Angres

commune française du département du Pas-de-Calais From Wikipedia, the free encyclopedia

Angres est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Angrois. Sa population est de 4 641 habitants au recensement de 2023. Elle est membre de la communauté d'agglomération de Lens-Liévin.

Faits en bref Administration, Pays ...
Angres
Angres
L'église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte.
Blason de Angres
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Lens
Intercommunalité CA de Lens-Liévin
Maire
Mandat
Anouk Breton
2023-2026
Code postal 62143
Code commune 62032
Démographie
Gentilé Angrois
Population
municipale
4 641 hab. (2023 en évolution de +2,54 % par rapport à 2017)
Densité 963 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 24′ 35″ nord, 2° 45′ 33″ est
Altitude Min. 49 m
Max. 106 m
Superficie 4,82 km2
Type Grand centre urbain
Unité urbaine Douai-Lens
(banlieue)
Aire d'attraction Lens - Liévin
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Bully-les-Mines
Législatives 12e circonscription du Pas-de-Calais
Localisation
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Angres
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Angres
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Angres
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Angres
Liens
Site web angres.fr
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    Angres est située dans le Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais : la Compagnie des mines de Liévin y ouvre sa fosse no 6 - 6 bis en 1904, celle-ci fait partie des dernières exploitations à fermer dans la région, en 1984.

    À la suite des destructions subies pendant la Première Guerre mondiale, la commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918.

    Géographie

    Localisation

    Angres est une commune de la banlieue de Liévin située au pied des premières collines de l'Artois. Elle est traversée par la A26  qui y a une aire de services  et est desservie par les RD 58E et RD 51. L'ancienne RN 37 (actuelle RD 937) tangente la limite sud du territoire communal.

    Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de quatre communes. Les communes limitrophes sont Aix-Noulette, Givenchy-en-Gohelle, Liévin et Souchez.

    Géologie et relief

    La superficie de la commune est de 4,82 km2 ; son altitude varie de 49 à 106 mètres[1].

    Hydrographie

    Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie[2].

    Il est drainé par la Souchez, cours d'eau d'une longueur de 13,6 km, qui prend sa source dans la commune d'Ablain-Saint-Nazaire et se jette dans le canal de Lens au niveau de la commune de Lens[3].

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseau hydrographique d'Angres[Note 1].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[6] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[7]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 776 mm, avec 12,5 jours de précipitations en janvier et 8,9 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Wancourt à 20 km à vol d'oiseau[10], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 711,4 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,7 °C, atteinte le [Note 2].

    Paysages

    La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[13]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[14].

    Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[14].

    Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[14].

    Milieux naturels et biodiversité

    Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique

    L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

    Le territoire communal comprend une ZNIEFF de type 1[Note 4] : la forêt domaniale de Vimy, le coteau boisé de Farbus et le bois de l’Abîme. Ce site présente de nombreux boisements et des points de vue sur la plaine de la Gohelle et le bassin minier. Plusieurs vestiges de la Première Guerre mondiale, comme les trous de bombes et les tranchées, sont encore visibles[15].

    Carte de la ZNIEFF sur la commune.

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Angres est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Douai-Lens[Note 5], une agglomération inter-départementale regroupant 67 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 6],[17],[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lens - Liévin, dont elle est une commune du pôle principal[Note 7],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 50 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[18],[19].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (53,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (59 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (52,7 %), zones urbanisées (35,3 %), forêts (8,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,3 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,1 %), zones agricoles hétérogènes (0,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,1 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Logement

    En 2022[Note 8], le nombre total de logements dans la commune était de 2 055, alors qu'il était de 1 910 en 2016 et de 1 768 en 2011[Insee 1] , soit une progression du nombre total de logements de 16,2 % depuis 2011.

    Parmi ces 2 055 logements, 95,6 % étaient des résidences principales, (soit 1 964 logements), 1,4 % des résidences secondaires et 3,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 96,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 3,7 % des appartements[Insee 2].

