Banque internationale pour l'Afrique occidentale
Banque coloniale française
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La Banque internationale pour Afrique occidentale (BIAO), connue de 1853 à 1901 sous le nom de Banque du Sénégal puis de Banque de l'Afrique Occidentale (BAO) et enfin de 1965 à 1990 sous celui de Banque de l'Afrique occidentale (BIAO), était une banque dont le siège social était à Paris. Pendant la majeure partie de son histoire, elle fut la principale banque commerciale et banque d'émission l'Afrique occidentale et équatoriale française. Après l'indépendance de la plupart des colonies françaises d'Afrique subsaharienne en 1960, la banque resta une institution financière majeure et était présente dans 17 pays africains à la fin des années 1980, lorsqu'elle connut des turbulences financières et fut finalement démantelée dans le cadre d'une restructuration menée par la Banque Nationale de Paris.
| Banque internationale pour l'Afrique occidentale | |
| Création | 1853 |
|---|---|
| Dates clés | 1853-1901-1965 |
| Disparition | 1993 liquidation |
| Fondateurs | Alexis Rostand Henri Nouvion |
| Personnages clés | Jean Dromer |
| Forme juridique | Société anonyme |
| Siège social | Paris 9, avenue de Messine |
| Actionnaires | BNP Paribas, Banco do Brasil UBS Crédit commercial de France |
| Activité | Banque et Finances |
| Société mère | COFIFA côtée à la Bourse de Paris |
| Filiales | 18 filiales bancaires africaines |
| Effectif | 6500 |
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Histoire
1853-1901 : Banque du Sénégal
À l’origine se trouve le décret impérial du par lequel Napoléon III fonde au Sénégal une banque de prêt et d’escompte. Société anonyme au capital de 230 000 F dont l’Empereur approuve les statuts établis par référence à la loi du qui règle le problème des indemnités accordées aux colons à la suite de l’abolition de l’esclavage (Décret d'abolition de l'esclavage du 27 avril 1848) et celle du sur l’organisation des banques coloniales (Cf. Banque de la Réunion, Banque de la Martinique, Banque de la Guadeloupe). Le siège est à Saint-Louis[1] où elle démarre ses activités en 1855r.

Le capital de 230 000 francs constitué d'actions de 500 francs est constitué par le prélèvement forcé du huitième de l'indemnité accordé aux propriétaires et donc sa répartition est fonction du nombre d'esclaves possédés ou cédés. À Saint-Louis on constate que les négociants européens représentent des chiffres modestes en comparaison des mulâtres et des Noirs. Par rachat de titres, la maison bordelaise Maurel & Prom détient 73% du capital, les autres actionnaires étant cinq maisons dont Teisseire, Beynis, une seule marseillaise celle de Frédéric Bohn et cinq mulâtres.
Banque privée, elle est dotée du pouvoir de l'émission de billets de banque au porteur pour 20 ans renouvelé en 1874. Toutefois, au début, les échanges commerciaux continuent d'être réglés avec les monnaies de commodité ou moyens d'échanges traditionnels: poudre d'or, cauri, barre de fer, thaler de Marie-Thérèse ou piastres d'argent du même poids, pagne de coton, bloc de sel gemme compressé, entre autres.
Elle finance les campagnes des traitants (achat de produits tropicaux, vente de produits manufacturés).
En 1867, elle ouvre une agence à Gorée (transférée à Dakar en 1884) puis en 1899 à Rufisque.
Après 1894, le pouvoir d’émission sera renouvelée d’année en année, le Gouvernement français envisageant la création d’une nouvelle banque pouvant émettre dans les autres colonies d’Afrique[2].



1901-1965 : la Banque de l’Afrique occidentale (BAO)
Jusqu’à la Première Guerre mondiale

La crise économique de 1889 à 1899 en Afrique a touché les négociants et la banque. Le Comptoir national d'escompte de Paris (CNEP) qui la refinance en France va jouer les intermédiaire et négocier avec les maisons bordelaises peu actives au-delà de la Guinée pour faire entrer au capital les sociétés marseillaises.
