Andy Burnham
politicien britannique
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Andrew « Andy » Murray Burnham, né le à Sefton, est un homme politique britannique, membre du Parti travailliste.
2 mai 2024
| Andy Burnham | |
Andy Burnham en 2025. | |
| Fonctions | |
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| Maire du Grand-Manchester | |
| En fonction depuis le (8 ans, 10 mois et 7 jours) |
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| Élection | 4 mai 2017 |
| Réélection | 6 mai 2021 2 mai 2024 |
| Prédécesseur | Tony Lloyd (intérim) |
| Secrétaire d'État britannique à la Santé | |
| – (11 mois et 6 jours) |
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| Premier ministre | Gordon Brown |
| Gouvernement | Brown |
| Prédécesseur | Alan Johnson |
| Successeur | Andrew Lansley |
| Secrétaire d'État à la Culture, aux Médias et aux Sports | |
| – (1 an, 4 mois et 12 jours) |
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| Premier ministre | Gordon Brown |
| Gouvernement | Brown |
| Prédécesseur | James Purnell |
| Successeur | Ben Bradshaw |
| Secrétaire en chef du Trésor | |
| – (6 mois et 27 jours) |
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| Premier ministre | Gordon Brown |
| Gouvernement | Brown |
| Prédécesseur | Stephen Timms |
| Successeur | Yvette Cooper |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Andrew Murray Burnham |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Sefton (Royaume-Uni) |
| Nationalité | Britannique |
| Parti politique | Parti travailliste |
| Diplômé de | Université de Cambridge |
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| Secrétaires d'État britanniques à la Culture | |
| modifier |
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Il est député à la Chambre des Communes de 2001 à 2016 pour Leigh, et occupe plusieurs fonctions gouvernementales sous la direction de Gordon Brown.
Burnham est tout d'abord secrétaire en Chef du Trésor de 2007 à 2008, puis secrétaire d'État à la Culture jusqu'en 2009, lorsqu'il devient secrétaire d'État à la Santé[1].
Contraint de renoncer à ce poste après les législatives de 2010, il se lance, sans succès, dans la course à la direction du Labour, finalement remportée par Ed Miliband. Il se présente à nouveau, à la suite de l'échec du parti aux élections de 2015, mais termine deuxième et Jeremy Corbyn est élu chef du parti.
Il est maire du Grand-Manchester depuis le .
Éléments personnels
Formation et carrière
Il passe son A-level à Newton-le-Willows dans le Lancashire, puis intègre le Fitzwillian College de l'université de Cambridge, dont il ressort avec un B.A. d'anglais en 1994. Il devient ensuite assistant parlementaire auprès de Tessa Jowell jusqu'aux législatives de 1997, lorsqu'il est désigné représentant parlementaire de la NHS Confederation. Il renonce à cette fonction dès le mois de décembre afin d'occuper un poste d'administrateur pendant un an à la Football Task Force.
En 1998, il est choisi par le secrétaire d'État à la Culture, Chris Smith, comme conseiller spécial, un poste qu'il conserve jusqu'à son élection aux législatives du .
Vie privée
Fils d'un ingénieur télécoms et d'une réceptionniste, il est né près de Liverpool mais grandit non loin de Warrington, après la mutation de son père à Manchester. Il est père d'un fils et de deux filles, et marié depuis 2000 avec Marie-France van Heel, avec qui il vit depuis 1989
Andy Burnham est de confession catholique[2].
Parcours politique
Il rejoint le Parti travailliste (Labour) en 1984, adhère en 1995 au Transport and General Workers’ Union, et est élu député de Leigh, fief travailliste depuis 1922, à la Chambre des communes le avec 64,5 % des voix. En 2003, il est nommé secrétaire privé parlementaire du secrétaire d'État à l'Intérieur David Blunkett, puis est choisi pour occuper ce même poste auprès de Ruth Kelly, secrétaire d'État à l'Éducation, dès l'année suivante.
À la suite des élections générales de 2005, il est promu sous-secrétaire d'État parlementaire du département de l'Intérieur, étant chargé de la législation sur les cartes d'identité, qui n'existent pas au Royaume-Uni. Au cours du remaniement ministériel du , il est promu ministre d'État au département de la Santé.
