Rhododendron

genre de plantes de la famille des Ericaceae From Wikipedia, the free encyclopedia

Rhododendrons, Azalées

Les rhododendrons ou azalées (Rhododendron) forment un genre de plantes à fleurs appartenant à la famille des Éricacées. À l'exception des groupes strictement tropicaux (sous-genre Vireya et section Azaleastrum), les rhododendrons sont essentiellement rustiques.

On les rencontre dans tout l'hémisphère Nord, à l'exception du sous-genre Vireya, centré sur l'équateur et débordant jusqu'en Australie (R. lochiae (en) et R. viriosum). Bien adapté aux sols superficiels, pauvres et acides, il pousse en particulier dans les régions montagneuses, telles que les Alpes, les Pyrénées, le Caucase, les Carpates, les Appalaches ou l'Himalaya. Beaucoup sont originaires de Chine et du Japon, mais aussi de Laponie, Sibérie, d'Inde ou de Birmanie.

Étymologie et nomenclature

Le nom de genre Rhododendron est emprunté du grec ancien ῥoδόδενδρον / rhodódéndron[1], formé de ῥόδον / rhódon, « rose », et δένδρον / déndron, « arbre », proprement « arbre à roses », car le rhododendron est un arbre qui porte des fleurs imposantes et colorées en bout de rameaux, à l'image des rosiers[2]. Le nom rhododendron est attesté chez l’encyclopédiste romain Pline l'Ancien qui signalait l’existence d’un miel toxique.

En 1753, Linné crée le nouveau genre Rhododendron dans Species plantarum[3] qui comporte à l’époque 5 espèces.

Histoire

Au IIIe siècle av. J.-C., le philosophe botaniste Théophraste évoque des espèces lointaines qui ont été importées après les conquêtes d’Alexandre le Grand, ou qu’il a reçues d’Égypte ; il les classe en quatre groupes :

  • les arbustes (« thamnos »[4]) ;
  • les sous-arbrisseaux (« phryganon »[5]) ;
  • les herbes (« poa »[6] c’est-à-dire les végétaux non-ligneux) ;
  • les arbres (« dendron »[7]).

À l'époque médiévale, le rhododendron était appelé « Rosage », terme conservé jusqu'au XVIIIe siècle, puisque Joseph Pitton de Tournefort introduisit en 1702 le « Rosage de la mer Noire » (R. ponticum), collecté près de Trabzon lors d'un voyage en Asie Mineure.

C'est au naturaliste Carl von Linné que l'on doit la dénomination de Rhododendron. Cependant, le véritable succès des rhododendrons a commencé avec les espèces d'origine himalayenne et chinoise (R. arboreum, R. auriculatum ou R. serotinum (en)) au milieu du XIXe siècle.

Le père David, un missionnaire doublé d’un botaniste et zoologue émérite, passa 9 mois en 1869 à Moupin (aujourd’hui Baoxing) dans le Tibet oriental, où il collecta une douzaine de beaux rhododendrons qui furent envoyés à Paris et identifiés par Adrien Franchet au Muséum national d’histoire naturelle (Plantae Davidianae[8]). Quelques années plus tard, le père Jean-Marie Delavay collecte à son tour pas moins de 38 espèces de rhododendrons dans le Yunnan, dont 32 espèces nouvelles, également décrites par Adrien Franchet, y compris R. delavayi qui lui est dédié.

Description

Les rhododendrons forment des arbustes étalés ou arrondis, parfois des arbres pouvant atteindre jusqu'à quinze mètres de hauteur, notamment dans l'Himalaya. Ils sont généralement sempervirents (plante qui garde ses feuilles toute l'année), bien que les azalées aient parfois des feuilles caduques (qui perd ses feuilles en hiver). Leur feuillage est vert foncé.

Ce sont des plantes extrêmement acidophiles (organismes vivant dans des environnements acides), que l'on regroupe parfois sous le terme générique de plantes de terre de bruyère. Cependant, certains rhododendrons acceptent d'être cultivés en sols neutres, voire légèrement calcaires, comme Rhododendron hirsutum.

