Asma Mhalla

universitaire, politologue et essayiste franco-tunisienne From Wikipedia, the free encyclopedia

Asma Mhalla, née le 26 mars 1984 à Tunis, est une politologue et essayiste franco-tunisienne, experte en politique publique technologique.

Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (41 ans)
TunisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Asma Thaïs MhallaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
française (depuis le )
tunisienneVoir et modifier les données sur Wikidata
Domicile
Faits en bref Naissance, Nom de naissance ...
Asma Mhalla
Asma Mhalla en 2024.
Biographie
Naissance
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TunisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Asma Thaïs MhallaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
française (depuis le )
tunisienneVoir et modifier les données sur Wikidata
Domicile
Formation
Activités
Rédactrice à
Parentèle
Mohamed Mhalla (d) (grand-père)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Œuvres principales
Technopolitique. Comment la technologie fait de nous des soldats (d), Cyberpunk - Le nouveau système totalitaire (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

Enfance

Asma Mhalla naît le 26 mars 1984 à Tunis[1]. Elle est la petite-fille de Mohamed Mhalla (1904-1951), jurisconsulte et homme politique tunisien, grand cadi (ministre de la Justice) et un des leaders du Mouvement national tunisien[2]. Son père est haut-fonctionnaire puis entrepreneur en Tunisie.

Formation

Scolarisée au lycée français de Tunis, elle obtient en 2002 son baccalauréat en sciences économiques et sociales[3] pour s'orienter dans une classe préparatoire aux grandes écoles au lycée Janson-de-Sailly à Paris[4]. Elle intègre en 2004 l'ESCP[4], où elle garde un souvenir des mécanismes de reproduction sociale[4]. En 2022, elle rejoint l'EHESS pour y préparer sous la direction de Pierre-Antoine Chardel une thèse au sein de la formation doctorale «Droit, Etudes politiques, Philosophie»[5]. Titulaire d'un doctorat en études politiques de l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), elle est chercheuse associée au Laboratoire d'anthropologie politique (LAP, UMR 8177, CNRS/EHESS[6]). Elle est chargée de cours vacataire à Sciences Po Paris[7] ainsi qu'à l'École Polytechnique[8].

Carrière

À l'issue de sa formation, Asma Mhalla travaille dans la banque d'affaires puis dans le conseil en stratégie. Elle interrompt sa carrière en 2016 en raison de problèmes de santé[9]. Durant son hospitalisation[4], elle s'intéresse à la théorie politique et aux questions de technosurveillance en découvrant, notamment, les travaux du théoricien américain Bernard E. Harcourt, qui deviendra par la suite l'une de ses principales influences intellectuelles[10].

En 2023, elle anime et produit une émission hebdomadaire estivale, CyberPouvoirs[11], sur France Inter[12], dans laquelle elle décrypte sur 8 semaines « les nouvelles formes de pouvoir et de puissance qui sont en train de se recomposer autour de la question technologique ». Elle tient également une chronique dans Les Échos en qualité d'enseignante à Science Po et Columbia GC[13].

Politique technologique et gouvernance des Big Tech

Ses écrits traitent de la gouvernance des méta-plateformes et la souveraineté des États au regard des défis démocratiques, géopolitiques et technologiques[14],[15]. Elle analyse les enjeux technologiques comme la puissance des Big Tech (GAFAM), les enjeux politiques de l’intelligence artificielle et les défis démocratiques posés par les médias sociaux et la désinformation[16],[17].

En février 2024, elle publie un essai, Technopolitique[18], dans lequel elle soutient que « les nouvelles technologies duales » forment un système d'infrastructures technologiques et civilisationnelles qui structurent de nouvelles formes de pouvoir et de puissance ainsi que notre relation à la démocratie[19]. Selon elle, la privatisation de ces infrastructures technopolitiques par les Big Tech pose un enjeu de gouvernance globale[20].

Elle appelle à rester en alerte contre le pouvoir politique qu'exercent les Big Tech, qu'elle qualifie d'illégitimes en l'absence de mandat démocratique, et à repolitiser la question technologique[21],[22],[23],[24],[25].

Publications

Ouvrages

Participation

Notes et références

Liens externes

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