Arrens-Marsous
commune française du département des Hautes-Pyrénées
From Wikipedia, the free encyclopedia
Arrens-Marsous [aʁɛ̃s maʁsus] est une commune française située dans le sud-ouest du département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie, associant deux villages, Arrens et Marsous. Elle compte environ 700 habitants et appartient selon l'INSEE à la banlieue de l'unité urbaine d'Argelès-Gazost, une agglomération d'à peu près 7 000 habitants. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans la province du Lavedan, partie sud-occidentale de la Bigorre et constituée d'un ensemble de sept vallées en amont de la ville de Lourdes.
| Arrens-Marsous | |||||
Le centre du village. | |||||
Blason |
|||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Occitanie | ||||
| Département | Hautes-Pyrénées | ||||
| Arrondissement | Argelès-Gazost | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Pyrénées Vallées des Gaves | ||||
| Maire Mandat |
Jean-Pierre Cazaux 2020-2026 |
||||
| Code postal | 65400 | ||||
| Code commune | 65032 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Arrensois | ||||
| Population municipale |
694 hab. (2023 |
||||
| Densité | 6,9 hab./km2 | ||||
| Population unité urbaine |
6 746 hab. (2023) | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 42° 57′ 23″ nord, 0° 12′ 42″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 720 m Max. 3 144 m |
||||
| Superficie | 100,55 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Argelès-Gazost (banlieue) |
||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de la Vallée des Gaves | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Hautes-Pyrénées
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | arrens-marsous.fr | ||||
| modifier |
|||||
Exposée à un climat de montagne, elle est drainée par le gave d'Azun, le Laün, le ruisseau de Labas, le ruisseau de la Lie et par divers autres petits cours d'eau. Incluse dans le Parc national des Pyrénées, la commune possède un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 (les « Gabizos (et vallée d'Arrens, versant sud-est du Gabizos) ») et neuf zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Arrens-Marsous est une commune rurale qui compte 694 habitants en 2023. Elle est dans l'agglomération d'Argelès-Gazost. Ses habitants sont appelés les Arrensois ou Arrensoises.
Arrens est située à proximité des sommets du massif de Balaïtous. Le village, qui était autrefois un centre de culture du lin et du chanvre, garde encore plusieurs maisons anciennes. L'église date du XVe siècle.
Géographie
Les communes limitrophes sont Arbéost, Aucun, Béost, Eaux-Bonnes, Estaing, Ferrières, Laruns et Sallent de Gállego.
Localisation
La commune d'Arrens-Marsous se trouve dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie et est frontalière avec l'Espagne (Aragon)[I 1].
Elle se situe à 38 km à vol d'oiseau de Tarbes[1], préfecture du département, et à 11 km d'Argelès-Gazost[2], sous-préfecture.
Les communes les plus proches[Note 1] sont[3] : Aucun (2,6 km), Estaing (3,4 km), Gaillagos (4,2 km), Bun (5,1 km), Arcizans-Dessus (5,3 km), Sireix (5,8 km), Ferrières (7,3 km), Arbéost (7,5 km).
Sur le plan historique et culturel, Arrens-Marsous fait partie de la province historique du Lavedan, partie sud-occidentale de la Bigorre et constitué d'un ensemble de sept vallées en amont de la ville de Lourdes. Historiquement, elle fait partie de la province de Gascogne, et plus particulièrement du comté de Bigorre. La commune est dans le pays du val d'Azun, qui bute au nord sur le bassin de Lourdes, à l'est sur la vallée de l'Adour, au sud sur l'Aragon (Espagne) par le Balaïtous et, à l'ouest sur le Béarn (département des Pyrénées-Atlantiques, région Nouvelle-Aquitaine)[4].
La commune est limitrophe de l'Espagne (Aragon) au sud et du département des Pyrénées-Atlantiques à l'ouest.
Hydrographie
Le gave d'Azun traverse la commune d’ouest en son centre.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[9] et est dans la région climatique Pyrénées atlantiques, caractérisée par une pluviométrie élevée (>1 200 mm/an) en toutes saisons, des hivers très doux (7,5 °C en plaine) et des vents faibles[10]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 295 mm, avec 11,2 jours de précipitations en janvier et 9,4 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Arbéost à 8 km à vol d'oiseau[13], est de 10,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 411,1 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 35,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14,9 °C, atteinte le [Note 2].
Milieux naturels et biodiversité
Espaces protégés
La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[16],[17]. Dans ce cadre, la commune fait partie de la zone cœur et de l'aire d'adhésion du Parc National des Pyrénées[Note 3]. Ce parc national, créé en 1967, abrite une faune riche et spécifique particulièrement intéressante : importantes populations d’isards, colonies de marmottes réimplantées avec succès, grands rapaces tels le Gypaète barbu, le Vautour fauve, le Percnoptère d’Égypte ou l’Aigle royal, le Grand tétras et le discret Desman des Pyrénées qui constitue l’exemple type de ce précieux patrimoine confié au Parc national et aussi l'Ours des Pyrénées[18],[19],[20]. Un autre espace protégé est présent sur la commune : l'« Adour et affluents », objet d'un arrêté de protection de biotope, d'une superficie de 215,8 ha[21] ;
Réseau Natura 2000

