Aung San
général et homme d'État birman
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Bogyoke Aung San (birman : အောင်ဆန်း API : /bòʊdʒoʊʔ àʊn sʰán/) est un militaire, homme politique et dirigeant nationaliste birman, né le à Nat Mauk (région de Magway, Raj britannique) et mort le à Rangoun (Birmanie britannique).
Nat Mauk (Magway, Raj britannique)
Rangoun (Birmanie britannique)
Ligue anti-fasciste pour la liberté du peuple
Parti communiste de Birmanie
| Aung San | ||
Aung San dans les années 1940. | ||
| Naissance | Nat Mauk (Magway, Raj britannique) |
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| Décès | (à 32 ans) Rangoun (Birmanie britannique) |
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| Allégeance | Armée nationale birmane Ligue anti-fasciste pour la liberté du peuple Parti communiste de Birmanie |
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| Grade | Major général | |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale | |
| Famille | Khin Kyi, son épouseAung San Suu Kyi, sa fille | |
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Nommé Premier ministre de la Birmanie britannique en 1946, il négocie l'indépendance mais est assassiné l'année suivante avec six de ses ministres.
Il est le père d'Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix en 1991.
Biographie
Aung San étudie durant sa jeunesse l'histoire, la science politique et la littérature anglaise à l'université de Rangoun. Il y fut élu secrétaire de l'Union des étudiants (RUSU), dont U Nu était le président[1].
À partir de 1938, il commence à lutter dans l'organisation nationaliste Dobama Asiayone contre l'occupation britannique[1]. En , il est un des fondateurs du Parti communiste de Birmanie (CPB), dont il devient le premier secrétaire général.
Il assiste en au Congrès national de l'Inde, mais à son retour, il est accusé d'inciter à la révolte et forcé de s'exiler en Chine. Il tente d'y obtenir l'appui du Parti communiste chinois, mais il est intercepté par l'occupant japonais et transféré au Japon, où il rencontre le gouvernement japonais. Avec l'appui japonais, Aung San constitue l'unité des Trente Camarades, embryon de l'Armée pour l'indépendance birmane créée en en Thaïlande. À la prise de Rangoun par les Japonais (), Aung San est promu au rang de colonel puis de général.
Le , l'indépendance de la Birmanie est proclamée par le Japon : Aung San devient le ministre de la Guerre de l'État de Birmanie. Cependant, cette indépendance reste toute théorique car en pratique le nouvel État est intégré à la sphère de coprospérité de la Grande Asie orientale. Au fur et à mesure que croît l'impopularité des occupants (dont la victoire devient moins certaine), Aung San se rapproche secrètement des Alliés et des mouvements communistes, fondant avec ces derniers l'Organisation anti-fasciste (en) de Birmanie. Le fait qui provoque la rupture avec les Japonais est leur demande que le gouvernement collaborationniste birman livre des jeunes femmes à l'occupant pour alimenter leurs bordels militaires[2]. Finalement, il se range aux côtés des Alliés et, le , emmène ses troupes dans une révolte anti-japonaise, contribuant à chasser le Japon de Birmanie.
Après la guerre, en , Aung San devient Premier ministre, tout en restant soumis au droit de véto des Britanniques[1]. Il est aussi président de la Ligue anti-fasciste pour la liberté du peuple.
Il négocie en 1947 l'indépendance de la Birmanie avec les Britanniques (qui avaient réoccupé le pays), pour 1948[1]. La Ligue antifasciste pour la liberté des peuples remporte les premières élections de l'indépendance (), mais Aung San est assassiné le avec six de ses ministres à l'instigation de l'ancien Premier ministre U Saw[1]. Le est aujourd'hui le jour des martyrs (en) en Birmanie.
Vie privée
Deux ans avant sa mort, Aung San devient le père d'une fille, Aung San Suu Kyi, célèbre opposante politique de la junte militaire birmane : elle a reçu le prix Nobel de la paix en 1991.