Les fleurs, en forme de trompette évasée, peuvent être roses, blanches, rose lilas, mouchetées de pourpre, rose saumoné, carmin, jaunes, violettes, orange, etc. Les fleurs peuvent s'épanouir depuis septembre, pour les formes hâtives d'appartement, mais plus généralement de janvier - février jusqu'à la fin juillet, pour les formes les plus tardives. Les plus grandes fleurs mesurent environ 12 cm de longueur et de largeur, souvent groupées en grappes terminales coniques qui peuvent compter jusqu'à 20 fleurons, tandis que les plus petites ne dépassent pas mm.

La floraison de la majorité des rhododendrons et azalées ne dégage que peu ou pas d'odeur. Cependant, quelques espèces (R. auriculatum, R. fortunei, R. luteum, R. nuttallii, R. viscosum) et les cultivars qui en sont issus (R. 'Mi Amor', R. 'Fragrantissimum', etc.) peuvent émettre un parfum très intense. De nombreux lépidotes ont également un feuillage parfumé.

Biotope

Les rhododendrons aiment les sols acides (pH compris entre 4 et 6), frais, bien drainés, humifères, et le soleil s'ils sont bien arrosés. Les différentes espèces se sont adaptées à une grande diversité de milieux, depuis la toundra jusqu'aux jungles tropicales, en passant par les landes alpines tempérées, subtropicales ou équatoriales.

Classification

Le genre Rhododendron est très diversifié. Il regroupe près de 1500 espèces dans le monde, dont huit en Europe.

Azalées ou rhododendrons ?

Les azalées appartiennent toutes au genre Rhododendron[10]. Il s'agit par conséquent d'une classification purement horticole, azalées et rhododendrons faisant tous partie du même genre botanique. Jusqu'au début du XIXe siècle le genre Azalea comprenait tous les rhododendrons à feuilles poilues (caduques ou persistantes), puis les deux genres ont été regroupés en 1830.

Azalée persistante R. 'Florida'

Classification horticole

En horticulture les rhododendrons peuvent être divisés en différents groupes selon leur feuillage, leur floraison et leurs ancêtres:

  • Rhododendrons persistants – vaste groupe d’arbres et d'arbustes à feuillage persistant dont la taille varie considérablement. La plupart des fleurs de rhododendrons sont en forme d'entonnoir ou de cloche et possèdent 10 étamines.
  • Lépidotes – arbustes généralement nains, aux feuilles écailleuses, aussi appelés "rhododendrons de rocailles", correspondant à peu près au sous-genre Rhododendron
  • Rhododendrons Vireya (malaisiens) – arbustes épiphytes sensibles au froid.
  • Azalées – groupe d’arbustes aux feuilles plus petites et plus fines que celles des rhododendrons persistants. Ce sont généralement des arbustes de taille moyenne, aux fleurs plus petites en forme d’entonnoir, qui possèdent habituellement 5 étamines :
    • Groupes d'azalées hybrides caduques :
      • Ghent (Gandavense - azalaée gantoise) – créés en Belgique par hybridation entre les espèces nord-américaines et R. luteum
      • Rustica – issues des azalées de Ghent, parfumés à fleurs doubles.
      • Mollis – créés aux Pays-Bas et en Belgique à partir de sélections de R. molle
      • Knap Hill – développés par Anthony Waterer à la pépinière Knap Hill, en Angleterre en hybridant les azalées de Ghent avec les Mollis.
      • Exbury – issus des hybrides Knap Hill, développés par Lionel de Rothschild au domaine d’Exbury, en Angleterre.
      • Ilam de Nouvelle-Zélande – issus des hybrides Knap Hill/Exbury.
    • Groupes d'azalées hybrides persistantes :
      • azalées indiennes (Indica) – majoritairement d’origine belge et peu rustiques ("azalées des fleuristes").
      • Kaempferi – créés aux Pays-Bas.
      • Kurume – créés au Japon.
      • Kyushu – azalées japonaises très rustiques (jusqu’à −30 °C).
      • Satsuki – créés au Japon, à l’origine pour le bonsaï.
      • Oldhamii – hybrides nains créés à Exbury, en Angleterre.
      • Vuyk (Vuykiana) – créés aux Pays-Bas.
      • Gable – créés par Joseph B. Gable en Pennsylvanie.
      • Glenn Dale – hybrides complexes créés aux États-Unis.
      • Shammarello – créés dans le nord de l’Ohio.
  • Azaléodendrons – hybrides semi-persistants issus du croisement entre des azalées caduques et des rhododendrons.

