Aymar IV de Poitiers-Valentinois
comte de Valentinois
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Aymar IV de Poitiers († ), dit par commodité de Poitiers-Valentinois, est un comte de Valentinois et Diois, de la fin du XIIIe siècle et du début du siècle suivant, issu de la maison de Poitiers-Valentinois.
| Comte de Valentinois | |
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| - | |
| Prédécesseur | |
| Successeur | |
| Naissance |
Date inconnue |
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| Décès | |
| Famille | |
| Père | |
| Mère |
Sibylle de Beaujeu (d) |
| Conjoints | |
| Enfants |
Polite de Poitiers (d) Amé de Poitiers (d) Anne de Poitiers (d) Catherine de Poitiers (d) Aymar V de Poitiers Louis de Poitiers Eléonore de Poitiers (d) |
Biographie
Origines
Aymar — ou Aimar, Adhémar — appartient à la maison de Poitiers-Valentinois[1],[2]. Il est le fils de Aymar III de Valentinois et de Sibylle/Sibille de Beaujeu, fille d'Humbert V († 1250), seigneur de Beaujeu, connétable de France[3],[4].
Succession
Il est mineur quand il doit succéder à son père, mort après le [5]. Son père, qui avait testé le , l'émancipe [5]. L'acte lui donne entre vifs des terres et châteaux[5],[6],[7] : les châteaux (castrum, castra) de Baix, du Pouzin, de Saint-Auban, de Privas, de Tournon, d'Étoile, de Montmeyran, d'Upie, de Châteaudouble, de Charpey, de Grane, de Crest, de Quint, de Pontaix et de Saou[8],[9].
Le , il rend hommage et fidélité au roi Philippe III le Hardi pour « le comté de Die, au-delà du Rhône »[10], c'est-à-dire ses possessions en Vivarais[9]. En 1326, il reconnaît tenir en fief du roi Charles IV les châteaux vivarois de Chalencon, Le Cheylard, Cheylus (Saint-Priest), Corbières (Gourdon), Durfort, Lagorce, Le Pouzin, Raphaël, Saint-Agrève, Saint-Laurent, Tournon (Lyas)[9].
Aymar semble mourir, pour le site FMG, le [10/19] [2]. Son fils, Aymar, qui lui succède, reçoit hommage un [11].
Famille
En 1270, il épouse Hippolyte (Polie) de Bourgogne, dame de Saint-Vallier[12], fille de Hugues de Chalon, comte de Bourgogne, et d'Alix de Méranie[2]. Ils ont[12] :
- Aymar († entre le /), qui succède à son père sous le nom Aymar V.
- Humbert, mort sans descendance.
- Othon, mort sans descendance.
- Guillaume († apr. ), seigneur de Saint-Vallier.
- Louis (après -† ), évêque de Metz.
- Alix/Alésie, ∞ Giraud/Girauded V Adémar, seigneur de Monteil (Montélimar).
- N.N., ∞ Guiot, seigneur de Montlaur.
Le , il est fiancé, à Vienne, à Marguerite de Genève, fille du comte Rodolphe, comte de Genève et sœur d'Amédée II[13],[14],[15]. Le , ils ont obtenu une dispense papale en raison de consanguinité[2]. De ce mariage sont issus[16] :
- Amé/Aimée/Amédée († /), seigneur de Saint-Vallier ∞ () Jeanne de Savoie, fille de Philippe Ier, seigneur de Piémont.
- Anne († ) ∞ (1) Henri II, comte de Rodez, ∞ (2) Jean Ier, dauphin d'Auvergne.
- Catherine († av. ) ∞ (1309) Aymeri V, futur vicomte de Narbonne.
Sceaux
Des sceaux (1278/1288) et un signet (1311) sont conservés.
Les sceaux ronds, utilisés entre 1278 et 1288, portent « un écu à sept besants posés 3-2-1 et au chef, dans une figure géométrique à huit pointes ornée de motifs végétaux aux écoinçons »[17]. Ils sont accompagnés de l'inscription + : S : ADEMARI : DE PICTAVIA : COMITIS : VALENTINI[17].
Le signet quant à lui, datant de 1311, portent « un écu à sept besants posés 3-2-1 au chef chargé d'un lion, suspendu par la guiche à un anneau dans une figure géométrique à huit pointes ornée d'annelets aux écoinçons »[18].