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux », constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 4]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la « directive Habitats » : les « gabizos (et vallée d'Arrens, versant sud-est du Gabizos) »[23], d'une superficie de 2 996 ha, présentent une végétation caractéristique de la haute montagne pyrénéenne sur calcaire[24].
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Sept ZNIEFF de type 1[Note 5] sont recensées sur la commune[25] :
- le « Gave d'Azun, ruisseau du Bergons et Gave de Lourdes » (437 ha), couvrant 31 communes dont deux dans les Pyrénées-Atlantiques et 29 dans les Hautes-Pyrénées[26] ;
- les « Gaves d'Arrens, d'Estaing et de Cauterets » (121 ha), couvrant 5 communes du département[27] ;
- les « Hautes vallées des Gaves d'Arrens et de Labat de Bun » (6 866 ha), couvrant 2 communes du département[28] ;
- le « massif du Pic-du-Midi-d'Arrens » (2 587 ha), couvrant 4 communes du département[29] ;
- le « massif du Vignemale et vallées du Marcadau, de Gaube et de Lutour » (13 415 ha), couvrant 8 communes du département[30] ;
- le « massif montagneux entre Argelès-Gazost et l'Ouzom » (6 108 ha), couvrant 12 communes dont une dans les Pyrénées-Atlantiques et 11 dans les Hautes-Pyrénées[31] ;
- le « versant est du Gabizos » (3 108 ha), couvrant 3 communes dont une dans les Pyrénées-Atlantiques et deux dans les Hautes-Pyrénées[32] ;
et deux ZNIEFF de type 2[Note 6],[25] :
- les « massifs calcaires de l'Estibète, du Granquet et du Pibeste, forêt de Très Crouts, vallée du Bergons et crêtes » (17 871 ha), couvrant 24 communes dont trois dans les Pyrénées-Atlantiques et 21 dans les Hautes-Pyrénées[33] ;
- le « val d'Azun et haute vallée du Gave de Cauterets » (35 378 ha), couvrant 22 communes dont une dans les Pyrénées-Atlantiques et 21 dans les Hautes-Pyrénées[34].
- Carte des ZNIEFF de type 1 sur la commune.
- Carte des ZNIEFF de type 2 sur la commune.
Urbanisme
Typologie
Au , Arrens-Marsous est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 2]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Argelès-Gazost[Note 7], une agglomération intra-départementale regroupant treize communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 8],[I 3],[I 1]. La commune est en outre hors attraction des villes[I 4],[I 5].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (88,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (88,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (47,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (25,4 %), forêts (15,8 %), prairies (7,1 %), zones agricoles hétérogènes (2,8 %), eaux continentales[Note 9] (0,8 %), zones urbanisées (0,6 %)[35].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
- Carte des infrastructures et de l'occupation des sols en 2018 (CLC) de la commune.
- Carte orthophotogrammétrique de la commune.

Logement
En 2012, le nombre total de logements dans la commune est de 809[I 6].
Parmi ces logements, 37,2 % sont des résidences principales, 58,6 % des résidences secondaires et 4,2 % des logements vacants.
Voies de communication et transports
Cette commune est desservie par la route départementale D 918 et par la route départementale D 105.
Risques majeurs
Le territoire de la commune d'Arrens-Marsous est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains, avalanche et séisme (sismicité moyenne). Il est également exposé à un risque particulier : le risque de radon[36]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[37].
Risques naturels
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le gave d'Azun. La cartographie des zones inondables en ex-Midi-Pyrénées réalisée dans le cadre du XIe Contrat de plan État-région, visant à informer les citoyens et les décideurs sur le risque d’inondation, est accessible sur le site de la DREAL Occitanie[38]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999, 2003, 2006, 2009, 2013, 2014, 2015, 2018, 2019 et 2021[39],[36].
Arrens-Marsous est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies a été approuvé par arrêté préfectoral le pour la période 2020-2029. Le précédent couvrait la période 2007-2017. L’emploi du feu est régi par deux types de réglementations. D’abord le code forestier et l’arrêté préfectoral du , qui réglementent l’emploi du feu à moins de 200 m des espaces naturels combustibles sur l’ensemble du département. Ensuite celle établie dans le cadre de la lutte contre la pollution de l’air, qui interdit le brûlage des déchets verts des particuliers. L’écobuage est quant à lui réglementé dans le cadre de commissions locales d’écobuage (CLE)[40]