Classification botanique

Cladogramme du genre Rhododendron
(Goetsch et al. 2005)[11]



A

Rhododendron



Choniastrum



B

Hymenanthes



C

Azaleastrum




Therorhodion



Les sous-genres selon Chamberlain (1996)[12] :

  • Azaleastrum
  • Candidastrum
  • Hymenanthes
  • Mumeazalea
  • Pentanthera
  • Rhododendron
  • Therorhodion
  • Tsutsusi
Le thé du Labrador, R. groenlandicum (anciennement Ledum groenlandicum)
R. multiflorum var. longicalyx (anciennement placé dans le genre Menziesia) est aujourd'hui considéré comme une azalée caduque de la section Sciadorhodion

La classification phylogénétique a entrainé la fusion des genres Ledum et Menziesia dans le genre Rhododendron, ce qui a entrainé une nouvelle façon d'envisager les relations entre les différentes espèces du genre, avec plusieurs modèles en concurrence. Cette classification n'est pas encore consolidée, mais voici la version en vigueur depuis 2023[13] :

  • Sous-genre Azaleastrum
    • Section Azaleastrum
    • Section Sciadorhodion
    • Section Tsutsusi
      • Sous-section Brachycalyces
      • Sous-section Tsutsusi
  • Sous-genre Choniastrum
  • Sous-genre Diplarche
  • Sous-genre Hymenanthes
    • Section Pentanthera
      • Sous-section Pentanthera
      • Sous-section Sinensia
    • Section Ponticum
      • Sous-section Arborea
      • Sous-section Argyrophylla
      • Sous-section Barbata
      • Sous-section Campanulata
      • Sous-section Campylocarpa
      • Sous-section Falconera
      • Sous-section Fortunea
      • Sous-section Fulgensia
      • Sous-section Fulva
      • Sous-section Glischra
      • Sous-section Grandia
      • Sous-section Griersoniana
      • Sous-section Irrorata
      • Sous-section Lanata
      • Sous-section Maculifera
      • Sous-section Neriiflora
      • Sous-section Parishia
      • Sous-section Pontica
      • Sous-section Selensia
      • Sous-section Taliensia
      • Sous-section Thomsonia
      • Sous-section Venatoria
      • Sous-section Williamsiana
    • Section Rhodora
  • Sous-genre Rhododendron
    • Section Pogonanthum
    • Section Rhododendron
      • Sous-section Afghanica
      • Sous-section Baileya
      • Sous-section Boothia
      • Sous-section Camelliiflora
      • Sous-section Campylogyna
      • Sous-section Caroliniana
      • Sous-section Cinnabarina
      • Sous-section Edgeworthia
      • Sous-section Fragariiflora
      • Sous-section Genestieriana
      • Sous-section Glauca
      • Sous-section Heliolepida
      • Sous-section Lapponica
      • Sous-section Ledum
      • Sous-section Lepidota
      • Sous-section Maddenia
      • Sous-section Micrantha
      • Sous-section Monantha
      • Sous-section Moupinensia
      • Sous-section Rhododendron
      • Sous-section Rhodorastra
      • Sous-section Saluenensia
      • Sous-section Scabrifolia
      • Sous-section Tephropepla
      • Sous-section Trichoclada
      • Sous-section Triflora
      • Sous-section Uniflora
      • Sous-section Virgata
  • Sous-genre Vireya
    • Section Albovireya
    • Section Discovireya
    • Section Hadranthe
    • Section Malayovireya
    • Section Pseudocamellia
    • Section Pseudovireya
    • Section Schistanthe
      • Sous-section Euvireya
      • Sous-section Linnaeopsis
      • Sous-section Malesia
      • Sous-section Saxifragoidea
      • Sous-section Solenovireya
    • Section Siphonovireya
  • Sous-genre Therorhodion

Quelques espèces et variétés

Rhododendron luteum.
Rhododendron catawbiense.
  • les variétés hâtives avec une floraison début février à fin avril
  • les variétés de mi-saison avec une floraison au mois de mai
  • les variétés tardives avec une floraison fin mai à août

Les rhododendrons hybrides à grandes fleurs sont des arbustes pouvant en général atteindre 2 à 5 m, mais avec une croissance assez lente. Les rhododendrons nains (généralement lépidotes) ne dépassent pas m de hauteur, et sont des plantes idéales pour la rocaille en raison de leurs origines alpines ou boréales.

