Anne Spoerry

médecin résistante déporté française From Wikipedia, the free encyclopedia

Anne Spoerry (prononcé « Shpeuri » en alsacien) alias Mama DaktariMadame docteur en swahili – née le à Cannes et décédée le à Nairobi au Kenya, est une médecin française.

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Anne Spoerry
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Médecin écrivaine, aviatriceVoir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

Enfance et formation

Anne Spoerry est la fille de Henry Spoerry, industriel, et de Jeanne Schlumberger[1].

Née en 1918 à Cannes, dans une famille d'industriels originaire de Fischenthal et Männedorf, dans le canton de Zurich en Suisse, mais d'un père alsacien[2].

Anne Spoerry étudie à Londres, Mulhouse et Strasbourg, où elle obtint son baccalauréat en 1937[1].

Elle suit des études de médecine à la faculté de médecine de Paris (1937-1943) qu'elle achève après la guerre à Paris en 1947[1].

En 1950, elle obtient son doctorat à Paris avec une thèse sur l'amibiase[1].

Carrière

Seconde Guerre mondiale

Elle entre dans la Résistance[3] mais est déportée à Ravensbrück[4] par le convoi parti de Compiègne le 31 janvier 1944 (convoi I.175)[5], alors que son frère est déporté à Buchenwald (convoi I.169) puis Dachau[6].

Plusieurs témoins l'accusent d'avoir torturé des prisonniers[7],[8],[9],[10]. Cependant d'autres témoignages seront en sa faveur, dont celui d'Odette Fabius à qui elle sauva la vie en la cachant de janvier à avant l'arrivée des libérateurs[4].7

Après-guerre en Afrique

La guerre terminée, elle est interdite d'exercer la médecine en France et part en Afrique[4],[11].

Elle rejoint le Kenya (alors sous protectorat britannique) où elle s'installe finalement en 1950 comme médecin de campagne et fermière, car elle a acheté une grande ferme à Ol Kalou (en)[3], entre le lac Naivasha et Thomson's Falls.

Expropriée au moment de l'indépendance en 1964, elle décide de rester au Kenya et rachète une ferme à Subukia (en)[12].

Elle acquiert un avion en 1964 afin d’intégrer la AMREF Flying Doctors[3],[12],[13], une organisation non gouvernementale financée par des aides internationales qui vient alors d'être créée à Nairobi. Elle est la première femme médecin de l'équipe et crée l'AMREF-France[11].

Pendant plus de trente ans, aux commandes de son petit avion nommé Alpha Zoulou Tango[11], elle n'a cessé de parcourir le pays pour soigner et aider, porter secours et assister les populations démunies de la région où elle a choisi de vivre, en atterrissant parfois sur des pistes déplorables[4]. Elle s'est consacrée pendant plus de 60 ans à ses visites aux nomades Masaï au Kenya, afin de les soigner. Cette femme se définissait comme docteure, factrice, électricienne, et dépanneuse.

Responsable de nombreuses campagnes de vaccination[4], elle a dû travailler avec les guérisseurs[3] pour réussir à se faire accepter tout en luttant contre le poids des traditions[12].

Décès

Elle est morte le à Nairobi[4].

Postérité

Philippe Labrune lui a consacré un reportage diffusé par Envoyé spécial en 2001[14],[15].

Références

Voir aussi

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