Article 353 du Code pénal

roman de Tanguy Viel From Wikipedia, the free encyclopedia

Article 353 du Code pénal est un roman de Tanguy Viel paru le aux éditions de Minuit et ayant reçu la même année le Grand prix RTL-Lire[1]. Le livre constitue une prolongation en contrepoint à un précédent roman, Paris-Brest, paru en 2009.

PaysFrance
GenreRoman
ÉditeurMinuit
Faits en bref Auteur, Pays ...
Article 353 du Code pénal
Auteur Tanguy Viel
Pays France
Genre Roman
Éditeur Minuit
Date de parution
Nombre de pages 176
ISBN 9782707343079
Fermer

Résumé

Dans le Finistère, en 1998, Martial Kermeur raconte à un juge d'instruction pour quelles raisons il a assassiné Antoine Lazenec, en le poussant de son propre bateau, un promoteur immobilier sans scrupules. Il remonte à 6 ans plus tôt en 1992, à l'époque où Martial Kermeur vit avec Erwan, son fils de 11 ans à cette époque. Il travaille comme « régisseur » (p.23) (dans les faits, il est surtout jardinier) du « château » (p.22), un vieux bâtiment appartenant à la commune, ainsi que les deux hectares du domaine alentour. Avec le Maire Le Goff, ils disent qu'ils vendront le château à un particulier pour les finances de la commune. Lazenac arrive dans le Finistère et demande à Kermeur si le château est à vendre puis il attend Le Goff : Lazenac a acheté le château et les deux hectares de terrain. Lazenac déclare avoir pour projet de le transformer en complexe immobilier et de construire une station balnéaire. Les habitants ont eu confiance en cet homme, Lazenac qui leur proposerait de faire revivre leur commune. Certains habitants de Finistère avaient reçu 400 000 francs d'indemnités à cause d'un licenciement rapide. Ainsi Kermeur a toujours voulu acheter un bateau de pêche Mery Fischer. Et un jour, Lazenec est allé boire une bière avec Kermeur au port sous le prétexte de lui parler de sa nouvelle acquisition : un bateau Mery Fischer et Kermeur a laissé échapper qu'il pensait également acheter ce modèle, ce qui a sous-entendu qu'il avait l'argent pour le faire. Ainsi, il a dû raconter tout : le licenciement, les gars de la région qui avait reçu l'indemnité de 400 000 francs. Un beau jour, Lazenec déclare qu'il faudra détruire le château et que sera plus beau comme ça.

Style

Ce livre a un style très oral caractérisé par des phrases longues, l'utilisation du passé composé et non du passé simple pour un récit traditionnel ainsi que de nombreuses interjections. On peut aussi remarquer que le récit n'est pas linéaire avec de nombreuses prolepses et analepses.

Titre du roman

Le titre « en trompe l'œil » fait référence à l'article 353 du code de procédure pénale (sa lecture conclut le roman), qui porte sur l'intime conviction fondant la décision des juges comme des membres du jury populaire en matière criminelle, lors d’un procès en cour d'assises[2]. L'article 353 du code pénal, qui traitait du délaissement des mineurs, n'existe plus depuis 1994[3],[4],[5].

Réception critique

Particulièrement bien accueilli par la critique littéraire lors de sa parution[6],[7],[8],[9], le roman reçoit le – par 59 % des voix d'un jury sélectionné par vingt libraires et composé de cent lecteurs – le 26e Grand prix RTL-Lire[1]. En , le roman reçoit le prix François-Mauriac de la région Aquitaine[10].

Éditions et traduction

Adaptation théâtrale

En 2024, Emmanuel Noblet adapte le roman et met en scène Vincent Garanger au Théâtre du Rond-Point[13].

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI