la Belgique et les Pays-Bas, lui octroie le titre de baron le .

Le , il est provisoirement adjoint à l’inspection générale du génie et nommé directeur des fortifications de la 4e division territoriale ; le 29 juillet suivante, il est chargé, au même titre, de la 2e division territoriale.

Vers cette époque ses activités artistiques diminuent, mais il commençe à s’intéresser à des spéculations financières. C’est ainsi qu’il devient administrateur de plusieurs sociétés. Il rédige, en 1850, un mémoire en vue de l’exposition du système Duval-Pirou d’un chemin de fer ayant pour caractéristiques un rail central et deux bandes de roulement en bois, pierre ou macadam. La même année, il étudie un projet de pont à construire sur le Rhin entre Cologne et Deutz. En 1851, de nouveau un projet d’un pont enjambant la Tamise, et un mémoire pour la construction d’un pont monumental réunissant les deux rives de l’Escaut à Anvers.

Le , déchargé de ses fonctions antérieures, il est désigné pour commander la province de Brabant, charge qu’il assume jusqu’au , jour de sa promotion de lieutenant-général dans la section de réserve.

En 1858, il publie la Monographie de la chapelle de Bourgogne d’Anvers, étude d’une petite chapelle gothique du XVe siècle, à laquelle il avait consacré ses loisirs lorsqu’il était commandant de la province d’Anvers.

En 1860, il entreprend la restauration d’anciennes peintures murales qui venaient d’être découvertes dans le chœur de l’église du Sablon à Bruxelles.

Il est pensionné comme lieutenant-général le . En 1866, il fusionne l’étude qu’il avait faite d’un tunnel tubulaire pour le passage des trains sous la Manche avec celle mise au point par un ingénieur anversois, Jules Babut du Marès, espérant ainsi créer une société.

Il décède à Bruxelles le et reçoit des funérailles à l'église Saint-Jean-Baptiste au Béguinage. Le , il est inhumé au cimetière de Laeken.

Distinctions

Généalogie

Bibliographie

Notes et références

Liens externes

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