Argoules

commune française du département de la Somme From Wikipedia, the free encyclopedia

Argoules est une commune française située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Faits en bref Administration, Pays ...
Argoules
Argoules
La mairie
Blason de Argoules
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Intercommunalité Communauté de communes Ponthieu-Marquenterre
Maire
Mandat
Claude Patte
2020-2026
Code postal 80120
Code commune 80025
Démographie
Gentilé Argoulois
Population
municipale
322 hab. (2023 en évolution de −1,23 % par rapport à 2017)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 20′ 36″ nord, 1° 50′ 02″ est
Altitude Min. 6 m
Max. 77 m
Superficie 9,45 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Rue
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Argoules
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Argoules
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Argoules
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    Depuis , la commune fait partie du Parc naturel régional Baie de Somme - Picardie maritime.

    Géographie

    Localisation

    Argoules est une commune picarde du Ponthieu qui se situe à la lisière du département du Pas-de-Calais, séparée par l'Authie.

    À vol d'oiseau[Note 1], la localité est située à 10 km au sud-ouest de Beaurainville[1], 15 km au sud-est de Montreuil-sur-Mer[2], 26 km au nord d'Abbeville[3] et à 60 km au nord-ouest d'Amiens[4].

    Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes.

    Les communes limitrophes sont Dominois, Douriez, Maintenay, Nampont, Saulchoy, Vironchaux et Vron.

    Nature du sol et du sous-sol

    Le sol et le sous-sol de la commune sont de formation secondaire et tertiaire (Crétacé). On rencontre dans la vallée des couches d'alluvions sans doute déposées par la mer. Ces couches sont découpées par des filons de tourbe. Le plateau crayeux est recouvert d'une légère couche d'argile elle-même recouverte de terre végétale[5].

    Relief, paysage, végétation

    Le relief de la commune est formé par la vallée de l'Authie qui limite la commune au nord et d'un plateau limité à l'ouest par la Manche, au sud par la vallée de la Maye et au nord par celle de l'Authie. Le paysage est partagé entre plaine cultivée et massifs boisés, étangs et rivière[5].

    Hydrographie

    Réseau hydrographique

    La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par l'Authie, l'Argoules[6], le Petit Préaux[7] et divers autres petits cours d'eau[Carte 1].

    L'Authie, d'une longueur de 108 km, prend sa source dans la commune de Coigneux et se jette dans la Manche, son embouchure formant une vaste baie, comprise entre Fort-Mahon-Plage et Berck, typique des estuaires picards[8].

    Les étangs ont été créés par l'homme grâce à l'extraction de la tourbe. Des nappes phréatiques sont présentes sous le plateau et donnent naissance à des sources profondes dans la vallée. Des canaux de dessèchement ont été creusés pour évacuer le surplus d'eau[5].

    Gestion et qualité des eaux

    Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Authie ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 253 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de l'Authie. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit est, en 2024, en cours d'élaboration. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte Canche Et Authie[9].

    La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[12] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[13]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 891 mm, avec 12,5 jours de précipitations en janvier et 8,2 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Touquet-Paris-Plage à 26 km à vol d'oiseau[16], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 888,8 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −19,1 °C, atteinte le [Note 2].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Argoules est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[19]. Elle est située hors unité urbaine[20] et hors attraction des villes[21],[22].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (79,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (69,3 %), zones agricoles hétérogènes (10,3 %), zones humides intérieures (7,8 %), forêts (7,1 %), zones urbanisées (5,4 %), prairies (0,1 %)[23]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Voies de communication et transports

    La localité est desservie par les lignes de bus du réseau Trans'80, chaque jour de la semaine, sauf le dimanche[24].

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes Ad ullia[25], Ad Boulles en 360, Arguvium, Argubium en 797, Arghoves, Argoves.

    Le préfixe Ar signifierait « lieu, terrain » et go ou gou « contrée délimitée par ses propres bornes »[5].

    Argoule en picard.

    Histoire

    La seigneurie d'Argoules appartenait aux XIIe et XIIIe siècles à la famille d'Argoules, elle passa le siècle suivant à la famille de Cambron, au XVe à la famille Blondel puis au siècle suivant à la famille Bensserade à laquelle on attribue la construction du château.

    Le village eut à souffrir de la guerre de Trente Ans qui au XVIIe siècle opposa la France au Saint-Empire romain germanique et à l'Espagne et qui ruina l'abbaye de Valloires.

    En 1776, Ambroise-Léopold Jourdain de l'Eloge, aristocrate et spéculateur, racheta la seigneurie d'Argoules. En 1791, il racheta l'abbaye de Valloires vendue comme bien national.

    En 1871, après l'armistice, la commune dut subir quelque temps l'occupation prussienne. Plusieurs jeunes gens de la commune furent blessés dans le combat de 1870-1871[5].

    En 1922, le préventorium de l'abbaye de Valloires ouvre ses portes grâce à l'action de mademoiselle Papillon.