Le par dissolution et apport, elle devient la Banque de l’Afrique occidentale dont les actionnaires sont les maisons bordelaises (60 %), le CNEP (20 %), les Marseillais (20 %) : la Société marseillaise de crédit, Monte et Borelli et la compagnie maritime Cyprien Fabre et Cie. Le siège est transféré de Dakar à Paris, 28 rue de Provence. La banque est banque d’émission, de prêt et d’escompte. Son activité est autorisée au Sénégal, en Guinée française, Côte d’Ivoire, Dahomey, Congo et plus étrangement dans les pays étrangers de la côte occidentale d’Afrique. Henri Nouvion, ancien directeur de la Banque du Sénégal, devient le premier Administrateur-Directeur Général de la Banque de l’Afrique Occidentale. De 1901 à 1919, elle fut la seule banque active en Afrique occidentale française, alors qu'en Afrique équatoriale française, l'activité bancaire était pratiquement inexistante[3]. Des bureaux sont ouverts à Conakry (Guinée) en 1902, à Porto-Novo (Dahomey) en 1903, à Grand-Bassam[4] en 1905, à Grand-Lahou en 1908 et à Assinie en 1911 (Côte d’Ivoire).
Une succursale a également été ouverte à Monrovia en 1904, mais elle n'était pas rentable et la BAO l'a fermée en 1907[5].
En 1910, dans le but de devenir la banque d'émission de Madagascar, elle changea son nom pour devenir la « Banque de l'Afrique Occidentale et Orientale », mais abandonna ce nouveau nom car le projet ne vit jamais le jour[6]. Parallèlement, elle établit un bureau de représentation à Libreville, un premier pas prudent vers l'Afrique équatoriale française[7]. En 1911, elle acheta un immeuble au 38, rue La Bruyère à Paris et y transféra son siège social[8]. Pendant la Première Guerre mondiale, elle déménagea son siège social à Bordeaux de à , puis revint à Paris[9].
Au cours de la Première Guerre mondiale, les troupes françaises occupèrent le Cameroun et, en 1917, la BAO demanda l'autorisation ministérielle d'ouvrir une succursale à Douala[10] qui ouvrit finalement ses portes en [11]. En 1918, le privilège d'émission de la BAO fut étendu à l'Afrique équatoriale française ainsi qu'au Cameroun et au Togo, tous deux sous mandat français[2], et une succursale fut également ouverte à Lomé en [12]. Au milieu de l'année 1920, le privilège d'émission de la banque expira après vingt ans ; les années suivantes, il ne fut renouvelé que sur une base annuelle, puis semestrielle à partir de 1925.Finalement, un nouvel accord fut signé en 1927, ratifié par le Parlement français en 1928-1929 et entra en vigueur le , prolongeant le privilège d'émission de 20 ans (jusqu'en 1949). À cette date, le gouvernement français était devenu un actionnaire minoritaire important, mais il ne nommait pas les dirigeants de la banque.r Dans les années 1920, deux nouveaux concurrents font leur apparition : la Banque Française de l'Afrique (BFA, fondée en 1904[13]:7) et la Banque Commerciale Africaine (BCA, fondée en 1924r), ont partiellement érodé le monopole de la BAO sur les activités bancaires commerciales dans la région.r La forte détérioration de la situation économique à partir de la fin de l'année 1930[14], a toutefois conduit à la faillite de la BFA à la fin du mois de et à sa liquidation en 1931, ce qui a à son tour mis la BAO dans une situation financière difficile. Dans la période qui suivit, la BAO se rapprocha davantage du gouvernement et commença à agir davantage comme une banque centrale, jouant un rôle clé dans la restructuration de la BCA en faillite à la fin de 1931.rLa situation économique a commencé à se redresser au milieu des années 1930[15].
Entre-deux-guerres

Dans les années 1920, deux nouveaux concurrents font leur apparition : la Banque Française de l'Afrique (BFA, fondée en 1904[13]:7) et la Banque Commerciale Africaine (BCA, fondée en 1924r), ont partiellement érodé le monopole de la BAO sur les activités bancaires commerciales dans la région.r La forte détérioration de la situation économique à partir de la fin de l'année 1930[14], a toutefois conduit à la faillite de la BFA à la fin du mois de et à sa liquidation en 1931, ce qui a à son tour mis la BAO dans une situation financière difficile. Dans la période qui suivit, la BAO se rapprocha davantage du gouvernement et commença à agir davantage comme une banque centrale, jouant un rôle clé dans la restructuration de la BCA en faillite à la fin de 1931.rLa situation économique a commencé à se redresser au milieu des années 1930[15].
