Armand Queyroy
graveur et collectionneur d'art français (1830-1893)
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Mathurin Louis Armand Queyroy dit Armand Queyroy, né le à Vendôme et mort le à Moulins[1], est un graveur aquafortiste et dessinateur français.
Biographie

De 1852 à 1856, Armand Queyroy est l'élève de Évariste-Vital Luminais.
En 1857, à l'âge de 27 ans, après son mariage avec Julie Watelet, fille d’un notaire, issue d'une grande famille de la ville, il s'installe en Bourbonnais à Moulins. Le couple aura deux enfants : Gustave, qui deviendra officier, et Marie.
Il est nommé en 1862 conservateur du musée municipal de Moulins. Il participe aussi à la naissance de la société archéologique du Vendômois et du musée de Vendôme, sa ville natale.
Proche du critique Philippe Burty, graveur confirmé, il est membre de la Société des aquafortistes[2] cofondée par Alfred Cadart : il produit, entre autres, six gravures pour L'Illustration nouvelle (1868-1881)[3].
« Vous avez un talent vrai et fin, le coup d’œil qui saisit le style, la touche ferme, agile et forte, beaucoup d’esprit dans le burin et beaucoup de naïveté, et ce don rare de la lumière dans l’ombre. Ce qui me frappe et me charme dans vos eaux-fortes, c’est le grand jour, la gaîté, l’aspect souriant, cette joie du commencement qui est toute la grâce du matin. Vos planches semblent baignées d’aurore. »
— Victor Hugo, alors en exil à Guernesey, s’adressant par écrit au peintre le 17 avril 1864.
Queyroy a été aussi un collectionneur d'art.
Galerie d'œuvres
Sélection d'eaux-fortes du vieux Vendôme
- Porte Saint-Georges de Vendôme, alors mairie, 1867.
- Hôtel dit de la chambre des comptes de Vendôme.
- Hôtel du gouverneur de Vendôme, détruit en 1946 suite aux bombardements de 1940.
- Hôtel du Saillant, alors partie du collège de Vendôme.
- Maison dite du Grand Saint-Martin, Vendôme, 1867.
- Le château de Vendôme au XVIIe siècle.
- Arche des Grands-Prés, dite également porte d'eau, Vendôme, 1867.
- Chapelle Saint-Jacques, Vendôme, 1867.
- Porte dite "Porte poterne", reliant la basse cour du château à la ville, Vendôme, 1867.
Sélection d'eaux-fortes du vieux Blois
- Hôtel d'Alluye, Blois.
- Rue du Sermon, Blois.
- Rue Pierre de Blois, l'hôtel de Villebrême, Blois.
- Rue des Violettes et rue Saint-Lubin, Blois.
- Rue Chemonton, Blois.
- Fontaine Louis XII, Blois.
- Degrés Saint-Louis, rue du Puits-Châtel, Blois.
- Hôtel Sardini, Blois (semble plutôt être l'hôtel de Lavallière).
- Maison rue Haute, Blois.
- Petits degrés du château, Blois.
- Maisons rue des Orfèvres, Blois.
- Maison des Acrobates, Blois.
- L'hôtel de la Monnaie dit Tour d'Argent, Blois (détruit par les bombardements de 1940).
- Oratoire de la Reine Anne, Blois.
- Hôtel Denys Dupont, Blois.
- Hôtel de Guise, Blois.
- Hôtel de Cheverny, Blois.
Eau-forte de Chinon
- Détaille d'un coin de rue à Chinon.
Expositions
- en 2010 (13 février - 30 mai), au musée Anne-de-Beaujeu de Moulins[4].
- en 2012, à la chapelle Saint-Jacques de Vendôme[5].