Ar-Rahman

55e sourate du Coran From Wikipedia, the free encyclopedia

Ar-Rahman (arabe : سُورَةُ ٱلرَّحْمٰنِ, français : Le Rayonnant d'amour) est le nom traditionnellement donné à la 55e sourate du Coran, le livre sacré de l'islam. Elle comporte 78 versets. Rédigée en arabe comme l'ensemble de l'œuvre religieuse, elle fut proclamée, selon la tradition musulmane, durant la période médinoise.

Titre originalسُورَةُ ٱلرَّحْمٰنِ, Al-Rahman
Titre françaisLe Tout Miséricordieux
Ordre traditionnel55e sourate
Ordre chronologique97e sourate
Faits en bref Informations sur cette sourate, Titre original ...
55e sourate du Coran
Le Tout Miséricordieux
Le Coran, livre sacré de l'islam.
Le Coran, livre sacré de l'islam.
Informations sur cette sourate
Titre original سُورَةُ ٱلرَّحْمٰنِ, Al-Rahman
Titre français Le Tout Miséricordieux
Ordre traditionnel 55e sourate
Ordre chronologique 97e sourate
Période de proclamation Période médinoise
Nombre de versets (ayat) 69
Ordre traditionnel
Ordre chronologique
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Origine du nom

Bien que le titre ne fasse pas directement partie du texte coranique[1], la tradition musulmane a donné comme nom à cette sourate Le Tout Miséricordieux[2], en référence au contenu des premiers versets : « 1. Le Tout Miséricordieux. 2. Il a enseigné le Coran. 3. Il a créé l’homme. 4. Il lui a appris à s’exprimer clairement. »

Historique

Il n'existe à ce jour pas de sources ou documents historiques permettant de s'assurer de l'ordre chronologique des sourates du Coran. Néanmoins selon une chronologie musulmane attribuée à Ǧaʿfar al-Ṣādiq (VIIIe siècle) et largement diffusée en 1924 sous l’autorité d’al-Azhar[3],[4], cette sourate occupe la 97e place. Elle aurait été proclamée pendant la période médinoise, c'est-à-dire schématiquement durant la seconde partie de la vie de Mahomet, après avoir quitté La Mecque[5]. Contestée dès le XIXe par des recherches universitaires[6], cette chronologie a été revue par Nöldeke[7],[8], pour qui cette sourate est la 43e.

Si Nöldeke[Note 1] et Schwally ont considéré cette sourate comme homogène, de nombreux autres spécialistes la considèrent comme fortement composite. Plusieurs interpolations ont été remarquées par Blachère et Bell tandis que d’autres chercheurs, comme Wellhausen et Wansbrough ont suggéré que les passages 46–60 et 62-77 sont deux versions d’un même texte[9].

Interprétations

Pour Dye, cette sourate a la forme d’un psaume coranique avec la présence d’un refrain (comme dans la sourate 77), de reprises, de répétitions de versets suggérant un chant alterné[10]. Neuwirth compare cette sourate au psaume 136. Pour Pregill, cette composition qui évoque la littérature de l’Antiquité tardive chrétienne doit être analysée conjointement avec les formes psalmiques syriaque, grecque[10]...

Plusieurs traditions semblent être présentées dans le texte. La présence de double tradition suggère que le texte a fait soit « l’objet de révisions », soit que deux traditions ont été combinées, soit que la plus récente a intégré la plus ancienne[10].

Pour Tesei, les deux mers évoquées au verset 19 sont à comprendre comme celles citée dans la cosmologie biblique, celle dessus et celle dessous le firmament. Dans les Commentaires sur la Genèse, Éphrem signale que l’une est salée et l’autre non. Pour le Coran, les deux mers se rejoignent dans un lieu appelé majma al-bahrayn la confluence des deux mers »)[10].

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • P. Neuenkirchen, "Sourate 55", Le Coran des Historiens, t.2b, 2019, 1631 et suiv
  • R. Paret, Der Koran. Kommentar und konkordanz, 1980[Note 2].

Liens externes

Notes et références

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