Avec le retour à la paix, des succursales s’ouvrent à Lomé (1922), Bamako (1925), Brazzaville (1925), Kaolack (1928), Cotonou (1928), etc. Pendant ce temps, le réseau d'agences de la BAO continua de s'étendre à Bamako en 1925, puis à Brazzaville en [16] Kaolack et Port-Gentil en 1928[17], Cotonou et Libreville en 1929-1930[18], et à Pointe-Noire en 1937. En 1935, le siège social de la BAO en Côte d'Ivoire a été transféré de Grand-Bassam à Abidjan.r L'agence de longue date de la BAO à Rufisque a été fermée en 1933[19], et à Saint-Louis, où elle avait démarré ses activités dans les années 1850, en 1936.r En 1937, pour la première fois, un ancien fonctionnaire, Georges Keller, devint président de la BAO.r À cette date, le gouvernement français détenait 32 % du capital de la banque.r
En 1929, le privilège d’émission de la banque est prorogé et étendu à l'Afrique-Équatoriale française, Cameroun et Togo. Son capital est augmenté avec des actions réservées aux gouvernements généraux, des parts bénéficiaires sont créées au profit de l’État qui perçoit une redevance sur la circulation. La BAO devient une société d'économie mixte sur laquelle s’exerce la tutelle d’un Commissaire du gouvernement. En 1937, pour la première fois, un ancien fonctionnaire, Georges Keller, devint président de la BAO.r À cette date, le gouvernement français détenait 32 % du capital de la banque.r
Seconde Guerre mondiale
Début 1940 le siège social est transféré au 9 Avenue de Messine
En, l’Afrique équatoriale se rallie à la France libre sous l’impulsion de Félix Éboué. Le Gouvernement de Vichy supprime le privilège d’émission en AEF par application des lois des 9, et .
En AEF, le est créée la Caisse centrale de la France libre chargée de l'émission monétaire. Le , une ordonnance autorise la CCFL à émettre de la monnaie à partir du . Les billets de la BAO sont surchargés de la Croix de Lorraine ou mentions diverses.
En revanche, la BAO conserve son pouvoir d'émission en Afrique-Occidentale française restée fidèle à Vichy après l’échec de l’Expédition de Dakar menée par les Forces françaises libres ().
Pendant cette période la BNCI, le Crédit Lyonnais et la Société générale développe leur réseau en Afrique. La BAO fait de m^me et ouvre des agences à Magaria en 1943 et à Zinder en 1944, toutes deux situées près de la frontière sud du Niger[20], puis à Bobo-Dioulasso en ,r Bangui en 1946 et Fort Lamy (plus tard N'Djamena) en 1950[2].
Le le Franc CFA[21] est créé par décret comme monnaie légale, entre autres, des colonies françaises en Afrique subsaharienne[22].
Après-guerre
En 1946, l’opposition des députés représentant les territoires africains fait échouer un projet de nationalisation de la BAO.
Le privilège d'émission de vingt ans accordé à la BAO en 1929 a expiré en 1949, déclenchant une nouvelle période de prolongations à court terme et de débats sur l'avenir de l'ordre monétaire dans la région. En 1955, l'entité qui a succédé à la CCFL, la Caisse centrale de la France d'outre-mer (CCFOM), a vu son privilège d'émission en Afrique équatoriale française et au Cameroun transféré à une nouvelle filiale, l'Institut d'Émission de l'Afrique Équatoriale Française et du Cameroun. Le directeur de la CCFOM, André Postel-Vinay, convainquit le gouvernement de Pierre Mendès France de mettre fin simultanément au rôle monétaire de la BAO en Afrique occidentale française et au Togo et de l'accorder à une autre nouvelle institution, l'Institut d'émission de l'Afrique occidentale française et du Togo[23].:79 La BAO perd définitivement le privilège d’émission.
Les actions détenues par l’État sont cédées à des banques privées : Crédit commercial de France, Compagnie algérienne de crédits et de banque, Banque belge d'Afrique, Rothschild Frères (Georges Pompidou en sera le représentant au conseil d’administration) et à la Cie française d'Afrique occidentale (CFAO).
La BAO redevient une banque privée avec une activité purement commerciale.
Le sont créées la Banque Centrale des États de l'Afrique Equatoriale et du Cameroun (BCEAEC), actuelle Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC), et la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO).
