Andy Burnham

président du Parti travailliste au Royaume-Uni et Premier ministre du Royaume-Uni depuis 2026 From Wikipedia, the free encyclopedia

Andrew Murray Burnham (Écouter), dit Andy Burnham, né le à Aintree (Lancashire, aujourd'hui Merseyside), est un homme d'État britannique, membre du Parti travailliste et Premier ministre du Royaume-Uni depuis le .

MonarqueCharles III
GouvernementBurnham
Législature59e
CoalitionTravailliste
Faits en bref Fonctions, Premier ministre du Royaume-Uni ...
Andy Burnham
Illustration.
Portrait officiel en 2026.
Fonctions
Premier ministre du Royaume-Uni
En fonction depuis le
(7 jours)
Monarque Charles III
Gouvernement Burnham
Législature 59e
Coalition Travailliste
Prédécesseur Keir Starmer
Chef du Parti travailliste
En fonction depuis le
(10 jours)
Élection 17 juillet 2026
Chef adjoint Lucy Powell
Prédécesseur Keir Starmer
Député britannique
En fonction depuis le
(1 mois et 9 jours)
Élection (partielle)
Circonscription Makerfield
Législature 59e
Groupe politique Travailliste
Prédécesseur Josh Simons

(15 ans, 10 mois et 26 jours)
Élection 7 juin 2001
Réélection 5 mai 2005
6 mai 2010
7 mai 2015
Circonscription Leigh
Législature 53e, 54e, 55e et 56e
Groupe politique Travailliste
Prédécesseur Lawrence Cunliffe (en)
Successeur Jo Platt
Maire du Grand-Manchester

(9 ans, 1 mois et 11 jours)
Élection 4 mai 2017
Réélection 6 mai 2021
2 mai 2024
Prédécesseur Tony Lloyd (intérim)
Successeur Paul Dennett (intérim)
Secrétaire d'État à la Santé

(11 mois et 6 jours)
Premier ministre Gordon Brown
Gouvernement Brown
Prédécesseur Alan Johnson
Successeur Andrew Lansley
Secrétaire d'État à la Culture, aux Médias et aux Sports

(1 an, 4 mois et 12 jours)
Premier ministre Gordon Brown
Gouvernement Brown
Prédécesseur James Purnell
Successeur Ben Bradshaw
Secrétaire en chef du Trésor

(6 mois et 27 jours)
Premier ministre Gordon Brown
Gouvernement Brown
Prédécesseur Stephen Timms
Successeur Yvette Cooper
Biographie
Nom de naissance Andrew Murray Burnham
Date de naissance (56 ans)
Lieu de naissance Aintree (Royaume-Uni)
Nationalité Britannique
Parti politique Parti travailliste
Conjoint Marie-France van Heel
Diplômé de Université de Cambridge
Résidence 10 Downing Street (Londres)

Image illustrative de l’article Andy Burnham
Premiers ministres du Royaume-Uni
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Il est député à la Chambre des communes de 2001 à 2016 pour Leigh, et occupe plusieurs fonctions gouvernementales sous la direction de Gordon Brown. Burnham est tout d'abord secrétaire en chef du Trésor de 2007 à 2008, puis secrétaire d'État à la Culture jusqu'en 2009, lorsqu'il devient secrétaire d'État à la Santé.

Contraint de renoncer à ce poste après les législatives de 2010, lorsque les travaillistes perdent leur majorité, il se lance, sans succès, dans la course à la direction du Labour, finalement remportée par Ed Miliband. Il se présente à nouveau, à la suite de l'échec du parti aux élections de 2015, mais termine deuxième et Jeremy Corbyn est élu chef du parti.

Il est maire du Grand-Manchester du au , date à laquelle il se fait réélire membre du Parlement, à l'occasion d'une élection partielle, dans le but assumé de déclencher un vote interne contre le Premier ministre Keir Starmer pour la direction du Parti travailliste. Après la démission de ce dernier, il est désigné chef du Parti travailliste sans opposition lors de l'élection interne consécutive le , et devient ainsi le nouveau Premier ministre du Royaume-Uni le suivant.

Origine et vie privée

Fils d'un ingénieur des télécoms et d'une secrétaire médicale, Andrew Murray Burnham est né en 1970 à Aintree, près de Liverpool, mais grandit à Culcheth, dans le Cheshire, après la mutation de son père à Salford[1].