    Sur les 1 964 résidences principales, 55,3 % sont occupées par des propriétaires, 43,4 % par des locataires et 1,2 % par des personnes logées gratuitement[Insee 3].

    Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Angres en 2022 en comparaison avec celle du Pas-de-Calais et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (1,4 %) par rapport au département (6,6 %) et à la France entière (9,7 %) ainsi que d'une proportion de logements vacants (3,1 %) inférieure à celle du département (7,2 %) et de la France entière (8 %).

    Davantage d’informations Typologie, Pas-de-Calais ...
    Le logement à Angres en 2022
    Typologie Angres[Insee 2] Pas-de-Calais[Insee 4] France entière[Insee 5]
    Résidences principales (en %) 95,6 86,2 82,3
    Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 1,4 6,6 9,7
    Logements vacants (en %) 3,1 7,2 8
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    Énergie

    En 2026, l'État a donné son accord à la Française de l'énergie pour transformer le gaz de mine en énergie sur 18 sites miniers supplémentaires du Nord et du Pas-de-Calais, trois sites (Avion, Divion et Lourches) sont déjà en exploitation. Ce gaz de mine, extrait du sous-sol, peut être transformé sur place en électricité ou injecté dans le réseau de gaz ou dans les réseaux de chaleur urbaine. Les deux unités de production de 1,5 MW, installées dans la commune et qui sont raccordées au réseau électrique, vont entrer en fonctionnement courant 2026[21].

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes Ancra au XIe siècle ; Hangra en 1135 ; Angres en 1255 ; Angre en 1262 ; Angree en 1287 ; Dangre en 1430 ; Angre-lez-Arras en 1473[22] ; Angres en 1793 ; Angre et Angres depuis 1801[1].

    Il s'agit d'une formation toponymique médiévale constituée de l'anthroponyme germanique Ansger, suivi de -a[23]. La francisation des toponymes en -er vers -re est une chose courante.

    Histoire

    Époque contemporaine

    La Compagnie des mines de Liévin y creuse sa fosse no 6 - 6 bis en 1904. Elle rentre en exploitation en 1907, mais est détruite pendant la Première Guerre mondiale.

    Angres était située sur la ligne de front pendant la Première Guerre mondiale. La ville a été décorée de la croix de guerre 1914-1918 le [24],[25].

    La fosse fait partie des dernières exploitations à fermer dans la région, en 1984, et les puits nos 6 et 6 bis, respectivement profonds de 833 et 861 mètres, sont remblayés. le faux-carré du puits no 6 bis et le chevalement du puits no 6 sont détruits en 1989.

    Politique et administration

    Rattachements administratifs et électoraux

    Rattachements administratifs

    La commune se trouve depuis 1962 dans l'arrondissement de Lens du département du Pas-de-Calais.

    Elle faisait partie de 1801 à 1904 du canton de Lens, année où il est scindé et la commune rattachée au canton de Liévin. En 1962, elle est rattachée au canton de Liévin-Nord puis, en 1982, au canton de Liévin-Sud[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

    Rattachements électoraux

    Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Bully-les-Mines

    Pour l'élection des députés, elle fait partie de la douzième circonscription du Pas-de-Calais.

    Intercommunalité

    Angres est membre de la communauté d'agglomération de Lens-Liévin  dite Communaupole  un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2000 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

    Tendances politiques et résultats

    Lors des élections municipales de 2014 dans le Pas-de-Calais, la liste PCF menée par la maire sortante Maryse Roger-Coupin est la seule candidate et obtient la totalité des 1 782 suffrages exprimés. La liste est donc élue en totalité et 2 de ses membres sont également conseillers communautaires.
    Lors de ce scrutin, 33,18 % des électeurs se sont abstenus et 16,85 % des votants ont choisi un bulletin blanc ou nul[26].

    Lors des élections municipales de 2020 dans le Pas-de-Calais, la liste PCF menée par la maire sortante Maryse Roger-Coupin est à nouveau la seule candidate et obtient la totalité des 899 suffrages exprimés. La liste est donc élue en totalité et 2 de ses membres sont également conseillers communautaires.
    Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 68,65 % des électeurs se sont abstenus et 14,47 % des votants ont choisi un bulletin blanc ou nul[27].