En 1960, année de l'indépendance de nombreux pays africains, la BAO a 38 agences en Afrique. La même année elle s’implante au Nigéria en ouvrant une agence à Kanopuis à Lagos en 1961. Sa succursale de Guinée est nationalisée par le gouvernement marxiste de Ahmed Sékou Touré.
1965-1989 : Banque internationale pour l'Afrique occidentale (BIAO)
En 1965, une nouvelle banque est créée, la Banque Internationale pour l'Afrique Occidentale (BIAO) dont le siège est à Paris, 9 avenue de Messine. La BAO lui apporte ses actifs et passifs bancaires. Elle cesse ses activités bancaires et change de raison sociale devenant la Compagnie Financière France-Afrique « COFIFA ». La COFIFA détient 51 % du capital, la First National City Bank of New York en détenant 49 %.
La COFIFA, cotée à la bourse de Paris est détenue à 51 % par le CNEP, puis par la BNP après sa création en 1966.
Les activités de la BIAO étaient soumises à la politique souvent turbulente des pays nouvellement indépendants concernés. Par exemple, au milieu des années 1970, la BIAO était la seule institution financière privée restante au Niger[24].:3 En , le gouvernement du Bénin a nationalisé la BIAO et l'a fusionnée avec toutes les autres banques commerciales du pays pour former la Banque Commerciale du Bénin, une banque publique[25].:152 Dans d'autres pays, le gouvernement s'est contenté d'imposer la création d'une filiale à capitalisation séparée dont lui-même et/ou d'autres parties prenantes sont devenus actionnaires. D'autres gouvernements africains obligent à la création de banques de droit local et à une africanisation du capital.
Les succursales africaines sont regroupées en filiales par pays d’implantation : en 1974, BIAO Cameroun et Mauritanie, en 1975, Haute-Volta.
Une politique d’africanisation des cadres est mise en place.
En 1970, elle s’installe à Bastia et crée une filiale au Zaïre. En 1972, elle prend une participation dans la Hamburg Africa Bank, banque allemande spécialisée dans le financement du commerce entre l’Allemagne et l’Afrique. Elle ouvre une succursale à Athènes qui sera reprise en 1980 par son actionnaire, le CCF.
Le , le Ministre des Finances autorise la Citibank à céder sa participation au Banco do Brasil (20 %), à l'Union de banques suisses (20 %) et à des intérêts publics africains (Cie Interafricaine de banque holding Luxembourg (10 %)).
En , elle achète avec le CCF à Londres une banque qui devient la Banque française de Commerce international avec ses bureaux au 49 Eastcheap Londres EC3M.
Pendant toutes ces années, la BIAO développe son réseau. Elle continue à financer les campagnes de produits agricoles d’exportation : arachides, coton, café et cacao.
Elle participe aux financements des grands projets industriels et d’équipements des pays dont certains se développent à un rythme rapide.
Ses résultats fluctuent avec l’économie des pays et l'importance des récoltes, les cours des matières premières.
Son activité subit aussi le contrecoup des agitations politiques, changement de régime, nationalisation et parfois guerre.
Crise, liquidation et disparition
En 1988, la banque connaît de graves difficultés, conséquence des prêts faits aux États africains dans une situation difficile consécutive au choc pétrolier. La COFIFA apporte dans un premier temps 105 M F. mais la commission de contrôle des banques exige le provisionnement pour 600 M F. de ces risques souverains. Le cours des actions de la COFIFA est suspendu et la BNP prend alors le contrôle de la BIAO.
Après un premier échec de la négociation pour la reprise du groupe avec la Standard Bank of South Africa,le , la BNP se retire des activités de la BIAO en Côte d'Ivoire et au Sénégal, qui ont été reprises dans le cadre d'opérations de sauvetage menées respectivement par la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest[40]. Le , la BIAO entame un processus de liquidation confié à l'administrateur Jacques Piot. [41] La BIAO Cameroun a été liquidée séparément plus tard en 1990. [42]
En , la BNP vendit le reste du réseau africain de la BIAO à Meridien International Bank Limited (MIBL), une holding d’origine zambienne contrôlée par le financier Andrew Sardanis Andrew Sardanis (en) et enregistrée aux Bahamas[43]. À cette date, la BIAO ne disposait plus d'aucun actif en Afrique[44], tandis que la BNP avait réussi à vendre son siège social situé au 9, avenue de Messine à Paris. [39] La BNP a été accusée d'avoir mis en péril la BIAO au profit du réseau concurrent qu'elle possédait à l'époque en Afrique sous la marque Banque Internationale pour le Commerce et l'Industrie (BICI),[32] en particulier après la liquidation de la MIBL elle-même dans un contexte d'allégations de fraude en 1995.[43]
Les principales filiales bancaires en Afrique sont alors reprises par les États ou des intérêts privés des pays où elles sont installées.