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des mouvements de sols liés à la présence d'argile et des tassements différentiels[41].
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa faible (44,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 560 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, aucun n'est en aléa moyen ou fort, à comparer aux 75 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[42],[Carte 2].
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[43].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999 et 2013[36].
La commune est exposée aux risques d'avalanche. Les habitants exposés à ce risque doivent se renseigner, en mairie, de l’existence d’un plan de prévention des risques avalanches (PPRA). Le cas échéant, identifier les mesures applicables à l'habitation, identifier, au sein de l'habitation, la pièce avec la façade la moins exposée à l’aléa pouvant faire office, au besoin, de zone de confinement et équiper cette pièce avec un kit de situation d’urgence[44],[45].
Risque particulier
Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune d'Arrens-Marsous est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[46].
Toponymie





On trouvera les principales informations dans le Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées de Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail[47] qui rapporte les dénominations historiques du village.
Arrens
Dénominations historiques :
- Arrens (v. 1069, cartulaire Saint-Savin ; 1285, montre Bigorre ; 1342, pouillé de Tarbes) ;
- Garsias d’Arrenx (v. 1175, cartulaire de Saint-Savin) ;
- de Rens (1168, bulle d'Alexandre III) ;
- A Rens (v. 1200-1230, cartulaires Bigorre) ;
- de Rentz (1313, censier de Bigorre) ;
- de Arrencio, latin (1379, procuration Tarbes) ;
- de Rens, d’Arens (1429, censier Bigorre) ;
- Arrens (fin XVIIIe siècle, carte de Cassini).
Étymologie : peut-être du basque-aquitain arrantz (épine, d'où lieu couvert d'épines).
Nom occitan : Arrens.
Marsous
Dénominations historiques :
- Marcaos (1036, cartulaire Saint-Savin ; 1114, cartulaires Bigorre) ;
- Fortels de Marsaos (v. 1069, ibid.) ;
- Marchaos (1131-1134, cartulaire de Saint-Savin) ;
- Marsos, (v. 1200-1230, cartulaires Bigorre ; 1256, livre vert de Bénac) ;
- Marsaos (1285, montre Bigorre) ;
- Marssos, Marsos (1313, Debita regi Navarre) ;
- de Marssonis, latin (1342, pouillé de Tarbes) ;
- Marsons (1429, censier Bigorre) ;
- Marsous (1614, Guillaume Mauran) ;
- Marsous (fin XVIIIe siècle, carte de Cassini).
Étymologie : probablement nom d’homme latin Marcianus et peut-être suffixe aquitain ossum (domaine de Marcianus).
Nom occitan : Marçós.
Histoire
Historique administratif
Avant la Révolution française, les paroisses d'Arrens et de Marsous font partie de la Vallée d'Azun (cf. Désignation du syndic et procureur général et spécial de la Vallée d'Azun, par les consuls et députés des communautés, pour la recherche et reconnaissance des droits de fiefs du Roi, 29 juin 1674) situé dans le pays du Lavedan, qui dépend de la sénéchaussée de Bigorre (anciennement comté de Bigorre). Les paroisses de la vallée ont à leur tête des consuls ; dans l'église d'Arrens, ceux-ci disposent d'un banc : le banc des consuls (et banc dets cossous).
Devenues communes en 1790, elles font d'abord partie du canton d'Azun (1790), puis du canton d'Aucun (1801).
Elles sont réunies en 1972[48].
Cadastre napoléonien d' Arrens-Marsous
- Le plan cadastral napoléonien d'Arrens (1834) est consultable sur le site des Archives départementales des Hautes-Pyrénées[49].
- Le plan cadastral napoléonien de Marsous (1835) est consultable sur le site des Archives départementales des Hautes-Pyrénées[50].
Politique et administration
Liste des maires