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    1821 1827 Charles Emmanuel de Longueval    
    1828 1834 Pierre Joseph de Longueval    
    1834 1845 Ange Adrien de Longueval    
    1845 1880 Jean Joseph Letombe    
    1880 1903 Pierre Philippe Joseph de Longueval    
    Les données manquantes sont à compléter.
    1935 1945 Marcel Leclerc    
    Les données manquantes sont à compléter.
    octobre 1947 janvier 1953 Marcel Leclerc   Décédé en fonction
    janvier 1953 septembre 1955 Léon Louart   Décédé en fonction
    septembre 1955 mars 1971 Omer Dussaussoy SFIO  
    mars 1971 1973 Eustache Lobo (1914-1985) PCF Démissionnaire
    1973 1992 André Zamora PCF Psychologue scolaire
    Conseiller régional[Quand ?]
    Démissionnaire
    février 1992 mars 2023[28] Maryse Roger-Coupin[29],[30],[31] PCF Retraitée de l'enseignement
    Démissionnaire
    mars 2023[32] en cours
    (au 26 mars 2023)
    Anouk Breton PCF[33] Assistante sociale
    Conseillère départementale de Bully-les-Mines (2021 → )
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    Distinctions et labels

    La commune est labellisée « APIcité », label créé en 2016 à l'initiative de l'union nationale pour l'apiculture française (UNAF) afin de mettre à l'honneur les communes qui agissent pour préserver les abeilles domestiques et les insectes pollinisateurs sauvages[34].

    Jumelages

    La commune est jumelée avec :

    Jumelages et partenariats d’Angres.Voir et modifier les données sur Wikidata
    Davantage d’informations Ville, Pays ...
    Jumelages et partenariats d’Angres.Voir et modifier les données sur Wikidata
    VillePaysPériode
    Danderhall[35]Royaume-Unidepuis
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    Équipements et services publics

    Enseignement

    La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B.

    Elle administre l'école maternelle Dolto-Ferry et l'école élémentaire Curie-Pasteur et le département gère le collège Jean Vilar[36].

    Justice, sécurité, secours et défense

    La commune dépend du tribunal de proximité de Lens, du conseil de prud'hommes de Lens, du tribunal judiciaire de Béthune, de la cour d'appel de Douai, du tribunal de commerce d'Arras, du tribunal administratif de Lille, de la cour administrative d'appel de Douai et du tribunal pour enfants de Béthune[37].

    Population et société

    Démographie

    Ses habitants sont appelés les Angrois[38].

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[39]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[40].

    En 2023, la commune comptait 4 641 habitants[Note 9], en évolution de +2,54 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    433454511511501489497486451
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    464489490498638705773740823
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    9481 3292 8109781 8232 4062 3392 4703 324
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
    4 7754 3844 5384 2394 3944 4694 1064 0014 100
    Davantage d’informations - ...
    2018 2023 - - - - - - -
    4 6134 641-------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[41].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des âges

    En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 36,6 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 24,7 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.

    En 2018, la commune comptait 2 189 hommes pour 2 424 femmes, soit un taux de 52,55 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,5 %).

    Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[42]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,5 
    90 ou +
    1,1 
    6,2 
    75-89 ans
    9,7 
    15,2 
    60-74 ans
    16,5 
    20,9 
    45-59 ans
    19,1 
    19,1 
    30-44 ans
    18,3 
    18,4 
    15-29 ans
    16,0 
    19,8 
    0-14 ans
    19,2 
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    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2022 en pourcentage[43]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,5 
    90 ou +
    1,6 
    5,9 
    75-89 ans
    9,1 
    17 
    60-74 ans
    18,4 
    20 
    45-59 ans
    19,1 
    18,9 
    30-44 ans
    18 
    18,2 
    15-29 ans
    16,2 
    19,5 
    0-14 ans
    17,5 
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    Sports et loisirs

    La fin provisoire de l'EuroVelo 5.