En France, les agences du Bordelais, s'appelèrent successivement Banque européenne du Sud- Ouest puis Banque du Dôme à l'existence éphémère.
Identité visuelle (logo)
- logo BIAO 1974
- logo BIAO 1983
Implantation géographique en 1989
En 1989, la banque comptait 530 collaborateurs en France et 6 000 à l’étranger. Elle était présente :
- en France à Paris, Lyon, Marseille, Nice, Bordeaux, Toulouse, Bastia et Ajaccio,
- à Monaco, Hambourg, Londres et New-York à travers des succursales,
- en Afrique à travers ses filiales et banques associées :
- BIAO Cameroun, 41 agences,
- BIAO Centrafrique, 2 agences,
- BIAO Côte d’Ivoire, 35 agences,
- BIAO Guinea Ecuatorial (Guinée équatoriale), 2 agences,
- BIAO Mali, 5 agences,
- BIAO Niger, 5 agences,
- BIAO Sénégal, 3 agences,
- BIAO Togo, 6 agences,
- Banque internationale des Comores, 6 agences,
- Banque internationale pour le Gabon, 6 agences,
- Banque internationale pour l’Afrique en Guinée, 1 agence,
- Banque internationale pour l’Afrique au Zaïre, 2 agences,
- Banque internationale pour l’Afrique au Tchad, 2 agences,
- Banque internationale du Burkina (associée), 18 agences,
- Banque internationale du Congo (associée), 2 agences,
- International Bank for West Africa (affiliée, Nigeria), 92 agences,
- International Bank for Swaziland, 1 agence.
Dirigeants successifs


Banque du Sénégal
- 1853-1858 Pierre Rey, directeur de la Banque du Sénégal
- 1858-1867 Achille Delassault, directeur de la Banque du Sénégal
- 1867-1872 Jean-Sébastien Haurigot[26]
- 1872-1885 Michel André
- Charles Molinet, 1885-1896 [27]
- 1898-1901 Henri Nouvion.
Banque de l'Afrique Occidentale
- 1901-1931 Henri Nouvion président-fondateur puis à partir de 1915 membre du Conseil d'administration [28]
- 1901-1908 Émile Maurel, président [29]
- 1908-1919 Alexis Rostand cofondateur et président de la Banque de l'Afrique occidentale
- 1919-1929 Paul Boyer, président
- 1929-1936 Albert Duchêne,
- 1931-1965 Edwin Poilay, Directeur général 1931-1955 puis président 1955-1965 [30]
- 1936-1948 Georges Keller,
- 1948-1952 Marcel de Coppet[31],
- 1953-1955 André Luquet, président
- 1955-1958 Georges-François Pierre Achard, Directeur général [32]
- 1958-1964 Jean Autissier directeur Général
Banque Internationale de l'Afrique Occidentale
- 1965-1975 Pierre Roques, Président BIAO
- 1965-1971 Marc-Antoine Dumas de Chabaud-Latour, directeur général
- 1971-1975 Jehan Duhamel, directeur général[33]
- 1975-1986 Jean Dromer, président[34]
- 1986-1989 Antoine d'Arjuzon
Héritage et succession
Après la liquidation de la BIAO et le rachat de certaines filiales par les États africains le nom BIAO en tant que banque a subsisté encore dans quelques pays africains pendant quelques années comme la BIAO CI devenue depuis NSIA Banque[35] et la BIAO Sénégal devenue Compagnie bancaire de l'Afrique occidentale en 1993 puis Attijari Bank Sénégal[36] En 2025, plus aucune banque ne porte le nom de BIAO même si certaines banques se réclament d'en être les héritières.
Mémoire
Il subsiste une amicale des anciens employés de la banque [37]. Sur son site sont disponibles : les rapports annuels, des photos et vidéos des agences, les objets publicitaires divers des filiales,les bulletins internes de la Banque ( Bancafric et BIAO information) et diverses rubriques