Bagdam
association lesbienne de Toulouse
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Histoire
Fin 1988, Brigitte Boucheron ouvre le Bagdam Cafée, « café convivial, culturel et politique lesbien et féministe »[1],[2],[3],[4]. Ce café de femmes, premier et unique en France totalement non mixte[n 1], ferme après dix ans et est remplacé par Bagdam Espace Lesbien.
La fondation de Bagdam marque un tournant dans le milieu lesbien et féministe de Toulouse[source insuffisante] : après une dizaine d'années à avoir été essentiellement actif à la Maison des femmes de Toulouse, du début des années 1970 à 1982 et où ses participantes se définissaient comme « féministes lesbiennes » ou « femmes qui aiment les femmes », les membres de Bagdam se définissent avant tout comme « lesbiennes féministes »[5].
Actions
Printemps lesbien de Toulouse
En 1996, Brigitte Boucheron crée avec Jacqueline Julien, le Printemps lesbien de Toulouse, un festival culturel lesbien[6],[7].
Colloques d'études lesbiennes
Au début des années 2000, Bagdam organise six colloques internationaux d'études lesbiennes : le premier, réalisé en 2000, porte sur les démarches identitaires, en particulier les rapports à l'espace et les (auto)censures, les perspectives queers et les codes lesbiens ; le second, de 2001, La grande dissidence et le grand effroi, sur la non-mixité lesbienne et les réactions qu'elle provoque chez les hommes, de la violence entre lesbiennes, et des utopies lesbiennes en Europe ; le troisième, de 2002, Le Sexe sur le bout de la langue, de sexualité lesbienne, de rôles et d'identités de genre (notamment butch et fem) et de classes de sexe ; le quatrième, en 2004, Fureur et jubilation, de rapports politiques aux émotions et aux corps ; le cinquième, en 2006, Tout sur l'amour (sinon rien), du couple hétérosexuel, de l'amour lesbien et de la sororité militante ; enfin, le dernier, réalisé en 2009 conjointement au Festival des arts de Toulouse et intitulé l'Arme du rire, du rôle de l'humour dans la vie et le militantisme lesbien[8].
Prises de positions
Sur la transidentité
L'association est parfois, notamment au sein des milieux militants, soupçonnée de transphobie et de putophobie, et a été exclue de certains événements pour cette raison[9]. En effet, l'association tient des propos ambigus vis-à-vis des personnes trans dans certains de ses textes, où les hommes trans sont considérés comme « de plus sûre qualité » que les femmes trans[10] ; et Brigitte Boucheron et Jacqueline Julien ont cosigné en 2022 une tribune dans le journal L'Humanité affirmant qu'un grand nombre de jeunes lesbiennes sont poussées à transitionner vers le genre masculin pour fuir l'homophobie et refusant l'usage du terme « femme » aux personnes trans s'identifiant comme telles[11].
Opposition à la GPA
L'association est opposée à la gestation pour autrui[12].