Ascros

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Ascros
Ascros
Vue sur le village en venant de Toudon.
Blason de Ascros
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Intercommunalité Communauté de communes Alpes d'Azur
Maire
Mandat
Vincent Giobergia
2020-2026
Code postal 06260
Code commune 06005
Démographie
Gentilé Ascrossois
Population
municipale
174 hab. (2023 en évolution de +2,96 % par rapport à 2017)
Densité 9,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 55′ 19″ nord, 7° 00′ 52″ est
Altitude Min. 600 m
Max. 1 449 m
Superficie 17,74 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Nice
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vence
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Ascros
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Ascros
Liens
Site web ascros.fr

Ascros [askʁɔs] est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Ascrossois.

Géologie et relief

Ascros est à 16,6 km de Puget-Théniers, 22 de Roquestéron et 60 de Nice[1].

Espaces naturels[2] :

Préalpes D’Azur[3].
Mont Vial - Montagne de Gourdan - Pic de Chabran[4],
Montagne des Miolans - Bois de Cumi et de Sauma-Longa - Forêt de la Brasque[5].

Voies de communications et transports

Voies routières

La commune est à 6,2 km de Saint-Antonin, 16,6 de Puget-Théniers et 42,3 de Carros[1].

Gare de L'Escarène.

Transports en commun

Lignes SNCF

Vue générale du village dans le paysage

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat de montagne et le climat méditerranéen[9] et est dans la région climatique Var, Alpes-Maritimes, caractérisée par une pluviométrie abondante en automne et en hiver (250 à 300 mm en automne), un très bon ensoleillement en été (fraction d’insolation > 75 %), un hiver doux (8 °C) et peu de brouillards[10]. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 7,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 084 mm, avec 6,2 jours de précipitations en janvier et 4,7 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 930,1 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 34,4 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −10,7 °C, atteinte le [Note 1].

Statistiques 1991-2020 et records station ASCROS (06) - alt : 1 173 m, lat : 43°55'19"N, lon : 7°00'49"E
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Record de chaleur (°C)
date du record
21,5
25.01.24
21,1
03.02.20
23
21.03.02
23,5
09.04.11
27,7
27.05.22
33,1
28.06.19
34,4
18.07.23
33,9
04.08.17
28,9
10.09.08
27,5
08.10.23
22,6
10.11.15
20,6
30.12.21
34,4
2023
Température maximale moyenne (°C) 7,1 7,6 10,4 12,5 16,4 20,6 23,6 23,9 19,5 15,2 10,3 7,7 14,6
Température moyenne (°C) 3,8 4 6,5 8,7 12,6 16,6 19,4 19,6 15,4 11,7 7,1 4,6 10,8
Température minimale moyenne (°C) 0,5 0,4 2,6 4,9 8,8 12,6 15,2 15,3 11,3 8,2 3,9 1,4 7,1
Record de froid (°C)
date du record
−8,3
29.01.05
−10,7
28.02.18
−8,8
01.03.05
−5,2
08.04.03
−1,1
05.05.19
2,4
01.06.06
6,2
15.07.16
7,7
22.08.07
0,4
26.09.1995
−3,1
28.10.12
−6,8
22.11.1998
−9,1
29.12.05
−10,7
2018
Précipitations (mm) 72,2 52,8 60 90,5 77,2 61,6 40,8 37,6 89,8 116,7 144,2 86,7 930,1
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
90,2
11.01.1996
70
21.02.04
77,1
06.03.13
63,9
12.04.18
58,1
18.05.13
54,2
09.06.13
42,7
26.07.21
86,6
29.08.1992
119,4
29.09.00
149,3
02.10.20
129,9
24.11.16
78,2
19.12.1997
149,3
2020
Source : « Fiche 6005001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
7,1
0,5
72,2
J
7,6
0,4
52,8
F
10,4
2,6
60
M
12,5
4,9
90,5
A
16,4
8,8
77,2
M
20,6
12,6
61,6
J
23,6
15,2
40,8
J
23,9
15,3
37,6
A
19,5
11,3
89,8
S
15,2
8,2
116,7
O
10,3
3,9
144,2
N
7,7
1,4
86,7
D
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[15], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Ascros est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle est située hors unité urbaine[17]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nice, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[17]. Cette aire, qui regroupe 100 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[18],[19].