Les rhododendrons dits "géants" sont des arbres pouvant atteindre 25 mètres de hauteur. On les trouve principalement dans les pays himalayens : Népal, Sikkim, Bhoutan et Inde. Au Népal les arbres sont de très grande hauteur : jusqu'à 30 mètres chez Rhododendron arboreum (dont la forme rouge est la fleur nationale du Népal). La chaîne himalayenne et les régions voisines  Birmanie, Tibet, Yunnan  sont connues pour l'extraordinaire richesse de leur flore en rhododendrons.

La péninsule indo-malaise et la Nouvelle-Guinée hébergent quant à elles plus de trois cents espèces tropicales (sous-genre Vireya), dont de nombreuses épiphytes.

Le Rhododendron simsii est connu sous le nom d'azalée des fleuristes. Il est originaire de Chine et de la péninsule indochinoise. Peu rustique, c'est une espèce d'appartement, avec une floraison de septembre à mai.

Liste d'espèces non exhaustive

Toxicité

Boutons de Rhododendron catawbiense.

Selon certaines sources[15], le miel provenant des fleurs de certains rhododendrons d'origine asiatique provoquerait des troubles intestinaux et mentaux. En effet, la plante renferme dans ses feuilles un glucoside fortement émétique.

Ainsi Xénophon (430-355 av. J.-C.) décrivait dans l'Anabase[16] le comportement bizarre de soldats grecs, les Dix Mille, ayant raflé le miel d'un village entouré de rhododendrons. Tous ceux qui en mangèrent perdirent la raison, vomirent, eurent la diarrhée et perdirent leurs forces. Ceux qui en avaient peu mangé furent simplement ivres. Personne ne mourut cependant : au bout de vingt-quatre heures, les Grecs retrouvèrent la raison, et quatre jours plus tard ils tinrent à nouveau debout.

Quatre siècles plus tard, la même mésaventure est arrivée aux armées de Pompée : Pline l'Ancien[17] signale que des troupes ont été victimes d'un miel qui rend fou.

Au XVIIIe siècle, un botaniste français, Joseph Pitton de Tournefort, signale cette particularité[18].

Le rhododendron concerné était Rhododendron ponticum, ou peut-être Rhododendron luteum (= Azalea pontica). Plus tard, il a été reconnu que le miel issu de cette azalée avait des effets légèrement hallucinogènes et laxatifs. Le Rhododendron ponticum à l'origine des troubles digestifs renferme de l'andromédotoxine (alcool diterpénique), le rhododendron des Alpes (Rhododendron ferrugineum) de l'arbutine, de l'aricoline et de la rhodoxanthine. Ces deux rhododendrons sont considérés comme des plantes de toxicité moyenne, qui provoquent des vomissements, des troubles digestifs divers, des troubles nerveux, respiratoires et cardiovasculaires.

Culture

Rhododendron × ponticum.

Les rhododendrons peuvent supporter le plein soleil mais chez certaines variétés un excès d'ensoleillement est susceptible de provoquer le jaunissement des feuilles et l'apparition de taches brunâtres sur la partie exposée. Ils sont aussi très sensibles aux réverbérations des murs. Ils apprécient surtout l'ombre légère ou la protection de plantes plus grandes. Ils peuvent être plantés contre un mur exposé au nord. Les racines fibreuses restent groupées au pied de la plante, ce qui favorise la transplantation des sujets les plus âgés.

Le rhododendron est une plante de terre de bruyère et redoute le calcaire  y compris celui contenu dans l'eau d'arrosage. Les rhododendrons s'accommodent avec toutes les plantes dites « de terre de bruyère » et peuvent être cultivés en massif étagé.

Les horticulteurs retirent les fleurs fanées à l'issue de la floraison pour éviter le développement des graines. Les pousses nouvelles et la floraison de l'année suivante s'en trouvent favorisées.

