Appétit

désir de manger From Wikipedia, the free encyclopedia

L'appétit est le désir de manger, généralement dû à la faim, mais pouvant aussi être suscité par des facteurs psychosociaux, comme les habitudes ou comportements sociaux, ainsi que par des stimulations sensorielles. Des aliments appétissants peuvent stimuler l'appétit même en l'absence de faim[n 1]. L'appétit met donc en œuvre des processus homéostatiques et hédoniques[2]. Cette notion s'oppose à celle de rassasiement[n 2] (l'envie de ne plus manger) alors que faim s'oppose à satiété.

Enfant nigérian se penchant au-dessus d'un plat avec appétit.

L'appétit est présent chez tous les êtres vivants supérieurs et sert à réguler l'apport énergétique nécessaire au maintien des besoins métaboliques. Il est régulé par une interaction étroite entre l'appareil digestif, le tissu adipeux et le cerveau. L'appétit est en lien avec le comportement de chaque individu. L’expérience sensorielle produite par les aliments (la récompense anticipée avant l'ingestion, le texture et le goût pendant l'ingestion…) préparent l'appareil digestif et, avec l'expérience postprandiale, conditionnent l'appétit[3].

En situation de stress, l'appétit peut augmenter, entrainant une augmentation de la consommation alimentaire. Une diminution du désir de manger est appelée anorexie, tandis que la polyphagie (ou « hyperphagie ») correspond à une augmentation de la consommation alimentaire. L'absence d'appétit, est un symptôme commun à de nombreuses maladies. Un dérèglement de l'appétit peut se manifester par un trouble de restriction ou évitement de l’ingestion des aliments, l'anorexie mentale, la boulimie, la cachexie ou le syndrome d'hyperphagie incontrôlée.

Dans le cas particulier de l'anorexie mentale ou anorexie nerveuse, le sujet atteint ne perd pas l'appétit, mais lutte contre la faim. Quand le sujet atteint a rejeté les signaux de son corps relatif à la faim (mentale et physique) pendant trop longtemps, celui-ci peut avoir du mal à les reconnaître, et dans ce cas, la santé mentale et physique de l'individu est en danger. cette maladie mentale meurtrière n'est pas à prendre à la légère, et il est conseillé de consulter un professionnel de la santé afin de pouvoir sereinement guérir de cette maladie. Un accompagnement pluridisciplinaire est fortement conseillé afin de restaurer l'appétit lorsqu'il est effacé par les troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie mentale fait partie du groupe des troubles du comportement alimentaire (anorexie, boulimie, orthorexie, etc.), cette maladie mentale meurtrière n'est pas à prendre à la légère, et il est conseillé de consulter un professionnel de la santé afin de pouvoir sereinement guérir de cette maladie. Un accompagnement pluridisciplinaire est fortement conseillé afin de restaurer l'appétit lorsqu'il est effacé par les troubles du comportement alimentaire.

Certaines substances, dites « anorexigènes », ont la propriété de diminuer l'appétit. D'autres substances, dites « orexigènes », le stimulent (voir Orexine). Les mécanismes du contrôle de l’appétit ont l'impression de bien contrecarrer la sous-consommation.[pas clair] Et pourtant, ils donnent aussi l’impression de ne pas pouvoir contrôler la surconsommation[4].

L’hypothalamus joue un rôle central dans la régulation de la prise alimentaire[5].

Génétique

Un appétit anormal peut avoir une cause génétique. Dans les années 1950, la découverte du syndrome de Prader-Willi, un type d'obésité, révèle un lien avec un locus génétique. En outre, l'anorexie mentale et la boulimie sont plus fréquentes chez les femmes que chez les hommes, ce qui suggère la possibilité d'un lien avec le chromosome X[6].

Implication en pathologie

Des maladies à composante neuropsychologique, telles que l'obésité, peuvent impliquer un appétit excessif : de la leptine et de la ghréline sont libérées, respectivement, par l'estomac et par le pancréas, dans le flux sanguin sous la régulation de l'hypothalamus. La ghréline stimule la sensation de faim, alors que la leptine provoque un sentiment de satisfaction par la nourriture, de satiété[7]. Toute variation du niveau de production ou de la concentration normale d’une de ces deux hormones conduit à l'obésité. Par exemple, la leptine est produite par les cellules adipeuses, qui sont dispersées à travers le corps. En cas de surpoids, le risque d'avoir un grand nombre de cellules adipeuses est plus élevé. Ces cellules adipeuses produisent une quantité accrue de leptine. Or, un taux de leptine élevé inhibe l'envoi par l'hypothalamus des messages indiquant à l'organisme qu'il a atteint la satiété, de sorte que celui-ci aura un plus grand appétit. Les personnes présentant une telle production élevée de leptine ont donc un risque élevé de devenir obèses, car elles ne ressentent pas le signal qui indique normalement qu'il faut arrêter de manger[8].

Notes et références

Voir aussi

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