Anglefort

commune française du département de l'Ain From Wikipedia, the free encyclopedia

Anglefort est une commune française située dans le département de l'Ain, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Faits en bref Administration, Pays ...
Anglefort
Anglefort
Vue du village depuis la route du Colombier.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Belley
Intercommunalité Communauté de communes Usses et Rhône
Maire
Mandat
Bernard Thiboud
2020-2026
Code postal 01350
Code commune 01010
Démographie
Gentilé Clafordans
Population
municipale
1 174 hab. (2023 en évolution de +5,29 % par rapport à 2017)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 54′ 47″ nord, 5° 48′ 33″ est
Altitude Min. 238 m
Max. 1 524 m
Superficie 29,26 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Plateau d'Hauteville
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Anglefort
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Anglefort
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Anglefort
Liens
Site web anglefort.fr
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    Géographie

    La commune est située dans le Bugey, sur la rive droite du Rhône, au pied de la montagne du grand Colombier et offre un panorama sur les Alpes et le Jura.

    Environnement

    La nappe alluviale alimentée par le Rhône est menacée par une décharge interne créée par le Groupe Pechiney. Les déchets de fonderie et les poussières métalliques et acides récupérés dans les filtres ont été enfouis dans le marais Chautagnard, avec une probable contamination par des métaux lourds et de l'arsenic[1].

    Communes limitrophes

    Rose des vents Lochieu Corbonod, Seyssel (Seyssel de l'Ain) Seyssel (Haute-Savoie) Rose des vents
    Virieu-le-Petit N Motz (Savoie)
    Serrières-en-Chautagne (Savoie)
    O    Anglefort    E
    S
    Culoz-Béon

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[4] et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 200 à 1 500 mm, irrégulièrement répartie en été[5]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 6,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 263 mm, avec 10,2 jours de précipitations en janvier et 8 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Usinens à 11 km à vol d'oiseau[8], est de 11,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 985,3 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −12,2 °C, atteinte le [Note 1].

    Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Anglefort est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[I 1] et hors attraction des villes[I 2],[I 3].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (67,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (67 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (60,2 %), terres arables (9,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7,1 %), prairies (6,5 %), zones agricoles hétérogènes (6,4 %), eaux continentales[Note 2] (5,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,2 %), zones urbanisées (0,9 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,1 %)[13].

    L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous la forme Emflafol en 1164, Anglefort en 1650.

    En arpitan, langue parlée dans la région, cette commune s'écrit Emflafol.

    Histoire

    Image des pierres gallo-romaines d'Anglefort conservées dans le parc Jean-Pierre Camus à Belley
    Vestiges gallo-romains trouvés à Anglefort et conservés dans le parc Jean-Pierre-Camus à Belley.

    Plusieurs stèles funéraires découvertes sur le site révèlent une implantation sous l'empire romain[14]. D'autres blocs antiques comportant six inscriptions funéraires ont été extraits au sud-est du village de Boursin lors d'un dragage d'un ancien lit du Rhône[15],[16],[17],[18]. Un petit trésor monétaire d'antoniniens des empereurs Aurélien et Postume daté vers 270-271 a également été découvert au début du XXe siècle[19].

    Sur le territoire de la commune s'élevait au Moyen Âge, le prieuré d'Anglefort. Guillaume Drujon, en 1590[20], en est religieux. Il en deviendra le prieur en 1620.

    Politique et administration

    Découpage territorial

    La commune d'Anglefort est membre de la communauté de communes Usses et Rhône, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Seyssel. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[21].

    Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Belley, au département de l'Ain et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[I 1]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Plateau d'Hauteville pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 1], et de la troisième circonscription de l'Ain pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[22].

    Administration municipale

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1983 2001 Michel Thiboud    
    2001 2008 René Perrier    
    2008 en cours Bernard Thiboud DVD Retraité
    Les données manquantes sont à compléter.
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    Jusqu'au , elle faisait partie de la communauté de communes du pays de Seyssel et après la fusion de cette dernière, elle adhéra à la communauté de communes Usses et Rhône.

    Démographie

    Les habitants sont nommés les Clafordans[23].

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[25].

    En 2023, la commune comptait 1 174 habitants[Note 3], en évolution de +5,29 % par rapport à 2017 (Ain : +5,59 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 0212 2611 0919421 1079621 2231 2051 166
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 1861 0841 1271 1101 1181 1351 0751 0001 000
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    995964895752676630565548507
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
    4385286977146877699009181 069
    Davantage d’informations - ...
    2017 2022 2023 - - - - - -
    1 1151 1501 174------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    L'écluse de Chautagne.

    La commune accueille sur son territoire une centrale hydroélectrique CNR sur le Rhône et surtout une usine fabriquant du silicium. Anciennement propriété du groupe Pechiney Électrométallurgie, l'usine est passée successivement aux mains du groupe canadien Alcan puis chez les Anglo-australiens de Rio Tinto au gré des rachats successifs de l'ancien fleuron industriel français.

    Culture et patrimoine

    Château d'Anglefort.

    Lieux et monuments

    • Le château de Court ou château d'Anglefort : ancien château fort, centre de la seigneurie d'Anglefort, qui fut reconstruit en 1741. Il est partiellement inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du [28]. Seul l'escalier intérieur avec sa cage sont inscrits.
    • Les vestiges du château de la Rochette : ancienne maison forte qui s'est développée avec notamment la construction d'une enceinte associée à une petite tour[29]. Bernard Demotz dans son article propose un plan de l'ensemble. La maison forte, centre de la seigneurie de la Rochette, dont les vestiges dominent le Rhône, est citée en 1407[30].

    Sur le territoire communal se dressent aussi :

    • le château de Mieugy ;
    • le château de Court, centre de la seigneurie de Court ;
    • la villa Marmoz du XVe siècle ;
    • la maison noble de Bossin citée avant 1451 ;
    • la maison Delasaulce, dotée d'une tour ;
    • le prieuré bénédictin d'Anglefort ou de Saint-Martin (presbytère actuel) ;
    • l’église Saint-Martin d'Anglefort ;
    • les écluses de Chautagne.

    Personnalités liées à la commune

    Voir aussi

    Articles connexes

    Liens externes

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    Notes et références

    Related Articles

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