Anhiers
commune française du département du Nord
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Anhiers est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.
| Anhiers | |||||
Le cimetière, et en arrière-plan, la fosse no 2 de la Compagnie des mines de Flines. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Nord | ||||
| Arrondissement | Douai | ||||
| Intercommunalité | Douaisis Agglo | ||||
| Maire Mandat |
Nadine Mortelette Vahe 2020-2026 |
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| Code postal | 59194 | ||||
| Code commune | 59007 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Anhiersois | ||||
| Population municipale |
888 hab. (2023 |
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| Densité | 519 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 24′ 27″ nord, 3° 09′ 24″ est | ||||
| Altitude | Min. 17 m Max. 22 m |
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| Superficie | 1,71 km2 | ||||
| Type | Ceinture urbaine | ||||
| Unité urbaine | Douai-Lens (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Douai (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Orchies | ||||
| Législatives | Seizième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Nord
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | anhiers.fr | ||||
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Géographie
Localisation
Les communes limitrophes sont Douai, Flines-lez-Raches, Lallaing et Râches.
Géologie et relief
Hydrographie
Réseau hydrographique
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par la Scarpe canalisée, la Raches Aval, le Bouchard, le Godion, le Marais des Six Villes, la dérivation de la Raches[1], la dérivation du Bouchard Dans le Godion[2] et le Marais des Six Villes[3],[4],[Carte 1].
La Scarpe canalisée et une section canalisée de la Scarpe, d'une longueur de 67 km, prend sa source dans la commune de Arras et se jette dans l'Escaut canalisée à Mortagne-du-Nord, après avoir traversé 34 communes[5].
Le Raches Aval, d'une longueur de 13 km, prend sa source dans la commune de Roost-Warendin et se jette dans la Scarpe canalisée à Marchiennes, après avoir traversé cinq communes[6].

Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Scarpe aval ». Ce document de planification concerne un territoire de 624 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Scarpe aval, comprenant la Pévèle, la plaine de la Scarpe et le bassin minier avec l'Ostrevent. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le , puis révisé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le parc naturel régional Scarpe-Escaut[7].
La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[11]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 687 mm, avec 1,2 jours de précipitations en janvier et 8,9 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Douai à 7 km à vol d'oiseau[14], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 729,2 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −20,5 °C, atteinte le [Note 2].
Paysages
La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[17]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[18].
Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[18].
Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[18].
Urbanisme
Typologie
Au , Anhiers est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[19]. Elle appartient à l'unité urbaine de Douai-Lens[Note 4], une agglomération inter-départementale regroupant 67 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 5],[20],[21]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Douai, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[21]. Cette aire, qui regroupe 61 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[22],[23].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (76,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (82 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (76,7 %), zones urbanisées (22,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1 %)[24]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Voies de communication et transports
La commune est desservie par les lignes 16, 17 et 118 du réseau de transport Évéole. Ces lignes de bus sont accessibles gratuitement depuis le .
Toponymie
Histoire
Mentionné pour la première fois en 1076, sous le nom de Anherium, le village appartient à la collégiale de Saint Amé de Douai de 1094 jusqu'à la Révolution. Le village tire également profit de la fondation de l'abbaye de Flines toute proche et bénéficie de la protection des châtelains de Raches.
À la fin du XIXe siècle, la découverte de charbon dans le sous-sol entraîne, en 1893, la constitution de la Société Houillère de Flines-lez-Raches dont une partie de la concession se trouve sur le territoire de la commune. Le village connaît alors une poussée démographique et une période de prospérité qui voit la construction de la mairie, de l'école et d'une église.
Après la fermeture des installations houillères, la construction d'un lotissement sur les friches industrielles a permis le maintien sur la place de la population de la commune. Anhiers conserve aujourd'hui un caractère rural tout en bénéficiant de l'implantation des zones industrielles toutes proches.
Politique et administration
Découpage territorial
La commune d'Anhiers est membre de l'intercommunalité Douaisis Agglo[25], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre dont le siège est à Douai. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[26].
Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Douai, au département du Nord, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Hauts-de-France[25].
Sur le plan électoral, elle dépend du canton d'Orchies pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[25], et de la seizième circonscription du Nord pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[27].
Élections municipales et communautaires
Tendances politiques et résultats
Lors du premier tour des élections municipales le , quinze sièges sont à pourvoir ; on dénombre 618 inscrits, dont 313 votants (50,65 %), 9 votes blancs (2,88 %) et 302 suffrages exprimés (96,49 %). Tous les sièges sont pourvus dès le premier tour, ce qui inclut également la maire sortante Nadine Vahé-Mortelette. Celle-ci récolte 292 voix, tous les autres candidats en ont obtenu plus[28],[29].
Lors du premier tour des élections municipales le , on dénombre 634 inscrits, dont 378 votants (59,62 %), 13 votes blancs (3,44 %), 15 votes nuls (3,97 %) et 350 suffrages exprimés (92,59 %). La liste menée par la maire sortante Nadine Vahé-Mortelette est élue dès le premier tour avec l'intégralité des suffrages exprimés, étant la seule à se présenter[30].
Liste des maires
Maire de 1802 à 1807 : Deregnaucourt[31],[32].
Maire en 1808 : Guilmot[33].
| Identité | Période | Durée | Étiquette | Fonction | |
|---|---|---|---|---|---|
| Début | Fin | ||||
| Constant Larose (d) (années 1830 - ) | années 1870 | (mort en cours de mandat) | |||
| François Caby (d) | (démission) | 5 ans et 10 mois | |||
| François Cuisinier (d) | (démission) | 7 mois | Maire par intérim (d) | ||
| Louis Broutin (d) | 1 mois | Maire par intérim (d) | |||
| Nicolas Jeanbaptiste Delmer (d) | 2 ans et 1 mois | ||||
| François Caby (d) | 3 ans et 3 mois | ||||
| Augustin Coulmont (d) | 8 ans | ||||
| Henri Wacquez (d) | 4 ans | ||||
| Paul Cuisinier (d) | XXe siècle | ||||
| Robert Dujardin (d)[34] ( - ) | (révocation (en)) | 2 ans | Parti communiste français | ||
| Louis Noé (d)[35] | Président de la délégation spéciale (d) | ||||
| Robert Dujardin (d) ( - ) | 32 ans | Parti communiste français | |||
| Christiane Leblanc (d)[36] | 18 ans et 3 mois | ||||
| Achille Delporte (d)[37],[38],[39] ( - ) | 18 ans et 9 mois | Parti communiste français | |||
| Nadine Vahé-Mortelette (d)[40],[41],[42] (née le ) | En cours | 12 ans | Parti communiste français | ||
Instances judiciaires et administratives
Politique environnementale
Jumelages
Équipements et services publics
Enseignement
Anhiers fait partie de l'académie de Lille.
Santé
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[43]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[44].
En 2023, la commune comptait 888 habitants[Note 7], en évolution de −1,11 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 39,6 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 20,2 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 447 hommes pour 447 femmes, soit un taux de 50 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,77 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Sports
Média
Cultes
Économie
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Église Saint-Jean-Baptiste reconstruite dans les années 1980.
- La fosse no 2 des mines de Flines puis d'Aniche a été classée le au patrimoine mondial de l'Unesco[49].
Personnalités liées à la commune
Héraldique
Les armes d'Anhiers se blasonnent ainsi : « Coupé d'or sur azur, à trois fleurs de lis de l'un en l'autre. » |
Pour approfondir
Bibliographie
Articles connexes
Liens externes
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