    En 2019, l'EuroVelo 5, qui constitue dans le secteur la Véloroute du pays minier, avec sa fin provisoire à Angres.

    Économie

    Revenus de la population et fiscalité

    En 2021[Note 10], la commune compte 1 904 ménages fiscaux[Note 11], regroupant 4 569 personnes[Insee 6].

    Le revenu fiscal médian par ménage, le taux de pauvreté des ménages et la part des ménages fiscaux imposés de la commune, du département du Pas-de-Calais et de la métropole sont les suivants :

    • le revenu fiscal médian par ménage de la commune est de 20 470 , inférieur à celui du département du Pas-de-Calais (20 720 ) et inférieur à celui de la France métropolitaine (23 080 )[Insee 6],[Insee 7],[Insee 8] ;
    • le taux de pauvreté des ménages de la commune est de 19 %, supérieur à celui du département du Pas-de-Calais (18,4 %) et supérieur à celui de la France métropolitaine (14,9 %) [Insee 9],[Insee 10],[Insee 11] ;
    • la part des ménages fiscaux imposés dans la commune est de 44 %, inférieur à celui du département du Pas-de-Calais (44,1 %) et inférieur à celui de la France métropolitaine (53,4 %)[Insee 6],[Insee 7],[Insee 8].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Le monument aux morts.
    • L'église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte dont le chœur et la base de la tour dataient du XIIe siècle est détruite pendant la Première Guerre mondiale.
      L'église avait été en partie reconstruite en 1565. En 1749 la tour été recouverte d'une flèche en pierre blanche du pays. La voûte d'ogives de la tour datait du XVe siècle et sa clef s'ornait d'un agneau pascal. Sur la seule cloche qui restait des trois d'avant la Révolution on pouvait lire en capitales romaines « Je suis nommée Anne par Pierre Cayet bailly d'Angres et Anne Joseph Gaillard son épouse, Francois Warnetz pasteur d'Angres, Charles Lequint lieutenant, l'an 1749 ». Au cours de la Première Guerre mondiale l'église fut détruite, la cloche fracassée.
      Elle a été reconstruite, à l'identique dans le style Renaissance au même endroit et consacrée le .
    • Le monument aux morts, inauguré le par Bertin Ledoux secrétaire de préfecture du Pas-de-Calais, M. Duriez maire et l'abbé Sautière curé d'Angres[44]..
    • Le terril no 75 de Pinchonvalles, situé à Avion, est le terril tabulaire de la fosse no 6 - 6 bis des mines de Liévin. Il s'agit d'un des terrils les plus longs du bassin minier[45]. Il fait partie des 353 éléments répartis sur 109 sites qui ont été inscrits le au patrimoine mondial de l'Unesco. Il constitue une partie du site no 76[46].
    • Les cités minières : de vastes cités ont été construites au nord et à l'est de la fosse par la Compagnie de Liévin. Après la Nationalisation, des Camus hauts ont été construits. Ils ont été détruits dans les années 2000, et le dernier l'a été le 19 février 2011

    Personnalités liées à la commune

    • Jacques Louart 1874-1952), député du Pas-de-Calais de 1928 à 1936, né à Angres.
    • Norbert Brige (1964-), athlète, spécialiste du saut en longueur, né à Angres.

    Héraldique

    Davantage d’informations Blason, Détails ...
    Blason de Angres Blason
    De gueules aux trois gerbes de blé d'or, à la bordure du même chargée de huit tourteaux du champ[47].
    Ornements extérieurs
    Croix de guerre 1914-1918
    Détails
    Adopté par la municipalité le .
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    Pour approfondir

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    Bibliographie

    Ouvrage consultable aux archives départementales du Pas-de-Calais[48] :

    • J.-P. Roger et D. Thomas, Angres. Son histoire, Liévin, Imprimerie artésienne, 1980.

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Related Articles

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