Arâches-la-Frasse
commune française du département de la Haute-Savoie
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Arâches-la-Frasse est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
| Arâches-la-Frasse | |||||
Vue sur la commune. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Haute-Savoie | ||||
| Arrondissement | Bonneville | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Cluses-Arve et Montagnes | ||||
| Maire Mandat |
Alexandra Fourgeaud 2023-2026 |
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| Code postal | 74300 | ||||
| Code commune | 74014 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
1 764 hab. (2023 |
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| Densité | 47 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 02′ 39″ nord, 6° 37′ 56″ est | ||||
| Altitude | Min. 560 m Max. 2 466 m |
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| Superficie | 37,69 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Sallanches | ||||
| Législatives | Sixième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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| Liens | |||||
| Site web | aracheslafrasse.fr | ||||
| modifier |
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Commune touristique, elle accueille deux stations de sports d'hiver et un domaine skiable, Flaine et Les Carroz d'Arâches.
Géographie
La commune d'Arâches-la-Frasse comprend les villages de La Frasse, Treydon, Ballancy, Creytoral, Arâches et le Laÿs ; ainsi que les stations de sports d'hiver des Carroz et de Flaine. Cette commune se situe entre 800 et 1 600 mètres d'altitude, en balcon au-dessus de la cluse de l'Arve dans sa définition la plus large, en rive droite de l'Arve, à l'est de Cluses et au nord de Sallanches.
L'accès principal à la commune se fait via la route départementale 6 qui part du hameau de la Balme dans la vallée de l'Arve sur la commune de Magland et qui franchit les falaises de la cluse par une série de virages en lacet. La route départementale 106 qui la prolonge en cul-de-sac dessert les villages d'Arâches et des Carroz puis se termine à Flaine accessible via de nouvelles séries de virages en lacet. Arrivée à Arâches, la route départementale 6 se dirige vers le nord pour déboucher au col de Châtillon via le col de la Croix Verte, constituant le second accès routier à la commune. Des chemins et pistes forestières depuis Magland ou Morillon desservent également cette commune relativement enclavée. Un projet d'ascenseur valléen avec le Funiflaine apporterait une alternative routière à l'accès à la station de Flaine.
Communes limitrophes
| Saint-Sigismond Cluses |
La Rivière-Enverse | Morillon | ||
| Magland | N | Samoëns | ||
| O Arâches-la-Frasse E | ||||
| S | ||||
| Magland, Passy | Sixt-Fer-à-Cheval |
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 200 à 1 500 mm, irrégulièrement répartie en été[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 8,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 388 mm, avec 10,5 jours de précipitations en janvier et 9,9 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 8,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 570,6 mm[7],[8]. La température maximale relevée sur cette station est de 33,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −20 °C, atteinte le [Note 1].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | −3,3 | −3,3 | −0,5 | 2,5 | 6,4 | 10,1 | 11,7 | 11,8 | 8,4 | 5,2 | 0,5 | −2,4 | 3,9 |
| Température moyenne (°C) | −0,2 | 0,4 | 3,6 | 7,1 | 10,9 | 14,9 | 16,6 | 16,4 | 12,6 | 9 | 3,7 | 0,6 | 8 |
| Température maximale moyenne (°C) | 2,9 | 4 | 7,8 | 11,7 | 15,4 | 19,6 | 21,4 | 21 | 16,8 | 12,9 | 6,9 | 3,5 | 12 |
| Record de froid (°C) date du record |
−14,8 28.01.05 |
−20 05.02.12 |
−15,5 13.03.06 |
−7,2 07.04.21 |
−4,4 06.05.19 |
−0,7 01.06.06 |
3,1 16.07.00 |
3,6 29.08.1998 |
−0,4 26.09.02 |
−6,7 29.10.12 |
−11,5 22.11.1998 |
