Aymar V de Poitiers-Valentinois

comte de Valentinois From Wikipedia, the free encyclopedia

Aymar V de Poitiers, dit par commodité de Poitiers-Valentinois, mort à Baix entre le /, est un chevalier, comte de Valentinois et Diois du milieu du XIVe siècle, issu de la maison de Poitiers-Valentinois.

Prédécesseur
Naissance
Date inconnueVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Faits en bref Comte de Valentinois, 1277-1339 ...
Aymar V de Poitiers
Titre de noblesse
Comte de Valentinois
-
Prédécesseur
Successeur
Biographie
Naissance
Date inconnueVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Famille
Père
Mère
Hippolyte de Bourgogne (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Conjoints
Marie de La Tour du Pin (d)
Sibylle de Baux (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Charles de Poitiers (d)
Aliénor de Poitiers (d)
Polie de Poitiers (d)
Agathe de Poitiers (d)
Marguerite de Poitiers (d)
Otton de Poitiers
Henri de Poitiers
Louis Ier de Poitiers
Guillaume de Poitiers
Aymar de Poitiers (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Blason.
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Biographie

Origines

Aymar (Aimar) est le fils aîné d'Aymar IV, comte de Valentinois et Diois, et d'Hippolyte de Bourgogne, dite également Polie, dame de Saint-Vallier[1], fille d'Hugues de Chalon, comte de Bourgogne[2].

Aîné d'une fratrie de sept enfants, issus du premier mariage de son père, il a notamment pour frères, Guillaume († apr. ), qui hérite de Saint-Vallier et Louis ( ), évêque de Metz, ainsi qu'une sœur, Alix/Alésie, qui épouse Giraud/Girauded V Adémar, seigneur de Monteil[3],[2].

Chevalier, puis comte

Bien avant l'héritage du domaine familial, Aymar semble déjà en charge de grands domaines[4].

Il succède à son père meurt, qui meurt en 1329[5], alors qu'il a déjà une soixantaine d'année[6]. Le premier acte connu en tant que comte est date du [7].

La description faite par Chevalier (1897) est sévère « Il n'héritait pas de l'intelligence et de l'activité du dernier comte faible de caractère, adonné au plaisir, il ne devait pas désirer poursuivre la lutte avec l'évêque de Valence. »[7] Les tensions avec l'Église de Viviers ont marqué les relations de ces prédécesseurs. Toutefois, l'arrivée d'Aymar de La Voulte, un parent du comte, sur la chaire de Valence permet l'installation de la paix[7]. Un accord est passé entre l'évêque et le comte, à la demande du pape, le , à Avignon, puis confirmé à Valence le , afin de mettre fin à ces tensions[8],[9].

Mariages

Aymar épouse Marie de Viennois, fille d'« Humbert Ier de Viennois », dauphin de Viennois[10].

Veuf, il épouse en secondes, sa cousine germaine, noces Sibylle des Baux ( ), fille de Bertrand de Baux ( ), premier comte d'Avellino, seigneur de Pertuis[11],[10]. Chevalier (1897) indiquait que sa mère était Philippine (Philippa) de Poitiers, fille d'Aymar III[12], tandis que le site FMG mentione la seconde épouse, Agathe de Mévouillon[10]. Sibylle reçoit de son mari les châteaux de Chalancon, de Gluiras et de Durfort en Vivarais, et d'Upie, en Valentinois, qui lui sera retiré lors du testament de 1339[12].

Succession de Clérieu

Il rencontre cependant des difficultés, lors de la succession de Clérieu, avec son frère, Guillaume, signeur de Saint-Vallier, ainsi qu'avec le Dauphin de Viennois, Humbert II[13]. Graton de Clérieu, dans son testament de 1323, institue son cousin, Guillaume de Poitiers, son héritier, au cas où son frère, Guichard de Clérieu, serait sans descendance[14]. Toutefois, Guichard ne respecte pas la substitution et fait d'Aymar, son « héritier universel, à défaut d'héritiers directs »[13],[15]. Humbert II de Viennois inféode à Guillaume de Poitiers, en , « en franc fief du château ou partie de Clérieu (Clayriaci), avec l'honneur et fief de Clérieu », qu'il lui rend aussitôt hommage[16].