Rattachements administratifs et électoraux
Intercommunalité
Arrens-Marsous appartient à la communauté de communes Pyrénées Vallées des Gaves créée en janvier 2017 et qui réunit 46 communes.
Services publics
La commune d'Arrens-Marsous dispose d'une agence postale.
Population et société
Démographie
Évolution démographique
| L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[52]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[53]. En 2023, la commune comptait 694 habitants[Note 10], en évolution de −4,54 % par rapport à 2017 (Hautes-Pyrénées : +1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %). |
Enseignement
La commune dépend de l'académie de Toulouse. Elle dispose d'écoles en 2017[56].
Manifestations culturelles et festivités
Le festival de la randonnée Eldorando se tient tous les deux ans à Arrens-Marsous. La 6ème édition du festival aura lieu en 2022[57].
Santé
Sports
- Sélection de vues des installations sportives municipales.
Le stade de football. La piscine. Le terrain de basket-ball. Le pump track.
Médias
Cultes
Économie

.
Revenus
En 2018, la commune compte 307 ménages fiscaux[Note 11], regroupant 621 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 19 850 €[I 7] (20 420 € dans le département[I 8]).
Emploi
En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 397 personnes, parmi lesquelles on compte 59,2 % d'actifs (55 % ayant un emploi et 4,2 % de chômeurs) et 40,8 % d'inactifs[Note 12],[I 9]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.
La commune est hors attraction des villes[Carte 3],[I 12]. Elle compte 388 emplois en 2018, contre 432 en 2013 et 504 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 230, soit un indicateur de concentration d'emploi de 169 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 38,8 %[I 13].
Sur ces 230 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 137 travaillent dans la commune, soit 60 % des habitants[I 14]. Pour se rendre au travail, 71,7 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 0,5 % les transports en commun, 13,3 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 14,6 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 15].
Tourisme
Située au coeur du Val d'Azun, Arrens-Marsous est un lieu de rayonnement pour l'activité de randonnée pédestre avec quelques entreprises de référence comme l'UCPA ou La Balaguère[58] qui emploient plus de 50 salariés dans la commune. La commune est aux portes du Parc National des Pyrénées.
Arrens-Marsous détient la station de sports d'hiver de Val d’Azun.
Culture locale et patrimoine
- Sélection de vues des équipements municipaux
- Un pont dans Arrens.
- Un autre pont dans Arrens.
- Un pont sur le gave d'Arrens.
- Le pont du stade.
- Le lavoir de Marsous en 2017.
- Sélection de vues des oratoires municipaux
L'oratoire d'Arrens. L'oratoire Sainte-Marie et Sainte-Anne de Marsous. L'oratoire Saint-Vincent d'Arrens. L'oratoire du Canau de Marsous. Une croix d'Arrens.
Lieux et monuments
- Sélection de vues des monuments aux morts municipaux
Arrens. Marsous.
- Église Saint-Pierre d'Arrens.
- Église Saint-Martin de Marsous.
- Chapelle Notre-Dame de Pouey-Laün, dite « Chapelle dorée ».
- Chapelle Saint-Roch d'Arrens.
- Lavoir.
- Espace nordique du Val d'Azun, domaine de ski de fond.
- Parc national des Pyrénées.
- Camping de la Hèche.
- Sélection de vues des édifices religieux.
L'église Saint-Pierre d'Arrens en 2017. L'église Saint-Pierre d'Arrens. L'église Saint-Martin de Marsous en 2017. L'église Saint-Martin de Marsous. La chapelle Notre-Dame de Pouey-Laün d'Arrens en 2017. La chapelle Saint-Roch d'Arrens.
Personnalités liées à la commune

- François Calot (1861 Arrens - 1944 Adast), médecin chirurgien spécialiste de l'orthopédie à Berck (département du Pas-de-Calais).
- Michel Camélat (1871, Arrens - 1962, Tarbes), félibre et écrivain gascon, ancien maire d'Arrens.
- Jean-Baptiste Fauret (né le à Arrens-Marsous - † le ), missionnaire évêque spiritain.
- Claude Cabar, né le 21 juillet 1949 à Arrens. Joueur de rugby à XV. Vainqueur du championnat de France de rugby à XV en 1973 avec Tarbes. Troisième ligne aile (1,86 m - 90 kg).
Héraldique
| Blasonnement :
D'azur à la Vierge à l'Enfant d'or sur un tertre de sable mouvant de la pointe ; au chef d'or chargé de trois corneilles de sable, 2 et 1, celles du chef affrontées.
Commentaires : * Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (Sable et sinople/azur et or/argent). |
Voir aussi
Bibliographie
- Arrens et Pouey-Lahun, p. 3-110, Bulletin de la Société académique des Hautes-Pyrénées, 1928 (lire en ligne)
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- Arrens-Marsous sur le site de l'Insee
- Communauté des communes du Val d'Azun.
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.