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous la forme occitane Als Cròs et sous la forme de Crocis en 1066[20].

La commune se dit en occitan Als Cròs, en italien Ascroso.

Ce toponyme dérive de Cros, rappelant un « creux », une « cavité »[20] ou une « grotte » ; ici au pluriel, il rappelle les grottes qui, par le passé, voyaient une procession les jours des Rogations.

Histoire

La commune a livré de nombreux vestiges : tombes datant de l’âge de bronze et de l’Antiquité (l’Empire romain), des inscriptions romaines[21], site antique et médiéval.

Le village est cité sous le nom de « Castrum de Crocis » en 1066. Le nom actuel, Ascros, est adopté en 1760. L'origine du nom est le mot en bas-latin « crosus » qui signifie « dépression ».

Le village actuel situé à 1 145 mètres d’altitude dans un site défensif. En 1252, un seigneur d'Ascros ou de « Crocquio », Raibaud d'Ascros, s'empare de la seigneurie de Toudon avant d'en être chassé.

C'était un ancien fief des barons puis comtes de Beuil. En 1508, Georges Grimaldi, seigneur de Beuil, et son cousin Jean Grimaldi, seigneur de Levens, s'entendent avec le roi de France Louis XII pour livrer Nice au roi en échange de quelques seigneuries peut-être par l'intermédiaire du gouverneur de Provence dont Georges est le gendre. Cet accord n'aboutit pas. Ils sont alors sommés de venir s'expliquer devant le gouverneur de Nice, sire de La Pallud. Georges refusa.

Le , dans son château de Beuil, son barbier, Esprit Testoris, lui trancha la gorge, peut-être payé par le gouverneur de Nice. Le comté de Beuil revint alors à son frère cadet, Honoré, seigneur d'Ascros. Honoré Ier de Beuil, ami du duc de Savoie, fut nommé gouverneur de Nice et a assuré fidèlement la défense du comté.

En 1526, Jean-Baptiste Grimaldi, second fils d'Honoré Ier Grimaldi de Beuil (mort en 1537), seigneur d'Ascros, est accusé par Honoré, seigneur de Les Ferres et seigneur de Gilette, de comploter avec son frère aîné René Grimaldi, seigneur de Massoins, contre le duc de Savoie avec le roi de France. Pour se venger, les deux frères mettent le siège devant le château de Gilette où se trouve le seigneur de Les Ferres qui réussit à s'échapper. Le gouverneur de Nice ayant constaté les troubles, le duc donna ordre de reprendre le château de Gilette, ce qui est fait après deux mois de siège. Les frères doivent s'enfuir. Leur père doit demander la clémence du duc pour ses deux fils et l'obtient par un acte du après la paix des Dames. Pendant ce temps, le seigneur de Les Ferres se venge en attaquant Rigaud, en 1528. René revenu dans le comté est égorgé dans son sommeil par un de ses valets payé par des opposants. Jean-Baptiste intrigua alors avec la France et se décide à faire la guerre au duc de Savoie.

En août 1543, on le voit parcourir le comté de Nice pour soulever la population contre le duc et semant la terreur, pillant et incendiant les villages qui ne reconnaissent pas le roi de France entre le 11 et le . Jean-Baptiste Grimaldi de Beuil a été tué en 1544 à la bataille de Cérisoles en combattant pour le roi de France[22].

Après la révolte d'Annibal Grimaldi qui va amener sa condamnation et son exécution en 1621, le château fut rasé par ordre du duc de Savoie Charles-Emmanuel Ier de Savoie. Le fief d'Ascros est donné à un Galléan, puis il passe à la famille Caissoti seigneur de Roubion qui possède aussi la seigneurie de Toudon.