Traditionnellement on les multiplie par marcottage, mais le procédé est lent : l'enracinement intervient parfois au bout d'un an, voire de 18 mois. Le bouturage et le greffage, plus délicats, permettent d'obtenir plus rapidement un plus grand nombre de plantes.

L'azalée est particulièrement cultivée en Belgique qui en a fait une spécialité depuis de nombreuses années. Ainsi, l'azalée gantoise a reçu le premier label IGP en 2010. Aujourd'hui[Quand ?], 80 % de la production d'azalée en Europe est réalisée en Flandre[19],[20],[21].

Espèces envahissantes

Bonsaï de rhododendron.

Rhododendron ponticum est une plante ornementale cultivée depuis le XVIIIe siècle. Au fil des introductions, elle s'est plus ou moins hybridée avec d'autres espèces proches (l'ensemble constitué de R. ponticum et de ses hybrides féraux étant parfois baptisé Rhododendron × superponticum[22], mais généralement appelée simplement "pontique").

Elle est devenue une espèce exotique envahissante majeure des climats océaniques et provoque des dégâts difficilement réversibles dans les milieux forestiers. Par exemple, introduite par l'homme comme ornemental (éthélochorie) dans le parc national de Killarney en Irlande, le Rhododendron × superponticum[22] est considéré comme envahissant et sa destruction est devenue l'une des priorités des autorités du parc, car sa croissance empêche celle des autres espèces[23]. Initialement uniquement composé de R. ponticum subsp. baeticum, il s'agit aujourd'hui d'un groupe d'hybrides primaires et secondaires de Rhododendron ponticum, R. caucasicum et R. catawbiense (entre autres).

Depuis 2007, le rhododendron pontique (Rhododendron ponticum sensu lato) fait partie de la liste des « plantes invasives avérées » de la Bretagne et de la Basse-Normandie[24],[25].

État de conservation et statut de protection

L'espèce type R. ponticum subsp. baeticum est considérée comme vulnérable dans sa zone d'origine, en Espagne[26] et R. ponticum est protégé en Bulgarie, devenant ainsi un des rares cas d'espèce menacée devenue invasive dans une autre région du globe.

Aujourd'hui près de 400 espèces sont menacées d'extinction à des degrés divers, principalement par la déforestation, 75 espèces du genre sont considérées comme directement menacées d’extinction (critères IUCN EN et CR) et 2 sont éteintes en nature : R. kanehirae et R. retrorsipilum[27].

Depuis 1997, la Collection nationale des hybrides du genre Rhododendron se trouve au domaine de Trévarez.

Symbolisme

Dans le langage des fleurs, le rhododendron symbolise l'élégance et l'azalée la joie d'aimer[28].

Le rhododendron (sous le nom vernaculaire lali gurans) est la fleur nationale du Népal, où il figure sur les armoiries du pays, comme une guirlande (il s'agit plus exactement de Rhododendron arboreum). Au sein de l'Union indienne la même espèce sert d'arbre symbole à l’État fédéré de l'Uttarakhand. Les fleurs de Rhododendron arboreum servent de fleur symbole à l’État fédéré indien du Nagaland.

Rhododendron niveum (en) est l'arbre symbole de l’État fédéré du Sikkim en Inde.

Rhododendron campanulatum (en) est la fleur symbole de l’État fédéré de l'Himachal Pradesh en Inde.

Rhododendron ponticum est la fleur symbole de la région du Jammu-et-Cachemire en Inde. Le Pakistan qui revendique l'intégralité du Cachemire a lui choisi le rhododendron ferrugineux.

Rhododendron macrophyllum, une espèce originaire de la côte Pacifique de l'Amérique du Nord où elle est très répandue, est la fleur symbole de l'État fédéré du Washington dans le Nord-Ouest des États-Unis.

Le blason de la Virginie Occidentale, tel qu'il apparaît au centre du drapeau de l'État.

Rhododendron maximum (en), l'espèce de rhododendron la plus répandue dans les Appalaches, est la fleur symbole de l'État fédéré de Virginie Occidentale et figure sur son drapeau.

L'État fédéré de Géorgie a deux fleurs symboles: les azalées caduques indigènes et le rosier des Cherokees introduit de Chine à la fin du xviiie siècle.

Notes et références

Annexes

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