    Politique et administration

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    mars 2001 mars 2008 René Jouy    
    mars 2008 en cours
    (au 10 juillet 2020)
    M. Claude Patte   Vice-président de la CC Ponthieu-Marquenterre (2020 → )
    Réélu pour le mandat 2020-2026[26],[27]
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    Population et société

    Démographie

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[29].

    En 2023, la commune comptait 322 habitants[Note 3], en évolution de −1,23 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Le maximum de la population a été atteint en 1800 avec 860 habitants.

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    812860660847843849841794773
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    779754745695706647655665649
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    620542524406571676756758736
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
    460446560451363335335335326
    Davantage d’informations - ...
    2017 2022 2023 - - - - - -
    326324322------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des âges

    La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 46,6 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (36,4 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 24,9 % la même année, alors qu'il est de 26,0 % au niveau départemental.

    En 2018, la commune comptait 194 hommes pour 131 femmes, soit un taux de 59,69 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,51 %).

    Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[32]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,0 
    90 ou +
    3,0 
    5,6 
    75-89 ans
    12,8 
    12,8 
    60-74 ans
    18,8 
    11,8 
    45-59 ans
    20,4 
    13,4 
    30-44 ans
    13,0 
    10,9 
    15-29 ans
    9,1 
    45,6 
    0-14 ans
    22,9 
    Fermer
    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges du département de la Somme en 2022 en pourcentage[33]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,7 
    90 ou +
    1,8 
    6,9 
    75-89 ans
    9,5 
    17,4 
    60-74 ans
    18,3 
    19,8 
    45-59 ans
    19 
    18,1 
    30-44 ans
    17,4 
    19,3 
    15-29 ans
    17,9 
    17,7 
    0-14 ans
    15,9 
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    Enseignement

    La scolarité primaire est gérée par la communauté de communes.

    Économie

    Ce tableau (en référence) regroupe les chiffres clés de l'économie communale[34].

    Culture locale et patrimoine

    Monuments

    • Abbaye de Valloires : l'abbaye cistercienne de Valloires (fondée au XIIe siècle, reconstruite au XVIIIe siècle).
    • Jardins de Valloires, créés en 1987 par Gilles Clément.
    • Le vieux moulin, sur l'Authie
    • Chapelle funéraire Jourdain de l'Étoille-Godard d'Argoules, près de l'église et du château.
    L'église.
    • Église Saint-Germain : église Saint-Germain des XVe et XVIe siècles avec charpente apparente et vitraux des XVe et XVIe siècles (classés Monuments historiques).
    • Chapelle Notre-Dame-du-Bon-secours : chapelle octogonale édifiée, au centre du village, en 1836, par la communauté des basiliens installée à l'abbaye de Valloires.
    • Le château : le château d'Argoules est édifié en brique et pierre avec un corps de logis flanqué de quatre tourelles d'angle octogonales. Daté du XVIe siècle, il est restauré au XIXe siècle dans le style néo-gothique. Une aile en prolongement a été édifiée en pierre calcaire au cours du XVIIIe siècle. Logo monument historique Inscrit MH (2009).
    Le gros tilleul
    • Vieux tilleul : un tilleul remarquable, pour certains un arbre de Sully, est planté sur la place de l'église ; il a plus de quatre mètres de circonférence et, peut-être plus de 400 ans. Pour d'autres , c'est un arbre planté à la Révolution, un arbre de la Liberté, de 1792 ou 1793. Il n'aurait alors qu'un peu plus de 220 ans environ. Il est classé monument naturel depuis le [35].
      Dans la nuit du 15 au , un orage en brise une part importante ; sa survie est compromise. Une protection est mise en place et le géant renait peu à peu[36].

    Il est également désigné arbre remarquable depuis par l'association nationale ARBRES (Arbres remarquables, bilan, recherche, études et sauvegarde).

    En 2018, il mesure plus de treize mètres de haut et accuse 5,20 m de circonférence.

    Personnalités liées à la commune

    • Thérèse Papillon est née le à Saint-Germain-en-Laye et décédée à l'abbaye de Valloires le . Infirmière de formation, elle s'engage dans le service de santé des armées pendant la Grande Guerre. Après l'Armistice, elle installe à l'abbaye de Valloires un établissement pour enfants. Pendant la Seconde Guerre mondiale, en 1940, elle vient en aide, avec le personnel du préventorium, aux réfugiés. Pendant l'Occupation, elle cache des enfants juifs dans son établissement jusqu'à la Libération et s'engage dans la Résistance. En 1962, après quarante ans à la tête du préventorium, elle en abandonne la direction et fonde en 1964 un foyer d'accueil qu'elle dirige jusque 1972.

    Héraldique

    Les armes de la commune se blasonnent ainsi : Palé d'or et de gueules de huit pièces[Note 4].

    Pour approfondir

    Bibliographie

    • Répertoire des Noms de Famille de la Somme en 1849, René Boyenval, René Debrie, René Vaillant, 232 pages, Éditions ÉKLITRA, Amiens, 1972.
    • Les Jardins de Valloires, De la plante à la planète, 167 pages, Éditions Gaud, Paris, 2006.

    Articles connexes

    Liens externes

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    Notes et références

    Related Articles

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