Il est père d'un fils et de deux filles, et marié depuis 2000 avec Marie-France van Heel, avec qui il vit depuis 1989.

Andy Burnham est de confession catholique[2].

Il est supporter revendiqué de l'équipe de football d'Everton, basée à Liverpool[3], ainsi que du club de rugby à XIII mancunien des Leigh Leopards[4]. Il a par ailleurs été président de la Ligue britannique de rugby à XIII de 2018 à 2019[5].

Formation et début de carrière

Andy Burnham passe son A-level à Newton-le-Willows dans le Lancashire, puis intègre le Fitzwillian College de l'université de Cambridge, dont il ressort avec un B.A. d'anglais en 1994. Il devient ensuite assistant parlementaire auprès de Tessa Jowell jusqu'aux législatives de 1997, lorsqu'il est désigné représentant parlementaire de la NHS Confederation. Il renonce à cette fonction dès le mois de afin d'occuper un poste d'administrateur pendant un an à la Football Task Force.

En 1998, il est choisi par le secrétaire d'État à la Culture, Chris Smith, comme conseiller spécial, un poste qu'il conserve jusqu'à son élection aux législatives du .

Carrière politique

Député et débuts au gouvernement

Andy Burnham rejoint le Parti travailliste (Labour) en 1984, adhère en 1995 au Transport and General Workers' Union, et est élu député de Leigh, fief travailliste depuis 1922, à la Chambre des communes le avec 64,5 % des voix.

En , il vote en faveur de la participation du Royaume-Uni à la guerre d'Irak. Dans un livre paru en 2024, il qualifie son vote de « pire expérience » de sa carrière parlementaire[6].

En 2003, il est nommé secrétaire privé parlementaire du secrétaire d'État à l'Intérieur David Blunkett, puis est choisi pour occuper ce même poste auprès de Ruth Kelly, secrétaire d'État à l'Éducation, dès l'année suivante.

À la suite des élections générales de 2005, il est promu sous-secrétaire d'État parlementaire du département de l'Intérieur, étant chargé de la législation sur les cartes d'identité, qui n'existent pas au Royaume-Uni[7]. Au cours du remaniement ministériel du , il est promu ministre d'État au département de la Santé[8].

Secrétaire en chef du Trésor

Le , Andy Burnham entre au conseil des ministres (Cabinet), désormais dirigé par Gordon Brown, en tant que secrétaire en chef du Trésor[9]. À peine un mois plus tard, il cause l'embarras du gouvernement en reconnaissant ne pas avoir lu un rapport du Parti conservateur sur la compétitivité qu'il avait attaqué.

Il crée une polémique en octobre suivant, à la suite d'une interview au Daily Telegraph dans laquelle il déclare penser que « c'est mieux quand les enfants sont dans un foyer où leurs parents sont mariés » et « que ce ne serait pas une mauvaise idée si le système fiscal reconnaissait l'engagement et le mariage » alors que cette proposition figure au programme du Parti conservateur[10].

Secrétaire d'État à la Culture

À l'occasion du remaniement ministériel du , Andy Burnham devient secrétaire d'État à la Culture, aux Médias et aux Sports[11]. Il est forcé, en juin, de présenter ses excuses à Shami Chakrabarti, administratrice du groupe de pression Liberty, qui le menaçait de poursuites en diffamation après qu'il ait fait des affirmations douteuses sur les relations de l'administratrice avec le conservateur David Davis[12].

Secrétaire d'État à la Santé

À la suite d'un nouveau remaniement ministériel organisé le , Andy Burnham est nommé secrétaire d'État à la Santé[13],[14].

Opposition

Après la défaite des travaillistes aux élections générales du , Andy Burnham devient secrétaire d'État à la Santé du cabinet fantôme. Alors que Gordon Brown démissionne de son poste de chef du Parti travailliste, Burnham annonce son intention de se présenter à l'élection interne pour désigner son successeur[15]. Il lance formellement sa campagne le [16]. Dans les dernières heures de la collecte des parrainages des députés travaillistes le , il parvient à obtenir l'appui des 33 élus requis pour se qualifier pour le scrutin[17]. Le , il termine en quatrième position d'une élection essentiellement dominée par l'affrontement entre les frères Ed et David Miliband[18]. Dans le nouveau cabinet fantôme formé par Ed Miliband le , il devient secrétaire d'État à l'Éducation et coordinateur électoral du Parti travailliste[19].