En 1793, pendant la bataille de Gilette, 300 hommes campent dans le village.

Outre la culture traditionnelle de céréales, le village vivait aussi de l’élevage d’ovins et de caprins. Quelques habitants exploitaient aussi de petites mines et carrières à la fin du XIXe siècle.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le village sert de refuge à des Juifs mais une rafle conduit à trois arrestations.

Politique et administration

Liste des maires depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1947   Angelin Raybaud    
1965   Denis Gastaud    
1977   Raoul Gastaud    
1995[23] en cours Vincent Giobergia UMP-LR Ingénieur et cadre technique d'entreprise[24]

Une élection municipale partielle eut lieu en 1999, à la suite d'une très longue crise municipale débouchant sur une dissolution du conseil municipal en conseil des Ministres, amenant à l'élection de Vincent Giobergia.

Depuis le , Ascros fait partie de la communauté de communes des Alpes d'Azur. Elle était auparavant membre de la communauté de communes des vallées d'Azur, jusqu'à la disparition de celle-ci lors de la mise en place du nouveau schéma départemental de coopération intercommunale.

Budget et fiscalité 2023

En 2023, le budget de la commune était constitué ainsi[25] :

  • total des produits de fonctionnement : 375 000 , soit 2 121  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 236 000 , soit 1 331  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 369 000 , soit 2 085  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 292 000 , soit 1 650  par habitant ;
  • endettement : 1 108 000 , soit 6 257  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 12,35 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 18,17 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 29,97 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2021 : médiane en 2021 du revenu disponible, par unité de consommation : 16 880 [26].

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[28].

En 2023, la commune comptait 174 habitants[Note 3], en évolution de +2,96 % par rapport à 2017 (Alpes-Maritimes : +4,16 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
370383424390493488537516510
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
476470502523439426449440396
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
387390362333270190155143120
1982 1990 1999 2004 2006 2009 2014 2019 2023
132123145153153145171175174
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Des données démographiques plus anciennes peuvent être trouvées dans le livre :

Alain Ruggiero, La population du comté de Nice de 1693 à 1939, Serre éditeur, Nice, 2002 (ISBN 2-86410-342-7)

Enseignement

Établissements d'enseignements[31] :

  • Écoles maternelles et primaires à Touët-sur-Var, Roquestéron, Villars-sur-Var.
  • Collèges à Puget-Théniers, Saint-Martin-du-Var.
  • Lycées à Valdeblore, Vence.

Santé

Professionnels et établissements de santé[32] :

  • Bus Santé Connecté du Département 06[33].
  • Médecins à Roquestéron, Villars-sur-Var, Puget-Théniers, La Gaude.
  • Pharmacie à Puget-Théniers.
  • Centres hospitaliers de Grasse, Nice.

Cultes

Économie

Entreprises et commerces

Agriculture

  • Culture d'autres fruits d'arbres ou d'arbustes et de fruits à coque.
  • Culture et élevage associés.
  • Culture de légumes, de melons, de racines et de tubercules.
  • Élevage d'ovins et de caprins.
  • Élevage d'autres bovins et de buffles.

Tourisme

  • Hébergements et restauration à Bouyon, La Tour, Gilette, Coursegoules.

Commerces

  • Commerces et services de proximité[36].

Lieux et monuments

  • Église Saint-Véran, romane du XIIe siècle, remaniée. L'église a une nef de trois travées voûtée en berceau brisé et une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four. Le clocher latéral a été reconstruit avec un porche d'entrée.
  • Ruine du château féodal des Grimaldi[38].
  • Chapelle Sainte-Anne à l'entrée de village, lieu de pèlerinage.
  • Hameau des Crottes à l'est du village. une voie romaine y passait. Un sentier mène à la chapelle Sainte-Baume.
  • Plaques commémoratives[39].

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Voir aussi

Notes et références

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