Asma Mhalla
universitaire, politologue et essayiste franco-tunisienne
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Asma Mhalla, née le 26 mars 1984 à Tunis, est une politologue et essayiste franco-tunisienne, experte en politique publique technologique.
tunisienne
| Naissance | |
|---|---|
| Nom de naissance |
Asma Thaïs Mhalla |
| Nationalités |
française (depuis le ) tunisienne |
| Domicile |
Paris () |
| Formation | |
| Activités |
Consultante (jusqu'en ), politologue, essayiste, chroniqueuse de presse, enseignante-chercheuse |
| Rédactrice à |
Harvard Business Review (), The Conversation (- |
| Parentèle |
Mohamed Mhalla (d) (grand-père) |
| A travaillé pour |
|---|
Biographie
Enfance
Asma Mhalla naît le 26 mars 1984 à Tunis[1]. Elle est la petite-fille de Mohamed Mhalla (1904-1951), jurisconsulte et homme politique tunisien, grand cadi (ministre de la Justice) et un des leaders du Mouvement national tunisien[2]. Son père est haut-fonctionnaire puis entrepreneur en Tunisie.
Formation
Scolarisée au lycée français de Tunis, elle obtient en 2002 son baccalauréat en sciences économiques et sociales[3] pour s'orienter dans une classe préparatoire aux grandes écoles au lycée Janson-de-Sailly à Paris[4]. Elle intègre en 2004 l'ESCP[4], où elle garde un souvenir des mécanismes de reproduction sociale[4]. En 2022, elle rejoint l'EHESS pour y préparer sous la direction de Pierre-Antoine Chardel une thèse au sein de la formation doctorale «Droit, Etudes politiques, Philosophie»[5]. Titulaire d'un doctorat en études politiques de l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), elle est chercheuse associée au Laboratoire d'anthropologie politique (LAP, UMR 8177, CNRS/EHESS[6]). Elle est chargée de cours vacataire à Sciences Po Paris[7] ainsi qu'à l'École Polytechnique[8].
Carrière
À l'issue de sa formation, Asma Mhalla travaille dans la banque d'affaires puis dans le conseil en stratégie. Elle interrompt sa carrière en 2016 en raison de problèmes de santé[9]. Durant son hospitalisation[4], elle s'intéresse à la théorie politique et aux questions de technosurveillance en découvrant, notamment, les travaux du théoricien américain Bernard E. Harcourt, qui deviendra par la suite l'une de ses principales influences intellectuelles[10].
En 2023, elle anime et produit une émission hebdomadaire estivale, CyberPouvoirs[11], sur France Inter[12], dans laquelle elle décrypte sur 8 semaines « les nouvelles formes de pouvoir et de puissance qui sont en train de se recomposer autour de la question technologique ». Elle tient également une chronique dans Les Échos en qualité d'enseignante à Science Po et Columbia GC[13].
Politique technologique et gouvernance des Big Tech
Ses écrits traitent de la gouvernance des méta-plateformes et la souveraineté des États au regard des défis démocratiques, géopolitiques et technologiques[14],[15]. Elle analyse les enjeux technologiques comme la puissance des Big Tech (GAFAM), les enjeux politiques de l’intelligence artificielle et les défis démocratiques posés par les médias sociaux et la désinformation[16],[17].
En février 2024, elle publie un essai, Technopolitique[18], dans lequel elle soutient que « les nouvelles technologies duales » forment un système d'infrastructures technologiques et civilisationnelles qui structurent de nouvelles formes de pouvoir et de puissance ainsi que notre relation à la démocratie[19]. Selon elle, la privatisation de ces infrastructures technopolitiques par les Big Tech pose un enjeu de gouvernance globale[20].
Elle appelle à rester en alerte contre le pouvoir politique qu'exercent les Big Tech, qu'elle qualifie d'illégitimes en l'absence de mandat démocratique, et à repolitiser la question technologique[21],[22],[23],[24],[25].
Publications
Ouvrages
- Technopolitique : comment la technologie fait de nous des soldats, Paris, Le Seuil, , 288 p. (ISBN 978-2-021-54854-9)
- Cyberpunk - Le nouveau système totalitaire, Le Seuil, , 208 p. (ISBN 2021587584, présentation en ligne)[26]Prix de la Contre-Allée 2026[27]
Participation
- Collectif[28], Denis Lafay (dir.), Edgar Morin (préface) et Laurent Berger (postface), Face à l'effroi 9 juin - 7 juillet. Un mois pour comprendre, éditions de l'Aube, coll. « Monde en soi », , 224 p. (ISBN 2815964562, présentation en ligne)