Secrétaire en chef du Trésor
Le , il entre au conseil des ministres (Cabinet), désormais dirigé par Gordon Brown, en tant que secrétaire en chef du Trésor. À peine un mois plus tard, il cause l'embarras du gouvernement en reconnaissant ne pas avoir lu un rapport du Parti conservateur sur la compétitivité qu'il avait attaqué.
Il crée une polémique en octobre suivant, à la suite d'une interview au Daily Telegraph dans laquelle il déclare penser que « c'est mieux quand les enfants sont dans un foyer où leurs parents sont mariés » et « que ce ne serait pas une mauvaise idée si le système fiscal reconnaissait l'engagement et le mariage » alors que cette proposition figure au programme du Parti conservateur.
Secrétaire d'État à la Culture
À l'occasion du remaniement ministériel du , il devient secrétaire d'État à la Culture, aux Médias et aux Sports. Il est forcé, en juin, de présenter ses excuses à l'administratrice du groupe de pression Liberty, qui le menaçait de poursuites en diffamation après qu'il a fait des affirmations douteuses sur les relations de l'administratrice avec le conservateur David Davis[3].
Opposition
À la suite d'un nouveau remaniement ministériel organisé le , il est nommé secrétaire d'État à la Santé. Après la défaite du Parti travailliste aux élections législatives du 5 mai, il se lance dans la course à l'élection du nouveau chef (Leader) du parti, où il affronte notamment David Miliband, son frère Ed ou encore Ed Balls, autres figures de la jeune génération du parti, ainsi que Diane Abbott, représentant l'aile gauche du Labour[4]. Ayant obtenu les 33 parrainages de députés nécessaires, il est autorisé à se présenter à l'élection[5]. Le résultat du scrutin, annoncé le 25 septembre, donne la victoire à Ed Miliband, qui fait de lui le secrétaire d'État à l'Éducation dans son Cabinet fantôme le 8 octobre, avec la responsabilité de coordinateur électoral du Parti travailliste.
Mi-2015, il est candidat à la présidence du Parti travailliste, contre Jeremy Corbyn, Liz Kendall et Yvette Cooper. Il termine deuxième, avec 19 % des voix des membres et partisans du parti, derrière Jeremy Corbyn (59,5 %)[6]. Après cette défaite, il est nommé secrétaire d'État à l'Intérieur dans le cabinet fantôme formé par Corbyn[7].
Maire du Grand Manchester
Il fait savoir en qu'il souhaite être candidat lors de l'élection du maire du Grand-Manchester — fonction créée en 2014 et provisoirement occupée par Tony Lloyd, maire intérimaire de 2015 à 2017. Investi par le Parti travailliste trois mois plus tard, Burnham démissionne en du cabinet fantôme de Corbyn[8].
Au cours du premier scrutin direct pour élire le maire de cette autorité combinée, le , il remporte plus de 359 000 voix et s'impose avec 63,41 % des suffrages exprimés dans un contexte de très faible participation (à peine 29 % des inscrits). Il démissionne alors de son mandat parlementaire, auquel il a déjà choisi de ne pas se représenter après l'annonce de la convocation des élections anticipées pour le . Andy Burnham prend officiellement ses fonctions de maire le . Il est réélu le et le .
En , il déclare que plusieurs députés travaillistes le sollicitent en privé pour le pousser à briguer la direction du parti contre le Premier ministre Keir Starmer, tout en assurant qu'il ne travaille pas activement à une candidature[9]. Le , après la démission du député Andrew Gwynne de la circonscription de Gorton and Denton dans le Grand Manchester, Burnham annonce son intention de briguer l'investiture travailliste pour l'élection partielle, ce qui lui permettrait en cas de victoire de devenir éligible à la direction du Parti travailliste[10]. Avant d'être soumise aux militants locaux travaillistes, sa candidature doit d'abord être approuvée par le comité national exécutif du Parti travailliste, au sein duquel siègent de nombreux proches du Premier ministre. Face à la perspective que sa candidature soit refusée, plusieurs figures du parti, comme Ed Miliband, Lucy Powell, Sadiq Khan ou Angela Rayner appellent le comité à laisser Burnham briguer l'investiture[11],[12]. Sa candidature est finalement bloquée par le comité national exécutif travailliste lors de sa réunion du , expliquant qu'une victoire de Burnham entraînerait ensuite une élection partielle pour le poste de maire du Grand Manchester, trop coûteuse en ressources pour le Parti travailliste[13].