−15,8 20.12.09 |
−20 2012 |
| Record de chaleur (°C) date du record |
17,3 30.01.02 |
16,1 24.02.21 |
19,8 31.03.21 |
23,4 14.04.24 |
27,7 24.05.09 |
32,8 27.06.19 |
33,4 07.07.15 |
33,5 24.08.23 |
27,2 01.09.24 |
26,3 07.10.09 |
19,8 02.11.20 |
16,1 24.12.12 |
33,5 2023 |
| Précipitations (mm) | 132,1 | 114,3 | 118,6 | 113 | 145,2 | 145,1 | 144,8 | 155,9 | 111,2 | 121,8 | 125,8 | 142,8 | 1 570,6 |
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
56,9 04.01.18 |
51,7 01.02.13 |
51,9 29.03.15 |
65,6 19.04.13 |
65,2 30.05.10 |
63,7 01.06.04 |
58,5 17.07.11 |
61,3 21.08.05 |
61 25.09.1999 |
51,7 01.10.22 |
70 29.11.1996 |
56,8 23.12.22 |
70 1996 |
| Diagramme climatique | |||||||||||
| J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
| Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm | |||||||||||
Urbanisme
Typologie
Au , Arâches-la-Frasse est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2] et hors attraction des villes[I 3],[I 4].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (86,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (87,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (56,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (24,4 %), zones agricoles hétérogènes (6 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (5,9 %), zones urbanisées (5,4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,9 %)[9].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
- Carte des infrastructures et de l'occupation des sols en 2018 (CLC) de la commune.
- Carte orthophotogrammétrique de la commune.
Toponymie
Le toponyme varie de Arachia en 1204, puis Arachi en 1272, enfin Arache.
Les communes d'Arâches et de La Frasse fusionnent en 1973[10] (observant les exigences de la loi Marcellin de 1971 à l’époque). Le , la commune d'Arâches modifie son nom pour devenir Arâches-la-Frasse[11].
- Arâches
D'après Charles Marteaux, ce terme serait d'origine ligure (Arasca) et serait « (le) nom le plus ancien de son torrent ». On trouve un Airasca dans la province de Turin[12].
Pour Ernest Nègre, dans son ouvrage Toponymie générale de la France (1990), il serait un mot francoprovençal, arachi, désignant un lieu défriché. Le mot serait issu du bas latin exradicare (préfixe ex- et radicis, signifiant racine), du latin eradicare, et qui a donné en vieux français esrachier[13].
En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Arâshe, selon la graphie de Conflans[14].
- La Frasse
D'après Charles Marteaux, ce nom d'origine latine ou pré-latine (fraxea, frascia, fracia, frassia ou frasca) désigne « un terroir de broussailles dans les lieux montagneux »[15],[16]. En francoprovençal, frache désigne les « broussailles le long des torrents »[17]. Pour le Dictionnaire savoyard, plus ancien (1902), ce mot serait un mot patois fraçhi, signifiant « couper à ras de terre »[13].
Mais selon Hubert Bessat et Claudette Germi (Les noms du paysage alpin, 2001), ce nom est une variante du toponyme savoyard frette/frête qui signifie « crête, arête rocheuse ».
Histoire
En 1699, Charles de Rochette obtient que les seigneuries d'Arâches et de Scionzier, qu'il vient d'acheter, soient érigées en comté par le duc Victor-Amédée II de Savoie[18]. Ces achats font suite à celui du château de Cohendier en 1684, qui avait permis au seigneur de Rochette de porter le titre de baron de Cohendier.
La vallée d'Arâches possède une source d'eau minérale ferrugineuse, au-dessus du village des Moulins, et une mine de houille à l'extrémité d'un ravin formé par le torrent de Planajoux, au-delà du village de Pernant[19]. En 1750, cette mine est exploitée par mademoiselle de Bellegarde des Marches et par la célèbre baronne de Warens. Le chevalier de Buttet, du corps royal d'artillerie, l'examine, par ordre de la cour de Turin, et propose un couloir en bois, pour dévaler le charbon jusqu'au bord de l'Arve, et le transporter ensuite sur des radeaux à Bonneville, Carouge et Genève[20].