À l'occasion d'un remaniement au sein de l'opposition en , il retrouve son ancien rôle de secrétaire d'État à la Santé du cabinet fantôme[20].

Mi-2015, Burnham est candidat à la direction du Parti travailliste, contre Jeremy Corbyn, Liz Kendall et Yvette Cooper. Il termine deuxième, avec 19 % des voix des membres et partisans du parti, derrière Jeremy Corbyn (59,5 %)[21]. Après cette défaite, il est nommé secrétaire d'État à l'Intérieur dans le cabinet fantôme formé par Corbyn[22].

Maire de Manchester

Andy Burnham fait savoir en qu'il souhaite être candidat lors de l'élection du maire du Grand-Manchester  fonction créée en 2014 et provisoirement occupée par Tony Lloyd, maire intérimaire de 2015 à 2017. Investi par le Parti travailliste trois mois plus tard, il démissionne en du cabinet fantôme de Corbyn[23].

Au cours du premier scrutin direct pour élire le maire de cette autorité combinée, le , il remporte plus de 359 000 voix et s'impose avec 63,41 % des suffrages exprimés dans un contexte de très faible participation (à peine 29 % des inscrits). Il démissionne alors de son mandat parlementaire, auquel il a déjà choisi de ne pas se représenter après l'annonce de la convocation des élections anticipées pour le . Andy Burnham prend officiellement ses fonctions de maire le . Il est réélu le et le .

En , Burnham déclare que plusieurs députés travaillistes le sollicitent en privé pour le pousser à briguer la direction du parti contre le Premier ministre Keir Starmer, tout en assurant qu'il ne travaille pas activement à une candidature[24]. Le , après la démission du député Andrew Gwynne de la circonscription de Gorton and Denton dans le Grand Manchester, Burnham annonce son intention de briguer l'investiture travailliste pour l'élection partielle, ce qui lui permettrait en cas de victoire de devenir éligible à la direction du Parti travailliste[25]. Avant d'être soumise aux militants locaux travaillistes, sa candidature doit d'abord être approuvée par le comité national exécutif du Parti travailliste, au sein duquel siègent de nombreux proches du Premier ministre. Face à la perspective que sa candidature soit refusée, plusieurs figures du parti, comme Ed Miliband, Lucy Powell, Sadiq Khan ou Angela Rayner appellent le comité à laisser Burnham briguer l'investiture[26],[27]. Sa candidature est finalement bloquée par le comité national exécutif travailliste lors de sa réunion du , expliquant qu'une victoire de Burnham entraînerait ensuite une élection partielle pour le poste de maire du Grand Manchester, trop coûteuse en ressources pour le Parti travailliste[28].

Retour à la Chambre des communes

Après la large défaite des travaillistes aux élections locales du , des dizaines de députés du parti appellent à la démission du Premier ministre Keir Starmer, et Andy Burnham est alors perçu comme un candidat probable à sa succession s'il parvient à retrouver un siège à la Chambre des communes[29]. Le , Josh Simons, député de la circonscription de Makerfield dans le Grand Manchester annonce son intention de démissionner pour permettre à Burnham de briguer son siège lors d'une élection partielle[30]. Andy Burnham est ainsi réélu membre du Parlement le , dans le but assumé de déclencher un vote interne contre Starmer pour le remplacer comme chef du Parti travailliste[31],[32].

Le , Keir Starmer annonce sa démission, provoquant ainsi une élection interne. Burnham officialise sa candidature dans les heures qui suivent, et obtient alors le soutien de Wes Streeting, considéré comme son adversaire le plus probable[33]. Sa candidature est également rapidement ralliée par les principales figures du gouvernement Starmer, comme le vice-Premier ministre David Lammy, la secrétaire d'État aux Affaires étrangères Yvette Cooper, ou la chancelière de l'Échiquier Rachel Reeves[34].

