Austriadraco
genre fossile de ptérosaures
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Austriadraco dallavecchiai
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Chordata |
| Sous-embr. | Vertebrata |
| Super-classe | Tetrapoda |
| Classe | Sauropsida |
| Sous-classe | Diapsida |
| Infra-classe | Archosauromorpha |
| Clade | Archosauria |
| Clade | Avemetatarsalia |
| Clade | Ornithodira |
| Clade | † Pterosauromorpha |
| Ordre | † Pterosauria |
| Clade | †Caviramidae selon ?† ? selon PaleoDB |
| Famille | †Austriadraconidae selon ?† ? selon PaleoDB |
Austriadraco est un genre fossile de ptérosaure ayant vécu durant le Trias supérieur (étage Norien, il y a environ 211 à 205 millions d’années), dans la région de l’actuelle Autriche. Son unique espèce, Austriadraco dallavecchiai, avait auparavant été attribuée à Eudimorphodon, et ses plus proches parents pourraient être Eudimorphodon ou Arcticodactylus.
Fossiles
Selon Paleobiology Database en 2025, ce genre fossile a une seule collection référencée de fossiles[1]. Cette seule collection est du Sévatien du Trias supérieur, c'est-à-dire date de 211,18-205,7 Ma avant notre ère[2],[1],[3].
Découverte
En juin 1994, près de Seefeld dans le Tyrol autrichien, sur un sentier de montagne situé à 1600 mètres d’altitude menant à la Reither Spitze, non loin de la Reither Joch-Alm, Bernd Lammerer découvrit un squelette de ptérosaure. Les restes ont été récupérés sur cinq plaques de pierre, extraites à plusieurs reprises. En 2003, Peter Wellnhofer identifia le fossile comme un spécimen de Eudimorphodon, un cf. E. ranzii. Comme il était 10 à 25 % plus petit que l’holotype de ce dernier, Wellnhofer le considéra comme un juvénile[4]. La même année, la paléontologue italien Fabio Marco Dalla Vecchia (d) (1964-) remit en doute la comparabilité avec E. ranzii et suggéra qu’il s’agissait d’une espèce distincte de Eudimorphodon[5]. En 2009, Dalla Vecchia (d) conclut que le spécimen n’était ni un juvénile ni étroitement apparenté à Eudimorphodon[6].
En 2015, Alexander Kellner nomma le genre distinct Austriadraco, avec comme espèce type Austriadraco dallavecchiai[2]. Les LSID sont 120B3003-6DE3-41B4-AF6B-6F242FB2A777 pour le genre et 6E123721-07EA-419C-B755-9981CC7D9209 pour l’espèce[2].
L’holotype, BSP 1994 I 51, a été découvert dans une couche de la Formation de Seefeld (d), datée du Norien tardif. Il s’agit d’un squelette partiel et désarticulé avec un crâne. Il comprend les deux os frontaux, un os jugal gauche, les mâchoires inférieures, des dents isolées, des vertèbres du cou, du dos et de la queue, la ceinture scapulaire, les deux humérus, une première phalange alaire, le bassin, un tibia et un péroné, dont la tête est cassée. Les frontaux fusionnés avaient été incorrectement identifiés en 2003 par Wellnhofer comme un sternum. Les os sont partiellement préservés sous forme d’empreintes, et beaucoup sont fragmentés. Le fossile fait partie de la collection de la Bayerische Staatssammlung für Paläontologie und historische Geologie (de), à Munich[2].
Étymologie
Description
Austriadraco dallavecchiai est une espèce de petite taille. La longueur de l’humérus est d’environ 4 centimètres. En 2015, Kellner identifia plusieurs caractères distinctifs. Certains sont des autapomorphies. L’os frontal a une branche antérieure courte. L’os jugal possède des branches frontales courtes vers le maxillaire et l’os nasal, et une longue branche étroite dirigée vers l’os postorbitaire. Une ouverture, la fenêtre mandibulaire, est présente sur le côté externe arrière de la mâchoire inférieure. Le processus coronoïde du surangulaire est bas. L’omoplate est 62 % plus longue que le coracoïde[2].
De plus, une combinaison unique de caractères non uniques est présente. Le coracoïde est large avec un corps aminci. Dans le bassin, la plaque ischiopubienne — fusion du pubis et de l’ischion — est profonde. Le tibia est relativement long, avec une longueur de 57,7 mm, atteignant 70 % de celle de l’humérus et 92 % de celle de la première phalange du quatrième doigt alaire[2].
Classification
Selon l’analyse de Dalla Vecchia (d), Austriadraco occuperait une position très basale au sein des Pterosauria. Kellner conclut que ses affinités étaient incertaines et plaça Austriadraco dans une famille distincte et indéfinie, les Austriadraconidae. Il suggéra une relation proche avec Arcticodactylus, les deux taxons partageant un coracoïde court[2]. En 2020, une étude dirigée par Matthew G. Baron (d) sur les relations des ptérosaures primitifs a trouvé que Austriadraco formait un groupe avec Carniadactylus, Raeticodactylus et les Austriadraconidae, inclus dans un clade nommé Caviramidae[7].
Dans une étude de 2020 sur les relations entre les premiers ptérosaures du Trias supérieur, Matthew G. Baron a conclu que les Eopterosauria et les Eudimorphodontidae ne constituaient pas des groupes monophylétiques. Il a donc créé la famille Caviramidae, qui regroupe la plupart des eudimorphodontidés et des éoptérosauriens primitifs antérieurs, tandis qu'Eudimorphodon et Peteinosaurus appartenaient à un clade nommé Zambellisauria, aux côtés de ptérosaures plus évolués. De plus, Baron a inclus le clade Austriadraconidae comme sous-groupe des Caviramidae, incluant ainsi trois genres : Arcticodactylus, Austriadraco et Seazzadactylus[8].
| Pterosauria |
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Voir aussi
- la liste des genres de ptérosaures
- la phylogénie des ptérosaures
- la famille des Caviramidae
Liene externes
Bibliographie
Publication originale
- [2015] (en) Alexander W. A. Kellner, « Comments on Triassic pterosaurs with discussion about ontogeny and description of new taxa », Anais da Academia Brasileira de Ciências, vol. 87, no 2, , p. 669–689 (ISSN 0001-3765, PMID 26131631, DOI 10.1590/0001-3765201520150307
). 