En 1792, les deux tiers de la population d'Arâches travaillent en horlogerie pour Genève, Carouge, La Chaux-de-Fonds, la Suisse et le Piémont. Cet artisanat fut introduit par le sieur Ballaloud en 1720[21].
En 1844, on compte encore 186 ouvriers-horlogers vivant avec leur famille au sein de la commune.
Lors des débats sur l'avenir du duché de Savoie, en 1860, la population est sensible à l'idée d'une union de la partie nord du duché à la Suisse. Une pétition circule dans cette partie du pays (Chablais, Faucigny, Nord du Genevois) et réunit plus de 13 651 signatures[Note 2], dont 20 pour la paroisse[24]. Le duché est réuni à la France à la suite d'un plébiscite organisé les 22 et où 99,8 % des Savoyards répondent « oui » à la question « La Savoie veut-elle être réunie à la France ? »[25].
Une partie de la commune de Saint-Sigismond en est séparée pour former la nouvelle commune de la Frasse en 1869[26].
En 1936, la station de sports d'hiver des Carroz d'Arâches est créée, puis en 1968, celle de Flaine.
Les communes d'Arâches et de La Frasse ont fusionné en 1973[10]. Le , la commune d'Arâches change de nom pour devenir Arâches-la-Frasse[11].
Politique et administration
Démographie
Ses habitants sont appelés les Arâchois ou Catelus (mot en langue savoyarde).
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[28].
En 2023, la commune comptait 1 764 habitants[Note 3], en évolution de −7,64 % par rapport à 2017 (Haute-Savoie : +6,66 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
Tourisme
Arâches-la-Frasse est l'une des 48 communes classées « commune touristique » du département[31].
Elle est également classée station de tourisme par décret du .
En 2014, la capacité d'accueil de la station-commune, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de 30 478 lits touristiques répartis dans 4 950 structures[Note 4]. Les hébergements se répartissent comme suit : 1 544 meublés, 12 résidences de tourisme, 7 hôtels, 7 centres ou villages de vacances/auberges de jeunesse et un refuge ou gîte d'étape[32].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- L'église Saint-Michel, reconstruite en 1700[33]. Elle a été édifiée sur une ancienne église citée dans un acte de 1272, et dont la construction remonterait à 1222[34].
- Église Notre-Dame-de-la-Visitation de la Frasse (1787), réalisée par l'architecte Christophe Antoine[35].
- La chapelle de la Colonaz.
- L'église Notre-Dame-de-l'Assomption des Carroz-d'Arâches.
- La chapelle du Pernant aux Carroz.
- L'hôtel Le Flaine et l'immeuble Bételgeuse à Flaine sont tous deux inscrits au registre des monuments historiques.
- La chapelle œcuménique, située à Flaine forum[36].
- Église d'Arâches.
- Croix de mission.
- Monument aux morts.
- Télégraphes Postes Téléphones.
- Fontaine.
Espaces verts et fleurissement
En 2014, la commune obtient le niveau « deux fleurs » au concours des villes et villages fleuris[37].
Personnalités liées à la commune
Voir aussi
Bibliographie
- Françoise Dutour, Arâches - La Frasse - Les Carroz. Regard sur un patrimoine, édité par l'Association des Propriétaires d'Arâches - la Frasse - les Carroz, 2004.
- Françoise Dutour, Églises, chapelles et oratoires des paroisses de la Corne, Arâches, La Frasse, Saint-Sigismond, Châtillon, Groupe des Propriétaires d´Arâches-La-Frasse-Les Carroz, 1996/
- Henri Baud, Jean-Yves Mariotte, Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes : Le Faucigny, Roanne, Éditions Horvath, , 619 p. (ISBN 2-7171-0159-4), p. 263-269, « Arâches », 270, « La Frasse ».
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Ressource relative à la musique :
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