Peu de temps après, le , une sentence arbitrale est rendue et est favorable à Aymar[13],[17].

Cependant le cauphin ne semble pas vouloir reconnaître cet héritage, malgré les démarches d'Aymar, considérant par ailleurs qu'il s'agissait d'un fief rendable[18]. Le comte rend hommage au dauphin le , avant de se « repentir »[19]. Le conseil delphinal est saisi et comdamne Aymar qui en appel au pape[19]. Ce dernier meurt, et son successeur, Benoît XII, met en place un procès au cours duquel Aymar est condamné à rendre hommage-lige[19]. Aymar rend finalement hommage au dauphin, à Chabeuil, le , pour les châteaux et seigneuries d'Etoile, Clérieu (parerie poitevine), Montclar, de Beaufort, etc., tandis que l'héritage de Guichard de Clérieu reste aux mains de son frère Guillaume de Poitiers[19].

Son fils, Louis, cherchera à la mort de son père, entre 1339-1340, à savoir s'il était possible d'obtenir un recours[20]

Testaments

Aymar V fait un premier testament, le [21],[22]. Il institue son fils aîné, Louis, comme son héritier universel, « et il lui substitue son petit-fils Aimaret ; en cas de décès de celui-ci sans enfants mâles, il lui substitue Othe, au cas où il ne serait pas prêtre, et ses autres fils Aimaret, Guillaume et Henri, et finalement son dernier né Charles, auquel il substitue son frère Amédée ou son fils Aimaret et Guillaume de Poitiers, son cousin, et encore les enfants de sa fille Eléonore, mariée à Bernard de la Voulte, à charge de prendre ses nom, armes et cri. »[23] Il fait le souhait que ses fils Othe, Aimaret et Henri entre en religion[23].

Louis obtient des « terres et châteaux de La Roche-de-Glun, Garauzon, Veromeys, Clérieu, Chantemerle, Le Buis, Montchenu, Mercurol, Claveyson, Bathernay, Tamis, Crozes, Mureils, Margès, Larnage, Taulignan et Orcinas »[23].

Aymar teste à nouveau, à Étoile, le [21],[24]. Le testament confirme les donations faites à son épouse Sibylle de Baux, soustrayant cependant le château d'Upie[25]. Il augmente la dot de ses filles[21],[25]. Il fait le souhait que son fils, Aimaret entre dans l'ordre de St-Jean de Jérusalem[25]. Son fils aîné, Louis, est toujours son héritier universel[21],[25],[10], lui substituant son « petit-fils Aimaret, puis ses fils et au besoin son frère Amédée et le fils de celui-ci Aimaret, sous condition de prendre ses armes, enfin Aimaret, fils de Bermond de la Voulte »[25]. Son nommé comme exécuteurs testamentaires, Aymar de La Voulte, évêque de Viviers, son frère Amédée, ses fils Louis et Guillaume, et Bermond d'Anduze, seigneur de La Voulte[25].

Mort et succession

Aymar semble mourir peu après son dernier testament, à Baix, en Vivarais[21].

Il semble mourir entre le et le [10]. La première date correspond à un hommage pour lequel Aymar est présent[26].

Son corps est inhumé dans le monastère de Crest[21],[10].

Famille

Aymar épouse Marie de Viennois, fille d'« Humbert Ier de Viennois », dauphin de Viennois. Veuf, il épouse en secondes noces sa parente Sibylle des Baux ( )[10]. Chevalier (1897) ne mentionne qu'un mariage (voir ci-après avec son fils aîné)[21].

Avec sa seconde épouse, ils ont 14 enfants[27],[10] :

Sceaux

Sur un sceau équestre, datant de 1318, le cavalier porte un bouclier sur lequel sont représentées des armes, six besants sous un chef à la bande sur le tout[28].

Notes et références

Voir aussi

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