Azouz Nasri

sénateur algérien From Wikipedia, the free encyclopedia

Azouz Nasri, en arabe : عزوز ناصري, né en 1947 dans la wilaya de Sétif, est un juriste et homme politique algérien.

Élection
PrédécesseurSalah Goudjil
Groupe politiqueTiers présidentiel
Élection30 mai 2002
Faits en bref Fonctions, Président du Conseil de la nation ...
Azouz Nasri
Illustration.
Fonctions
Président du Conseil de la nation
En fonction depuis le
(10 mois et 5 jours)
Élection
Prédécesseur Salah Goudjil
Sénateur
En fonction depuis le
(4 ans, 1 mois et 9 jours)
Groupe politique Tiers présidentiel
Député

(4 ans, 11 mois et 20 jours)
Élection 30 mai 2002
Président de la Cour suprême

(6 ans)
Prédécesseur Abdelkader Kassoul
Successeur Mohamed Zaghloul Boutarène
Membre du Conseil constitutionnel

(6 ans)
Président Abdelmalek Benhabylès
Biographie
Nom de naissance Azouz Nasri
Date de naissance
Lieu de naissance wilaya de Sétif
Nationalité Algérienne
Parti politique FLN, AGL (2014-2019), puis indépendant
Diplômé de Université d’Alger, École nationale d’administration
Profession Magistrat
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Après une carrière dans la magistrature de 1970 jusqu'en 2001, il devient député Front de libération nationale (FLN) de 2002 à 2007. En 2014, il est cofondateur et membre du bureau politique d'Avant-garde des libertés et ce jusqu'au départ de ce parti d'Ali Benflis, en .

Azouz Nasri est nommé membre du Conseil de la nation (sénat) par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le . Il devient président du Conseil de la nation le .

Biographie

Naissance et formations

Azouz Nasri est né en 1947 dans la wilaya de Sétif. Il est titulaire d'un baccalauréat en philosophie obtenu en 1966. Il est diplômé d’une licence en droit de l’université d’Alger et du diplôme de l’ÉNA d'Alger (section judiciaire) en 1970[1],[2],[3].

Carrière professionnelle

À partir de 1970 jusqu'en 2001, il travaille dans plusieurs postes au sein de la justice algérienne[3].

Il commence sa carrière de magistrat comme juge à la Cour de Chlef de 1971 à 1972 et ce dans le cadre du service national algérien. Puis de 1972 à 1974, il est substitut du procureur général à la Cour de Mostaganem. Il continue comme procureur général à Skikda de 1974 à 1978 puis à Constantine de 1978 à 1985. Il intègre ensuite comme directeur le ministère de la Justice entre 1985 et 1988, date à laquelle il rejoint la Cour suprême comme procureur général adjoint et ce jusqu'en 1989[1],[3].

Il est membre du Conseil constitutionnel de 1989 à 1995. Il devient alors président de la Cour suprême de 1995 à 2001[4],[5].

Parcours politique

Azouz Nasri est député Front de libération nationale (FLN) de 2002 jusqu’à 2007[6].

Réputé proche de l’ancien chef du gouvernement et ministre de la Justice, Ali Benflis, il est, en 2014, cofondateur et membre du bureau politique du parti Avant-garde des libertés (Talaie El Houriat)[5],[7]. Il participe à l'élection présidentielle de 2014 et à l'élection présidentielle de 2019 au sein de l'équipe de campagne d'Ali Benflis[8]. Il quitte le parti Avant-garde des libertés, après le départ de ce dernier, en [9],[10].

Il est désigné sénateur le , pour un mandat de six ans[11], par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune[12]. En , Azouz Nasri est le candidat unique du tiers présidentiel[N 1] à la présidence du Conseil de la nation pour succéder à Salah Goudjil[13], avec le soutien unanime de l'ensemble des groupes parlementaires[14],[5]. En effet, trois autres candidats se sont retirés, à savoir les sénateurs Belkacem Boukhari, Issa Bourkeba et Dahou Ould Kablia[2]. Il est effectivement élu président du Conseil de la nation le [15].

Lors de son premier discours en tant que président du Conseil de la nation, Azouz Nasri présente sa vision politique et parlementaire. Il demande à ses collègues leurs aides pour « assumer pleinement » ses responsabilités[3]. Il évoque par ailleurs la crise diplomatique entre l'Algérie et la France. Il critique une France « nostalgique de son passé colonial », qui ambitionne de « déstabiliser » l'Algérie et qui remet en cause la « probité de notre système judiciaire ». Il demande au contraire des « relations bilatérales d’égal à égal, basées sur le respect mutuel et les intérêts réciproques »[1],[9].

Notes et références

Voir aussi

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