Après le retrait de Streeting, plusieurs députés travaillistes cherchent à ce que Burnham ait au moins un adversaire pour qu'une élection ait lieu. Darren Jones, le chancelier du duché de Lancastre et un proche allié de Keir Starmer, ainsi qu'Alistair Carns, un ancien sous secrétaire d'État au ministère de la Défense qui avait annoncé préparer une campagne pour la direction du parti après les élections locales, sont les deux noms les plus mentionnés pour défier Burnham[35]. Jones annonce dès le qu'il ne sera pas candidat et apporte son soutien à Burnham, tandis que Carns fait une annonce similaire le , la veille de l'ouverture du dépôt des candidatures et des parainnages, rendant alors presque certain que Burnham sera élu sans opposition à la tête du parti[36],[37].

Élection à la direction du Parti travailliste

Le 2026, Burnham obtient le parrainage de 349 députés travaillistes, rendant mathématiquement impossible à tout autre candidat potentiel d'obtenir les 81 parrainages nécessaires pour se présenter contre lui[38]. Il est ainsi désigné sans opposition nouveau chef du Parti travailliste le suivant, et doit succéder à Keir Starmer comme nouveau Premier ministre du Royaume-Uni le [39],[40].

Premier ministre du Royaume-Uni

Andy Burnham lors de son premier discours en tant que Premier ministre, devant le 10 Downing Street.

Andy Burnham est officiellement nommé Premier ministre du Royaume-Uni par le roi Charles III le , succédant à Keir Starmer[41]. Il est le premier chef du gouvernement britannique ouvertement catholique, et ce depuis le XVIIIe siècle (Boris Johnson gardait privée sa religion catholique)[42].

Après son audience avec le souverain au palais de Buckingham, Burnham se rend au 10 Downing Street, où il prononce sa première allocution en tant que Premier ministre. Il y annonce vouloir mettre en œuvre un programme gouvernemental sur dix ans, axé notamment sur la lutte contre la crise du coût de la vie, la réindustrialisation du pays, la décentralisation et la réduction du sans-abrisme. Il forme son gouvernement le jour même, nommant notamment John Healey chancelier de l'Échiquier et Ed Miliband secrétaire d'État aux Affaires étrangères, tandis que Shabana Mahmood est reconduite comme secrétaire d'État à l'Intérieur[43]. Il annonce de premières mesures les jours suivants, prévoyant notamment de limiter le prix des billets d'autobus à 2 livres sterling[44] et de supprimer la TVA sur les factures d'électricité des particuliers[45]. Il déclare également vouloir revoir les règles de libération conditionnelle des détenus, suite à la possible libération du meurtrier d'un policier en 2019, une affaire ayant ému l'opinion publique à l'époque[46].

Positions politiques

En 2010, Andy Burnham se qualifie de socialiste, et plaide pour un « retour aux valeurs socialistes » au sein du Parti travailliste[47],[48]. Au cours de campagne de 2010, Burnham publie un manifeste mettant en valeur un programme « redistributif, collectiviste, soutenable et internationaliste »[49]. Il s'oppose fermement en 2015 au nationalisme[50]. En 2026, suite à son arrivée au 10 Downing Street, il met également en avant le concept de Manchester-ism (en), un terme rappelant son action comme maire de Manchester, et qui consiste selon lui à « en finir avec le néo-libéralisme » en proposant plus de décentralisation et d'interventionnisme économique de l’État et des collectivités locales[51],[52].

The Times l'identifie en 2020 comme un « ancien blairiste » faisant partie du New Labour[53]. Les autres médias le qualifient simplement de gauche modérée non traditionnelle (soft left (en))[54],[55],[56].

Résultats électoraux

Chambre des communes

Davantage d’informations Élection, Circonscription ...
Élection Circonscription Parti Voix % Issue
2001 Leigh Travailliste 22 783 64,5 Élu
2005 22 544 57,8 Élu
2010 21 295 48 Élu
2015 24 312 53,9 Élu
2026 Makerfield 24 927 54,8 Élu
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Élections municipales

Davantage d’informations Élection, Ville ...
Élection Ville Parti Voix % Issue
2017 Grand Manchester Travailliste 359 352 63,4 Élu
2021 473 024 67,3 Élu
2024 420 749 63,4 Élu
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Direction du Parti travailliste

Davantage d’informations Élection, Voix ...
Élection Voix % Issue
2010 10 844 8,5 Battu
2015 80 462 19 Battu
2026 Élu sans opposition Élu
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Notes et références

Voir aussi

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